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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:20

Depuis un certain temps, on débat de la notation dans les écoles. Il y a les pour et il y a les contre. Ils me font doucement rigoler. Ils ne posent pas le problème en soi, ils se contentent de discuter dans le vide car ils campent sur leurs positions. Et ça m'agace prodigieusement. Car enfin, il suffirait peut-être de regarder à la loupe les directives ministérielles pour comprendre que, autrefois, avec seulement le certificat d'études, un élève s'en tirait plus qu'honorablement. Si on n'avait pas inventé d'autres méthodes que le syllabisme, c'est-à-dire, la méthode globale ou semi-globale,  nous n'aurions pas aujourd'hui des étudiants qui ne savent pas écrire correctement dans leur langue.  Quoi, vous n'êtes pas d'accord ? Et pourtant, vous-mêmes n'êtes pas issus de ces générations qui ont appris le BA B A de la lecture ?  Réfléchissez un peu. Il  y a une cinquantaine d'années et même nettement moins, toute une classe d'âge n'allait pas au-delà d'un certain niveau. Mais cette classe d'âge, lorsqu'elle cessait d'user ses fonds de culotte sur les bancs de l'école, s'en sortait fort bien. Elle lisait, écrivait et comptait mieux que tous ces traîne-savatte qui s'échinent à obtenir des diplômes ronflants.

Alors, messieurs, soyez un peu sérieux, vous appartenez chacun à une tranche d'âge différente. vous avez votre propre perception du problème, vous parlez de traumatisme et autres fadaises. Pourtant, si nos enfants aujourd'hui ignorent tout de leur langue et parlent un langage abscons, émaillent leurs copies de fautes d'orthographe et donnent à penser qu'ils ne connaissent pas les bases grammaticales, à qui la faute ? Pas aux instituteurs qui se sont échinés à leur inculquer leur savoir, mais bien à ces ministres qui ne résistent pas longtemps dans leur ministère et y vont chacun de leur réforme. Car quoi, il faut bien laisser une empreinte de son passage à l'Education nationale, n'est-ce-pas ? 

Cessons de nous raconter des balivernes et revenons-en aux fondamentaux (un mot que j'abhorre mais qui est très mode, surtout en politique). Sachons exiger de nos enseignants qu'ils en reviennent aux bonnes vieilles méthodes. Et peu importe si nos chères têtes blondes sont "traumatisées" par les mauvaises notes à leur dictée ou leur devoir de maths. Quand on en reviendra à une véritable conscience de l'importance de notre langue maternelle et qu'on cessera d'émailler notre langage de mots anglais incompris par le plus grand nombre, nos enfants n'éprouveront plus de difficultés à appréhender la richesse de leur langue d'origine et sauront la manier avec la même maestria que leurs grands-parents. Cessons de sacrifier des générations sur l'autel de la réforme scolaire : elles méritent mieux.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 23:09

 

Tout augmente en janvier, personne ne l'ignore. L'abolition de la TVA à 5,5% sur les formules de triple play a été entérinée et l'augmentation aura lieu dès le 1er de l'an nouveau. Evidemment, ce seront les contribuables qui encaisseront cette hausse dont l'état attend quelques millions qui renfloueront des caisses sans fond.

Le nombre de médias visités par de mystérieux cambrioleurs augmente : Rue 89 est le petit dernier d'une liste qui s'allonge. Pour l'instant, les médias qui font des courbettes au pouvoir n'ont pas encore eu l'honneur de voir leurs locaux mis sens dessus dessous.

On sussure que les ordinateurs se surveillent plus facilement que les téléphones. Et en toute discrétion. Pas de risque de scandale d'écoutes puisque, hormis si on est un pro de l'informatique, on ne risque pas de s'apercevoir qu'on est surveillé.

 

Je vous garde pour la bonne bouche un article à propos de la campagne de comm du gouvernement portant sur la réforme des retraites. Bonne lecture !

http://www.rue89.com/2010/11/24/reforme-des-retraites-une-com-dapproximations-et-domissions-177500

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:48

La crise, cette sacrée crise qui n'en finit pas, contrairement aux commentaires des gouvernements qui parlent de croissance "molle", mais qui parient surtout sur la croissance, oh, bien faible, mais elle serait tout de même là, donc il y aurait embellie. Ils oublients ces gouvernants que la crise a mis à mal la société libérale grâce aux marchés et aux banques qui, à peine remises de leurs frayeurs de banqueroute grâce aux renflouement de leurs fonds par la charité du contribuable, toujours aussi inconséquentes et avides d'empocher toujours plus de dividendes, ont repris de plus belle leur jeux dangereux. Et ça boursicote ici et là, glanant ces espèces sonnantes et trébuchantes, au point que non seulement elles ont remboursé les avances étatiques, mais surtout ont remis en route leur système mafieux.

