On a beau avoir matraqué qu'il fallait se faire vacciner, j'ai cru comprendre que peu de gens étaient intéressés, tant parmi le personnel hospitalier que parmi la population ordinaire. A mon
avis, ils en ont trop fait. A trop rabâcher que la pandémie serait monstrueuse, qu'il fallait savoir ne pas cracher à la figure des gens, avoir de l'hygiène, la population a ressenti de la
lassitude. Une lassitude que le gouvernement n'a pas voulu prendre en compte. Sans doute pazce qu'il lui fallait à tout prix soit faire peur au peuple, soit écouler les vaccins.
Et quels vaccins !
Aujourd'hui, alors qu'on a ouvert je ne sais combien de centres de vaccination un peu partout sur le territoire de notre doux pays, les files d'attente n'impressionnent personne. Evidemment,
puisque ça ne se bouscule pas au portillon. La réticence est générale et chacun se positionne dans l'attente des premiers résultats dudit vaccin. Et là, paf, une sacrée claque pour lui : il
engendre des troubles. On parle de quelque 91 cas (et ça, c'était hier). Cela a l'air de n'être rien et pourtant, c'est beaucoup même si le poucentage est faible.
Ceux qui sont entrés en résistance à force de réticences se frottent les mains. Ces cas sont là pour leur démontrer qu'ils ont eu raison de ne pas se mêler de cette affaire, de ne pas se laisser
imposer un vaccin fabriqué dans la précipitation, pas testé et inoculé un peu en aveugle. Etait-ce donc si urgent de procéder à la piqûre censée protéger de cette terrible maladie ? Le fléau
avait envahi chaque foyer à force de répétition, de pubs ineptes, de conseils, de rappels du danger. A tel point que la lassitude a servi de déclencheur de refus. Et ils se croyaient pédagos...
!
Faut-il en rire ? Peut-être !
Par Fred de Roux
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L'année 2009 s'essouffle : moins de deux mois pour parvenir à 2010. Et pourtant, cette année 2009 aura été le
théâtre de grèves itératives dans les transports lyonnais. Le second souffle de ces grèves à répétition qui mettaient les usagers dans le pétrin semble clos. Du moins pour la Direction du
Sytral.
Depuis septembre, le demi-tarif étudiant est en oeuvre : moins de 24,30 euros au lieu de 32,40 l'année précédente. Les étudiants peuvent soupirer d'aise : leur statut est enfin reconnu.
A cause des perturbations engendrées par la grogne des traminots, des conducteurs de bus et métro, le Sytral a octroyé 30% de réduction aux abonnés en novembre. Une mesure à laquelle les usagers
ont applaudi car c'étaient eux qui devaient marcher chaque jour de grève pour se rendre au boulot.
Tout le monde s'est réjoui trop vite : les abonnements augmentent dès le 1er janvier 2010 (en moyenne de 2,3%). Finie l'augmentation au 1er avril, poisson fort peu goûté par les usagers. On en
vient à l'année civile, ce qui paraît davantage logique que cette date désormais rangée aux oubliettes.
Les étudiants ont vraiment bon dos : la diminution de leur abonnement aurait coûté 2,7 millions de recettes en moins au Sytral. Un manque à gagner qu'il faut bien résorber. Argument facile et qui
risque de déplaire fortement aux abonnés ordinaires, les plus nombreux puisqu'en 2009 ils ont rapporté 20% de plus.
Le Sytral oublie de préciser que ces 30% en moins du mois de novembre entrent en ligne de compte. Ce fut un geste commercial, certes, mais bon, taxer ainsi deux mois plus tard les usagers est
innommable. D'autant que le Sytral avance l'argument que les abonnés sont remboursés de moitié par leur employeur. Pour ceux qui le font car ce n'est pas tout le monde qui accomplit cette
démarche.
Cette nouvelle manne sur le dos des usagers permettra, paraît-il, d'améliorer les infrastructures. Je ris : les abonnés, dès septembre 2010,
pourront recharger leur abonnement à partir de leur domicile, grâce à un lecteur relié à leur ordinateur. C'est étrange : le prix dudit lecteur n'est pas donné. Je ne peux croire en effet qu'il
sera gracieusement offert...
Pourquoi avoir choisi ce moyen plutôt que d'augmenter la part patronale ? Question de pratiques coutumières : ça remplace aisément la gabelle des temps anciens. Le pigeon est en effet
toujours plumé.
Par Fred de Roux
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J'ai lu récemment qu'un nouveau projet de loi était à l'étude. On a tellement pris l'habitude de voir des lois naître en enfilade qu'on n'y prête plus guère attention. Mais celle-là se noue en
catimini quelque part dans les couloirs des palais, derrière des rideaux bien tirés et dans des chuchotis entre ministres.
Souvenez-vous de l'idée fumeuse lancée cette année qu'on devrait peut-être revoir l'âge de la retraite... Ca vous dit quelque chose ? L'hypothèse de travailler jusqu'à 70 ans n'est pas restée
longtemps tapie dans l'ombre des volets clos et des cabinets ministériels. Elle ressort ces jours-ci et pratiquement ficelée. En gros, on n'annonce pas carrément qu'il faudra travailler plus
longtemps pour gagner une misérable retraite de vieux con qui s'est fait entuber par la crise. Dès 2010, les entreprises devront demander à leurs salariés sur le point d'atteindre 65 ans s'ils ne
voudraient pas rester un peu plus. Et dès 2011, cela deviendrait la norme.
Fini le temps où l'on pouvait jouir d'un repos bien mérité après une vie de labeur tout en conservant encore une forme qui permettait de profiter de la vie. C'est le grand retour au 19ème siècle
où l'on mourait à la tâche, pas assez vieux cependant pour attraper cet âge canonique et l'emmener danser. La vie se rallonge nous sussure-t-on continûment, la période de travail doit donc
également se rallonger. Et puis avec cette sécu qui rembourse nos soins, pourquoi ne pas persister un peu plus longtemps, attelé à son ouvrage, fier d'être productif (n'oublions pas que les
seniors doivent réintégrer le boulot, parce qu'ils ont de l'expérience...). Sauf que se tuer à la tâche n'est le rêve de personne, qu'il n'y a déjà pas assez de travail pour tout le monde et que
ceux qui pointent au chômdu aimeraient avoir leur place dans ce monde-là et que les jeunes aimeraient bien que les vieux décanillent pour enfin tenter l'aventure du boulot.
Finalement le fameux "Travailler Plus Pour Gagner Plus" est un slogan dont le sens est : Travailler Plus Longtemps Pour Gagner Un Salaire Plus Longtemps. Mais ça, on s'était bien gardé de le
signifier...
Par Fred de Roux
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Mercredi 11 novembre 2009
Merci à Renard qui sait renvoyer les informations qu'elle déniche. Je vous transmets ce lien intéressant : ce
reportage n'est pas français, mais suisse.
Par Fred de Roux
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Une de mes connaissances avait pour théorie que les gros mots résidaient davantage dans le ton employé que dans
les mots eux-mêmes. Il en va de même des commentaires émis par quelqu'un à propos d'un autre. Un exemple récent est là pour démontrer que la vulgarité s'exprime souvent là où l'on ne s'y attend
pas. Surtout quand la personne qui parle semble le faire comme si cela allait de soi.
La vulgarité de pensée est malheureusement devenue chose courante, voire la seule manière de faire. Surtout quand les propos sont synonymes de pensée unique.
Il y a violence avérée à penser et à dire que "lorsqu'on n'est pas d'accord on s'en va". C'est un peu fort de café. Et insupportable. Car enfin, chaque individu a le droit de penser par
lui-même. Ce n'est pas un manque de respect que de dire ce que l'on pense à l'inverse des autres, de ne pas partager l'opinion commune.
Apparemment ce droit à sa propre pensée est dénié.
Par Fred de Roux
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Le 28 octobre, BNP Parisbas a remboursé son prêt consenti par l'état après l'explosion officielle de la crise. 5 milliards 100 millions (en deux tranches de 2,55 milliards).
L'Europe prévoit un déficit à hautuer de 8,3% pour cette année et de 8,2% l'an prochain pour l'état français, puis de 7,7% en 2011. Cocorico !
Pendant que les banques continuent à s'enrichir, le contribuable va devoir revoir à la baisse ses revenus et à la hausse les taxes et autres impôts.
Le malus automobile va s'accélérer (normal puisque ça roule).
La taxe carbone va s'étager de 0 pour un véhicule acquis en 2010 et 2011 car émissions inférieures à 152g de CO2 par kilomètre. Je vous passe le détail des émissions pour arriver au plafond : des
émissions supérieures à 250g deCO2 par kilmomètre se traduiront par une taxe de 2600 euros.
L'assurance-vie, produit chéri du peuple dit-on, verra sa taxation alourdie. Le principe de cette assurance est qu'elle était perçue par les héritiers sans taxation sur les intérêts. Cet avantage
est désormais supprimé : 12,1% desdits intérêts seront prélevés pour être versés à la Sécu.
Les impôts sur le revenu bénéficient d'un nouveau barème :
Anciennes tranches
Nouvelles tranches Taux
d'imposition
jusqu'à
5852
0
0
de 5852 à
11673
de 5876 à 11720 5,5%
de 11673 à
25926
de 11721 à 26030 14%
de 25926 à
69505
de 26031 à 69783 30%
plus de
69505
plus de
69783
40%
La majoration est calculée sur le taux d'inflation (hors prix du tabac - qui augmente de 6%) soit
0,4%.
Et pendant ce temps-là, le bouclier fiscal survit à toutes les tentatives de suppression.
Bien évidemment d'autres taxes sont dans les cartons et ne tarderont pas à alourdir la facture pour le
contribuable. Merci qui ?
Par Fred de Roux
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Publié dans : actu finance
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Ouh là là ! Ca ronchonne sec dans les rangs de la majorité. Voilà que le père de "La France d'en bas", mène la fronde. Du jamais vu. Pas franchement consensuel quand il s'agit de pépètes ! A
juste titre !
Serait-ce à dire que les rangs se fissurent ? Il y a de l'eau dans le gaz. De plus en plus. Et ma foi, c'est rassurant que ces gens-là qui naviguent dans des sphères où l'on ne peut mettre les
pieds, s'en prennent aux directives dictées par sa majesté elle-même. Serait-ce un sursaut d'honnêteté intellectuelle ?
Pas vraiment en fait. Le sieur de l'expression - devenue précepte et le taxant quelque peu de snobisme mal placé - est régionaliste (comme bon nombre de ses confrères en députation). En tant que
tel, il n'est pas de son goût de voir ficelée une loi supprimant la taxe professionnelle. Je ne suis pas grand clerc en la matière, mais je peux tout de même comprendre sa révolte. Car après
tout, sans cette taxe que le roi veut supprimer afin de se mettre dans la poche les entreprises pour les futures élections, les régions auront bien du mal à boucler leur budget déjà restreint
alors qu'on empile sur leurs épaules des obligations de plus en plus onéreuses.
Bon, je sais, je réduis le propos et je me moque. Mais quoi, pourquoi ne rirais-je pas des maladresses de sa majesté qui entend mener rondement toutes les réformes sans tenir compte de quelque
avis que ce soit et qui malmène ses fidèles alliés sans comprendre qu'à trop secouer le cocotier, on se ligue contre lui et qu'on se liguera plus encore. Apparemment, ses collaborateurs en
communication ne sont pas plus clairvoyants que lui. Ils le mènent à sa perte car ils lui font accumuler maladresse sur maladresse (et le mot est faible...). il serait sage qu'il change de
conseillers, mais je me garderai bien de le lui souffler. Après tout, il gouverne comme il veut et s'il se trompe parce que ses communicateurs professionnels ne savent pas déceler la faille dans
les discours ou les réformes, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même. C'est un grand garçon après tout (plus de cinquante ans, un âge canonique), il est donc capable (du moins peut-on le penser)
de savoir peser le pour et le contre.
On n'a pas fini de parler de la fronde.
Par Fred de Roux
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