Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 18:51

Le parlement grec a voté l'accord de Tsipras. Aujourd’hui, énième réunion du reste de l'Eurogroupe. Alors que les créanciers ont conclu que le plan de réformes était crédible, voilà que les hauts financiers européens doutent dudit plan de restructuration. Ils n'ont pas confiance.

Charmant ! Certes, Tsipras leur a joué quelques tours à sa façon, notamment avec le référendum alors que l'échéance des discussions était toute proche. Ce fut un coup de poker, un coup de bluff, mais le non aux exigeances européennes était incontestable. Alors à quoi jouent-ils ? Ils n'en ont pas marre de remettre aux calendes grecques une signature indispensable à la sortie de la crise actuelle ? Pendant qu'ils tergiversent, le peuple grec souffre, manque de tout, désespère.

Il aurait été envisagé (vite démenti) une sortie de l'euro pendant une période de 5 ans. Histoire que les grecs redressent leurs finances sans soutien du reste de l'Europe. Ce qui est impossible.

Cette situation ne peut plus durer. Soit la Grèce est européenne, soit elle ne l'est pas. Ces beaux messieurs veulent un plan détaillé, date après date, afin d'accorder une nouvelle aide demandée par Athènes sans laquelle le pays de Démosthène, Euclide, Pythagore sombrera dans une crise sans fin. Rayé de l'Europe avant d'être rayé de la carte ? Les ministres des Finances européens veulent des garanties que les réformes seront bien faites et jugent que les propositions de Tsipras sont insuffisantes.

Le frein principal vient de l'Allemagne, comme toujours. Suivie par la Hollande. Le Nord est bien dur pour le Sud. Pendant que ces gaillards endurcis piétinent, la France pérore et assure qu'elle sera le trait d'union tant que dureront les négociations. Aurait-elle peur que l'échec ne soit une porte ouverte sur sa propre éviction ? Elle ferait mieux de montrer ses muscles au lieu de faire le petit chien quémandeur.

Tout cela est exaspérant. De qui se moque-t-on ? Il n'y a pas que l'argent dans la vie et l'argent n'est pas un but en soi. Alors sachons lâcher des picailloux avant que le bateau ne coule définitivement.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Coup de gueule
commenter cet article
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 23:48

Pas facile à admettre et pourtant, le gouvernement grec a plié face à ses créanciers. Se battant jusqu'au bout, Tsipras a présenté son propre projet un peu minoré par rapport aux prétentions de l'eurogroupe (revisiter les retraites, augmenter la TVA, baisser le budget militaire, privatiser les entreprises publiques, etc.). BCE, FMI et compagnie, ce soir, semblent assez contents de cette "capitulation" : les dettes seront honorées et c'est tout ce qui compte. Pour eux. Pas pour les Grecs. L'austérité des années précédentes n'a pas suffi. Veulent-ils donc assécher ce vivier de la démocratie ? Certains prétendent que oui, parlant de transnationalité. Autrement dit, une union qui ne serait plus qu'un conglomérat de pays fédérés sous la bannière étoilée. Sa Majesté, récemment, donnait le conseil de créer un poste de président pour l'UE (sans doute espère-t-il qu'avec son expérience, il sera l'élu...). Aller plus loin que l'union monétaire ? Il aurait fallu, avant l'euro, songer à une union plus large. Commencer par la finance, ce n'est pas bien malin : il y a tant d'autres domaines à revisiter... Harmoniser, inventer et innover (législation, santé, éducation, défense commune...). Cette "union" qui exige que soient privatisées les entreprises publiques a d'abord mis sur pied une entreprise publique qui s'appelle l'administration (parlement, députés, rapporteurs, et grouillots de service). Tout a tourné autour du fric sans qu'il soit émis une once d'humanité dans ce fratras exécré par beaucoup.

