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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:49

Quand on emprunte, il faut rembourser. C'est répété à l'envi par des encarts publicitaires proposant justement de prêter (à des taux préférentiels évidemment) des prêts à la consommation. Si ce n'est pas inciter le manant à la débauche d'achats inutiles ou non indispensables... Bref, créer de la dette, ça rapporte au créancier. Autrefois on appelait cela l'usure. Aujourd'hui, nos chères banques, si elles rechignent à prêter à n'importe qui, n'en font pas moins leur fonds de commerce. Ah l'attrait des pépettes, des picailloux, de la fraîche, du flouze... Les petits lits font les grandes rivières et finissent dans les océans. Pas étonnant que la finance se porte bien. Et si un banquier vous snobe et refuse de vous prêter quelques sous, vous pouvez lui rappeler que votre compte est certes petit, mais qu'ajouté aux autres petits comptes, ça fait mieux qu'un ruisseau.

Ceci n'est qu'un préambule que j'aurais pu éviter, mais j'avais envie de brocarder sur le sujet. Que la Grèce soit dans la panade et réclame un peu d'indulgence, ce n'est que normal. Qui l'a mise en cet état ? Oui, c'est vrai, son système était plus que miteux et elle n'aurait jamais dû adhérer à l'union européenne. Et comme elle n'y est pas entrée par effraction, je ne vois pas pourquoi on ne prêterait pas une oreille attentive à sa demande. Tout le monde savait qu'elle n'était pas solvable, mais pour faire l'Europe, que n'aurait-on pas accepté ? Mais s'il n'y avait que cet argument, ce ne serait pas encore très grave. Il faut remonter au siècle dernier pour comprendre que le pays des Héllènes mérite bien qu'on prenne en considération certains faits indéniables et qu'il ne mérite pas d'être mis au ban des accusés. D'autres, avant lui ont su tirer leur épingle du jeu sans que pour autant on crie haro sur le baudet. Combien de pays d'Afrique ont vu leur dette désagrégée d'une simple signature ? Et plus près, qu'en est-il des dettes engendrées par les deux guerres du siècle dernier ? L'agresseur a freiné des quatre fers à chaque fois. Il n'aurait pas remboursé la totalité (si j'en crois le Canard). Alors, pourquoi rechigne-t-il pour la Grèce ? Laquelle avait consenti un prêt pour la reconstruction dudit pays ? Il semblerait que la dette remboursée n'aurait été que partielle. Et que ce pays emprunteur doit encore de l'argent au pays qui implore qu'on lui permette de se relever en aménageant sa dette. La rigueur est de mise face à ce pays du Sud, pas question de transiger. Je veux bien qu'on ait des exigeances, encore faudrait-il qu'on n'ait pas des trous de mémoire béants.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 12:11

L'élection de Syriza soulève bien des espoirs. Et bien des récupérations. Inévitablement, chacun veut être partie prenante. Jusqu'au FN qui voit dans l'extrême-gauche un parti frère. En cause ? Le fait qu'elle dénonce l'austérité depuis X. Cela en fait-il pour autant une alliée de l'autre extrême ? Je doute que non. Bien sûr qu'il y a toujours matière à concordance d'idée. La différence se situe au niveau de ce que l'on en fait. On me dira que chacun surfe sur l'exaspération. C'est vrai, mais le sens de cette récupération est indéniablement différent : le FN joue avec les nerfs des citoyens et l'on sait que les français sont des râleurs-nées, des insatisfaits perpétuels. Ca dure depuis la nuit des temps et ça ne s'améliore pas. Sauf que les mêmes qui boudent les urnes, protestent dans leur coin, ne font plus entendre leur voix quand il s'agit d'action. Il y a en effet, en France, une force d'inertie qui consiste à ce que soit toujours l'autre qui démarre, s'engage et essuie les plâtres. De préférence du côté des fonctionnaires (qu'on s'acharne à décrier systématiquement parce qu'ils seraient des nantis, sécurité de l'emploi oblige). C'est vrai qu'être assuré de ne pas perdre son job est bien plus confortable que de se savoir la proie d'un patron qui n'a rien à battre des récriminations (justifiées de préférence) de ses employés ou parce qu'il considère que ceux-ci sont soumis à la loi du marché et que le carnet de commandes exige une comptabilité ric-rac.

