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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 22:47

Oui, le débat à propos des rythmes scolaires n'est pas encore éteint et les émissions se suivent, en décousent avec cette xième réforme envisagée qui ne s'appliquera que lorsque tous les acteurs du secteur auront rendu leur avis d'experts. J'ai noté qu'on évoquait tout, sauf un point quand on parle de ce rythme particulier qui inclut tous les élèves quel que soit leur âge. On parle de préserver leur horloge biologique, surtout entre 2 et 11 ans. Une tranche d'âge qui mériterait d'être étendue car tous les enfants scolarisés subissent les horaires des adultes et sans qu'il leur soit possible de donner leur avis. Pourtant, on s'ingénie à rassembler toute une foule d'experts, psychologues, médecins, enseignants, syndicats et autres individus censés penser pour le bien de notre progéniture. On invite même des associations de parents d'élèves. C'est dire si la question est prise au sérieux. Et pourtant...

J'ai relevé un manque dans tout ce qui était dit, qu'il s'agisse du corps médical, du corps enseignant ou des parents d'élèves. Pour moi, la première manière d'aborder cette question sérieuse serait de mettre sur le tapis tous les paramètres. Et il en est un dont on ne parle jamais. Je devrais dire qu'on n'évoque surtout pas. Le surtout est indispensable car si l'on en fait l'impasse, c'est parce qu'il dépasse largement l'hexagone et qu'en débattre serait aller à l'encontre d'un dogme établi.

Depuis combien d'années déjà on nous impose l'horaire d'été et l'horaire d'hiver ? Impossible de me souvenir. Ce que je retiens de ce double horaire, c'est qu'il perturbe salement mon rythme personnel et que j'en ressens de la fatigue, l'une de ces fatigues qu'on ne sait pas qualifier et que personne ne diagnostique. Cette mesure européenne, il en est un qui voulait la remettre en question : il était alors ministre et l'est, mais dans un autre ministère. On nous a bassinés avec les économies d'énergie et lui disait qu'elles étaient nulles et qu'il fallait revenir à un horaire annuel unique. Peine perdue, il n'a pas été écouté. Qu'importait que les populations pâtissent de ce décalage horaire puisqu'il fallait à tout coût réaliser des économies ?

Alors qu'il faudrait revoir les concepts économiques, il n'est pas cependant de bon ton d'évoquer ce rituel changement d'horaire qui subdivise l'année en deux semestres nocifs pour la santé de tous. Et plus particulièrement pour celle des jeunes enfants. Pourtant, le bon équilibre réclame l'attention des éducateurs, des médecins, des institutions. Et non pas les économistes qui racontent ce qu'ils veulent puisqu'il s'agit de la puissance économique, commerciale et financière. De saines préoccupations, sans doute, mais l'avenir ne se dessine pas sur une économie financière mais sur le bien-être de la population. Nos enfants sont l'avenir de ce pays inclus dans une Europe à la recherche d'elle-même car la crise a déplacé tous les curseurs habituels.

Il est donc temps de remettre en question ces horaires que le seul bon sens détermine comme nocifs pour la santé. S'ils veulent conserver, ces technocrates qui ne voient pas plus loin que le bout de l'économie mondialisée, des décalages horaires par rapport au soleil, alors qu'ils prennent en compte que leur souci n'est pas compatible avec la santé et que les enfants ont besoin d'avoir le même rythme que le soleil et non celui des marchés. Qu'on décale l'heure mais également les rentrées à l'école ou au boulot. Vivons donc en harmonie avec le rythme solaire et cessons de brider le sommeil sous prétexte qu'il faut épargner l'énergie électrique. Ce n'est pas la semaine de 4 jours qui est néfaste, mais bien cette bêtise incommensurable de ne pas considérer la santé comme le bien le plus précieux d'une nation. A force de leur imposer des horaires en contradiction avec la nature, il ne faudra pas s'étonner qu'à la longue, ils connaissent un épuisement précoce et une lassitude qui nuira à leur progression. A tant qu'à faire une réforme, autant aller au bout. Mais quel politique acceptera l'idée qu'on ne peut indéfiniment jouer avec l'horloge biologique des individus sans qu'il y ait des répercussions sur chacun d'entre eux ?