Cette administration gère de trop haut les besoins réels ou plutôt ignore jusqu'à leur existence. Pourquoi s'en soucierait-elle ? Les peuples n'existent pas, ils sont virtuels, se fondent dans la masse. Une nouvelle caste est née avec cet imbroglio d'Europe (avant, ce n'était que le marché commun) : le parlementariste, constitué d'élus que l'on connaît peu ou pas. Ce n'était pas la peine d'avoir dit Non, bien avant Tsipras... Ce non qu'on a basculé dans la poubelle peu de temps après... Alors, comment s'étonner aujourd'hui que l'UE ait terrassé le trublion grec ?

 

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans de la Grèce
commenter cet article
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 21:13

Apparemment les grecs disent Non aux conditions posées par la troïka. Tous les bulletins de vote ne sont pas encore comptabilisés, mais il semble bien que, sur 64 % des bulletins validés, quelque 61 % se sont prononcés par la négative. Le résultat final variera sans doute, mais pas au point de basculer sur l'autre versant. Ainsi donc le peuple Grec a fait le choix qui, espérons-le, lui permettra de redresser la tête. Quant aux conséquences, ma foi, il sera toujours temps de s'en préoccuper. Ainsi en va-t-il des peuples qui veulent leur liberté et que la démocratie soit dirigée non par des idées financières, mais par la considération de ceux qui forment un pays. Sera-ce la fin de l'Europe ? D'une certaine Europe, c'est certain, mais elle n'est pas figée et saura trouver une parade, ou plutôt, une politique qui ne fasse pas que le jeu de la finance.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans de la Grèce
commenter cet article
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 18:50

Jour fatidique ou pas ? Seuls les résultats nous diront ce qu'il en est. Il est presque 20h. Ce que l'on sait ? Avec moins de 20% de bulletins comptabilisés, le non l'emporterait à un peu plus de 60 %. Cela est-il significatif ? Nul ne le sait. En attendant une approche plus approfondie, je croise les doigts.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans de la Grèce
commenter cet article
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:20

Certes, il n'y a pas que la Grèce, mais ce pays me passionne depuis que j'en ai découvert la civilisation alors que j'étais à peine ado.

Le coup de force du référendum qui aura lieu le 5 juillet ennuie profondément l'Europe car, cet empêcheur de tourner en rond (mais pas de jambes) met des bâtons dans les roues d'un processus qui était pratiquement bouclé. Sauf que cette gauche, convaincue du bien-fondé de ses prétentions au regard de la dette (et les arguments ne manquent pas à Tspiras qui trouve son inspiration non seulement dans sa pensée profonde, mais surtout dans le passé, un passé encore récent (moins d'un siècle), n'hésitera pas à franchir le pas quoi qu'il lui en coûtera. Les événements qui ont précédé son coup d'éclat sont là pour démontrer que cet icônoclaste a la raison pour lui. Reste à savoir ce que feront les Grecs face à une réalité qui les concerne tous. Leur quotidien est tel avec cette saleté de crise dont ils font particulièrement les frais qu'ils n'ont plus rien à perdre. Apparemment certains économistes réputés leur conseillent de dire non à l'Europe, parce que s'ils acceptent de plier devant les exigences financières des créanciers, leur sort n'en sera pas meilleur, voire empirera. Même si une sortie de l'U.E. ne sera pas la fin de leurs soucis. Parce qu'ils hériteront d'une monnaie de singe  non cotée sur les places boursières et que les échanges commerciaux notamment en seront lourdement affectés. Coup de poker donc et il semble bien que Tsipras souhaite que les Grecs rejettent l'union européenne. Coup de poker qui serait comme un coup de tonnere, une semonce sans égal. Au fond, à bien y réfléchir, ce serait peut-être le moyen le plus efficace pour ce pays de s'en sortir. Pas sans pleurs ni déchirements, c'est vrai, mais conserver sa souveraineté nationale en repoussant les exigences de leurs partenaires est une option que recommandent certains économistes plus avertis que moi en matière de macro-économie.