Quelle différence entre ces deux partis ? La toute première, c'est que, si la partition grecque s'est jouée également sur l'exaspération, c'est surtout l'austérité et la portion même pas congrue dont bénéficiait le peuple (chômage grandissant, salaires coupés en deux, plus de système de santé, plus d'éducation et autres douceurs réservées par la troïka au nom du redressement du pays) qui a fait exploser les scores de Syriza. But affiché : renégocier la dette, octroyer des délais plus longs, bref, un vrai projet. En revanche, parce que notre pays n'en est pas réduit aux dernières extrémités, le jeu de la récupération n'est pas basé sur le manque de tout. Certes, le chômage est explosif, mais pour l'instant, sauf si l'on considère les augmentations des impôts, tout ne va pas si mal chez nous. Aucune parenté si minime soit-elle entre ces deux partis, aucune convergence de vue et de positionnement. Mais il faut sans doute attendre ce que le nouveau gouvernement grec en place fera. Cela ne sera pas facile.  

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:19

La gauche Syriza a gagné les élections. Le peuple grec l'a portée au pouvoir avec 36 % de suffrages. Pendant la campagne pré-électorale, le dirigeant, un quadragénaire qui ne mâche pas ses mots, a fait naître beaucoup d'espoir chez ses compatriotes qui subissent le plan financier de restructuration des finances publiques. Le combat de cet homme est de lutter contre la troïka et d'obtenir des modifications de ce plan qui met la Grêce à plat. Avec 25 % de chômage, comment pourrait-elle se redresser ? Les salaires ont été coupés en deux, le coût de la vie a dangereusement augmenté, la population s'est appauvrie à un seuil tel que les jeunes émigrent au Canada, aux USA ou ailleurs : il n'y a pas de travail. Les conditions dégradées à l'extrême ont incité les grecs à pousser de l'avant le parti Syriza.

Reste maintenant à former un gouvernement, composer donc avec la droite pro-FMI. Pas dit que ce rassemblement droite-gauche apporte des bienfaits (s'il en apporte et il faut l'espérer) au peuple grec qui n'en peut plus. La renégociation promet d'être houleuse : renégocier une dette, c'est la faire baisser et l'étaler à plus long terme. Sans augmenter les taux évidemment. Dure tâche pour le tout nouvel élu.

Certains diront que nous ne sommes pas concernés. Je pense le contraire car c'est la première fois que l'extrême gauche prend le pouvoir. Tsipras n'a pas l'intention de quitter l'Europe. Abandonnera-t-il l'euro ? Ce serait étonnant. En tout cas, je lui souhaite bonne chance : réformer est difficile, les convictions peuvent changer. Je souhaite qu'il ne déçoive pas le peuple grec car ce serait terrible. Il faut donc souhaiter qu'il parvienne à convaincre du bien-fondé de ses demandes de changement quant à la dette grecque.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 00:33

On parle, on épluche, on analyse, on disserte à qui mieux mieux à propos des attentats. Voici quelqu'un qui mérite d'être écouté et qu'on devrait citer en exemple au lieu de bavasser sans discontinuer de ce qu'il faut envisager pour contenir,réprimer, éradiquer le terrorisme. Je vais même plus loin, ces propos peuvent être entendus jusque dans les écoles. Les mots sont simples et sincères. Il faut parfois sortir des sentiers battus et rencontrer autre chose que les (pseudo ?) intellectuels ou spécialistes pour approcher une vérité toute simple alors qu'on se contente trop souvent de décortiquer l'indécorticable quand on n'est pas franchement concerné. Parler de l'intérieur a le mérite d'être exemplaire.

