Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 13:14

Pas des moindres : le compte-pénibilité est en cours de restructuration. Quatre critères ont été rayés de la liste (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risques chimique). Une soustraction qui n'a rien de symbolique. Voilà ce que signifie la fameuse phrase sortie récemment de la bouche du jeunot : "ceux qui ne sont rien" sont bien ceux qui assument les travaux les plus pénibles, les plus dommageables pour la santé. Quel mépris !

Le compte-pénibilité après deux ans d'existence devient le compte de prévention et conserve six mesures (jusqu'à quand ?) : travail de nuit, répétitif, en horaires alternants, en milieu hyperbare, bruit et températures extrêmes. C'est cela la prévention ?

Oui, quel mépris pour ceux qui souffrent de lombalgie, de sciatiques et autres maux induits par des postures et mouvements car c'est toute la colonne vertébrale qui est sollicitée et qui trinque !

Il fait pas bon de n'être rien...

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 16:22

Hier à Paris, avant-hier à Londres ou Melbourne, demain Ankara, Moscou, Rome, Alger... ? Sus à l'impie semblent proclamer les suicidaires de l'Islam. Mais qui est impie dans cette affaire ? Celui que ces autres traitent de mécréants ? Ceux que nous nommons terroristes ?

On dirait que le choix s'est porté sur des attentats à la vie humaine, partout, n'importe où, de manière plus rapprochée dans le temps. comme pour ne pas laisser souffler ceux que la "colère" divine semble animer alors qu'ils ne sont le jouet que d'une illusion. Ca n'est pas sans rappeler les brigades rouges qui frappaient en aveugle... là, où et quand on ne les attendait pas.

Cela finit par être lassant, cette vie où l'on suspecte son voisin de n'être pas très net, où l'on regarde avec méfiance ces autres qui n'ont rien de commun avec nous, hormis le mode de vie puisque nous sommes en territoire français.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 08:05

Ce dimanche, le 1er tour des législatives. Notre système présidentiel fait qu'on élit un homme, généralement issu d'un parti. Demain, le nouveau parti né de l'imagination bouillonnante d'un homme semble en bonne voie pour régner en maître sur les destinées de notre pays.

Les partis traditionnels sont laminés par une force nouvelle, par des idées pas forcément contraires aux leurs. Ce ni gauche, ni droite, tout nouveau dans notre paysage politique, a pris forme en absorbant et la gauche et la droite, tout en faisant place à une bonne moitié de société civile. Un renouveau gouvernemental inédit ? peut-être. Encore faudrait-il fouiller dans un passé plus ou moins lointain pour en avoir l'assurance. La tradition fait qu'en règle générale, le nouvel élu obtient la majorité au parlement. S'agit-il là d'une confiance innée des électeurs, mus par l'idée qu'il faut bien soutenir celui qu'ils ont porté au pouvoir ?

L'enthousiasme semble avoir saisi ceux qui commentent ce fait nouveau. Comme s'il leur semblait logique que la présidence l'emporte haut la main. Ils ont en effet acté que les partis traditionnels étaient défaits, tels des dinosaures avant une nouvelle ère. Tous sont affaiblis, et durablement. Ils sont en pleine révolution et cherchent le moyen de perdurer. Sans illusion quant aux résultats.

Que deviendra notre démocratie s'il n'existe plus qu'une maigre opposition-baudruche ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Réformes critique
commenter cet article
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 05:56

Décidément, les médias qui siègent dans les émissions où ça discutaille de politique ne tarissent pas d'éloges à propos du très frais président. Selon leurs dires, il a fait, dès le premier jour, un parcours sans faute. Et alors ? Des erreurs, des bourdes, des propos outranciers, il en a prononcés quelques uns du temps où il était ministre. Auraient-il déjà oublié  qu'il faut travailler pour s'acheter un costard ?  Que les ouvrières sont des illettrées ? Pff ! La macron-mania est bien partie... ! Exit l'esprit critique que seul le recul peut assurer. Ils sont spectateurs d'un jeu auquel ils ne comprennent vraisemblablement rien et adulent le nouveau veau d'or.

L'absence de recul est évidente : ce n'est pas parce que les premiers pas en politique internationale ont lieu tout de suite après l'intronisation, ni parce qu'il a serré la pince de Trump, rencontré Poutine à Versailles, que le jeunot est parfait. Ce doit être parce qu'il est désormais président pour 5 ans que les journalistes en pincent pour lui et l'abreuvent de compliments.

