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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:24

 

Interview du patron du FMI par Arlette avec, en toile de fond, le Capitole. Moment intéressant car bien mené. Pour une fois, j'ai entendu ce que je répète depuis le début : la crise n'est pas finie et il faudra bien au moins deux ans avant que l'économie ne reparte. Je n'exclus pas qu'elle s'effondre totalement - il ne faut surtout pas écarter cette hypothèse -  mais cela, le patron du FMI ne l'a pas dit. Il n'est pas économiste pour rien.

Il répondait avec aisance aux questions de la journaliste politique et admit que l'aide de l'Europe avait été bien tardive. Qu'il aurait fallu ne pas autant autant tergiverser. Tiens donc ! Il a longuement parlé de l'Europe, insisté sur le fait que l'euro c'était l'Europe et qu'actuellement elle était mal perçue par le reste de la planète parce que, selon lui, elle était bourrée de défauts structurels. Ca y est, le mot est lâché. L'Europe, pour résister aux coups de boutoir des spéculateurs, doit se donner les structures appropriées, celles d'un gouvernement économique européen. Les pays membres ne peuvent continuer leur propre politique économique chacun de leur côté. Si l'on veut que l'Europe soit forte et sorte de la crise sociale qu'elle connaît, de la crise de crédibilité en tant que puissance, il faut revoir les politiques intérieures et de décider d'une politique commune. Bref, il faut un gouvenement supranational qui harmonise l'ensemble et prenne des décisions communes. Il faut donc en finir une bonne fois pour toutes avec l'esprit de clocher, le nationalisme qui fait se fermer les frontières. C'est pas gagné.

Il est le gendarme des budgets des pays endettés. Mais, vous dira-t-il, il ne fait que des propositions, les gouvernements décident. Je présume sans trop de difficulté qu'il sait inciter à la rigueur et que, mine de rien, il fait pression. Il est suffisamment rodé aux arcanes politiques pour se révéler un bon diplomate. Il est brillant, il faut le reconnaître. Et sous des airs bonhommes, il a une poigne de fer. Car il sait de quoi il parle. Et ses propos résonnent avec clarté et laissent deviner sa pensée. Même s'il se réfugie derrière des arguties ponctuelles et fort sympathiques.

Est-il vraiment socialiste ? Bonne question. Quand on tient entre ses mains autant de pouvoir (récupérer la mise des pays endettés), certes, on brasse des idées porteuses telle celle de ne pas enfoncer les classes défavorisées.

Est-il sincère quand, à la question de sa possible candidature en 2012, il répond ainsi : "Laissez-moi travailler" ?


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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 09:57

 

Où l'on reparle de la garde à vue, mais surtout de ce que dénonce la CNDS qui sera remplacée par "le défenseur des droits". A chacun de juger : la liberté de pensée exige que je ne fasse pas de commentaire lorsque je mets en ligne un article.

 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/garde-a-vue-des-manquements-graves-a-la-deontologie_893085.html#xtor=AL-447

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 05:54

 

On n'y fait pas attention et pourtant on devrait s'y arrêter. Chaque fois que nous recevons (une fois par an) la note des assurances (logement, voiture,...), une petite ligne  est appelée pudiquement "frais accesoires". On n'en s'en inquiète pas. Et pour cause... voilà des décennies que nos assureurs nous les imposent. A force d'habitudes, on est devenu indifférent, on ne se pose plus de questions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Nous sommes des cochons payeurs qui ne se révoltent plus. C'est vrai qu'à force d'être pompés, ça peut se comprendre et comme, avec l'euro, les sommes apparaissent modiques (on a déjà oublié qu'un euro, c'est 6,55957 francs), notre attention n'est pas retenue. Il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui, les primes d'assurances sont prélevées directement sur les comptes des clients


Eh bien, on a tort.


Petit retour en arrière : autrefois, quand les ordinateurs n'existaient pas, les appels étaient faits... à la main. Un travail titanesque qui nécessait de la main d'oeuvre. Main d'oeuvre qui avait un coût. Les petites mains remplissaient les bordereaux, quittances et autres documents indispensables. Etaient-elles rétribuées à l'acte ? Il paraît que oui, mais ce n'est plus d'actualité. Nous sommes au 21ème siècle, l'ordinateur est roi, ce qui soulage bien les travailleurs des compagnies d'assurances : d'un clic, c'est parti. Le "traitement automatisé de l'information" (c'est ainsi que cela s'appelle) devrait - logiquement - induire que ces frais n'existent plus. Ce n'est pas le cas.


