Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 15:49

La journée n'est pas finie que déjà on connaît les chiffres en provenance de la police. Marrant, non ? Bien évidemment, alors que des familles sont venues au grand complet manifester contre la réforme, que les jeunes se sont déplacés, que des travailleurs du privé se sont joints au cortège, le nombre de manifestants serait moindre que précédemment. A qui veut-on faire croire cela ? Comme d'habitude, il y a minoration, histoire de faire croire que tout le monde est content et soutient le gouvernement. Si un sondage (voir article précédent) paru dans un journal de droite dit que la cote de popularité de sa majesté est en chute libre (du jamais vu), qui croira les dires des assujettis au pouvoir ? Il ne faudrait pas prendre les citoyens pour des imbéciles car nombre d'entre eux peuvent témoigner que les rangs étaient serrés, que les rues bouchonnaient, que les slogans fusaient, bref, que la rue était possédée par ce peuple en colère qui refuse qu'on lui emballe sans peser une réforme qu'il juge inique. Bien sûr, ceux qui ne souffrent pas de la crise se sont bien gardé de suivre le mouvement populaire : ils n'ont pas besoin de réclamer quoi que ce soit puisqu'ils ont déjà tout et qu'ils sont les pourvoyeurs du pouvoir. Ils n'auront jamais à dormir sous un porche, à tendre la main, à faire la queue à la soupe populaire, à se demander de quoi leur lendemain sera fait. Encore que... Sait-on jamais...

Attendons-nous à une querelle de chiffres, on ne va quand pas changer nos sacro-saintes habitudes, non ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans actu
commenter cet article
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 13:20

 

Je crois que c'est la première fois qu'un président de cette république atteint un tel record d'impopularité. Le dernier sondage commandé par le Figaro annonce sans fioriture une cote à...


27%

  

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans fourre-tout
commenter cet article
30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 22:59
Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots
commenter cet article
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 19:45

Je ne suis pas concierge, mais je tiens tout de même à évoquer une affaire qui défraye la chronique. Oui, vous avez compris, je parle de l'affaire B/W. Nouveau rebondissement avec la requête en provenance du procureur général qui demande la nomination d'un juge d'instruction. Seulement voilà, le proc de Nanterre tient à conserver ce dossier. Alors que tout le monde sait qu'il est proche du pouvoir et qu'en refusant de répondre par l'affirmative à la demande de celui qui est placé au-dessus de lui, il entrave la bonne marche de l'élucidation des liens qui unissent les deux en cause. Je ne voudrais pas être mauvaise langue, mais franchement n'est-ce pas là la preuve qu'il y a des pressions exercées en sous main afin que cette affaire qui ne cesse de s'étendre et de révéler les dessous de certains financements particuliers ne soit pas étalée sur la place publique ?

 

Où est l'indépendance de la justice si un procureur s'oppose à la logique inéluctable de la démarche judiciaire courante ? On ne fera jamais croire aux lambdas que ces freins ne cachent pas quelque chose de très louche, voire de carrément crapuleux. Non, il ne s'agit pas d'une fixation morbide pour démolir quelqu'un, mais bien d'une norme que l'on bafoue. Au nom de quoi un procureur général ne serait-il pas en droit de vouloir suivre la procédure classique afin de disposer de l'intégralité d'un dossier alors qu'il s'agit d'une affaire qui peut avoir des retentissements certains sur le devenir d'un pouvoir affaibli par les affaires et qui n'entend pas prêter le flanc à la critique ?

 

Tandis qu'on tente de protéger un système apparemment douteux, les parlementaires continuent de légiférer. Les salariés verraient leur retraite recalculée sans état d'âme de leur part et certains beaux messieurs seraient absouts de leurs turpitudes ? Est-ce encore supportable ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 12:09

Une fois n'est pas coutume, je vous abonne à la littérature. J'ai trouvé ce texte ce matin. C'est de la science-fiction. Bonne lecture.

 

Sur cette planète fort lointaine dans la galaxie, les banquiers n’existaient pas encore. Quelques individus aux doigts acérés faisaient office d’usuriers. Encore qu’à cette époque, la monnaie ne représentait encore presque rien. On se contentait de faire du troc. Les habitants en petit nombre vivaient de manière chiche qui cultivant un jardin potager, qui fabriquant des ustensiles, faisant paître un troupeau, tissant du poil animal... L’entente était bon enfant.