Ah, la crise... Elle n'en a pas fini avec nous. Après la Grèce, voici l'Irlande qui plonge à son tour. L'effet boule de neige risque fort d'entraîner d'autres pays de la zone euro dans la spirale infernale de l'endettement. On craint pour le Portugal, pour l'Espagne. Bizarrement, on n'évoque jamais la France. Et pourtant, notre situation est aussi piteuse que les états susnommés. Certes, on a enfin un budget de rigueur. mais cela suffira-t-il à enrayer la machine qui s'est emballée ? On licencie (comment parler autrement ?) jusque dans les ministères : le gouvernement est resserré (de 37, on est passé à 30 ministres), mais la ceinture n'a pas su rejoindre le dernier cran et on pourrait encore dégraisser. Sauf que ça ne servirait à rien puisque les ministres remerciés sans élégance trouveront bientôt des postes lucratifs dans de grandes entreprises en affaire avec l'état. On ne remplace plus qu'un fonctionnaire sur deux. On ferme des classes et on crée moins de postes d'enseignants. Bref, des mesures faites pour complaire à l'Europe dont l'oeil est rivé sur ces mauvais élèves qui n'en font qu'à leur tête et qui risquent de subir des revers de fortune catastrophiques. La France fait partie de cette classe dissipée : elle est arrogante, sûre d'elle, toujours en grève, refuse les réformes. Bref, elle devrait être au piquet depuis longtemps.

Alors si nos cousins irlandais sont dans la mouise, si les cousins portugais et espagnols ne devraient pas tarder à leur emboîter le pas et recevoir l'aide de la communauté européenne, on ne peut négliger cette pente sur laquelle nous glissons depuis un certain temps et donc envisager de nous retrouver parmi les derniers de la classe. Rassurons-nous : cela reste une affaire de famille. Même et surtout en temps de crise.

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 22:48

 

Après des mois tumultueux et forts en rebondissements, après avoir été  éclaboussé copieusement et sans aucune pitié, voilà qu'il est lâché. Pourtant, il y croyait, il s'y voyait malgré tout, malgré les scandales, malgré son maintien coûte que coûte au poste qui lui avait été confié. Il aura tenu alors qu'il était attaqué de toutes parts, son nom cité quasi quotidiennement, sa réputation entachée. Du cran ? Une posture pour mieux masquer qu'il était atteint ? Du courage ? De l'inconscience ? Allez savoir. Peut-être un peu de tout cela. Ou rien de tout cela.

 

Il se voyait reconduit dans ses anciennes fonctions ou dans un autre ministère. Mais non. Lâché, il a été lâché. Et pourtant, il était soutenu par ses amis du parti, du gouvernement. Et par le roi lui-même. Un honnête homme, disait-il. Un innocent vilement attaqué par la meute des journalistes qui ne lui lâchait pas les basques, débusquant le moindre détail afin de lui faire perdre son sang-froid et sa superbe.

 

Ces derniers mois ont dû lui être un enfer car il était sur la sellette plus souvent qu'à son tour. Oh, il a beaucoup menti. Et quand les démentis ont commencé à poindre le bout de leur nez, il est resté raide dans ses bottes. Un homme politique comme on en fait sans doute peu. Il faut dire que sa position, bien qu'écorniflée par les dénonciations journalistiques, n'en restait pas moins intéressante. Fidèle jusqu'au bout, croyant que le soutien royal lui était définitivement acquis, il vient d'essuyer la pire des infidélités : il a été trahi par les siens. Par le roi. Renvoyé sans élégance, le voilà désormais seul pour affronter un avenir peu glorieux, aux prises avec la justice. Résistera-t-il  aussi vaillamment ? Il espère sans doute encore échapper à l'infamie judiciaire car il est couvert par sa notoriété ministérielle fraîchement décomposée.

 

Ce largage lors du récent remaniement ressemble fâcheusement à une déconfiture dont l'issue semble désormais acquise. Comme s'il n'y avait plus de doute sur sa culpabilité. Il est, dirait-on, devenu un boulet dont on est bien content d'être débarrassé. Un peu comme une tache sur un costume de bon tailleur. Du plus mauvais effet donc. Surtout dans ce monde qui se veut lisse et propre.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:15

 

Pendant quelques mois, tout le monde s'attendait à une révolution. Tout le monde était sur les charbons ardents, chacun y allait de ses hypothèses d'école, de ses supputations, de ses théories. Les plumes s'agitaient et les titres ronflaient. Les analystes politiques étaient en verve. Plus le temps passait, plus les langues y allaient de leur expertise. Peu à peu le portrait idéal se dessinait. Le microcosme était agité de tous les espoirs et de toutes les craintes. On se bousculait pour se montrer, on espérait faire partie du sérail.

Tout ce bruit dont l'issue était attendue se prolongeait. Quand enfin la sentence tomba. Oui, il y a bien remaniement mais minime. Le toilettage se réduit à un grand chambellan qui conserve ses prérogatives et à quelques départs. Le roi de l'ouverture, après des hésitations qui mettaient tous les prétendants sur le grill, a tranché. Le simulacre d'ouverture qui avait tant irrité les tenants du pouvoir absolu est résolu : le camp royal a retrouvé son unité sacrée.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 20:17

 

D2V ose tout. Il n'a vraiment pas froid aux yeux. S'en prendre au plus haut personnage de l'état et de le traiter de problème pour le pays, fallait l'oser. Je n'en reviens pas. Si, si. Culotté tout de même de prononcer des phrases qui sont reprises en boucle par les médias...

Je ne rapporterai pas ses propos, tout le monde en a eu vent (comment en aurait-il pu en être autrement ?). Je me contenterai de peu de mots : il a affûté son mousquet et tire autre chose que des balles à blanc. Sidérant, n'est-ce pas ? Pas vraiment. Après tout, après le croc de boucher, cela valait bien une petite salve, non ?

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 23:18

 

Ma grande spécialité du moment ? Dénicher ici et là des trucs qui m'interpellent (oui, oui). Merci à Dominique, je viens de passer un excellent moment.

 

Vous verrez, c'est une chanson bien entraînante.


http://tienstiens.wordpress.com/2010/11/07/vama-repond-a-sarkozy/#comment-846

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 09:56

 

Merci Blanche pour cette piqûre de rappel à propos de Félix. Tu avais raison : il vaut le déplacement. Je n'ai jamais aimé les problèmes, mais celui-là, franchement, je l'apprécie, je le déguste, je le savoure. Huuuuuuuuum, que c'est bon !


 

http://felix1.over-blog.com/article-retraites-probleme-de-maths-59145434.html

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 19:04

 

On le sait, l'été est propice aux cambriolages. Mais la période n'est pas aussi déterminée qu'on pourrait le penser. Voici que plusieurs journaux sont l'objet de cambriolages. Et on ne vole pour ainsi dire que les portables des journalistes qui enquêtent sur une certaine affaire. Etrange tout de même, non ? Ne sont-ce que des coïncidences, l'effet d'un pur hasard ? Il y a là matière à réflexion.

Il faut dire que ces journaux alimentent la polémique autour de l'affaire W/B. Et comme par hasard, les portables dérobés sont ceux des journalistes qui "enquêtent" justement sur ce sujet. Certes, ils ne prétendent pas que ces vols sont consécutifs à leurs enquêtes, mais quand on sait que Médiapart, Le Monde, Le Point ont tous les trois été la cible de ces voleurs et qu'ils avaient matière à développement dans cette affaire sulfureuse, on ne peut que se poser des questions. C'est effectivement légitime de s'interroger sur ces trois vols, comme si les malfrats savaient avec exactitude ce que ces portables recèlaient.. D'où la question suivante : ça pue tant que ça qu'on n'hésite plus à subtiliser des documents via des malfaiteurs bien renseignés ? Parce qu'en plus des portables, il semblerait bien qu'on ait dérobé les fameux enregistrements qui ont suscité la polémique sur l'état de santé mentale d'une milliardaire d'un âge avancé. Alors là, comment encore supposer une simple coïncidence ? Non, ce n'est pas de la paranoïa, c'est tout simplement une déduction purement logique. Et même si les journalistes prétendent qu'ils n'en font pas une affaire d'état et qu'ils ne soupçonnent rien en tant que machination pour retirer les preuves de leurs enquêtes,  le lambda du coin de la rue ne peut que pencher pour l'hypothèse plausible d'une incursion programmée de main de maître et téléguidée par un pouvoir aux abois.

Saura-t-on jamais le fin mot de l'histoire ? Je doute que non. En attendant, toutes les supputations sont permises.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:43

 

Un article qui me décide à donner un coup de pouce au blog d'une amie dont le coeur généreux n'est pas assez connu. Un article qui permettra à ceux qui en ressentent le désir de faire part de leur soutien à ceux qui sont entrés en lutte contre une réforme que la majorité des citoyens rejette. A vous de déterminer si vous avez la volonté de vous monter  solidaires.

 

 

http://tisserande.over-blog.com/article-solidarite-aux-grevistes-59348839.html

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