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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 21:29

Après la Tunisie, il y a eu des manifestations en Algérie. Et voilà que l'Egypte ne fait pas mieux. Dans ces pays, le hasard fait que des potentats locaux se sont tellement installés dans le pouvoir qu'ils ne parviennent pas à lâcher prise. Les méthodes employées pour réprimer ces sursauts rebelles sont identiques : déploiement de l'armée ou la police, coupure des communications, Internet et réseaux sociaux inaccessibles. Pour éviter que les émeutiers ne puissent s'organiser. Apparemment, malgré cet étalage de force, les manifestants continuent à bouger, se rassembler, cherchent à prendre possession de certains lieux, bref, leur soif de liberté est si grande qu'ils n'ont même plus besoin de se donner rendez-vous pour se retrouver.

La tyrannie s'exprime enfin ouvertement puisque ces chefs d'état n'hésitent pas à user de la force pour mater ces trublions à leur ordre public. Mais de quoi se plaignent donc ces peuples alors que l'image renvoyée par leur pays est idyllique ? Ne sont-ils pas de hauts lieux touristiques où les occidentaux n'hésitent pas à se rendre ? Que réclament-ils donc tant qu'ils n'auraient pas déjà ? Voudraient-ils donc disposer du même niveau de vie que ces touristes qui viennent en foule ? La liberté occidentale serait-elle donc si attrayante ?

Le problème n'est pas là. En fait, les opprimés finissent toujours par trouver le courage de se lever contre leurs tyrans quitte à y laisser leur vie. Tout plutôt que d'endurer encore le joug d'un esclavage, surtout quand il se dissimule sous l'apparence d'une certaine démocratie. A tout prendre, si l'on compare ce qu'est leur vie et la nôtre, ne sommes-nous pas mieux lotis ?

 

Ces révoltes appellent quelques questions : s'agit-il d'un effet boule de neige ? Ou n'est-ce qu'un épiphénomène ? L'équilibre du moyen-orient est-il en train de basculer ? Et s'il bascule, qu'en sera-t-il  pour le reste de la planète ?

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 22:09

    Ce qu'il se passe en Tunisie laisse songeur. Vous souvenez-vous d'un autre dictateur, un certain Sadam Hussein qui rencontrait tous les chefs d'état et qui plastronnait tout en maintenant le couvercle sur la tête du peuple irakien ? Tyran parmi d'autres tyrans, il régnait sans partage, plaçait ses pions ici et là et personne n'y trouvait rien à redire de ses méfaits. Pourtant, il avait poussé loin le bouchon et, de mémoire, il avait déchargé des gaz sur une population qui était morte sans plus de tapage. Personne ne s'indignait vraiment qu'il puisse se livrer à de pareils méfaits et tout le monde continuait à le recevoir, à l'encenser, à lui prodiguer les caresses dans le sens du poil. Apparemment les tyrans ont la vie rose puisqu'on ne leur reproche rien ou presque. Question de diplomatie.

    Le dictateur tunisien, flanqué d'une épouse plus jeune que lui, sévissait depuis plus de 20 ans mais personne n'en tenait compte. La similitude des faits est troublante. Toujours cette diplomatie qui tolère qu'on se conduise mal, qu'on gangrène tout un peuple pour  perdurer au pouvoir.

Sauf que là, la rue s'est révoltée et après des jours de soulèvement, de tirs à balles réelles, de morts, la colère du peuple a chassé du pouvoir celui qui, depuis trop longtemps, l'opprimait. Et pendant que ce peuple-là subissait le joug de sa tyrannie, personne ne mouftait mot. En quelque sorte une absolution généralisée, comme dans le cas de Sadam Hussein.

    Il était temps que la rue reprenne le pouvoir car ce triste sire aurait persisté pendant encore de longues années, contraignant le peuple à ne pas être libre tout en passant pour le redresseur de l'économie de son pays aux yeux des autres états.

    Pourquoi les tyrans ont-ils la vie aussi dure ? Pourquoi faut-il une révolte des petits pour qu'enfin les chefs d'état admettent qu'il vaut mieux soutenir les opprimés ? Pourquoi ce silence consensuel ? Sans doute la morale étatique est-elle trop pervertie pour admettre les réalités d'ailleurs.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 20:09

Le plus grand hasard m'a fait suivre nos sénateurs dans un débat dont ils avaient eu l'initiative. Toutes sensibilités confondues, ces dignes personnages n'ont pas hésité à interpeller le gouvernement à travers le premier ministre. Ils lui ont signifié qu'il empilait les lois sans qu'il y ait de décrets d'application, qu'il utilisait trop fréquemment la procédure d'urgence qui n'autorisait pas une étude sérieuse des lois, que cette procédure d'urgence était réservée aux véritables urgences, qu'elles devaient être l'exception et que le gouvernement semblait avoir pris la fâcheuse habitude d'en abuser et que l'exception devenait apparemment la norme et que les lois étaient bien trop nombreuses, que certaines n'étaient jamais appliquées, qu'on y perdait son latin et que le personnel manquait tant en nombre qu'en formation.

Tout ce qui s'est dit était fort intéressant, ne serait-ce que par le blâme à peine voilé envers ce gouvernement dont la course légiférante exaspère jusque dans les rangs de la majorité. Les critiques ont fusé de partout, orateur après orateur. Je ne sais si le ministre a répondu, j'ai plongé dans un sommeil intempestif.

Je retiens que les sénateurs ont fait des propositions, réclament des contraintes, la détermination d'une date-butoir pour les décrets et même des sanctions en cas de non suivi d'effet quand une loi était promulguée. Les parlementaires se soulèveraient-ils ? On dirait bien qu'un vent séditieux s'est levé sur les rivages parlementaires...

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 09:10

 

Et vous ? Vous avez les abeilles ? Donc vous savez qu'une surmortalité inquiète les apiculteurs. Vous savez également que ce sont elles qui pollinisent la flore. Si les abeilles disparaissent de notre paysage, la désertification est inéluctable et avec elle l'extinction de l'humanité.

 

http://www.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?copy

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:08

On dirait bien qu'une nouvelle affaire assez crapoteuse se dessine sur l'horizon pharmaceutique. Oui, vous avez bien compris : je me mets moi aussi à évoquer ce médicament généreusement remboursé sur prescription médicale et qui semble bien avoir englouti quelques centaines de millions en provenance de notre chère sécu tout en ayant envoyé ad patres quelques malades ayant avalé une pilule si amère qu'aujourd'hui, on ressort leurs cadavres de l'oubli.

Non, je ne citerai pas son nom : tout le monde le connaît car on ne parle plus que de cela. Vous aussi savez que ce dossier est sur la sellette tribunalesque, qu'il n'est pas encore nommé de juge indépendant mais que police et gendarmerie enquêtent sérieusement. En outre, des associations se seraient constituées pour déposer des plaintes conjointes. Avouez que cela la fout mal dans le paysage et que les laboratoires se passeraient bien d'un scandale. Car si seul l'un d'entre eux est actuellement sur le grill, les autres doivent bien trembler car qui échappe à l'appât du gain vite et facilement gagné ?

Pourtant, on aurait pu penser qu'en matière de santé, les recherches et donc leur aboutissement par commercialisation du produit étaient quelque chose de sérieux. Ce n'est pas la première fois que des scandales éclatent et que des êtres humains subissent le joug de décisions malencontreuses.  Dans le cas que j'évoque, ce qui semble plus que tout "crapuleux", c'est que ce médicament était répertorié depuis longtemps comme étant inefficace et potentiellement dangereux. Interdit ailleurs que dans l'hexagone alors que des médecins tiraient la sonnette d'alarme depuis 1990, il aura fallu attendre 2009 pour qu'enfin il ne soit plus prescrit. C'est une spécificité très française d'avoir dix ans de retard sur les autres pays. A croire que le principe de précaution dont on nous rebat les oreilles vaut dans les deux sens. Est-il nécessaire de chipoter sur une mise sur le marché si c'est pour retarder le retrait quand enfin on admet que ça ne vaut pas pipette, quand ce n'est pas carrément nuisible, voire mortel ?