Peu à peu la société archaïque se structura. Et se modernisa. Pour obtenir un bien, il fallut peu à peu céder une marchandise non plus par troc, mais contre cailloux plus ou moins gros. De la pierre, on passa au tissu, du tissu au métal. C'est là que les soucis commencèrent.

Au fil du temps, les techniques évoluèrent et prirent le pas sur le reste. Il n'était plus question de transactions d'échange à échange. Les usuriers devinrent les rouages essentiels de la société. Les taux étaient abusifs et plus d'un habitant se retrouva sur la paille. Quelques révoltes éclatèrent périodiquement, mais tout le pouvoir restait aux mains de ces êtres plus rusés que la moyenne qui s'enrichissaient sur le dos de leurs clients.
Vint une époque où les techniques atteignirent un degré tel qu'il fallut emprunter pour construire, fabriquer... Les usuriers réunis devinrent brutalement des banquiers. Les taux étaient variables, tantôt au plus bas, tantôt au plus haut. Les habitants dont le nombre avait crû en même temps que la santé s'améliorait, que les usines poussaient comme des champignons, que l'éducation se répandait, ne pouvaient plus se passer de ces quelques hommes détenant le pouvoir suprême : l'argent. Des métaux, on était passé au papier. Une invention géniale qui réduisait en apparence les écarts sociaux mais qui, en fait, les accentuait. Les plus malins parvinrent à se faire une place prépondérante, ils n'avaient plus maille à partir avec les banquiers, car bizarrement, c'étaient eux qui leur fournissaient l'argent.

Un jour, un liquide noir jaillit du sol. Tout aussitôt quelques familles importantes s'en emparèrent, l'exploitèrent. Toute l'économie tournait autour de ce liquide épais dont on tirait diverses applications : on se chauffait, on se déplaçait... Puis, avec les résidus, on imagina un nouveau produit : une matière surprenante dont on pouvait faire ce qu'on voulait. On créa des machines pour l'exploiter au maximum. Jusqu'au jour où un magnat rencontra un petit homme qui lui suggéra d'en faire des cartes de paiement. Aussitôt dit, aussitôt fait. On travailla ce produit, on inventa des machines qui le chauffaient, l'aplatissaient, le découpaient. De domaine exploratoire, on passa rapidement au domaine d'exploitation. Les banquiers jubilaient. Bientôt on n'aurait plus besoin d'imprimer des billets ni d'extraire des métaux pour frapper la monnaie. Leurs yeux en forme de dollars (une monnaie lointaine dont ils avaient entendu parler sans en avoir jamais vu) se mirent à briller. Toutes les supputations étaient permises. Ce service serait payant et emplirait davantage leurs poches déjà pleines à craquer. A peine l'idée émise qu'elle fut mise en application. Les banquiers, poussés par les magnats du liquide noir, n'étaient jamais à court d'imagination, ils eurent une illumination : et si on inventait des machines pour payer tout et n'importe quoi ? Ils embauchèrent des chercheurs peu regardants des implications que ce système induirait. D'étranges boîtes firent leur apparition, elles avalaient ce nouveau papier et le ressortaient dès l'opération accomplie. Rapidement, les drôles de boîtes avalèrent la rigidipapelle (c'était le nom de ce drôle de truc). Peu à peu, les habitants prirent l'habitude de se servir de cet nouveau papier.

Les habitants commençaient à regretter le bon vieux temps où ils allaient chez le boulanger, le boucher, l'épicier,... leur bourse bien remplie pendant à leur ceinture. Non seulement les frais prélevés par les banquiers écornaient leurs avoirs, mais les machines commettaient des erreurs. Elles étaient en effet fort capricieuses : tantôt elles obéissaient et défalquaient la somme voulue, tantôt elles s'interrompaient en cours d'opération et décomptaient deux fois le montant désiré. D'autres fois, la transaction était refusée, mais la somme était tout de même prélevée du compte de l'usager. Les habitants allèrent trouver leur banquier qui les écouta fort courtoisement, promit d'enquêter et les renvoya chez eux, rassurant. Hélas, les erreurs devinrent de plus en plus fréquentes et les habitants ne purent rentrer dans leurs fonds. Pendant qu'ils s'appauvrissaient, la santé financière des banquiers était florissante. Mais moins tout de même que celle des quelques magnats qui les avaient vampirisés dès l'apparition de ce produit miracle.

