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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 20:17

 

D2V ose tout. Il n'a vraiment pas froid aux yeux. S'en prendre au plus haut personnage de l'état et de le traiter de problème pour le pays, fallait l'oser. Je n'en reviens pas. Si, si. Culotté tout de même de prononcer des phrases qui sont reprises en boucle par les médias...

Je ne rapporterai pas ses propos, tout le monde en a eu vent (comment en aurait-il pu en être autrement ?). Je me contenterai de peu de mots : il a affûté son mousquet et tire autre chose que des balles à blanc. Sidérant, n'est-ce pas ? Pas vraiment. Après tout, après le croc de boucher, cela valait bien une petite salve, non ?

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 23:18

 

Ma grande spécialité du moment ? Dénicher ici et là des trucs qui m'interpellent (oui, oui). Merci à Dominique, je viens de passer un excellent moment.

 

Vous verrez, c'est une chanson bien entraînante.


http://tienstiens.wordpress.com/2010/11/07/vama-repond-a-sarkozy/#comment-846

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 09:56

 

Merci Blanche pour cette piqûre de rappel à propos de Félix. Tu avais raison : il vaut le déplacement. Je n'ai jamais aimé les problèmes, mais celui-là, franchement, je l'apprécie, je le déguste, je le savoure. Huuuuuuuuum, que c'est bon !


 

http://felix1.over-blog.com/article-retraites-probleme-de-maths-59145434.html

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 19:04

 

On le sait, l'été est propice aux cambriolages. Mais la période n'est pas aussi déterminée qu'on pourrait le penser. Voici que plusieurs journaux sont l'objet de cambriolages. Et on ne vole pour ainsi dire que les portables des journalistes qui enquêtent sur une certaine affaire. Etrange tout de même, non ? Ne sont-ce que des coïncidences, l'effet d'un pur hasard ? Il y a là matière à réflexion.

Il faut dire que ces journaux alimentent la polémique autour de l'affaire W/B. Et comme par hasard, les portables dérobés sont ceux des journalistes qui "enquêtent" justement sur ce sujet. Certes, ils ne prétendent pas que ces vols sont consécutifs à leurs enquêtes, mais quand on sait que Médiapart, Le Monde, Le Point ont tous les trois été la cible de ces voleurs et qu'ils avaient matière à développement dans cette affaire sulfureuse, on ne peut que se poser des questions. C'est effectivement légitime de s'interroger sur ces trois vols, comme si les malfrats savaient avec exactitude ce que ces portables recèlaient.. D'où la question suivante : ça pue tant que ça qu'on n'hésite plus à subtiliser des documents via des malfaiteurs bien renseignés ? Parce qu'en plus des portables, il semblerait bien qu'on ait dérobé les fameux enregistrements qui ont suscité la polémique sur l'état de santé mentale d'une milliardaire d'un âge avancé. Alors là, comment encore supposer une simple coïncidence ? Non, ce n'est pas de la paranoïa, c'est tout simplement une déduction purement logique. Et même si les journalistes prétendent qu'ils n'en font pas une affaire d'état et qu'ils ne soupçonnent rien en tant que machination pour retirer les preuves de leurs enquêtes,  le lambda du coin de la rue ne peut que pencher pour l'hypothèse plausible d'une incursion programmée de main de maître et téléguidée par un pouvoir aux abois.

Saura-t-on jamais le fin mot de l'histoire ? Je doute que non. En attendant, toutes les supputations sont permises.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:43

 

Un article qui me décide à donner un coup de pouce au blog d'une amie dont le coeur généreux n'est pas assez connu. Un article qui permettra à ceux qui en ressentent le désir de faire part de leur soutien à ceux qui sont entrés en lutte contre une réforme que la majorité des citoyens rejette. A vous de déterminer si vous avez la volonté de vous monter  solidaires.

 

 

http://tisserande.over-blog.com/article-solidarite-aux-grevistes-59348839.html

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 22:12

 

Les manifs tournent au vinaigre. Le dispositif policier semble inefficace car il se laisse très vite déborder par des bandes de casseurs qui, après avoir commis leurs méfaits, s'échappent à toute vitesse. Ils se perdent dans le dédale des rues adjacentes pour revenir un peu plus loin et poursuivre les dégradations qu'ils sont venus perpétrer.

La police reconnaît que les casseurs ne sont pas des manifestants, mais des bandes attirées par l'aubaine suscitée par les protestations lycéennes, étudiantes et salariales. Des vidéos circulent montrant les exactions de ces individus encagoulés. Autant dire tout de suite que ces jeunes venus on ne sait d'où n'ont rejoint les rangs des manifs que pour se livrer à la casse et au pillage.

Ces violences ressemblent furieusement à des guerillas urbaines. Et ce ne sont pas elles qui apporteront de la crédibilité aux slogans vibrants émis par les manifestants. Bien au contraire. Il va de soi qu'il ne s'agit plus que de cela dans les médias et non de ce que représentent ces défilés successifs. Comme si ces individus n'attendaient que cette occasion pour dévaster une société qui leur déplaît, à moins qu'ils ne croient qu'ils peuvent tout se permettre justement parce que ces manifs sont syndicalement organisées et qu'ainsi ils échapperont à la justice. C'est tellement facile de se fondre dans la foule, de passer inaperçu. Sauf qu'ils éprouvent le besoin de masquer leurs visages et qu'ils viennent armés de barres de fer. Pour casser de vitrines, et éventuellement du flic. Ce qui est avéré, et là, pas besoin d'être grand clerc, c'est bien pour foutre la merde qu'ils saisissent toutes les occasions pour se livrer à la violence. Une manière comme une autre de cracher à la face du pouvoir en place, à moins qu'ils ne s'agisse tout bêtement de cracher à la face des manifestants, de leur manifester le mépris qu'ils éprouvent à leur endroit. Ce qui laisserait alors supposer qu'il s'agit d'individus affiliés à l'extrême droite, violents par nature, ayant besoin de saccager pour se sentir supérieurs. Notre société est vraiment malade d'elle-même puisqu'elle est capable d'engendrer d'aussi sinistres personnages. C'est bien la preuve que même sans la crise ils agiraient de la même manière. Il faut dire que tout est fait pour exacerber les plus bas instincts. A qui profite le crime ?

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:44

 

Quelle sera la prochaine carpette ? Telle est la question en suspens. Oui, vous le savez bien, on ne parle que de ça, quel sera le prochain premier ministre ? Tout le monde y va de sa théorie. Mais personne ne sait quel sera le remaniement. Il faut bien parler de quelque chose d'autre de ce qu'il se passe en ce moment. Ca occupe les esprits des experts en décryptologie des arcanes du pouvoir et chacun a sa théorie. Elles valent ce qu'elles valent. Point barre. Celui qui a lancé l'idée, toujours le même, savait bien que ces experts se pencheraient sur la question et iraient de leurs commentaires. C'est réussi. Comme comm, il y a mieux. Souffler le chaud et le froid, c'est une technique qui a montré depuis longtemps ses limites. Apparemment, le premier personnage de l'état n'a pas encore compris que le souci majeur de la population était ailleurs. Normal, contrairement à ce qu'il affiche, les inquiétudes nées de ses réformes qui se déclinent sans aucune concertation et qui défilent les unes après les autres sont effectivement ce qu'ils redoutent le plus. L'assujettissement à la mondialisation et à ses effets pervers sur la vie quotidienne crée un climat délétère qui n'est pas fait pour se réjouir du devenir promis par cette politique de démantèlement des valeurs auxquelles les gens sont attachés. Alors, un remaniement ministériel programmé avec six mois d'avance et reporté au gré de sa fantaisie (qui consiste seulement à ce que sa loi sur la réforme des retraites soit votée comme un seul homme, malgré ses détracteurs, malgré les cris du peuple et des contre-propositions intéressantes), voilà ce qui n'intéresse personne sauf ces experts auto-proclamés. La réponse est claire ; quel que soit le prochain premier chambellan, comme tout est saucissonné par avance, ce sera du pareil au même.

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:32

Tout le monde ne peut poursuivre des études car personne n'a le même potentiel intellectuel que l'autre. C'est un leurre absolu que de prétendre que tous les jeunes doivent avoir le bac. cCest grâce à cette mesure imbécile que les petits métiers ont disparu de notre paysage. Tout ça pour masquer les courbes ascendantes du chômage. Et ce n'est pas le gouvernement actuel qui a provoqué cette catastrophe nationale. Cela remonte bien plus loin. Ceci posé, il porte la responsabilité de la continuité du système inauguré par ses prédécesseurs.

Qui de vous dispose près de chez lui d'un véritable cordonnier ? d'un bourrelier ? d'un serrurier ? Là où j'habite, il n'y en a plus. Depuis quelques décennies, que ce soit pour ressemeler les godasses, refaire un trousseau de clefs, graver une plaque de boîte aux lettres, je me rends dans un estancot à tout faire. Même chose pour faire imprimer des faire-part. C'est éminemment regrettable car mes semelles ne résistent pas longtemps, se décollent, se trouent et mes godillots finissent misérablement à force de marcher. Quand je refais des clefs, je fais des allers et retours innombrables parce qu'elles n'entrent pas dans la serrure et pour peu qu'elles consentent à y pénétrer, je ne peux les tourner, ouvrir  ou fermer.  Les plaques ne se font plus en cuivre, mais en plastique. Nettement moins esthétique et plus cher. Bref, la galère.

Il n'est pas jusqu'au pain qui soit vraiment traditionnel : la pâte est livrée surgelée. Beurk ! Le pain est devenu une denrée chère. Malgré le coût prohibitif, il n'a plus cette qualité d'antan. Il sèche dans la journée, n'a pas de corps, et sa saveur est triste. Or, quand on aime le pain, on le désire savoureux. Quel désaveu de la bonne bouffe que ce pain industriel, aliment sans lequel un repas ne ressemble plus à ceux de mon enfance...

 

Ce que je veux ? C'est qu'on cesse d'amener les générations à perdre leur âme. Nous avons tous besoin de ces commerces, non pas où l'on trouve de tout (et le plus souvent tout et n'importe quoi), mais où l'on est accueilli par un véritable professionnel, qui a la passion de son métier, qui travaille avec cet amour du beau et du bien fait qui satisfait le client. Une relation personnalisée vaut davantage que ces échanges automatiques aux caisses des grandes surfaces (pour l'instant il en reste encore, mais la modernité les remplacera bientôt - c'est déjà présent dans certaines chaînes de magasins - par des caisses automatiques). Les nouvelles technologies détruisent peu à peu tous les métiers. Les chaînes rendent incontestablement le travail plus productif (construction automobile par exemple), mais c'est au détriment de l'emploi. Les de plus en plus rares employés sont assujettis à la mécanique de systèmes robotisés. Nouvelle forme d'esclavage qui ne dit pas son nom. Jusqu'au jour où il suffira d'un seul homme pour piloter une usine entière via un ordinateur.

 

Je ne suis pas contre le progrès, mais contre la mécanisation à outrance qui réduit la population à n'avoir plus de possibilités de travail. Je ne suis pas pour la décroissance, mais pour une juste répartition du travail. Notre société nous a fait oublier l'essentiel : l'homme, pour vivre, doit se nourrir. Pour se nourrir, il a besoin d'occuper un emploi. Si on continue à lui ôter toute chance de se caser dans un métier ou un autre, alors, c'en est fini de lui. Est-ce cela que l'on veut ?

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 19:52

Un beau jour d'automne que cette journée. Un ciel un peu chargé mais pas d'averse ou de crachin pour perturber les défilés. Quelques timides rayons de soleil pour éclairer la colère des manifestants. Une belle journée donc.

Ils étaient nombreux, en rangs serrés, massés comme à leur habitude, attendant le départ de leur cortège. Toujours le même rituel : tout le monde se rend au point de rassemblement, la foule grossit à vue d'oeil, et il faut du temps pour démarrer. Quand le cortège s'ébranle enfin, le temps semble ralentir, tout le monde piaffe d'impatience. Il y a de quoi puisque les premiers arrivent sur la place que les derniers sont encore à s'échauffer en tapant du pied.

Les banderoles s'étalent à longueur de rangs, les slogans fusent des poitrines dans un même élan, montent, enflent et se répètent tout au long des rangées. Quelques uns ont des porte-voix, afin qu'on les entende et que soient repris en choeur les mêmes phrases blasphématoires (pour ceux qui ne partagent pas leurs opinions). Les syndicalistes mènent la sarabande, en tête de cette foule compacte, hétéroclite et homogène à la fois. Des élus, le poitrail ceint de l'écharpe tricolore, attendent leur passage, applaudissent en repérant les banderoles les plus affûtées. Leur soutien est inconditionnel, surtout lorsqu'ils sont dans l'opposition. Les autres, appartenant au parti majoritaire, brillent par leur absence à peine remarquée tant l'animation de la manif est grande.

La jeunesse est là, bien en place, déterminée à montrer qu'elle n'est pas d'accord avec la politique qui la laisse sur le bord du chemin. Elle réclame du travail, exigeante, sûre d'elle. Elle ne rit pas cette jeunesse, malgré les fanfares, les tambours, les banderoles agressives. Elle ne veut pas de cet avenir bouché par des élus qui n'ont rien compris et qui s'entêtent à lui fermer la porte de la professionnalité et, pis encore, une retraite paisible. Elle sait que si elle se tait, c'en est fini d'un futur joyeux et qu'elle devra jusqu'au dernier souffle s'échiner pour un salaire pitoyable.

La manif s'étend au long des avenues, boulevards, cours, rues, ponts. Le bruit est intense. Ici et là, on aperçoit des uniformes qui encadrent et surtout repèrent. Si jamais il y avait des débordements... On ne sait jamais, mieux vaut prévoir des échauffourées... Casques et boucliers, bottes et matraques scandent cette marche protestataire. Oh certes ils se font discrets, mais déjà par le passé, on les a vus s'ébranler en marge de la manifestation et contraindre par la force quelques individus qui n'avaient rien fait d'autre que de se mêler aux contestataires.

 

La foule est immense. Et pourtant, quand les JT parlent de cette journée, si l'état consent à augmenter le nombre de manifestants pour cette énième protestation, le chiffre annoncé ne correspond toujours pas à l'ampleur de ce nouveau rassemblement. Pour lui, un  tiers seulement sera reconnu. C'est tellement facile de minimiser la bronca qui saisit le peuple auquel on veut faire avaler une réforme indigeste. Et le plus indigeste, c'est ce mépris affiché envers ceux qui se battent pour que la jeunesse arrive sur le marché du travail sans avoir à passer par la case Pôle Emploi, pour qu'elle accède au monde du travail sans attendre et qu'à l'âge normal elle puisse jouir d'un repos bien mérité. Mais ça, l'état ne le voit pas, ne veut pas le voir et encore moins le comprendre.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 17:11

 

Je ne sais pas ce qu'en pensera l'Europe, ou le Vatican, ou l'Onu, mais s'ils apprennent l'existence du fichier MENS (traduisez Minorités Ethniques Non Sédentarisés), les rodomontades ne suffiront pas à apaiser leur ire contre notre cher pays.

Ce fichier qui, très clairement, concerne les itinérants que sont les Roms, n'a pas été déclaré ni à la CNIL, ni à La Halde. Des associations se chargent de les informer apprend-on, et donc de porter plainte contre un tel fichier.

Est-on au bout de nos découvertes ou bien nous faudra-t-il encore ravaler notre salive, nous abreuver de la lie de ce fond de tonneau abandonné dans un coin d'une cave sordide ? Quand saura-t-on qu'enfin cette démocratie dont nous nous réclamons n'est plus foulée aux pieds parce qu'elle dérange l'hégémonie d'une certaine pensée ?

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