Je note cyniquement que le mis en cause a eu droit à sa déco de noël au revers de son veston. Comme quoi, quand on fait de l'argent, on peut tout s'acheter. Ils sont "légions" ceux qui, sous les ors de la république, se voient décerner des "titres" napoléoniens qui, à mon sens, devraient être réservés à ceux qui ont rendu d'éminents services à la nation. L'enrichissement industriel semble grenouiller au plus près dans les hautes sphères puisque ses représentants sont de plus en plus présents dans les cohortes auxquelles cette distinction est distribuée. Si la Révolution avait aboli les privilèges, distinctions, médailles, titres et autres fanfreluches, pourquoi les avoir remis au goût du jour si c'est pour distribuer de l'honneur à propos de n'importe quoi ?

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 13:36

Il neige, l'une de ces neiges qui ressemblent à de la pluie mais qui, avec le froid qui s'intensifie, devient très vite de la glace. On nous a promis un vendredi blanc de blanc. Pour l'instant, ça tombe de manière continue mais ne s'amasse pas. Alors, ce Noël blanc ? Sera ou ne sera pas ? 

 

Ce soir,  les catholiques se rendront rituellement à la messe de minuit. Auront-ils une pensée pour tous ceux qui souffrent de la guerre, pour ces hommes, ces femmes, ces enfants qui n'ont plus rien et qui tremblent de peur ? Pour les vieilles personnes isolées qui ne réclament que le réconfort d'un peu de tendresse ? Pour les sans abri qui rêvent de se réchauffer et sombrent dans le sommeil  le corps glacé sous de pauvres cartons givrés ? Pour ceux qui ont été licenciés et se demandent ce que demain leur réserve ? Pour les malades sur un lit d'hôpital qui n'attendent plus rien de la vie sinon la fin de leurs souffrances ? Combien de gens, ce soir, seront dans la tristesse et ignoreront les joies que cette fête semble réserver à quelques privilégiés ?

Noël, un jour ordinaire parmi tous les autres. Pourtant, chaque année, la tradition fait ressortir la crêche, les guirlandes, les chaussures sous le sapin pour y déposer les cadeaux. Au retour de la messe où chacun se recueille, le chocolat chaud sera servi avant d'aller se coucher. Les enfants regarderont les paquets enrubannés et devront attendre le lendemain pour les exhumer de leurs emballages rutilants. Heureux enfants qui ont le bonheur de vivre dans la paix de cette nuit magique. Qu'ils sont loin tous ces malheureux auxquels on n'accorde aucune pensée, tout à la joie de ce jour, symbole de paix et de réconciliation.

 

JOYEUX NOEL A TOUS

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 10:46

Fantastique ! Les clients du fournisseur historique subissent une double peine.


http://www.pcinpact.com/affichage/60939-orange-tva-television-taux-augmentation/92701.htm


Je n'en reviens pas : le client en question n'ayant qu'internet se voit infliger une TVA à 19,6 et une TVA à 5,5.

Bizarrement, quand on n'a que l'accès (fort réduit) au réseau, comment peut-on bénéficier d'une double TVA. Dans ma candeur incurable, j'additionne les deux pourcentages pour arriver à un total de 25,1%. C'est pas beau ça ?

 

Au fait, la double TVA ne concernait-elle pas seulement ce qu'on appelle communément le triple play (internet, télévision, télévision) ?

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:23

L'euro est chahuté ces derniers temps. Après avoir atteint des sommets tels que les exportations étaient plus difficiles, voilà qu'il ne cesse d'avoir des hauts minimes et des bas de plus en plus alarmants. L'europe tente de redresser la barre, mais à 27, c'est apparemment compliqué. La crise est l'une des causes, mais le pire vient de la mondialisation. Et que dire des spéculateurs qui épient l'état des finances des pays en difficulté pour mieux les expédier aux enfers ? Un sacré cocktail qui pourait bien faire tout exploser.

Voilà un moment que les économistes tirent la sonnette d'alarme, mais comme toujours, même s'ils élèvent le ton, l'écho qui leur est renvoyé n'est pas favorable. Il faut dire qu'on ne pense que finances et économie. Comme si le monde ne pouvait tourner qu'autour de ces deux pôles intimement liés. On ne pense que croissance alors qu'on est en récession. Je ne dirai pas que les états restent immobiles, non, ils se contentent des dogmes désormais bien établis. A savoir une croissance en difficulté mais qui ne peut que reprendre du poil de la bête.

L'Europe s'affole, se réunit, discute, tente de trouver une issue à cette spirale qui prend de l'ampleur et risque de l'engloutir. L'Europe n'est plus compétitive. les pays émergents la remplacent avantageusement : main d'oeuvre nombreuse et à bas coût, des marchés sur la planète entière, le désir de dominer le vieux continent et les Etats-Unis. Vers qui se tourner désormais ? Il ne reste rien ou presque de l'hégémonie européenne sur le continent africain. Ce n'est plus le temps des colonies et encore moins des empires.

La tentation protectionniste n'est pas exclure, même si l'on assure en haut lieu qu'il n'en est pas question. D'ailleurs, le voudrait-on qu'on ne le pourrait pas. Chaque pays est trop petit pour contrer à lui seul ces nouveaux géants dont le PIB va croissant car ils ont raflé toutes les industries qui faisaient la fortune des européens. La faiblesse de l'euro, cette monnaie voulue par les décideurs, pourrait bien flancher encore et représenter non plus une sécurité mais un handicap. Certains préconisent le retour aux monnaies nationales. L'erreur à ne pas commettre, surtout face aux tentatives de prise de possession par les spéculateurs des pays endettés. Il faut donc afficher une belle unité pour écarter la "bête". Alors nos professionnels de Bruxelles se serrent les coudes et affichent un optimisme de façade. Ils ont créé un fonds permanent afin de contrer les attaques des marchés sur les états les plus faibles. Voilà la nouvelle solidarité : si l'un coule, il entraîne tous les autres avec lui. En faisant front commun, les états opposent cette solidarité aux tentatives de déstabilisation financières. Le hic,  les 27 ne sont pas égaux et les disparités sont telles que les moins bien lotis rechignent à mettre la main au porte-monnaie. Cela signifie en effet plus d'austérité, des dépenses bridées, des subventions qui risquent d'alourdir la facture puisqu'elles seront supprimées. Sauront-ils vraiment s'imposer une diète rigoureuse ? L'avenir le dira.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 20:53

Suivi une émission sur Public Sénat (prise en cours malheureusement). Malgré le ratage d'une partie de cette émission à laquelle participait une député, un avocat et deux autres personnes dont je n'ai pas réussi à identifier le pourquoi de leur présence autour de la table, j'ai prêté une oreille intéressée aux échanges entre les invités et le meneur du débat. Il était question de l'arme nucléaire pour laquelle la France semble avoir un penchant avéré. Il s'agissait des essais à l'air libre, d'abord dans le désert en Algérie. Essais auxquels participaient des militaires bien évidemment. Ces soldats étaient envoyés se faire ioniser pour tester l'inocuité des particules. Puis, ils passaient devant un détecteur qui les envoyait sous la douche tant que l'appareil crépitait, autrement dit tant que les radiations ne cessaient pas. Quant aux gens du cru, ils subissaient ces tirs sans bien savoir pourquoi, par la suite, on leur demandait d'intégrer une file d'attente afin de passer un examen médical en entrant dans un caisson. Images d'archives troublantes.

Malgré les accords de non prolifération nucléaire, la France a poursuivi ses essais nucléaires de plein air en Polynésie. Sans plus de souci des populations qui recevaient des radiations et en souffraient.

On sait aujourd'hui que se livrer à des tirs nucléaires n'est pas chose innocente. Les associations se battent pour qu'une loi d'indemnisation des victimes soit promulguée. La député semblait dire, de même que l'avocat, que la loi était détournée et que personne ne serait indemnisée. Il est question d'une liste de maladies provoquées aux essais nucléaires (cancers). Apparemment, c'est clair comme de l'eau de roche et en même temps d'un compliqué...

Quand j'entends ce type de débat, je me demande ce que je fais dans un pays qui se dit de droit et qui ne tient compte de pas grand chose. Ces soldats ont servi leur pays et  sont revenus porteurs de maladies consécutives aux radiations. Si véritablement la loi en cours se réduit seulement à une liste-type et à la tentation de n'indemniser personne, n'est-ce pas là la marque d'un mépris indécent ?

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 22:23

Vous tenez à la libre circulation des idées, vous aimez échanger en toute liberté ? Ceci vous concerne

 

http://www.avaaz.org/fr/france_internet_freedom/?vl

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