Très vite les habitants subirent le contrecoup de la disparition de la monnaie : qui ne pouvait plus régler le montant de son loyer, qui devait rogner sur les dépenses pour rembourser son emprunt... Les SL* firent leur apparition, devinrent de plus en en plus nombreux. Des associations charitables les prirent en charge. Mais vint un moment où leur nombre rendit nécessaire de créer des BA** et des LS*** en sollicitant la générosité des autres habitants. Le hic, c'était que les habitants ayant eux-mêmes encore un toit avaient de plus en plus de difficultés à survivre et devaient se saigner aux quatre veines pour nourrir leur famille. La misère grandit dans ce qui avait été vécu comme un pays de cocagne. Les habitants commençaient à comprendre que ce qu'ils avaient accepté comme un progrès n'était plus qu'une régression. Les ONB **** tiraient la sonnette d'alarme, alertaient les PP*****, mais rien ne bougeait. Ce n'étaient que promesses sur promesses, jamais suivies d'effets. Ou plutôt si : les PP semblaient écouter d'une oreille attentive, mais continuaient à s'en battre le cornet tout en prenant des mesurettes pour résorber cette précarité qu'elles n'avaient pas envisagée aussi répandue. Ce n'était pas leur problème. Elles, ce qu'elles voulaient, c'était conserver leur place car elle était lucrative. Elles dépendaient du bon vouloir des magnats par le truchement des banquiers, intermédiaires inévitables vu la structuration de la société. Elles n'allaient tout de même pas tuer la poule aux œufs d'or.

La suite de l'histoire ? Deux issues sont possibles :
a) la révolte gronde et les PP sont renversées.
b) Les PP se débarrassent de cette surpopulation encombrante.
__________________________________________________________________________

SL*         = Sans Logis
BA**       = Bonnes Actions
LS***      = Logements Sociaux
ONB**** = Organisation Non Bancaire
PP*****  = Poubelles Publiques

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Défouloir
commenter cet article
25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 15:42

Voilà deux jours de manifs qui se succèdent et rien n'en ressort. Quel que soit le nombre de personnes descendues dans la rue, quels que soient les slogans hostiles à la réforme des retraites, rien n'en émerge qui soit positif. Seulement de la mauvaise foi et une surdité stupéfiante. Deux fois que l'on ne tient compte de rien, sinon de l'objectif fixé et entériné par le parlement. La semaine prochaine, ce sera au tour du sénat de rendre sa copie. Nulle illusion à avoir quant à la version qu'il donnera de cette réforme : le texte devra être voté comme au parlement puisque sa majesté a décidé une "longue" concertation, six mois pour réfléchir et dialoguer. Six mois, c'est vraiment le temps nécessaire effectivement, du moins du point de vue des prêcheurs réformistes. Pour le reste, le mépris affiché envers les salariés et les syndicats - qui ne représentent plus personne  à, force d'avoir fricoté avec le pouvoir - démontre bien que le passage en force est devenu la norme. Comme pour les autres réformes engagées et votées, bien sûr, à une large majorité. c'est vrai qu'en ce monde mené à la baguette, les opinions divergentes ne sont pas admises. Elles sont même clouées au pilori et quand, par hasard, des voix se font entendre au sein du parti majoritaire, quand par hasard elles osent se faire entendre par un vote contraire à la volonté royale, elles sont vite rappelées à l'ordre et si besoin s'en fait sentir, une seconde séance vient suppléer aux votes discordants afin de ramener le troupeau dans les limites imposées par le berger.

C'est ce qu'on appelle la démocratie appliquée selon un angle de vue étroit, pour ne pas nommer avec plus d'exactitude ces manipulations des représentations élues. Surtout ne pas oser un langage plus direct, ce serait messéant. Alors usons de périphrases discrètes mais claires.

Comment ne pas être découragés ? Comment ne pas éprouver de lassitude ? Et plus tard, comment ne pas éprouver de l'amertume ? A force de n'être pas écoutés, il faudra bien qu'un jour le couvercle scellé au plomb explose et chahute le bel ordonnancement imposé à tous.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Réformes
commenter cet article
19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 07:02

Il a un style tellement particulier qu'il est regardé comme une étrangeté. Mais il s'en fout. Depuis son casse-toi pov'con, il n'a de cesse de se comporter comme un homme du peuple et non comme un président de la république. C'est fort peu habituel, et encore moins consensuel. A preuve, les commentaires par les éditorialistes spécialisés qui relèvent toutes ses incartades et tous les écarts de langage. Pour parler comme tout le monde aujourd'hui, il a "pipolisé" la plus haute fonction étatique.