En outre, il semblerait que 8% des sommes versées concerne la "gestion administrative" des dossiers. En clair, c'est la double peine pour l'assuré qui n'a aucune assurance d'être bien géré, sauf au niveau des sommes versées (pardon, prélevées).

 

Merci le Canard (n° 4670 du 28 avril)


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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:56

 

Non, cette lettre ouverte n'est pas de moi, mais d'un toubib. Oui, elle est adressée au Président. Je ne ferai aucun commentaire, je vous laisse juge. Merci à J.-G. de l'avoir mise en ligne.

 

 

Docteur Christian SADEK

Médecin généraliste
Les Prades 46250 CAZALS
                                                                                                                                                     Monsieur Nicolas SARKOZY
                                                                                                                                                    Président de la République Française

Cazals, le 08 Mars 2010

Monsieur le Président de la République,

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n’est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n’a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement.

Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet.

En tant que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France « d’en bas », des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d’impôts et s’en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H / jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants. Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c’est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater…
Je pense que c’est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va arriver mais on ne connaît pas la date.
C’est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France.

Il serait dommage que notre Pays, qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l’incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d’une troisième révolution qui achèverait de le ruiner.

Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l’aurait prononcée « Ils n’ont plus de pain alors qu’ils mangent de la brioche ». L’ENA n’existait pas mais déjà nous avions déjà une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain.
C’est peut-être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée.

Nous sommes en présence d’un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président ?
Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu’ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu’ils ne soient bons qu’à payer des impôts.

Je pense, en tant que médecin, que la révolution c’est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.

Après le dépistage des délinquants à l’âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu’allez-vous nous pondre : le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n’en sois pas la première victime !

Vous êtes en train de nous faire une France à l’Américaine. Mais pas celle d’Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l’industrie et de l’armement. Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L’Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l’Angleterre), maintenant elle en a deux.

Lors de l’invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l’armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. S’il n’en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l’intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit « primum no nocere » - d’abord ne pas nuire - et il a su l’appliquer.

Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l’esprit d’un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo).

Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut-être voulu) d’incompétents notoires qui n’ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la «grosse» épidémie de grippe A. Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n’avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut-être résolu le problème dec hômage en créant un maximum d’emplois…..dans les funérariums. Il y a un proverbe qui dit« au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l’ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n’était-ce pas une diversion, pour faire parler d’autre chose que de la crise ce qui aurait risqué d’échauffer les esprits ?

En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m’inspire un peu de vous - après tout c’est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la prévention.
Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France «d’en bas», comme avait dit Jean-Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouver suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu’elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n’ont pas voté pour vous et que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l’anéantir.

Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes ent rain de créer un système de santé à l’américaine, c’est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l’accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus.

Vous êtes en train d’anéantir l’enseignement qui est le type même d’investissement à longt erme où l’on dépense aujourd’hui de l’argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l’élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l’ont bien compris.

Avec la suppression du juge d’instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l’est pas déjà.

A l’allure où vous allez, la France sera le premier pays sous-développé d’Europe : plus d’université, plus d’hôpitaux, plus d’industries, plus de services publics, plus d’agriculture….… une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus.

Attention ! Les Gaulois à l’image d’Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance
 
Docteur Christian Sadek »
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 14:02

 

Je n'ai pas pour habitude de me planter devant la lucarne, mais aujourd'hui, jour férié, j'ai mis en route la télé. Et ma foi, je ne regrette pas cette rupture de ma routine ordinaire.

 

Figurez-vous que j'ai regardé, avec beaucoup d'intérêt l'émission "La fabuleuse histoire des excréments". Quoi, me direz-vous, comment peut-on parler de ces choses-là ?  Eh oui ! J'ai beaucoup appris. Et surtout dans le domaine des trouvailles scientifiques. On en revient aux "fondamentaux" de nos anciens qui récupéraient tout. Ainsi en Suisse, on étudie le moyen de créer du compost à partir non seulement des étrons, mais également de l'urine, riche en phosphates, source d'engrais. Certes, il faut traiter, éliminer les bactéries pathogènes, mais quel d'économies quant à l'emploi des  produits chimiques... ! C'est absolument fantastique ce que l'on peut faire.