 

http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/attentats-le-cri-d-alarme-de-jamel-debbouze-dans-sept-a-huit-8548969.html

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 13:08

Puriste dans l'âme, je supporte difficilement certains aspects de la langue actuelle. L'exemple frappant par excellence (pour moi) est la manière dont l'évolution de notre langue maternelle n'existe que parce que les présentateurs télévisuels la font passer par leurs novations linguistiques. que rien ne justifie. Exemple : aujourd'hui, à propos des intempéries neigeuses ou pluvieuses, le préposé a énoncé que trois départements étaient en vigilance orange (je cite) "en Drôme, en Isère, en Ardèche". Tiens donc ! Un bon locuteur aurait dit dans la Drôme, l'Ardèche et l'Isère. Voilà comment il faut procéder à cette courte énumération pour que la phrase soit correcte grammaticalement. Il faut dire qu'il y a déjà un moment que nos journalistes s'expriment dans une langue qui ne respecte rien. Et ça remonte loin. Comme c'est insidieux, chacun s'empresse de copier cette "norme" totalement arbitraire, faisant fi de nos apprentissages et du beau parler.

Certes une langue vivante évolue, mais est-ce une raison suffisante pour la massacrer ainsi sans pitié ? Comme s'il ne suffisait pas que des mots anglais envahissent notre locution. Notamment dans les encarts (et non pas spots) publicitaires (mais oui, ça existe) où une mère dit à ses fils s'ils ont checké (je ne me souviens plus de quoi). Etant donné que les plages de publicité font florès sur le petit écran (soutien massif aux producteurs de télé), on ne peut pas s'étonner de ne plus savoir ce qui se dit puisque ces mots nous sont inconnus. Nous avons à notre disposition une langue très riche en vocabulaire, alors pourquoi, quand des mots existent déjà, s'amuse-t-on à prendre chez nos voisins des termes dont on ignore le sens (à moins d'être parfaitement anglophones) ?

Je mène un combat d'arrière-garde ? Oui, et pourquoi pas après tout ? Je n'ai rien contre les apports extérieurs quand on ne dispose pas d'un terme correspondant dans notre langue. Certains ont été francisés quand c'était possible (mezzanina (italien) devenu mezzanine. Mais truffer le langage de mots ou d'expressions anglo-saxons alors que la correspondance existe en français est inutile et très bête. Il s'agit en fait d'une mode exlusive, en ce sens qu'on largue nos propres mots pour user d'autres (challenge = défi, challenger = adversaire, winner =vainqueur,  check = vérifier, cocher, etc.). Comme si la volonté de supprimer le français était affichée, tout en étant suffisamment subtile pour qu'on ne s'en aperçoive que trop tard. A la longue, à force d'employer une foule de termes étrangers, on finit par les utiliser sans y prendre garde. Ils entrent donc dans le système de manière tout à fait insidieuse jusqu'à le déformer pour que, habitués à manier des vocables dans une mixture approximative, on adopte ce charabia jusqu'à l'oubli total de nos origines. Ce n'est plus parler une langue, c'est fabriquer une accoutumance à une autre réalité, façonner un apprentissage quasi indolore mais définitif. Récemment, j'ai relu le texte original du traité sur la tolérance. Oui, le français d'aujourd'hui est bien différent de cette époque-là, cependant, il est encore lisible aujourd'hui, parce que le socle est commun, fondé sur une base identique à celle des italiens, espagnols, portugais... : le latin. Ce ne sont pas les différences de graphie qui m'empêchent de saisir le sens des mots et même si certaines lettres sont visuellement et graphiquement trompeuses, ma compréhension n'en est pas affectée.

Je suis un vieux cheval sur le retour, il n'empêche, parce que je considère que ce qui fait l'unité première d'une nation est la langue maternelle qui nous permet de nous comprendre, d'échanger, d'être d'accord ou en désaccord, de s'apprécier. Cette richesse est commune à nous tous, pourquoi la saccager ?