Quelque chose me choque profondément : les anglais qui parient sans vergogne sur une sortie. Apparemment les bookmakers (parieurs professionnels) s'en donnent à coeur joie. Et espèrent remporter une grosse mise. Je ne comprends pas qu'on puisse jouer ainsi à qui perd gagne. Surtout quand c'est sur le sort de voisins. Il y a quelque chose d'immoral à espérer s'enrichir sur le malheur des autres. Surtout quand on profite de l'Europe tout en restant en-dehors. Mais c'est vrai qu'en matière d'argent, la morale n'a plus cours.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans de la Grèce
commenter cet article
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 13:10

Je ne connaissais pas, mais grâce à mon copain Bruno, j'ai pu découvrir un duo sortant de l'ordinaire. Etonnant ! Vraiment ! Si vous avez un moment à perdre, je vous conseille ce morceau choisi très spécial. Mon regret ? Que le pianiste ait été un peu trop proche des chanteurs.

http://inconcerto.nicematin.com/2012/04/duo-des-chats.html

Le compositeur de cette pièce vocale n'est pas un inconnu : il s'agit de Rossini.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Découvete musicale
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 13:40

Ce matin, grâce à Râleuse, j'ai lu les propos de Tsipras. Si ça, ce n'est pas parler, je n'ai plus qu'à manger du son.

http://http://www.politis.fr/Alexis-Tsipras-allocution-du-26,31718.html

Nos représentants auront-ils le courage de se pencher enfin sérieusement sur le cas grec et admettre qu'après toutes ces tergiversations inutiles, une décision et une seule existe ?

 

Nous sommes en fin de journée et voilà que la pire nouvelle tombe : le 30 juin, la Grèce devra effectuer le remboursement. C'est d'une connerie : on injecte des fonds pour que le pays puisse redémarrer et dans le même temps, il doit restituer sur les fonds avancés une somme dont son économie a grand besoin. Comme non sens, on ne trouve pas mieux. Tsipras ose le tout pour le tout : un référendum aura lieu la semaine prochaine. les Grecs devront se prononcer s'ils restent dans l'Europe ou s'ils en sortent. Or, on sait très bien que les Grecs sont européens et se ressentent comme tels. Ce référendum est carrément une critique de la méthode employée pour resserrer l'étau autour des Grecs.  Il est impossible que les Grecs rejettent le plan d'aide de l'Europe. Tout comme il leur apparaît comme inenvisageable d'abandonner l'euro et de se soustraire à l'Europe Les eurocrates ne s'y trompent pas : ce coup de Jarnac de dernière minute ressemble à un ultimatum. Ils ne peuvent pas intervenir sur le plan intérieur, car la souveraineté des états est inviolable. Cette semaine supplémentaire aura-t-elle l'effet escompté ? Je ne me prononcerai pas.

 

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans de la Grèce
commenter cet article
24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:42

Mikis de son prénom. Vous connaissez ? Voici un lien que m'a procuré Blanche. Je vous en conseille la lecture, même si ces propos datent un peu. Ils restent actuels.

http://bellescitations.canalblog.com/archives/2012/06/18/21584632.html

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Paroles
commenter cet article
24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 07:37

Hier, j'ai écouté Thomas Piketty. Fort instructif. N'ayant pas étudié l'économie, je pars de mon simple bon sens pour émettre une opinion qui, à mes yeux, est valable. En écoutant cet économiste, non seulement je comprends bien mieux de quoi il ressort, mais aussi il me conforte dans mes idées.

L'intérêt de l'entendre, surtout dans un temps très bref, est qu'il explique clairement et sans schéma intellectuel abscons. Ainsi j'ai appris hier qu'historiquement, la France, l'Allemagne avaient vu leur dette d'abord étalée dans le temps, puis purement et simplement abandonnée. Certes, nos pays sortaient de la seconde guerre mondiale. Cependant, ils avaient des créanciers. Mais au nom de la reprise économique, l'effacement de la dette permettait leur redémarrage économique, et par voie de conséquence, celui des autres pays. C'est encore plus vrai aujourd'hui.

