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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 09:21

Actuellement, la pollution de la campagne est diverse. Certes, il y a les affaires, les mises en examen, mais pas que. Il est des discours qui occultent jusqu'aux idées fondamentales. Et qui se font entendre au-delà d'une frange répertoriée comme sensible à la violence.

J'écoute toutes les transmissions des déplacements des uns et des autres. C'est pas joyeux. Mais la candidate fait plus fort que les autres. Son sens de la démagogie n'est plus à démontrer. Hélas ! Ses auditoires lui sont acquis et scandent avec une régularité de métronome des "on est chez nous" continus dès qu'elle évoque nos compatriotes musulmans. Cette ponctuation régulière est manifestement incitée par les mots employés, les petites phrases assassines prononcées avec le sourire, et autres trucs verbaux qui fonctionnent à la perfection. C'est à en être dégoûté. Et c'est là que je me dis que les têtes sont lessivées encore et encore. Prêcher des convaincus, rien n'est plus facile. La méthode Coué fonctionne à merveille.

Il n'y a pas qu'elle pour polluer le débat. Gros sourcils, tant il est dans le pétrin, n'hésite plus à parler de cabinet noir à l’Élysée, et même d'écoutes téléphoniques. Il tente le tout pour le tout, sort des cartouches de gros sel afin de détourner l'attention de ses affaires qui lui ont valu une mise en examen. Tout cela grâce à la parution d'un livre "à charge" (ce qui reste à prouver) à propos de comportements élyséens. Saisir la justice, alors que l'un des auteurs dudit livre a rétorqué qu'il n'avait jamais été question d'un cabinet noir, n'est qu'une manœuvre pour faire oublier les affaires en cours. Dénigrer sans preuve irréfutable est un manquement à l'honneur. Mais peut-on en avoir un tant soit peu quand on est sur la sellette et que la réputation se délite ?

L'air devient irrespirable. Est-ce la faute des citoyens si ses représentants commettent des fautes susceptibles de les voir confrontés à la justice ? Et que penser de ce qui se dit à propos de la justice ? Il me semble qu'elle est indépendante du pouvoir central et donc ne répond pas à des propos en l'air. Elle enquête et fait passer à la magistrature ce qui lui semble relever du délit. L'affaire Cahuzac a été exemplaire : dans la foulée de la découverte des mensonges du susdit, l’Élysée a créé le Parquet National Financier. Un parquet qui manœuvre en toute indépendance. Et surtout, très rapidement.

Décidément, oui, l'air est irrespirable.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 03:29

Fou-rire rentré ce matin à la lecture d'un article à propos de cambriolage. Voici la source in extenso.

Le Daily Mail rapporte qu'un couple de touristes britanniques aurait été dérobé dans le sud de la France grâce à l'usage d'un gaz soporifique diffusé dans leur camping-car. Un fait divers qui s'inscrit dans une tendance toujours plus importante des cambrioleurs à profiter de votre inattention plutôt que de votre absence.
 

 

Un couple aurait été dérobé. Pourquoi cela provoque-t-il mon hilarité ? Tout simplement parce que le verbe dérober prend là une signification bien différente de son sens réel. Or, dérober, dont le synonyme est voler, ne concerne pas les personnes mais les objets. Imaginez des voleurs partant, avec sous le bras, un couple de personnes... Marrant, non ?

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 05:18

Ce n'est que du théâtre, mais c'est très parlant (Extrait de la pièce Le Diable Rouge de Antoine Rault, écrivain et dramaturge français). C'est d'un cynisme... qui ne déplairait pas à Machiavel.

Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou...

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’État..., lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les états font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d'autres.

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c'est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches... Des français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutent d'être pauvres. C'est ceux-là que nous devons taxer encore plus, toujours plus ! Ceux-là, plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser... C'est un réservoir inépuisable.

Ca vous dit d'être qualifiés de "réservoir inépuisable" ? Moi non ! Cependant, rendons hommage à cet auteur qui a su rendre crédible une conversation tout droit sortie de son imagination.

 

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:06

Les jeux sont faits.

 

Celui qui a mené le pays pendant cinq ans, lorsqu'il s'est présenté devant ses partisans, a reconnu sa défaite avec un certain panache. Il a dit qu'il en assumait la responsabilité. C'est plutôt courageux. Porter seul ce qui a assuré la victoire de son adversaire, combien en sont capables ? De toute évidence, et en règle générale, les vaincus n'admettent pas publiquement qu'ils ont fait l'inverse de ce qu'il fallait et qu'ils ont eu tout faux. Assumer donc l'intégralité de sa part quant à cette veste taillée sur mesure est digne de respect. Même si on peut lui reprocher d'avoir poussé le bouchon vraiment trop loin.

 

Le nouvel élu a su exprimer ce respect envers son adversaire. Même s'il était heureux du succès de sa campagne.

 

Ces deux attitudes sont à l'inverse de l'ensemble des images d'une campagne dont les grands enjeux n'ont pas été évoqués. Ou plutôt ont été mis de côté. On aurait pu en effet penser qu'ils n'étaient que deux chiffonniers qui se disputaient la place. Et que leurs seuls ego les motivaient. Peu importe au fond de ce qu'il en est réellement. Demain est déjà un autre jour.

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:49

Encore un dérapage verbal inquiétant : Le travail rend libre. Ben voyons ! Sa majesté (pour encore quelque temps) aurait-elle oublié de quelle phrase était surmonté le portique des camps de travail où s'entassaient des prisonniers pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Arbeit macht frei => arbeit = travail, macht (du verbe machen : faire et, ici, rendre), frei, adjectif = libre. Pas besoin d'être germaniste pour en comprendre le sens tant elle est inscrite dans l'Histoire. Cette triste célébrité devrait, pour un esprit éclairé, interdire son emploi. Apparemment, il n'en est rien. A croire que entre la trilogie pétainiste "Travail, Famille, Patrie" ne suffisait pas.

 

Je vous conseille la lecture de l'article (datant de 2007, c'est tout dire) de Jacques Richaud,dont voici le lien sur le site Les mots sont importants : http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-une

 

Si le lien ne fonctionne pas, écrivez dans la barre de recherche cette phrase, vous trouverez instantanément ce que je vous incite à lire ou à relire.

 

Chose stupéfiante ou terrifiante, je ne sais plus comment qualifier ce que je considère comme des écarts de langage, synonymes d'une idéologie sous-jacente, sa majesté répète de manière récurrente ce slogan de sinistre mémoire. Ce ne peut pas être un simple tic de langage.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 13:08

En vlan, encore un dérapage. Il y aurait de vrais travailleurs et des faux. Tiens donc !

Mais qui donc est  visé ? Tout simplement ceux de la fonction publique, ces foutus fonctionnaires qui n'en foutent pas une rame et qui transforment leurs tâches, c'est bien connu, en sinécure perpétuelle. D'abord, ils sont encore trop nombreux, même si on n'en remplace plus qu'un sur deux. Ces gros pleins de soupe qui sont payés par nos impôts, il faudrait vraiment qu'ils fassent autre chose que de se tourner les pouces. C'est vrai quoi, on ne va pas les payer à se branler la couennette. Au boulot, les p'tits gars et qu'ça saute !

 

Quand j'entends ce type de dénonciation, je me dis que le système est plus que malade. Diviser pour régner, telle doit être la devise en vogue, car depuis quelques années, on montre du doigt toutes les catégories, on les offre à la vindicte populaire, histoire de rafler des voix potentiellement prêtes à gober tout ce qui se dit de mesquin à propos des autres. Dès qu'il s'agit de planter une banderille, on dénonce sans égard et même avec une certaine violence, les forains, les roms, les islamistes, les chômeurs, etc. Ce qui est triste et même dramatique, c'est qu'il y a toujours des oreilles qui captent le message, le font leur et attaquent à leur tour ces catégories qu'on leur donne en pâture.

Oui, on jette constamment de l'huile sur le feu, on vilipende à qui mieux-mieux, on monte les gens les uns contre les autres. C'est écoeurant, scandaleux, méprisable. C'est un véritable travail de sape car, en jetant sur la place publique, ceux-ci, puis ceux-là, on sait très bien ce qu'il en résultera. Il suffit d'écouter dans les transports publics par exemple, les commentaires acides, voire injurieux, de ces esprits un peu faibles qui tombent tout de suite dans la chausse-trappe. Compter sur l'imbécillité humaine pour colporter des âneries, voilà qui est digne des esprits malsains.

 

J'ai honte d'appartenir non seulement à la nation française, mais également à la race humaine : elle donne un spectacle bien peu ragoûtant. Si j'étais extra-terrestre, je fuirais cete planète plus vite que je n'y aurais atterri.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:01

Allons bon, voilà que ça cogne. On est en plein dans la bagarre entre les deux rivaux institués, l'un par son mandat, l'autre par la primaire. Incroyable mais vrai, si l'un donne dans la violence verbale, l'autre est qualifié de mou. Or, j'ai pu constater que la langue de bois était des deux côtés car je les ai écoutés récemment (pas tout puisque je sombre très vite dans le sommeil). Le premier a gémi à propos de sa vie privée (d'aucuns disent que les journalistes le poussaient sur cette voie, mais il pouvait tout aussi bien les envoyer paître), le second se défend de prononcer le nom de son opposant (un drôle de jeu, totalement inepte), mais sait sortir les crocs (qui ne sont pas de boucher) quand il est attaqué sur certains sujets. Son refus d'ailleurs de ne pas parler directement le met dans une impasse et alors, il se montre tel qu'il est : non pas mou, mais autoritaire, cassant. Peut-être un peu trop sûr de lui...

De passage à Lyon, le premier lui a cassé du sucre sur le dos, le traitant de menteur, de cynique, bref, de ces qualités qui font les politiques (dont il fait partie). Il a aboyé contre son adversaire et la foule de sympathisants en était enchantée. Et en redemandait (évidemment). Oui, il s'est déchaîné contre son ennemi numéro 1 (je devrais peut-être dire number one, pour tomber dans le jargon à la mode). Non, je n'y étais pas, mais j'imagine aisément que ce devait être du délire dans une salle surchauffée, électrisée par des paroles  assénées avec une violence verbale sans frein. Avoir le verbe haut, c'est porteur surtout quand on a devant soi un parterre de gens déjà convaincus que leur poulain est le meilleur. Pour moi, ce type d'argumentation est démagogique (le bipartisme doit absolument être maintenu, n'est-ce-pas ?) : il ne s'agit pas de convaincre, mais de mettre la pression. En fait, les moules sont préfabriqués, il suffit de se couler dedans. Et c'est là tout l'art du politique : il saute de grand matin dans son costume et ne l'enlève que le soir. Quand la personnalité du politique est déjà exacerbée (il brise tous les canons du savoir-vivre, ne respecte pas l'étiquette, se fout royalement des normes...), le costume devient une cuirasse, une armure et je défie quiconque de vouloir changer cet état de fait. Ainsi en va-t-il de la politique : lever le menton et crier plus fort que l'adversaire. En fait, une guerre intestine qui consiste à démolir l'autre, non à coups de poings, mais à coups de gueule. Et dans ce pugilat, tous les coups sont permis.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 05:30

Voilà que les bagages sont pris à partie : ils seraient chargés d'oseille. Et ce n'est pas tout. On lève tout un tas de lièvres bien malodorants. Apparemment, tout est bon pour se refaire une santé sur le dos des utres. Evidemment. Tout aussi apparemment, si ces écarts de bonne conduite sont en cour, c'est sans doute tout simplement parce que le bon peuple accepte, voire réclame, que l'on dénonce les travers des ex ou des possibles futurs. AÏe ! La république souffre de travers qu'il est commode, et sans doute utiles, de dénoncer. Serait-ce le grand retour des Monsieur Propre ?

Tandis que l'on répand du venin en veux-tu, en voilà, la barque est en train de chavirer plus que jamais. On oubie d'écoper avec vigueur. Tous les efforts pour sauver l'équipage semblent inutiles : la finance s'écroule.

Eh oui, la crise - qui semblait jugulée (pour certains mais pas pour d'autres) - reprend de la vigueur et menace l'ensemble d'une Europe en souffrance et fortement chahutée sur les marchés. Les bonnes intentions et les déclarations fermes ne suffisent pas à enrayer les tentatives de déstabilisation. Il fallait sauver le soldat Ryan, désormais, il faut sauver la monnaie unique. Donc conserver à tout coût le triple A alors que les déficits sont abyssaux et incontrôlables. Ces pauvres riches, c'est dit, participeront à l'effort demandé à toute la population : ils seront ponctionnés à hauteur de 3%. Mais seulement jusqu'à ce que l'on soit revenu à un déficit de 3% du PIB. L'égalité entre ces deux pourcentages laisse songeur. Mais sans doute est-ce faire preuve de bien mauvais esprit que d'y voir autre chose qu'une simple coïncidence. Admirons donc la sagesse de cette décision et l'esprit civique dont ces pauvres riches font la démonstration : tout ce dévouement est admirable. Sus donc et surtout sans aucun complexe aux niches fiscales : le chien doit réintégrer sa vraie place et ne plus montrer le bout de sa truffe. Encore moins donner de l'aboiement. 

Les "efforts" consentis par les décideurs suffiront-ils à sauver autre chose que la face ?

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 22:47

Pour une fois, j'ai regardé (mais pas dans sa totalité) une émission-débat. Sujet au goût du jour ? L'inculpé qui fait encore la une tant sa notoriété est grande. Evidemment il y a sujet à débattre, l'une de nos spécalités en vogue depuis quelque temps et qui peut faire polémique.

La question centrale semblait être : l'affaire aura-t-elle des conséquences pour le parti d'opposition aux présidentielles ? Marrant comme chacun tourne essentiellement autour du pot. Autour de la table, un député de l'opposition, une féministe, un ancien ministre, un journaliste, une chercheuse du CNRS et un philosophe.*

Les avis divergeaient tout en se rassemblant : les mots selon comme ils sont agencés semblent vouloir dire quelque chose mais affirment le contraire. Un jeu un peu trouble qui consiste à ne pas répondre tout en ayant l'air de répondre. En fait, le jeu du chat et de la souris.

Ca se marchait un peu sur les pieds, ça coupait la parole et le meneur du jeu a dû à plusieurs reprises insister pour qu'il soit répondu à ses questions. Grosso modo, toujours la même foire d'empoigne quand on rassemble des gens qui n'ont quasi rien en commun, ou alors dont les intérêts divergent tellement qu'il est impossible qu'ils n'esquivent pas la réponse ou ne tentent pas d'assassiner l'autre à coups de petites piques sous un air aimable.

Malgré tous les aspects négatifs de ce type d'émission, c'était intéressant. Surtout parce que les personnalités étaient telles qu'il était inévitable qu'il se produise des frictions. Il en a tout de même émergé quelques points positifs : la morale a été évoquée, le rôle des médias, la transparence également. Bref, rien que ces trois points méritaient qu'on soit attentif.

Il y a eu une tentative de définition de la frontière entre vie privée et vie publique, un rappel de la fragilité humaine et surtout une question qui est tombée quelque peu en brioche alors qu'elle aurait mérité à elle seule tout un débat non pas survolé mais approfondi : les politiques doivent-ils être irréprochables ? Pour moi, le terme est assez inexact car il s'agit bien plus d'exemplarité.

En conclusion, il faudrait pouvoir écouter sans friture et réécouter afin de tout bien saisir dans la nuance. Malheureusement, tout passe très vite et comme il se dit depuis des lustres : "les mots s'envolent, les écrits restent".

 

* Détail croustillant, la parité homme-femme a été évoquée. Et il n'y avait que deux femmes.

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 01:26

Allons bon, le roi est non seulement en bas des sondages, mais en plus, il voit ses anciens alliés faire secession. Eh oui, le navire coule, alors les rats quittent le navire. Il avait voulu un grand parti de la droite. Il n'a plus désormais que des fragments de parti. Et ce n'est que le début. Il a réussi un sacré tour de passe-passe, mais n'étant pas grand prestidigitateur, la mainmise sur la pensée particulière s'est délabrée. Il exigeait que se taisent ceux qui levaient le petit doigt pour prendre la parole. Il a poussé le bouchon jusqu'à faire revoter à cause d'une voix en trop pour le camp adverse. Bref, il a usé de toutes les ficelles possibles. Aujourd'hui, il s'enfonce toujours plus, ne parvient plus à créer une dynamique qui le porterait à la prochaine présidentielle, se voit trahi par ceux qu'il avait adoubés.

Parce que ça fuit de partout, ceux qu'il a maintenu en sujétion en leur accordant un poste important, préfèrent prendre la poudre d'escampette avant qu'il ne soit trop tard. Et ils osent, ces gueux, parader sur les plateaux-télé et annoncer qu'ils fondent leur propre parti. Ils sentent tellement que 2012 sera une année fatale, qu'ils prennent les devants afin de ne pas perdre leurs avantages et encore moins leur possible position future. Ah, ils causent bien ces messieurs, adoptent un ton dégagé, disent qu'ils ne trahissent pas le roi, qu'ils le respectent, qu'il a fait de grandes choses, mais cela ne les empêche pas de le saborder encore plus en l'abandonnant à un an d'une échéance vitale. C'est bien parce qu'ils ont compris que tout était foutu qu'ils prennent leurs distances. On appelle cela du beau linge...

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