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 09:51

Il nous avait vanté son engagement commercial, avait répété que chacun de ses déplacements étaient bons pour les finances publiques. Bref, il n'avait jamais ménagé sa peine, surtout pour vendre des avions. Un petit détour par le Brésil, et voilà une commande qui fait sauter de joie le constructeur qui éprouve quelque peine à les écouler et ne sait plus à quel saint se vouer.

Las, la commande vient d'être annulée par celui qui en avait fait la promesse. Ce monsieur quitte prochainement le pouvoir et sa remplaçante a d'autres choix à effectuer nettement plus importants pour son pays. Voilà c'est annulé et bien annulé. Aïe ! Comme calotte, c'en est une belle.

Alors, son dernier voyage dont il rapporte des contrats censés renflouer les finances publiques, sera-t-il sanctionné par un retrait pur et simple de ces promesses ? Ce ne serait ni la première fois, ni la dernière car, il a beau rouler les mécaniques et vanter les produits du pays, le chant des sirènes l'attend à chaque fois.

Il lui reste présentement quelques émirats pour, peut-être, s'équiper chez nous, mais rien n'est encore venu confirmer ce qui se dit et s'étale en une des médias.

 

Pas de doute : la fierté nationale en prend un sacré coup. Notre pays est devenu tout petit et ne pèse pas lourd sur la scène internationale : on n'arrête pas de prendre des claques, on ne vend plus rien, on perd nos emplois, on subit la crise et en plus on gèle nos salaires. Dur, dur.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 21:25

 

Les semaines passent et se ressemblent. Enfin, pas tout à fait.

 

Il y a le voyage de sa majesté en Inde avec la reine. Le VRP agit pour obtenir des contrats juteux pour l'économie du pays. II a joué au touriste en compagnie de sa dulcinée tout en n'oubliant surtout pas que les gros sous étaient intéressants et qu'il ne pouvait revenir sans avoir dans l'escarcelle des pépettes sonnantes et trébuchantes pour redorer son blason largement terni. Et comme il sera celui qui dirigera le G20, il lui était indispensable de trouver un allié d'un pays tiers dit émergent. En vue, son désir sans cesse renouvelé de limiter la casse du climat. Autant dire qu'il s'est dépensé sans compter.

 

Il y a eu des élections dont les résultats ne laissent aucun doute. Et pourtant, la Côte d'Ivoire se trouve actuellement avec deux présidents. Malgré la reconnaissance internationale de l'élection incontestable de l'opposant au régime. Pas de doute : les dictateurs aiment le pouvoir et sont prêts à tout pour le conserver.

 

La candidature officielle d'une ancienne candidate à l'élection sûprême bouscule le calendrier imposé. Voilà qui fait désordre. Mais c'est vrai, pourquoi attendre encore je ne sais combien de mois pour se décider et foncer dans le lard ? L'actuel roi n'a-t-il pas déjà mis en ordre de bataille ses affidés les plus fidèles ? La tactique est bien de se mettre sur le devant de la scène pour s'imposer plus facilement.

 

La mère et la fille d'une saga tirée en droite ligne d'une série américaine se sont reconciliées après que la magistrature a jugée recevable la mise sous tutelle de la mère. Encore une histoire de famille qui se termine bien. Mais à quel prix ?

 

La justice suivra son cours pour l'affaire qui a défrayé la chronique pendant des mois. Il y en a un qui ne doit pas se sentir à l'aise face à ce qui l'attend, surtout qu'il a été largué par ses amis d'hier alors qu'il espérait leur appui inconditionnel et visait un poste en vue car il a, selon lui, l'étoffe d'un incontournable ministre, voire indispensable à un nouveau gouvernement. Le roi l'aurait-il sabordé pour sauvegarder sa propre destinée ?