Mal lui en a pris : il est la cible de toutes les critiques. Plus les années passent, moins il semble maîtriser quoi que ce soit. Ce ne sont qu'emportements successifs, envolées langagières qui n'ont rien de lyrique, récupération du moindre incident qu'il monte en épingle et dont il légalise l'intérêt apparent. En bref, les états membres de l'UE, les états étrangers à l'UE sont d'accord pour dire qu'il est tout et n'importe quoi tant il se crédibilise par sa manie de faire lois sur lois qui ne servent à rien.

Tout le monde lui donne tort et à plus d'un titre. Si on cristallise aujourd'hui, au plan international, sur l'expulsion des Roms, c'est tout simplement parce qu'il en a trop fait, qu'il s'est fait remarquer, qu'il est toujours devant à tout régenter, qu'il se prend pour le roi du monde et autres travers qu'il ne dissimule même plus. Ah, la volonté de puissance...

Heureusement, le ridicule ne tue pas. Cependant, il devrait tout de même faire un petit examen de conscience, ce qui lui permettrait peut-être de faire moins flèche de tout bois, de se faire moins remarquer et surtout de faire profil bas quand il dérape. Et il ne sait même pas reconnaître ses erreurs. Sans doute est-ce trop lui demander...

A l'intérieur comme à l'extérieur, des caricatures naissent, des reproches fusent, des critiques de plus en plus assassines s'écrivent, se lisent, se répandent partout. Oui, ce n'est plus une affaire hexagonale, c'est devenu LE sujet de référence. Et quelle référence ! Au-delà de nos frontières, nos voisins directs, tous européens, s'enflamment et éreintent cette politique fâcheuse. Ce sont polémiques sur polémiques, de plus en plus acérées, c'est à qui agitera le chiffon rouge. Un sacré remue-ménage dont on se serait bien passé. Un seul fait passer tout un peuple pour un ramassis de billes sans cervelle. Bientôt, s'il continue sur cette lancée, ce pays de liberté, d'égalité, de fraternité ne sera plus qu'un objet de courroux et de mépris. Il y a quelque temps, on était déjà la risée à cause de son affairisme, de sa mise en avant perpétuelle, de ses allures de matamore, de sauveur de la planète bien malgré nous. Désormais, on fait l'amalgame entre un homme et les citoyens qu'il gouverne. Tous dans le même sac ! C'est inacceptable. Tandis qu'ailleurs, on nous regarde d'un sale oeil, ici la colère monte, enfle et finira par exploser. Ce n'est plus du désamour, c'est la bérézina.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Polémique
commenter cet article
13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 21:34

 

Les nouvelles d'aujourd'hui sont bien mauvaises. A force de vouloir expulser à toute force et sans égard, notre pays se fait remonter les bretelles jusque par l'ONU. En ligne de mire une note interne dans laquelle les Roms sont visés expressément. Bravo ! Comme si ces gens-là devaient subir de plein fouet et de manière préférentielle les aléas de la politique sécuritaire remise, derechef, au goût du jour. Rien de surprenant que les instances internationales se disent inquiètes de ce virage à 360 degrés vers l'extrême droite. On dénonce donc avec des mots durs une politique d'exclusion envers les minorités qui n'est pas sans rappeler les heures les plus sinistres du siècle dernier. Le palais s'affole et tente de redresser la barre alors que c'est lui qui a dicté, pour des raisons électoralistes de bas étage, cette répression immonde. Le mal est fait, ce qui sera tenté ne permettra pas que la confiance accordée aux chefs d'état soit rendue du jour au lendemain. Et quand D2V parlait d'une tache sur l'honneur de notre drapeau, il n'avait pas tort. Comme quoi les manoeuvres politiciennes se paient très cher et pour longtemps. La plaie ouverte par stupidité ne cicatrisera pas facilement et c'est tout notre pays qui en pâtira.

 

Un autre bourbier est en train de grandir, d'un tout autre genre, mais tout aussi déplorable pour notre réputation. Le journal le Monde porte plainte pour enquête à propos de ses informateurs. Pas mal, non ? Tout ça, parce qu'il n'est pas question pour le pouvoir de ne pas savoir quelles sont les sources des journalistes. Surtout quand ils dénoncent les abus pratiqués dans l'ombre protectrice des gouvernants. Ah les fuites... On se doute bien qu'elles proviennent de personnes assez proches des politiques parce qu'elles ont accès à des documents qui, sans elles ne verraient jamais la lumière du jour. Exige-t-on de la police qu'elle donne l'identité de ses indics ? Certes non. Ce serait lui interdire de remonter les filières mafieuses, de démanteler le crime organisé, le trafic de drogues... La sûreté de l'état ne requiert pas que les journalistes trahissent ceux qui leur apportent les éléments permettant de dévoiler les tricheries, les connivences, les magouilles d'arrière-cour et de révéler aux citoyens de leur pays les trafics d'influence, les conflits d'intérêt et autres saveurs exercées par des pouvoirs occultes. Si l'on ne peut mettre en demeure la police de trahir ses indics, pourquoi le ferait-on pour des journalistes dont le rôle est d'informer la population ? Cette plainte est donc justifiée car elle dénonce la pression ambiante ainsi que la peur du pouvoir de se voir compromis.