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:23

On m'a prêté un bouquin que je déguste à petites doses (j'ai tant à faire). N'ayant aucun préjugé, j'ai accepté ce prêt.Titre : Femmes au bord de la crise. Auteur : Piero San Giorgio. Édition : Le retour aux sources. Parution : Mars 2014.

Même si je n'en suis qu'au début (seulement quelques chapitres de la première partie), je tiens à partager cette lecture très instructive.

L'ère moderne a débuté avec l'industrialisation, puis les deux guerres de la première moitié du 20ème siècle. Si jusqu'à il y a très peu, la société patriarcale les a cantonnées dans le rôle de mères et de femmes d'intérieur, tout a basculé. Voici les avancées obtenues sur le plan du droit : intégrité et autonomie corporelle, propriété, égalité devant la loi, travail, éducation, liberté d'expression, divorce, droit de vote, accès à la fonction publique, interruption volontaire de grossesse, contraception, salaire équivalent à celui d'un homme. Aujourd'hui, tout ceci paraît normal, c'est en quelque sorte entré dans les moeurs. La France n'a été égalitaire que très récemment. Saviez-vous que le droit de vote n'existe que depuis 1944 ? Moins d'un siècle donc. La France n'a pas été très novatrice en ce domaine puisque d'autres états avaient déjà octroyé ce droit dont le tout premier (Pays-Bas) en... 1917. Il faudra attendre les années 60 pour que d'autres lois voient le jour. Si les deux guerres n'avaient pas eu lieu, ces avancées se seraient-elles concrétisées ? Pourquoi d'ailleurs ont-elles surgi du néant ? Les hommes étaient à la guerre, les femmes les ont remplacés. Bête comme chou, non ? L'esprit machiste est demeuré cependant très fort puisqu'elles étaient, à l'époque, payées 2/3 en moins que les hommes. Une sous-race en quelque sorte, bien pratique et nettement plus profitable pour les employeurs. Ce phénomène nétait pas que l'apanage des usiniers, mais touchait également les campagnes où les épouses remplaçaient les agriculteurs. Il aura donc fallu la cruauté des guerres pour que les femmes obtiennent le statut de travailleuses.

Si vous avez du temps, lisez donc ce livre : il recèle une foule d'ingrédients insoupçonnés.

 

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 06:08

Ci-dessous la dernière génération d'un sabir aux sources anglo quelque chose qui me notifie que j'ai eu un commentaire (dans ma messagerie, ça apparaît sous le titre de NOTIFY).

On s'amuse un peu comme on peut (je souffre en ce moment d'insomnie chronique). Ah oui, j'ai surligné en gras ce qui a provoqué chez moi une sidération totale. What'else ?

 

Un nouveau commentaire was also sur l'article "Photo" du blogue Le Mousquetaire des Mots " .

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 04:24

Je commente la connexion avant de poster ce que je veux mettre en ligne. Que se passe-t-il ? Ce soir (ou plutôt cette nuit), je ne parviens pas ou fort peu à poster mes coms chez les uns et les autres. L'insomnie me gave depuis quelques jours mais plutôt que de me tourner et me retourner dans le lit, je me lève et fais ce que je n'ai pu accomplir dans la journée (comme visiter les blogs). Certains de me commentaires ont disparu dans les limbes de l'internet. Agaçant, très agaçant ! Ca rame tant et plus. Idem pour rédiger un article (je n'ai atteint la rédaction qu'après avoir cliqué à plusieurs reprises, le site d'O.B. m'indiquant (en anglais, of course) que la connexion était lente.

J'ai reçu cette photo. Je ne sais si vous la connaissez, alors la voici.

N'est-ce pas réconfortant ?

 

 

 

Photo
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 13:04

Une bougie ce soir à la fenêtre pour Charlie Hebdo (reçu par SMS).

Je fais suivre à mes connaissances et vous le transmets. C'est tellement horrifiant que les mots me manquent.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 12:32

L'ami Karak nous régale de son talent et de son humour. Voici ses vœux pour l'année en cours. Certains diraient que c'est abracadrabantesque, moi je dis simplement que c'est gigantesque et décoiffant.

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