 

Il y a de l'eau dans le gaz du tout nouveau parti écologiste. Né il y a peu, voilà que déjà l'un des siens démisionne et fait s'interroger ses partenaires d'hier.

 

La révélation par un site peu orthodoxe des échanges diplomatiques entre pays jette le trouble  sur la planète. Le fondateur, en outre, est, semble-t-il, poursuivi pour moeurs délictueuses. Ca fait désordre et il se dit dans les chaumières qu'il risque d'être extradé.

 

L'Irlande est contrainte de passer sous les fourches caudines du renflouement de son économie. Tout ça parce qu'elle a misé sur le mauvais cheval. La note risque d'être salée pour les contribuables. La crise est survenue et a croqué le capital d'un pays où les taux pratiqués incitaient les entreprises étrangères à s'installer, ce qui signifiait des profits intéressants. Ah, cette crise... ! Ses effets semblent de plus en plus pervers.

 

D'autres nouvelles seraient dignes d'apparaître dans ce récapitulatif succint. Mais il faut bien savoir s'arrêter : on ne peut tout recenser sans ennuyer ses lecteurs..

 

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 08:38

Allons-nous vers un réchauffement climatique ou une période glaciaire ? La question se pose. De toute évidence. Aujourd'hui, la neige recouvre tout d'un blanc immaculé. Les températures sont à zéro. Il fait froid. Mieux vaut se couvrir, user des petites laines de nos aïeux, de bottes fourrées et de bonnets. Voire ressortir les bonnes vieilles pelisses en peaux de bêtes.

 

Il neige depuis hier ; Lyon et ses environs n'échappent pas à cette couverture glissante. Plus rien ne circule hors le métro (il est enterré). Drôlement agréable pour tous ceux qui doivent se rendre à leur travail et sont bloqués chez eux, faute de transports. Trains régionaux, trams, bus, tout est resté dans les dépôts. Il en va ainsi dès que le moindre flocon fait son apparition. Et là, ce n'est pas un flocon, mais des myriades tourbillonnantes qui voilent le paysage. La visibilité est obscurcie, étrange phénomène quand on sait que la neige est blanche. Pourtant, pas de doute, le regard ne se perd pas dans l'immensité des rues qui s'enchaînent. Tout est soudain raccourci, un peu comme si le temps (non, pas celui de la météo)  et l'espace avaient perdu de leur profondeur et empêchaient les yeux de fouiller jusqu'à l'horizon le plus proche.

Les chutes d'une neige importante étaient annoncées et pourtant, on dirait bien que le salage ne parvient pas à rendre praticables les routes, rues, boulevards, avenues... Le temps s'arrête donc brutalement. Pas un bruit, pas un chat dans les rues. Le silence à perte de vue. Tout est d'un calme inhabituel. Pour un peu, on se croirait dans une campagne éloignée des rumeurs citadines. Ca, c'est plutôt bien. Surtout si l'on n'a pas à se déplacer. Sauf qu'il faudra bien sortir à un moment ou un autre, ne serait-ce que pour remplir les placards ou le réfrigérateur. Le temps s'arrête, oui, mais pas la vie. Il faudra bien se sustenter, ce besoin impératif pour que le vivant continue d'exister. Alors affronter ces bourrasques qui brûlent la peau et les yeux, mouillent les vêtements et refroidissent les entrailles, chacun sera tenu d'assurer un minimum dans une ville au ralenti.

 

Où est ce réchauffement climatique dont on nous rebat les oreilles ? Pardon, il s'agit plutôt des émissions de gaz à effets de serre. Les climato-sceptiques doivent se réjouir puisqu'ils évoquent davantage une période de glaciation et doutent fortement que ce réchauffement puisse inonder les terres proches des rivages maritimes. Pour l'instant on est plutôt submergés par un cocon blanc qui ne cesse de s'entasser millimètre après millimètre. Et ça tombe dru. Vraiment dru. Dame Grenouille en son bocal ne met plus le nez hors de l'eau. Demain sans doute osera-t-elle se hisser lentement, patte après patte, sur l'échelle de secours qui l'autorise à quitter son domicile...


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 23:01

J'ai appris récemment qu'une prise importante de cocaïne avait eu lieu. Importante en effet puisqu'il s'agit de quelque 100 kgs de cette cochonnerie. Une belle prise qui n'arrive pas tous les jours et comme je ne suis pas consommateur de ce type de paradis artificiel (ni d'aucun autre), je me réjouis qu'on ait débusqué un trafic qui rapporte gros à celui qui le met en place. Et qui coûte cher à ceux qui se laissent piéger par les éléphants roses et autres balivernes engendrées par les stupéfiants.

Je me réjouis d'autant plus, et même, j'ai un fou-rire à peine déguisé, que cette saisie s'est déroulée dans la banlieue chic, ultra-chic, de Paris. En plein Neuilly. N'est-ce pas là l'ancien fief du roi ? Comment pareille chose peut-elle arriver dans une ville qui se veut chic et choc ? Où l'argent s'entasse derrière les grilles des maisons de milliardaires ? Où l'éducation est telle qu'on ne fréquente pas plus loin que le bout de sa rue ou seulement les ministères ? N'est-ce pas incroyable ? Auriez-vous pu imaginer qu'en un lieu aussi respectable, où tout est lisse, sans heurt et de bonnes moeurs, quelques malandrins auraient le toupet de monter un trafic aussi sordide, aussi peu en accord avec le BC BG du coin ? Avouez que la plaisanterie, de quelque mauvais goût qu'elle soit, a de quoi provoquer l'hilarité. Le prêchi-prêcha de sa majesté qui nous ressasse que le pays, ça se mérite, qu'on doit respecter les lois, qu'on ne peut tout se permettre et qu'en sa demeure, rien de louche ne se passe, ce prêchi-prêcha insipide cache des turpitudes étranges, bien peu idoines quand on se sent de la classe et qu'on fraye avec une société ultra, vivant dans une insolente opulence.

Ca la fiche mal, non ?

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:20

Depuis un certain temps, on débat de la notation dans les écoles. Il y a les pour et il y a les contre. Ils me font doucement rigoler. Ils ne posent pas le problème en soi, ils se contentent de discuter dans le vide car ils campent sur leurs positions. Et ça m'agace prodigieusement. Car enfin, il suffirait peut-être de regarder à la loupe les directives ministérielles pour comprendre que, autrefois, avec seulement le certificat d'études, un élève s'en tirait plus qu'honorablement. Si on n'avait pas inventé d'autres méthodes que le syllabisme, c'est-à-dire, la méthode globale ou semi-globale,  nous n'aurions pas aujourd'hui des étudiants qui ne savent pas écrire correctement dans leur langue.  Quoi, vous n'êtes pas d'accord ? Et pourtant, vous-mêmes n'êtes pas issus de ces générations qui ont appris le BA B A de la lecture ?  Réfléchissez un peu. Il  y a une cinquantaine d'années et même nettement moins, toute une classe d'âge n'allait pas au-delà d'un certain niveau. Mais cette classe d'âge, lorsqu'elle cessait d'user ses fonds de culotte sur les bancs de l'école, s'en sortait fort bien. Elle lisait, écrivait et comptait mieux que tous ces traîne-savatte qui s'échinent à obtenir des diplômes ronflants.

Alors, messieurs, soyez un peu sérieux, vous appartenez chacun à une tranche d'âge différente. vous avez votre propre perception du problème, vous parlez de traumatisme et autres fadaises. Pourtant, si nos enfants aujourd'hui ignorent tout de leur langue et parlent un langage abscons, émaillent leurs copies de fautes d'orthographe et donnent à penser qu'ils ne connaissent pas les bases grammaticales, à qui la faute ? Pas aux instituteurs qui se sont échinés à leur inculquer leur savoir, mais bien à ces ministres qui ne résistent pas longtemps dans leur ministère et y vont chacun de leur réforme. Car quoi, il faut bien laisser une empreinte de son passage à l'Education nationale, n'est-ce-pas ? 

Cessons de nous raconter des balivernes et revenons-en aux fondamentaux (un mot que j'abhorre mais qui est très mode, surtout en politique). Sachons exiger de nos enseignants qu'ils en reviennent aux bonnes vieilles méthodes. Et peu importe si nos chères têtes blondes sont "traumatisées" par les mauvaises notes à leur dictée ou leur devoir de maths. Quand on en reviendra à une véritable conscience de l'importance de notre langue maternelle et qu'on cessera d'émailler notre langage de mots anglais incompris par le plus grand nombre, nos enfants n'éprouveront plus de difficultés à appréhender la richesse de leur langue d'origine et sauront la manier avec la même maestria que leurs grands-parents. Cessons de sacrifier des générations sur l'autel de la réforme scolaire : elles méritent mieux.

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 23:09

 

Tout augmente en janvier, personne ne l'ignore. L'abolition de la TVA à 5,5% sur les formules de triple play a été entérinée et l'augmentation aura lieu dès le 1er de l'an nouveau. Evidemment, ce seront les contribuables qui encaisseront cette hausse dont l'état attend quelques millions qui renfloueront des caisses sans fond.

Le nombre de médias visités par de mystérieux cambrioleurs augmente : Rue 89 est le petit dernier d'une liste qui s'allonge. Pour l'instant, les médias qui font des courbettes au pouvoir n'ont pas encore eu l'honneur de voir leurs locaux mis sens dessus dessous.

On sussure que les ordinateurs se surveillent plus facilement que les téléphones. Et en toute discrétion. Pas de risque de scandale d'écoutes puisque, hormis si on est un pro de l'informatique, on ne risque pas de s'apercevoir qu'on est surveillé.

 

Je vous garde pour la bonne bouche un article à propos de la campagne de comm du gouvernement portant sur la réforme des retraites. Bonne lecture !

http://www.rue89.com/2010/11/24/reforme-des-retraites-une-com-dapproximations-et-domissions-177500

 

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 22:48

La crise, cette sacrée crise qui n'en finit pas, contrairement aux commentaires des gouvernements qui parlent de croissance "molle", mais qui parient surtout sur la croissance, oh, bien faible, mais elle serait tout de même là, donc il y aurait embellie. Ils oublients ces gouvernants que la crise a mis à mal la société libérale grâce aux marchés et aux banques qui, à peine remises de leurs frayeurs de banqueroute grâce aux renflouement de leurs fonds par la charité du contribuable, toujours aussi inconséquentes et avides d'empocher toujours plus de dividendes, ont repris de plus belle leur jeux dangereux. Et ça boursicote ici et là, glanant ces espèces sonnantes et trébuchantes, au point que non seulement elles ont remboursé les avances étatiques, mais surtout ont remis en route leur système mafieux.

Ah, la crise... Elle n'en a pas fini avec nous. Après la Grèce, voici l'Irlande qui plonge à son tour. L'effet boule de neige risque fort d'entraîner d'autres pays de la zone euro dans la spirale infernale de l'endettement. On craint pour le Portugal, pour l'Espagne. Bizarrement, on n'évoque jamais la France. Et pourtant, notre situation est aussi piteuse que les états susnommés. Certes, on a enfin un budget de rigueur. mais cela suffira-t-il à enrayer la machine qui s'est emballée ? On licencie (comment parler autrement ?) jusque dans les ministères : le gouvernement est resserré (de 37, on est passé à 30 ministres), mais la ceinture n'a pas su rejoindre le dernier cran et on pourrait encore dégraisser. Sauf que ça ne servirait à rien puisque les ministres remerciés sans élégance trouveront bientôt des postes lucratifs dans de grandes entreprises en affaire avec l'état. On ne remplace plus qu'un fonctionnaire sur deux. On ferme des classes et on crée moins de postes d'enseignants. Bref, des mesures faites pour complaire à l'Europe dont l'oeil est rivé sur ces mauvais élèves qui n'en font qu'à leur tête et qui risquent de subir des revers de fortune catastrophiques. La France fait partie de cette classe dissipée : elle est arrogante, sûre d'elle, toujours en grève, refuse les réformes. Bref, elle devrait être au piquet depuis longtemps.

Alors si nos cousins irlandais sont dans la mouise, si les cousins portugais et espagnols ne devraient pas tarder à leur emboîter le pas et recevoir l'aide de la communauté européenne, on ne peut négliger cette pente sur laquelle nous glissons depuis un certain temps et donc envisager de nous retrouver parmi les derniers de la classe. Rassurons-nous : cela reste une affaire de famille. Même et surtout en temps de crise.

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 22:48

 

Après des mois tumultueux et forts en rebondissements, après avoir été  éclaboussé copieusement et sans aucune pitié, voilà qu'il est lâché. Pourtant, il y croyait, il s'y voyait malgré tout, malgré les scandales, malgré son maintien coûte que coûte au poste qui lui avait été confié. Il aura tenu alors qu'il était attaqué de toutes parts, son nom cité quasi quotidiennement, sa réputation entachée. Du cran ? Une posture pour mieux masquer qu'il était atteint ? Du courage ? De l'inconscience ? Allez savoir. Peut-être un peu de tout cela. Ou rien de tout cela.

 

Il se voyait reconduit dans ses anciennes fonctions ou dans un autre ministère. Mais non. Lâché, il a été lâché. Et pourtant, il était soutenu par ses amis du parti, du gouvernement. Et par le roi lui-même. Un honnête homme, disait-il. Un innocent vilement attaqué par la meute des journalistes qui ne lui lâchait pas les basques, débusquant le moindre détail afin de lui faire perdre son sang-froid et sa superbe.

 

Ces derniers mois ont dû lui être un enfer car il était sur la sellette plus souvent qu'à son tour. Oh, il a beaucoup menti. Et quand les démentis ont commencé à poindre le bout de leur nez, il est resté raide dans ses bottes. Un homme politique comme on en fait sans doute peu. Il faut dire que sa position, bien qu'écorniflée par les dénonciations journalistiques, n'en restait pas moins intéressante. Fidèle jusqu'au bout, croyant que le soutien royal lui était définitivement acquis, il vient d'essuyer la pire des infidélités : il a été trahi par les siens. Par le roi. Renvoyé sans élégance, le voilà désormais seul pour affronter un avenir peu glorieux, aux prises avec la justice. Résistera-t-il  aussi vaillamment ? Il espère sans doute encore échapper à l'infamie judiciaire car il est couvert par sa notoriété ministérielle fraîchement décomposée.

 

Ce largage lors du récent remaniement ressemble fâcheusement à une déconfiture dont l'issue semble désormais acquise. Comme s'il n'y avait plus de doute sur sa culpabilité. Il est, dirait-on, devenu un boulet dont on est bien content d'être débarrassé. Un peu comme une tache sur un costume de bon tailleur. Du plus mauvais effet donc. Surtout dans ce monde qui se veut lisse et propre.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:15

 

Pendant quelques mois, tout le monde s'attendait à une révolution. Tout le monde était sur les charbons ardents, chacun y allait de ses hypothèses d'école, de ses supputations, de ses théories. Les plumes s'agitaient et les titres ronflaient. Les analystes politiques étaient en verve. Plus le temps passait, plus les langues y allaient de leur expertise. Peu à peu le portrait idéal se dessinait. Le microcosme était agité de tous les espoirs et de toutes les craintes. On se bousculait pour se montrer, on espérait faire partie du sérail.

Tout ce bruit dont l'issue était attendue se prolongeait. Quand enfin la sentence tomba. Oui, il y a bien remaniement mais minime. Le toilettage se réduit à un grand chambellan qui conserve ses prérogatives et à quelques départs. Le roi de l'ouverture, après des hésitations qui mettaient tous les prétendants sur le grill, a tranché. Le simulacre d'ouverture qui avait tant irrité les tenants du pouvoir absolu est résolu : le camp royal a retrouvé son unité sacrée.

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