 

Oui, ça sent de plus en plus mauvais au pays des Droits de l'homme.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Enquêtes
commenter cet article
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 08:05

 

Le 8 septembre, un film est sorti dans les salles françaises. Un film qui sort de l'ordinaire puisqu'il parle des moines assassinés en Algérie en 1996. Je ne l'ai pas encore vu, mais tout le monde en dit du bien, il faudra donc que je me rende, une fois n'est pas coutume, dans une salle obscure. Je ferai cet effort-là pour deux raisons : a) le sujet abordé (le choix de l'engagement dans la foi) n'avait encore jamais été filmé de cette manière, b) le conseiller en matière monastique de ce film est un ancien trader (vous en avez peut-être entendu parler) qui, à 28 ans, a abandonné une situation en or pour répondre à l'appel de dieu.

 

Vous me direz que ces critères n'ont rien d'extraordinaire. Sans doute pour vous. Cependant il faut tout de même que vous sachiez  que cet ex-trader a connu ces moines et qu'il était le mieux placé pour conseiller le cinéaste puisqu'il vit la même foi qu'eux de l'intérieur. C'est sans doute à cause de sa collaboration que ce film est une réussite. Aux dires de ceux qui l'ont déjà vu.

 

http://www.rue89.com/la-bande-du-cine/2010/09/08/des-hommes-et-des-dieux-du-bure-genie-165783

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans clin d'oeil
commenter cet article
12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 07:56

Ecouter et réécouter, pour tout bien entendre, pour tout bien comprendre. Une excellente méthode qu'à force de la mettre en pratique je peaufine au fil du temps.Et j'en remets une couche après avoir écouté de nouveau l'entretien de ce monsieur avec une Ferrari sacrément teigneuse. Très étonnant. Le meilleur dialogue de sourds auquel il m'a été donné d'assister. L'un comme l'autre n'avait nulle intention de lâcher le morceau. Je vous laisse entendre ce morceau de choix.

 

http://www.rue89.com/2010/09/07/transports-greves-manifs-la-protestation-heure-par-heure-165565

 

L'art du comédien c'est de donner à penser que ses propos sont la vérité. Il faut donc être un comédien consommé pour avoir résisté aux attaques répétées de la journaliste. Elle semblait avoir la gnacque et surtout prête à lui faire lâcher prise. Mais son adversaire est un coriace. Et puis, avec les consignes qui lui avaient été transmises, il n'allait pas s'en laisser conter. Je ne sais pas si vous avez remarqué la récurrence de la méthode employée. Chaque fois qu'un homme public est attaqué, il embraye sur la pensée qu'il a déjà développée. En fait, il ne répond pas ou alors à côté du pot. Cela demande donc de l'entraînement. Pas de doute que les conseillers en communication ont passé des heures à le "former" et même à le formater. Pas question en effet qu'il dérape, c'eut été inadmissible et surtout catastrophique. Je salue la performance car, bien que d'apparence tranquille, il ne l'était pas. Je pouvais presque entendre les battements sourds de son coeur, je devinais l'étau qui se resserait autour de cet organe et qui risquait de le faire flancher. Il a tenu bon jusqu'au bout, donnant l'illusion d'être un martyr qu'on exhibait pour le livrer en pâture aux pourceaux de la France d'en bas. Pas un mot de travers, pas un écart de ton, rien qui laissaît transparaître son malaise. Il a été parfait. Et pourtant, l'exercice était difficile car, face à lui, une femme épanouie s'en donnait à coeur joie, ne cessait de poser des questions embarrassantes, cherchant visiblement la faille. Ce dialogue n'était en fait que deux monologues juxtaposés, comme s'il y avait eu répétition avant l'émission. Et si tout avait été manigancé... Après tout, on peut s'attendre à tout, non ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Langage
commenter cet article

Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche