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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 12:41

 

Eh oui, ils ont fait ficelle : le problème d'une quelconque connivence entre le ministre du budget et la famille richissime est déjà résolu. Le rapport obtenu en à peine trois jours indique clairement que le délit d'initié n'est qu'une rumeur (il se dit de plus en plus ouvertement qu'elle aurait été lancée par des âmes charitables espérant, en déstabilisant le gouvernement, profiter de l'aubaine pour bouleverser les plans royaux et surtout la réforme menée présentement).


Le roi s'est adressé au peuple via le canal télévisuel d'état pour dire son dégoût de tous ces bruits sans fondement et ainsi, espérait-il, redresser la barre d'un navire (le sien) en train de prendre l'eau de toutes parts. Déjà les experts en politologie démontrent que cette entrevue ne portera pas ses fruits car la confiance est plus qu'écornée. Un coup d'épée dans l'eau parce qu'il aurait trop traité par le mépris toutes les allégations et les suspicions soulevées par cette lamentable affaire. La prévarication aux sommets multiples de l'état était sans doute trop patente depuis quelques temps déjà. Les abus se sont entassés jusqu'à ce qu'ils soient découverts et mis sur la place publique. Bien ! Les fautifs se sont donc décidés à abandonner leur poste en or afin de déouanner le reste de l'état-major royal. Démissions d'ailleurs qui auraient dû servir de contre-feu mais qui n'ont pas éteint l'incendie. Le peuple ressent ces limogeages comme des preuves patentes d'un état délabré et corrompu par le fric. Et la dernière aventure d'un trésorier-argentier, innocenté rapidement  jette encore du discrédit sur la probité des politiques.


Peine perdue donc et le rapport innocentant le ministre vient en remettre une couche car chacun est persuadé depuis des mois qu'il n'y a rien à attendre des politiques. La confiance est bel et bien morte, le peuple se désintéresse de cette élite qui semble ne vouloir lui réserver que de mauvaises surprises. Il a beau descendre dans la rue pour manifester son mécontentement, l'entêtement royal, répété hier au soir, de ne pas changer de cap favorise le rejet plus que grandissante de la Chose Publique. Le peuple a le sentiment de n'être pas écouté, pas compris, de payer les erreurs de jugement du pouvoir royal et de ses féaux, et de devoir se serrer toujours plus se serrer la ceinture pendant qu'à la cour, on festoie sans complexe. Il crie à l'injustice car, pour lui, le mépris dans lequel il est tenu par les élites n'est que l'émergence de l'abus de pouvoir et de la volonté de puissance. Désabusé, il n'a de cesse d'espérer qu'un jour le roi fera machine arrière. Las !  Hier au soir, s'il n'a pas su convaincre quant à l'innocence de son ancien argentier, en revanche, parce qu'il a martelé qu'il devait aller au bout de la réforme, il a fait pénétrer dans l'esprit du peuple qu'il n'avait rien à attendre d'un roi persuadé de son fait et incapable de se remettre en question.

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 19:48

Après tout le ramdam provoqué par des habitudes de nos élus qui dépensaient sans sourciller les finances publiques, on apprend que deux chargés d'affaires du gouvernement ont démissionné. Tiens donc ? Entre la location d'un jet privé et fumer des cigares, la sanction serait-elle tombée. On sait très bien que la démission d'un ministre ou d'un secrétaire d'état n'est pas prise par l'intéressé, mais qu'elle lui est dictée directement par le palais.


D'autres seraient dans le colimateur... Rien d'étonnant : beaucoup trop de bruits cernent ces gens du gouvernement et courent les couloirs ainsi que les agences de presse (on dirait bien qu'elles se réveillent... du moins certaines). Le roi lui-même a rappelé qu'en ces temps difficiles, ses ministres se devaient d'être exemplaires. Car quoi, le peuple est là qui écoute, rumine et pourrait bien se fâcher tout rouge. Or, il faut bien admettre qu'un peuple qui ronchonne ça peut se terminer fort mal. Il convient de ramener quelque peu ces gens bien en cour qui s'autorisent quelques abus financiers dans des limites du supportable pour le contribuable. En outre, il est question de remaniement à l'automne, mais l'épuration est bien commencée. Comment interpréter autrement ces deux démissions coup sur coup qui tombent un dimanche ? Un jour bien peu commun pour ce type de nouvelle , n'est-ce-pas ?