 

Saviez-vous qu'il existait un building à New-york, nouvelle génération, le Solaire ? Dans cet immeuble de trois cents appartements, l'eau est retraitée. Je parle des eaux usées (toilettes, lessives, vaisselle, salle de bains). Economie donc d'eau potable. Tout est récupéré, traité et repart dans les circuits pour justement alimenter la chasse d'eau et autres usages ne nécéssitant pas que l'eau soit buvable. Que voulez-vous ? Il paraît que la terre va manquer d'eau, il vaut donc mieux prendre le taureau par les cornes avant que tout se transforme en déserts, non ?

 

Au fait, saviez-vous que les austronautes éjectaient leurs besoins naturels dans l'espace ? Et qu'ils restaient en suspension dans l'atmosphère. Mais non, vous ne prendrez pas sur la figure leurs déjections. D'ailleurs, aujourd'hui, la NASA a lancé un vaste programme de récupération et étudie toutes les pistes possibles quant à ces matières organiques bien encombrantes. Point n'est besoin de polluer notre atmosphère qui souffre déjà du réchauffement climatique, n'est-ce-pas ?

 

Au japon, on utilisa longtemps des toilettes au-dessus desquelles on s'acroupissait. Las ! C'était inconfortable et synonyme d'hémoroïdes (entre maux énoncés par celui qui dirige un musée de vasques tant anciennes - fort belles pour certaines - que modernes. Au pays du soleil Levant, désormais, la modernité a relégué dans les placards les vieilles coutumes et on utilise de plus en plus ces "trônes" occidentaux. Et comme nos amis levantins sont ingénieux et fort doués en électronique, ils usent de composants pour toilettes high-tech. Ils ont même inventé un abattant chauffant pour fesses sensibles au froid de la porcelaine. Et comme leur inventivité n'est jamais à cours d'idées, ils ont créé des WC expérimentaux translucides qui permettent de comprendre le système du syphon et de constater son efficacité. Bref, ils usent toujours de l'eau, mais n'ont surtout pas oublié l'aspect liquide et l'aspect solide. Les toilettes du futur se décomposeront en deux parties, l'une pour uriner, l'autre pour trôner. Et désormais, quand on a un kimono, on peut mettre ses toilettes dans son salon, ni vu, ni connu. C'est très décoratif. Si, si, je vous assure, ça l'est. Et comme ils pensent à tout, ils ont même fabriqué une cuvette pour Sumo ainsi qu'un rabattant plus épais (vous comprenez, c'est une question de poids, et dans le cas d'un sumo...).

 

Bien sûr, on a évoqué les toilettes sèches. On commence à en équiper les nouvelles constructions. Et c'est révolutionnaire : tout tombe tout droit et comme des créatifs ont réfléchi aux remontées odorantes, le réceptacle final est pourvu de micro-organismes bouffeurs d'excréments  dont c'est le métier de traiter nos déchets. Du coup, c'est inodore.

 

A terme, nos déjections n'échoueront plus dans les rivières et ne viendront pas nourrir les océans. Pourvu que de nouvelles espèces aquatiques et maritimes ne disparaissent pas...

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:31


Ca chute et ça chahute.


La crise grecque fragilise l'euro et donc tous les membres de l'union européenne. Hier, les bourses du vieux continent ont brutalement chuté et notre royaume plus que les autres. Affollement général : l'Europe s'est réunie, car la crise est de plus en plus grave. Si l'Euro perd toute crédibilité sur les marchés, c'en est fait de lui. Et, par voie de conséquence, c'en est fait de l'union sacrée de l'Europe.


Je disais il y a peu que l'aide à la Grèce venait trop tard à cause des tergiversations et de la mésentente des pays membres. Oui, il faut avoir conscience que l'aide à la Grèce a été trop longtemps reportée. Les spéculateurs ont joué sur ses déficits. Et la frilosité de ses petits copains européens. On applaudit à deux mains le résultat.


Aujourd'hui, la solidarité semble de mise, mais il faut avoir présent à l'esprit que cette aide n'est pas encore finalisée. Et ne pas oublier qu'avant tout, si l'Europe consent enfin à prendre le taureau par les cornes, c'est parce qu'elle est acculée par les marchés. Avoir le dos au mur, ce n'est pas plaisant, mais à qui la faute ? Qui n'a pas su - ou plutôt voulu - recadrer les banques quand ils leur ont consenti des prêts pour que l'économie ne s'écroule pas ?


La seule solution est bien évidemment la régulation des marchés mis sous tutelle des états. Mais le mieux, ce serait encore d'effacer toutes les dettes et interdire la spéculation. Ne rêvons pas : les dirigeants, dépendants des banques, ne se hasarderont jamais à jouer ce jeu-là.


Si ça, ce n'est pas la fin d'un système...

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:21

 

De nouvelles propositions de loi se font jour. Avec, à la clé, le passage en revue sur les modes de scrutin. Il est fortement question de supprimer le mode de scrutin à la proportionnelle. Ce qui signifierait l'impossibilité de triangulaire au second tour. La volonté est donc désormais de réformer afin que le bipartisme soit la règle. Exit les petits partis toutes tendances confondues. Finie la démocratie réelle puisque les voix minoritaires n'auraient plus de place dans le paysage politique. Si cela ne s'appelle pas une régression...

Deux voix possibles (ou deux voies ?).

 

Et dire que le Royaume-Uni - qui n'a toujours pas formé de gouvernement faute de majorité - est là pour désigner du doigt que le bipartisme est ressenti comme défunt... Et que les britanniques aspirent à un renouveau politique, qu'ils dénoncent, par leurs votes, leur refus de bipolarisation.

 

Pas de doute, en ce royaume où il fait de plus en plus bon vivre, on prend le contrepied de la logique démocratique.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 13:48

 

L'Europe s'est enfin décidée à soutenir un pays membre en grande difficulté. Enfin ! Ce n'est pas trop tôt. Et même est-il vraisemblablement trop tard. La spirale sans fin des déficits est la conséquence d'une crise quasi mortelle. Les grecs peuvent dire merci aux banquiers, aux spéculateurs qui se jettent sur la dépouille encore chaude de leur pays. Comme si leur situation n'était pas déjà assez dramatique.

Aujourd'hui, grève public-privé. Un événement à suivre car le mécontentement du peuple grec est justifié. C'est lui qui va trinquer. Gel des salaires et des retraites dans la fonction publique, augmentation de deux points de la TVA,... Pas de quoi emporter l'enthousiasme de la foule rassemblée pour protester contre le plan d'austérité. Une austérité qu'ils doivent à l'inconséquence financière et à celle des états qui n'ont pas su recadrer les banques quand la crise a éclaté. C'était pourtant la seule chose à faire. Mais non, surtout pas ! Il faut faire confiance au monde de la finance si l'on veut que le système se survive à lui-même.


Dans l'oeil du cyclone, Portugal, Irlande, Espagne... Tout va mal en Europe. Et de mal en pis. Le manque total de courage politique de tous les états a fait se décupler les problèmes. Mais, comme par hasard, le royaume ne ferait pas partie du lot des vilains dépensiers. Comme c'est étrange : la dette est énorme, les milliards se superposent et finiront bien par faire craquer la fragile couche de vernis qui occulte des caisses vides. Ca risque d'être salement explosif.

Malgré la bourse archi-plate du royaume, nous prêtons un argent que nous n'avons pas. Qu'il faudra rembourser. Si nous le pouvons, bien sûr, car si tout s'effondre, il faudra du temps, beaucoup de temps pour relever le défi d'une dette colossale : nous n'avons plus d'industries, mais seulement des services. Avec ça, nous voilà bien lotis. Mais haut les coeurs, notre générosité est proverbiale et jamais nous ne nous permettrions de ne pas mettre la main au portefeuille pour soutenir un voisin en train de plonger dans l'abîme.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:08

 

Nous avons nos syndicats et nos voisins ont les leurs. Une fois ceci établi, il faut se pencher au chevet des nôtres. Courrier International est un journal qui vaut son pesant d'or. Je vais donc vous livrer la substance d'un de ses articles car il apporte un éclairage que je soupçonnais depuis longtemps mais je ne disposais pas des données que nous livre l'article dont je vais citer des fragments.

Nos syndicats peuvent toujours organiser des manifs, mais ils ne sont pas "en mesure d'organiser des grèves dures et long dans un secteur économique". Tiens donc... ! Et c'est le planton des affaires sociales du palais qui le dit. Interrogeons-nous sur le pourquoi de ce constat (nous ne l'avons pas attendu pour nous en rendre compte). Toujours selon ce monsieur, aucun des trois acteurs-négociateurs ne sont en mesure de lutter car ils sont truffés de points faibles : le palais parce qu'il a encaissé une déculottée sévère aux régionales, le patronat, divisé, a besoin du soutien du palais (il est donc à la botte), nos syndicats historiques parce qu'ils sont ceux qui, en Europe, ont le moins d'adhérents (seulement 7% pour 25% - et ce n'est qu'une moyenne - dans le reste de l'Europe.

Tout étant inversement proportionnel, pendant que le nombre d'adhésions baissait, en revanche le nombre des cadres syndicalistes augmentait (5 fois plus qu'en 1970).

Depuis 1982, les entreprises cofinancent le travail (système imposé par l'état : c'était donc sous la gauche) et l'état participe via les entreprises publiques, les municipalités, les groupements de communes... et "L'Etat paie les syndicats pour qu'ils participent à la gestion du système social et du Conseil économique et social, un organisme ruineux et parfaitement inutile qui a été imaginé jadis comme une troisième Chambre aux côtés de l'Assemblée Nationale et du Sénat".

Ce qui est valable pour les grandes entreprises ne l'est pas pour les PME ou les Services dans lesquels les syndicats ont du mal à s'implanter. Notamment à cause des "sans-papiers" (restauration, nettoyage, sécurité) qui sont une manne facile à trouver et largement sous-payée, donc indéfendable.

Aujourd'hui l'abandon des problèmes des "petits" se fait pour le bénéfice de la défense des prérogatives syndicales et notamment les secteurs d'où ils tirent le plus d'adhérents.

Politiquement, le président élu en 2007, sans doute trop content de la configuration syndicalo-socio-économique mise en place par la gauche, tenta de faire alliance avec les deux plus grands syndicats historiques (CGT et CFDT totalisant 990 000 affliés) mais échoua dans son entreprise réformiste. Et comme la crise est venue en rajouter une couche sur le plan économique, ses rêves de modernisation de l'économie, de la réforme de l'état-providence et du temps de travail, il n'a plus que pu jouer "un répertoire protectionniste avec quelques accents anticapitalistes".

Si l'état persiste à négocier avec les syndicats, ce n'est que dans le but inavoué de ne pas voir fuir le vivier électoral ouvrier et de réformer les retraites (le journaliste use du qualificatif "cosmétique") sans effaroucher les retraités (les plus syndiqués du monde salarial, ce qui n'a rien de curieux leur époque étant bien différente de celle que nous vivons) et l'électorat de droite.

Voici la conclusion (elle parle d'elle-même) de Gero von Randow : "Ne serait-il pas temps de s'unir ? Doucement, il n'y a pas urgence : l'argent continue d'affluer, la base peut aller et venir, mais l'appareil, lui, demeure".


 

Toutes les phrases en italique sont tirées de l'article de Gero van Randow, traduit et publié par Courrier International, semaine du 29 avril au 5 mai 2010 (site de cet hebdomadaire : www.courrierinternational.com)

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 19:04

 

1er mai 2010. Jour du muguet. Mais pas seulement. Comme tous les ans, défilés organisés par les syndicats sur tout le territoire. Contrairement aux années précédentes, ces défilés n'ont pas fait recette. Environ 3 à 4 fois moins de participants que l'an dernier. Non, les syndicats n'attirent plus les foules. Et pour cause...

 

Peu importe la sempiternelle bagarre des chiffres annoncés et par les syndicats et par les préfectures ! Cette année, peut-être parce que ce premier mai est morose (il pleut), les salariés ont préféré bouder cette manifestation traditionnelle. Un peu comme ils ont boudé les urnes aux régionales. Vraisemblablement pour les mêmes motifs : ils sont désabusés, découragés, déçus et se sentent floués. Alors pourquoi se bouger puisque rien ne changera dans leur quotidien de plus en plus appauvri ?

 

Le brin de muguet qui embaume n'est plus accroché à la boutonnière, ni ne fleurit plus derrière les banderolles. Peut-être parce qu'il n'est plus le symbole représentatif du renouveau

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