Selon Piketty, la dette de la Grèce aurait dû être gommée il y a six mois. Et ce sont donc six mois de retard. Alors que la reprise économique était entamée, l'entêtement de l'Europe (France et Allemagne en tête, ces ingrates) inverse le problème. Ce retour de manivelle enfonce ce pays de plus en plus loin dans la débâcle.

En outre, en période de récession, augmenter les impôts est à l'opposé de la politique économique à mener. La politique d'austérité a transformé la crise financière privée venue des Etats-Unis en une crise de la dette publique.

Qu'attendent donc ces pays, alors que la crise grecque enfonce l'Europe toute entière dans le marasme, pour se décider une bonne fois pour toutes ? La catastrophe ultime ? Pour que toute l'Europe se voit damer le pion par les États-Unis, la Chine, l'Inde ?

Si les États-Unis ont sorti la tête du trou, c'est parce qu'ils ont utilisé la planche à billets. Zéro inflation est nuisible alors qu'un peu d'inflation (selon Piketty) permet en quelque sorte de spéculer... sur l'avenir.

En bref, si on ne libère pas la Grèce du fardeau qu'on lui impose par absence de réflexion intelligente, non seulement elle s'enfoncera de plus en plus, mais surtout, inexorablement, entraînera dans son sillage ses partenaire européens. Avouez tout de même que c'est un peu fort de café et que nous sommes (et pas qu'en France) dirigés par des branquignolles.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans actu finances
commenter cet article
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 10:20

Attention, le Medef propose un sacré tour de vis sur les complémentaires des retraités. Oui, il durcit le ton. Si vous voulez davantage de détails décourageants, voici le lien qui vous éclairera mieux que je ne saurais le faire

.leparisien.fr/economie/retraites/complementaires-le-traitement-de-choc-du-medef-pour-les-retraites-21-06-2015-4879867.php

Ce qui ne m'empêche pas de commenter. Je ressens comme une irritation grandissante face à ces propositions car, tout homme arrivant à la fin de son parcours professionnel voit ses revenus diminuer. Déjà que la portion est relativement congrue, abaisser la valeur du point pour verser la complémentaire, signifie tout bonnement que, déjà qu'elles ne sont pas formidables en soi, en minorer la valeur (qu'on achète cher et qu'on voit rétrécir à la sortie) aura pour conséquence directe la baisse du pouvoir d'achat des retraités. Or que font-ils ces retraités ? Ils viennent en aide aux membres de leur famille car les salaires ne sont pas mirobolants, surtout aujourd'hui (n'est-ce point le même Medef qui voudrait réduire le Smic et augmenter la durée hebdomadaire du temps de travail ?). Des jeunes qui s'installent démarrent de zéro. Pour louer un appartement, il leur faut être cautionné. Par qui ? Ca ne tombe pas du ciel, ce me semble. Ce sont donc les membres de la famille qui viennent épauler leur progéniture, grands-parents compris. Certes on peut entamer sa vie de travailleur avec seulement deux assiettes, mais quand on sait qu'il faut attendre un mois avant d'être payé, le fric manque, même pour deux assiettes. Et je ne parle pas des fins de mois, une fois réglés le loyer (souvent exorbitant), le gaz, l'électricité, la bouffe.., bref tout ce qui fait le quotidien. L'inflation est, paraît-il basse, ma foi, s'ils le disent. Mais quand on tient des comptes, on s'aperçoit que tout augmente, sauf... ce qui permet de dépenser. Et comme le disent de plus en plus de jeunes salariés : " On paye pour une retraite qu'on ne percevra pas ". Pessimistes ? On le serait à moins. A cela s'ajoute le spectre du chômage. Autant dire que les perspectives ne sont pas réjouissantes pour les jeunes qui débutent avec de sacrés handicaps leur vie profesionnelle.

 

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Retraite
commenter cet article

Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche