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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 09:38
Ci-dessous un lien vers un article du Nouvel Obs. Il se passe de commentaires. Cependant, je dirai tout de même que l'esprit partisan fausse systématiquement la donne. C'est donc tricher de manière patente que d'éviter de poser certaines questions à certaines personnes. En l'occurrence, de ne pas soumettre les serfs du royaume au même sondages que les serfs des autres états.


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20090605.OBS9429/un_sondage_sur_sarkozy_et_leurope_accuse_de_partialite.html
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 20:10
Les syndicats menacent le fidèle des fidèles. Ils parlent même de geler la fusion CE-BP. Or, le roi désire ardemment que cette fusion soit effective au plus tard le 30 juin prochain. Lui qui aime les rouages bien huilés, qui positionne ses pions aux points stratégiques, ne va pas du tout apprécier l'attitude des syndicats. Que voulez-vous, une fusion de ce type réclame quelques éclaircissements qui, pour l'instant, restent dans un clair-obscur inquiétant quand on est un représentant des employés. Les syndicats exigent de savoir quel est le "projet stratégique et ses déclinaisons concrètes jusqu'en 2012",  le « business plan » qui en découle et ses déclinaisons par entreprises et enfin l'impact sur l'emploi au niveau du nouvel organe central (N.O.C.), des entreprises du réseau Caisses d'Epargne et des filiales du groupe". On ne lésine pas quand il s'agit de noisettes, n'est-ce-pas ?
Ce qui est compliqué dans cette affaire de fusion de ces deux banques, c'est que chaque comité d'entreprise régional  de ces deux dames des finances doit donner son avis et avaliser le projet. Il ne s'agit pas de bloquer cette fusion ad vitam aeternam, mais d'obtenir des garanties en matière d'emplois. Si un seul CE ne rend pas son avis, ça risque de se terminer devant les tribunaux. Et ça, c'est plus que mauvais, car un seul vote manquant, la fusion peut se faire, c'est vrai, mais avec le risque que le nouveau groupe bancaire soit poursuivi. Si c'est pas un dilemme...

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:19
Les nouvelles vont et viennent à un rythme endiablé. On est vite déboussolé par cette cascade ininterrompue d'informations jetées en pâture, en veux-tu, en voilà ! D'un jour à l'autre, tout bouge, change, se contredit, on ne sait plus où donner de la tête, à quoi prêter l'attention, qui ou quoi croire.
Depuis la disparition inexpliquée de l'Airbus, les journaux écrits et parlés abondent de commentaires superfétatoires. Tout le monde se perd en conjectures, toutes les hypothèses se font jour. Pourtant, lorsqu'on a repéré des débris, il y a eu comme un soulagement car l'explication était là. Les journaleux ont redoublé de verve tandis que les familles en deuil se taisaient, plongées au creux le plus intime de leur chagrin.
Patatras : la nouvelle que les débris n'étaient pas ceux de l'Airbus est tombée comme un couperet. Le mystère reste entier. A nouveau renaît la puissance de l'imaginaire journalistique : les langues et les stylos ont repris leur ouvrage. La danse infernale des prompteurs et des imprimeurs a de beaux jours devant elle : il faut éclaircir ce mystère de plus en plus opaque car un avion de cette taille ne peut disparaître sans laisser quelque trace. On commence à entendre en sourdine qu'on ne retrouvera peut-être jamais rien.
Et si on laissait ces pauvres gens dont on est sans nouvelle dormir de ce sommeil dont on revient pas ? Car, c'est bien la seule certitude que l'on ait : ils ne sont plus. Laissons les familles nourrir leur chagrin qui, lui, ne se volatisera pas, comme cet avion, en quelques fractions de secondes.
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Published by Fred de Roux - dans actu
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 10:30
... pour mourir plus vite.
Non, ce n'est pas moi qui ai inventé cette nouvelle formule-choc. Mais les grévistes d'une brasserie quelque part dans le nord du royaume.
Le roi a clamé à plusieurs reprises (rendons à César ce qui est à César...) : Travailler plus pour gagner plus (T.P.P.G.P.). Mais également, que les salariés étaient libres de tomber dans le piège des heures sups. En fait, il n'en est rien : un chef d'entreprise, tant que ça ne déborde pas les 220 heures annuelles, peut exiger de ses employés qu'ils passent leur temps ailleurs que chez eux s'il estime que ces heures doivent êtres faites. Si le salarié refuse d'obtempérer, il se met dans l'illégalité (en quelque sorte) et encourt des sanctions. Voilà un pan qui n'a jamais été évoqué lors du lancement du T.P.P.G.P.
Ouf, maintenant on est au parfum de fond en comble.
J'en reviens aux salariés de cette brasserie bien connue qui ont refusé de travailler au-delà des 220 heures annuelles. Le patron, sûr de son bon droit, exigeait d'eux qu'ils travaillent jusqu'à 48 heures, voire 50 heures heddomadaires. Réinstauration du système des trois huit. Pour honorer des commandes, donc dans le seul intérêt du patron.
Si on calcule 8 heures par semaine, qu'on multiplie par 4  (= un mois plein), qu'on multiplie par 50 semaines, on totalise quelque 1380 heures. Ca fait  un sacré tas d'heures sups, bien au-delà de l'autorisation légale "obligatoire".
Quand ces salariés ont-ils le temps de vivre, de se préoccuper de leur famille, de se reposer ? Ce n'est apparemment pas la préoccupation majeure de l'employeur.
Ladite brasserie emploie 650 salariés et une centaine de temporaires. Sans tenir compte des intérimaires, ce sont en un an 176 000 heures d'exécutées. Avec l'exonération des charges sociales pour l'employeur, on imagine  facilement que le calcul de rentabilité est vite fait.
Moralité : la possibilité de travailler plus pour gagner plus est une farce de mauvais goût qui se joue sur le dos et au détriment des salariés. Ca fait sans doute partie de la dérégulation préconisée par les penseurs en matière ultra-libérale. C'est le premier pas vers le retour à la semaine de 7 jours et à la disparition des vacances.
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 10:24
Dans le cadre des élections européennes (qui ne passionnent pas les foules), j'ai reçu un appel en vue de sonder mes opinions (mais est-ce que j'en ai des opinions ?). J'avais lu l'article de Dominik à propos des sondages. Ses propos me sont revenus en mémoire. J'ai donc tout aussitôt mis en pratique ses conseils. Croyez-moi, c'est payant.
Je refusais de participer audit sondage, la nana insistait un peu trop lourdement, tentant de me convaincre (ses arguments me laissaient totalement insensible). J'ai horreur qu'on me tienne la jambe. J'ai donc lancé la petite phrase qui tue : -Vous me payez combien ? -Pardon ? - Vous me payez combien ? - Ah, je vois. Clac ! Elle a raccroché sans plus insister.
Merci Dominik !
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:46
Ca va mal pour les chaînes privées et publiques, surtout pour la première d'entre elles. Terrible cette nouvelle, non ? Tomber à 25,5% d'audience, c'est du encore jamais vu. Ces mauvais résultats font que TF1 chute de 3% en bourse.  Cette chaîne conserve cependant sa suprématie sur les autres (comme on est content pour elle... !). En fait, les calculs d'audience montrent une montée en puissance de petites chaînes (gratuites), ce qui donne à penser qu'au fond, le sieur moyen préfère la gratuité au payant (comme on le comprend !) et la qualité à la quantité.
L'effritement des chaînes hertziennes est bien entamé. Et la TNT monte en puissance.

Conclusion : fait pas bon d'être trop gourmand ou de prétendre dominer tout le petit monde télévisuel.
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:37
Les producteurs de lait ont refusé que les 1000 litres de lait leur soient payés 276 euros. Les industriels ne veulent pas accéder à leur demande, soit payer 290 euros les 1000 litres. Un vrai dialogue de sourds.
Les négociations sont houleuses et la mésentente entre producteurs et industriels s'accentue. Le ministre de l'agriculture parviendra-t-il à forcer les uns et les autres à accepter un compromis ? Pas sûr du tout.
Les intérêts entre ces deux protagonistes sont divergents. Du point de vue paysan, ne pas perdre d'argent sur le produit du travail est évident. Du point de vue de l'industriel laitier, faire des bénéfices est indispensable à la bonne marche de ses affaires. La question se pose : qui se moque de l'autre ? A l'évidence, celui qui a les reins solides. Devinez qui est le plus faible dans ce duel !
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:28
Rien que sept titres dans un seul quotidien français pour évoquer la dernière catastrophe aérienne. Ne se passe-t-il donc rien d'autre qui soit tout aussi important qu'on titre à plus soif, faisant preuve d'une imagination fertile au niveau du titre pour que ça n'ait pas l'air répétitif ? Je ne nie pas que cette catastrophe soit terrible et que les familles endeuillées éprouvent un chagrin immense. Mais a quoi cela sert-il de ne parler que de ça ? Est-ce que cela va aider les familles qui pleurent la disparition d'un de leurs proches ?
Il y a comme une indécence dans ce voyeurisme (alors qu'on ne voit rien), comme une faute de goût, comme l'expression  d'un mépris des sentiments des autres. Tout ce rabâchage médiatique me fait penser à des charognards qui se précipitent sur des cadavres encore chauds pour les dépecer.
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 19:38
Le roi n'en rate pas une. Il invite OB mais oublie la reine d'Angleterre. Quel camouflet pour cette digne dame ! Quelle goujaterie impardonnable du premier homme du royaume. A croire que la majesté n'est pas synonyme d'éducation. OB s'arrange pour faire savoir que la présence de la reine est indispensable. TDu coup, le roi et sa cour rougissent de honte car le Buckingham fait savoir que nul membre de la famille royale n'honorera de sa présence les festivités du 6 juin. Aïe ! Les relations vont refroidir plus vite qu'elles ne s'étaient réchauffées.

Eh bien non, C'est le dauphin de la reine qui viendra sur les côtes normandes. Oui, le prince, fils de la reine, futur roi d'Angleterre. Ouf, se dit-on dans les couloirs du palais. L'honneur est sauf malgré tout. On oublie déjà que cette faute de goût restera dans les annales du pire. Et c'est là que ça coince : les erreurs diplomatiques ont la mémoire longue, très longue. Il suffira d'un petit rien désormais pour rappeler que le roi est impoli même s'il se targue d'être civil. Ce ne sont pas ses ronds de jambe qui rattraperont  le crime de lèse-majesté dont il s'est rendu coupable.
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 11:29
... qu'on fait le jeu des autres. A quoi bon râler si l'on n'agit pas ? Je peux comprendre le ras-le-bol général, il est l'expression d'un dégoût provoqué par le mépris des autorités. Et comme les réformes viennent en rajouter une couche, que les lois sont imposées sans avoir été vraiment votées, que le cercle restreint est de plus en plus étroit, que les discours transpirent de manière mensongère, l'impuissance apparente du citoyen ordinaire semble saucissonner les esprits. Que l'on soit exaspérés de cette impuissance qu'on nous jette à la face au quotidien, c'est normal. Mais ce ne sont pas des raisons suffisantes pour bouder les isoloirs. Soyons donc de vrais démocrates qui savent passer sur leurs humeurs (du moins certaines) et pesons le plus possible, par nos votes, sur l'avenir qui se joue de manière resserrée !
Ne pas choisir, c'est accepter la bouche ouverte toutes les avanies, toutes les injures, toutes les injustices, toute la lourdeur d'un système à bout de souffle que l'on veut faire redémarrer malgré son échec évident.  Quel avenir veut-on pour nos enfants ? Celui que le système en faillitte propose ? Non, certainement pas !  L'avenir, ce n'est pas nous, mais bien les générations futures. Quel monde veut-on pour elles ? Un monde qui s'écroule sous la dette ? Un monde où la liberté est de plus en plus bafouée ? Un monde où le climat change tellement que la race humaine, animale et végétale est condamnée à l'extinction ?
Moi, je le refuse ce monde-là ! Pour mes enfants, les vôtres, ceux à venir après eux. J'aurais le sentiment d'être lâche si je laissais faire en m'abstenant.
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