 

Marrant tout de même que ce soient les intéressés qui doivent apprendre à la nation la nouvelle de leur démission. Ultime humiliation ? Qui éviterait la suprême humiliation d'un renvoi par le monarque lui-même ? Ah, la politique...

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:10

Si ça ne craque pas, je pète un câble.

Ce matin, il n'était pas 8h et le thermomètre affichait déjà 30° Celsius. Il est un peu plus de 21 heures et le ciel s'est légèrement assombri. Un orage se prépare. Je l'attends avec fébrilité : j'ai bien trop chaud. C'est infernal. Je ne sors que le matin depuis une semaine, restant dans l'ombre protectrice de chez moi. Un semblant de fraîcheur semble s'y trouver en comparaison de la chaleur qui monte du macadam. Je passerais mon temps dans l'eau si j'avais le sentiment que ces degrés en surchauffe n'oseraient plus me narguer.

J'entends le ronron de la circulation, je suis là à ne rien faire, dans une impotence débile, alors que j'aimerais m'activer. Et surtout bénéficier d'une pluie drue qui ferait retomber cette torpeur étouffante. Je suis à l'affût du moindre bruit, de la première goutte venant s'écraser en un splach tonitruant contre les vitres. Le tonnerre retentit, assourdi : l'orage se prépare mais est encore trop loin pour faire crever les nuées qui s'amoncellent. Patience, patience !

Il a plu aujourd'hui sur Paris, le temps ne devrait donc pas tarder à adopter la même tactique au-dessus de ma tête, mais pourvu que ça vienne vite !

 

Une heure plus tard : quelque gouttes timides commencent à claquer sur le rebord de la fenêtre, mais ce n'est pas la pluie diluvienne que j'attendais. Déception. Cela suffira-t-il à alléger l'atmosphère ?

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:57

Je prends toujours mon temps avant d'écrire. J'essaie d'analyser, à ma manière, les événements de ce monde. Et ma foi, je dois reconnaitre qu'il y a matière à réflexion. Et une sacrée réflexion.

Un exemple typique, l'affaire dont tout le monde parle et qui recoupe bizarrement le fameux bouclier fiscal. Et un ministre dans la tourmente. Dont plus d'un réclame la tête (on se croirait à la Convention !). Est-ce justifié ? Après tout, que savons-nous vraiment de tout cela ? Pas grand chose à part ce qui transparaît dans la presse. Il y a les écoutes, apparemment commanditées par la fille en procès contre sa mère. Pardon, contre un homme qui aurait tourné  la tête de sa mère et dont le procès vient d'être reporté pour complément d'enquête, suite à ces écoutes.

Par ricochet, on nous apprend également qu'un ministre est marié à celle qui gérait une partie des avoirs de la mère. Epouse qui démissionne de son poste. Motif invoqué : conflit d'intérêt. Effectivement, il y a conflit d'intérêt puisque le ministre en cause était alors au budget. Un poste stratégique qui fait qu'on le soupçonne d'avoir servi davantage les intérêts de l'employeur de sa femme que les finances publiques. Et,  pour couronner cette histoire conflictuelle : un chèque de 30 millions remis par le Trésor au titre du bouclier fiscal en 2007.

Aïe, ça fait mal ! Et ça tombe mal. Déjà que tout le monde râle parce que le roi refuse de toucher à son bouclier, alors voir étalés sur la place publique les déboires d'un ministre quant à ce bouclier, ça fait tache.

Quand on apprend que la plus grosse fortune du royaume n'aurait pas déclaré tous ses avoirs, qu'elle serait propriétaire d'une île sans avoir averti le fisc, entendre répéter qu'on l'a généreusmeent dotée d'un montant que le clampin du coin ne perçoit pas dans toute sa carrière, ça fait très bizarre. Et cela semble plus qu'excessif. A-t-elle besoin d'une telle générosité ? De mon point de vue, certainement pas ! Et c'est injustifiable. Nous rembourse-t-on de quoi que ce soit ? Ben non, car on n'a déjà rien ou à peu près rien.

Franchement, avait-elle besoin d'arrondir ses fins de mois comme c'est de plus en plus souvent le cas pour la majeure partie de la population ? Un cadeau royal en période de crise, c'est un cadeau empoisonné. Et ce n'est pas demain qu'il cessera de distiller son venin.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:57

Je prends toujours mon temps avant d'écrire. J'essaie d'analyser, à ma manière, les événements de ce monde. Et ma foi, je dois reconnaitre qu'il y a matière à réflexion. Et une sacrée réflexion.

Un exemple typique, l'affaire dont tout le monde parle et qui recoupe bizarrement le fameux bouclier fiscal. Et un ministre dans la tourmente. Dont plus d'un réclame la tête (on se croirait à la Convention !). Est-ce justifié ? Après tout, que savons-nous vraiment de tout cela ? Pas grand chose à part ce qui transparaît dans la presse. Il y a les écoutes, apparemment commanditées par la fille en procès contre sa mère. Pardon, contre un homme qui aurait tourné  la tête de sa mère et dont le procès vient d'être reporté pour complément d'enquête, suite à ces écoutes.

Par ricochet, on nous apprend également qu'un ministre est marié à celle qui gérait une partie des avoirs de la mère. Epouse qui démissionne de son poste. Motif invoqué : conflit d'intérêt. Effectivement, il y a conflit d'intérêt puisque le ministre en cause était alors au budget. Un poste stratégique qui fait qu'on le soupçonne d'avoir servi davantage les intérêts de l'employeur de sa femme que les finances publiques. Et,  pour couronner cette histoire conflictuelle : un chèque de 30 millions remis par le Trésor au titre du bouclier fiscal en 2007.

Aïe, ça fait mal ! Et ça tombe mal. Déjà que tout le monde râle parce que le roi refuse de toucher à son bouclier, alors voir étalé sur la place publique les déboires d'un ministre qaunt à ce bouclier, ça fait tache.

Quand on apprend que la plus grosse fortune du royaume n'aurait pas déclaré tous ses avoirs, qu'elle serait propriétaire d'une île sansavoir averti le fisc, entendre répéter qu'on l'a généreusmeent dotée d'un montant que le clampin du coin ne perçoit pas dans toute sa carrière, ça fait très bizarre. Et cela semble plus qu'excessif. A-t-elle besoin d'une telle générosité ? De mon point de vue, certainement pas ! Et c'est injustifiable. Nous rembourse-t-on de quoi que ce soit ? Ben non, car on n'a déjà rien ou à peu près rien.

Franchement, avait-elle besoin d'arrondir ses fins de mois comme c'est de plus en plus souvent le cas pour la majeure partie de la population ? Un cadeau royal en période de crise, c'est un cadeau empoisonné. Et ce n'est pas demain qu'il cessera de distiller son venin.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 19:40

Ah les affaires... ! Ca fait tache quand on prétend imposer au peuple de se serrer toujours plus la ceinture...


Il se dit dans les recoins des couloirs que le Palais ne recevra personne lors de la fête nationale. Il faut dire que quelque 5000 personnes, cela représente un sacré budget, surtout lorsque l'on convie les meilleurs restaurateurs de la capitale du royaume pour régaler les invités. Sans compter l'entretien des pelouses foulées par ces pique-assiettes de haut standing qu'il faut remettre en état après la réception, la location des tentes et tables, les vins de bon cru que l'on boit sans réserve et tout ce qui va avec (valetaille pour assurer le service, surveillance discrète par des spécialistes de la sécurité...).


Il se murmure également que le roi enjoint ses ministres à ne plus faire régler leurs cigares par les contribuables, qu'ils devront revoir à la baisse leurs dépenses ministérielles, que quelque 7000 appartements de fonction seront supprimés, ainsi que 10000 véhicules d'ici à 2013. Austérité oblige, les ministres doivent montrer l'exemple et se montrer moins dispendieux des deniers publics.


Un vent contraire semble souffler sur le royaume : la "morale"serait-elle de retour ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans humour ou non
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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 15:00

Valse hésitation comme toujours. On souffle le chaud et le froid : un jour le gouvernement prétend que les salaires des agents de la fonction publique seront revisités à hauteur de 0,5% (il s'agit de leur point d'indice, base de leur rémunération), mais comme il prétend ramener les déficits à 3% du PIB d'ici à trois ans, toutes les pistes sont envisagées. Notamment celle du gel des salaires de nos chers fonctionnaires. Déjà qu'ils sont moins payés, à travail égal, que dans le privé, le 0,5% promis  au 1er juillet ne serait pas de trop. Mais voilà, il faut faire des économies. Et comme il se dit de plus en plus qu'à eux seuls, les salariés de l'Etat pompent un tiers du budget rien que pour cette année..., les victimes expiatoires sont toutes trouvées. AÏE !

Donc le fonctionnaire-type qui perçoit environ 1200 euros par mois (quelquefois prime comprise, parfois prime non comprise, tout dépend d'une foule de critères aussi obscurs que multiples) est la manne essentielle puisqu'à lui seul il représente le plus grand nombre des agents de l'Etat. Si je sais calculer, cela fait 6 euros d'augmentation pour 1200 mensuels. Oh, la classe  ! Sur 12 mois, l'augmentation est énooorme : 72 euros. Ah, la vache, il risque de passer dans la tranche supérieure des impôts. Et comme le gel des salaires jusqu'en 2013 est sur la table...


Evidemment, il y a les quelques autres fonctionnaires mieux payés, Notamment ceux de la hiérarchie supérieure (ben oui, il y a une hiérarchie intermédiaire, ceux des catégories A), par exemple les préfets et sous-préfets qui peuvent empocher des primes allant de 41000 pour les seconds  à 66000 pour les premiers. A condition qu'ils aient des résultats. Voilà, c'est dit, les responsabilités, ça paye. C'est ce qu'on appelle la Prime de Résultat.


Remarquez l'écart, pardon le grand écart, entre le fonctionnaire de base (c'est connu, il n'en fout pas une, en tout cas, c'est ce qui se dit depuis toujours) payé plus ou moins avec un lance-pierre quel que soit le job qu'il assume et quels que soient ses résultats qui n'atteint et n'atteindra jamais la somme de 41000 euros de salaire annuel, et des sous-hauts fonctionnaires en matière de résultats et faisant fonction de prime.


En période de sacrifices, le maigrichon verra la stagnation de son salaire, alors que le gros sera royalement récompensé. C'est cela savoir faire des économies.


1er post-scriptum : Il y a 450 sous-préfets et 126 préfets. Ce que représenterait le paiement de la prime intégrale à tous ces éminents représentants de l'Etat ? 26.766.000 euros

2ème post-scriptum : Salaire moyen d'un préfet : 8000 euros ; salaire d'un sous-préfet : entre 3000 et 7000 euros

3ème post-scriptum : Cette prime a été décidée en fin d'année dernière

(sources : Le Parisien)

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:42

 

Même si les chiffres divergent entre représentants des syndicats et de police, il y avait foule dans les rues aujourd'hui. Il fallait s'y attendre : on ne touche pas à certaines choses sans connaître un retour de bâton. Et même s'il faut envisager un report de l'âge de la retraite, ce n'est pas une raison pour nous bourrer le mou.Y'a pas que les salariés qui doivent trinquer.


Et s'il n'y avait que ça... Mais non, c'est encore le foot qui a droit à la place d'honneur. Sa majesté a reçu celui dont la main avait assuré la qualification. Et pour le recevoir, il a tout simplement décommandé le rendez-vous qu'il avait avec des associations. Oui, rien que ça. Comme quoi il ne faut jamais juger de rien : les priorités ne sont jamais celles que l'on supposerait.


Et le chômage connaît une recrudescence qui fait exploser toutes les prévisions. Et la croissance est toujours aussi piteuse. Et les affaires s'enchaînent les unes après les autres et provoquent des tourmentes pour quelques uns qui se défendent et sont défendus par leurs pairs. Et la justice veut condamner le lampiste qui a fait perdre quelques misérables milliards à sa banque.


Mais qu'on arrête de nous bourrer le mou !

 


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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 16:27

 

Tout le monde y est allé de son commentaire par rapport aux événements de ce mondial qui restera la pierre noire du jardin de l'équipe de France. Alors, pourquoi pas moi ?

 

Je crois déjà avoir tout dit de ce que j'en pensais à travers les coms laissés ici ou là. Mais pour une fois, je vais me fendre d'un article (pas trop long, rassurez-vous).

J'ai écouté dans la rue, dans les transports, ici et là : tout le monde avait quelque chose à dire. La honte, le scandale... Une équipe qui ressemble davantage à un épouvantail qu'à un club sportif. Bon, c'est vrai, il faut bien l'admettre : tout a tourné en eau de boudin et très vite. Alors cette défaite n'a étonné personne. Parce qu'il y avait des guerres de tranchée entre joueurs, entraîneur, direction de la fédération.

 

Peu importe au fond de savoir qui a tort ou qui a raison. L'important est le piètre spectacle offert, en plein pays étranger, de gens qui n'avaient rien à faire ensemble et qui tiraient à boulets rouges sur leurs inimitiés. Aucune cohésion du groupe, un jeu qui restait individuel alors que la stratégie exige un minimum d'entente dans les passes et de conseils à suivre à la lettre selon le plan mis au point par l'entraîneur.

Pour moi, vu de ma petite lorgnette, il est avéré que cette équipe n'était pas à la hauteur, sans doute parce que composée d'individualités qui ne savent même pas partager un terrain et encore moins un ballon au sein du groupe. Leur train de vie, beaucoup trop élevé, leur a fait croire qu'ils pouvaient faire n'importe quoi. Ce trop d'argent les avait gâtés au point qu'ils n'étaient plus qu'insolence, morgue, mépris. Tout semblait leur sourire puisqu'ils empochaient des sommes folles, qu'ils étaient adulés par des foules délirantes. Transformés en dieux vivants, ils n'ont pas su garder la tête froide et comme les inimitiés étaient nombreuses, ils n'y sont allés qu'avec leur ego prétentieux, se croyant d'essence supérieure.

 

Sans doute le malaise de cette équipe était-il latent depuis trop longtemps. Quand on sait que l'entraîneur est mis en doute, que son remplacement est annoncé avant même le départ pour le mondial, comment une équipe qui n'était pas soudée aurait-elle pu surpasser le handicap de son manque d'entente ? Confrontations d'individualités, violences intérieures, débats sans issue. Rien ne pouvait permettre que la crise soit surpassée.

 

Alors, que des insultes aient fusé, qu'on ait renvoyé le fauteur de troubles, que le reste des équipiers aient cru pouvoir influer sur le sort réservé à leur camarade en refusant l'entraînement, se croyant ainsi solidaires, il était évident que leur jeu ne serait qu'un échec. Il faut en effet avoir la foi pour se surpasser et quand on ne croit plus, eh bien, on se laisse aller, on n'a plus d'honneur et surtout on en a rien à foutre.

 

Preuve est donc faite que sans adhésion totale nul ne peut dominer ce qui le mine.

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 12:08

 

Vous n'ignorez certainement pas qu'il y a embargo contre les produits au lait cru. J'ai suivi par hasard deux émissions sur France 5 qui évoquaient ce sujet sous forme de reportages réalisés ailleurs que sur notre territoire. Fort intéressants ces voyages dans des pays éloignés tels que les USA ou le Canada.

 

J'ai ainsi découvert qu'à New-york il existait un magasin de fromages au lait cru importés de France. Apparemment, ceux qui tiennent ce magasin sont plutôt contents de leur réussite : les américains aiment nos fromages et, malgré le bio-terrorisme inventé par les politiques industrielles, leur palais ne semble point effarouché par l'absorption des camemberts, livarots et autres rigottes bien français. Le pari n'était pas gagné d'avance, et pourtant, c'est une sacrée réussite, même si les démarches à entreprendre sont fastidieuses car la suspicion demeure quant à nos produits non pasteurisés. Dans plusieurs états sont nés des magasins de même type et les clients ne se plaignent pas d'être malades grâce à nos produits. Bien au contraire : ils en redemandent.

Idem au Canada où s'ouvrent des fromageries dans lesquelles s'investissent des gens de nos terroirs qui exportent ainsi le savoir-faire ancestral typique de notre pays.

Comme quoi les idées reçues trouvent toujours une porte de sortie. Evidemment à force de patience et d'éducation du goût. Mais ça vaut le coup puisque les mentalités ultra hygiénistes semblent avoir emprunté la voie royale de la dégustation de ce qui fait partie de notre patrimoine.

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