Leurs airs béats quand ils prononcent son nom, leurs sourires extatiques dont ils ponctuent leurs phrases sont agaçants. Cette soudaine popularité du fait de l'élection me fait penser à des lèche-culs prompts à tourner leur veste pour s'investir adorateurs indéfectibles. Ils baignent dans leur jus, alors que le président fraîchement élu entend réserver les commentaires, n'admet pas les fuites dans la presse, choisit quels journalistes seront appelés à le suivre et autres manipulations très politiques... Ces adulateurs du "jour d'après" encensent le nouveau chef d'état, l'oignent comme s'il était le saint-esprit, lui vouent un culte aveugle. Quel esprit critique est donc le leur ? Ils se précipitent en vagues de compliments ampoulés, radotent à longueur de une ou d'émission, n'en finissent pas de chanter ses "exploits". Ils décortiquent des images parce qu'ils n'ont rien d'autre à narrer, la parole présidentielle étant désormais "muette".

Ils sont pires que des gosses. C'est d'un ridicule...

 

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 09:09

Ah les réformes... ! Certaines font grincer des dents, d'autres sont jugées inutiles et puis, il y a celles qui permettent des jeux de mots. Et là, j'en ai trouvé une qui recèle en elle matière à réflexion ironique.

Le gouvernement ambitionne de fusionner toutes les instances représentatives des salariés afin de développer un "dialogue social plus efficace". Exit les comités d'entreprises (CE), délégation du personnel, comité d'hygiène, de sécurité et des conditions du travail (CHSCT). Une fusion de ces organes sous une seule et même appellation : délégation unique du personnel. Et c'est là toute l'ironie de cette l'affaire : l'acronyme DUP fait son entrée par la grande porte. Certes, cet organe existe déjà mais seulement pour les entreprises comptant a minima 50 salariés et pouvant grimper jusqu'à 300. Il serait étendu à toutes les entreprises.

DUP(e) ? Aïe ! Ça promet !

 

 

 

.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 11:42

J'apprends que D-A se groupe avec Dents de la Mer. Du grand n'importe quoi. Tout ça pour exister autrement, ou plutôt, pour continuer d'exister. Ce ne sont pas ses 4,7% qui changeront la donne. Il a pris, comme beaucoup, sa décision sans en informer ses "coadjuteurs". Lesquels démissionnent de son mouvement, ne supportant pas une telle alliance, alors que, depuis longtemps, D-A n'avait de cesse de critiquer celle avec laquelle il vient de pactiser. Comme contradiction, il n'y a pas mieux. La grande gagnante de ce jeu de dupes, point n'est besoin de la nommer.

Vivement dimanche qu'on en finisse avec ces turpitudes de bas niveau. Turpitudes qui sont révélatrices du besoin fou de paraître. Lui promettre le siège de premier ministre est une belle carotte. Or, les carottes sont les légumes préférés des ânes. En voilà un qui aime marcher entre la carotte et le bâton, indissociables dans l'esprit des ânes.

J'adore les ânes, mais pas de cette espèce-là. Mon préféré ? Celui de Montlhéry. Ils me font penser aux chevaux des shetland dont ils ont la petite taille. Mais pas la vélocité.

Pour en revenir à D-A, de mon point de vue, il a courte vue et est bête à bouffer du son (encore un aliment pour les ânes). Cette mésalliance - malgré quelques accointances entre les deux programmes - renforce Dents de la Mer : elle ne représente plus le parti honni dont personne ne voulait entendre parler ou avec lequel s'allier. Voilà une trahison qui doit se faire retourner Le Général dans sa tombe. Dommage qu'il ne puisse en sortir pour battre comme plâtre cet âne bâté !

 

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 16:04

... Avant le premier tour. J'ai hâte d'être à dimanche. Toute cette campagne m'agace, me perturbe, m'empêche de me concentrer sur ce qui, pour moi, est important. Au début, j'écoutais sagement tout le monde, puis la lassitude est venue : je pensais qu'on aurait une véritable information de qui était qui. Pauvres de nous, les affaires ont pris le dessus sur les programmes. Et d'explication synthétique via les commentateurs et le peu de paroles audibles des candidats, le jeu est si troublé qu'on y perd son latin. On aimerait pourtant avoir les idées claires afin d'effecteur notre devoir civique sur la base d'éléments de comparaison.

Sondeurs et médias se disputent le devant de la scène, souvent complices dans leur manière d'appréhender les faits, les problèmes soulevés et les postures. Comme si eux seuls avaient le pouvoir de décrypter jusqu'au tréfonds des individus et de leurs programmes respectifs. On se sent grugé, dupé, trompé, leurré, on ressent autre chose que de la lassitude, il s'agit bien plutôt de dégoût pour la chose publique. A force d'être chapitrés par les uns et les autres, notre boussole ne tourne plus rond. Alors jaillit le sentiment que tout est menterie et qu'on oriente les débats dans le sens de ce qui plaît aux débatteurs. Ces faiseurs de rois ne comprennent pas que le peuple n'est pas plus illettré qu'eux, que la matière grise est également le lot de tout un chacun, et que, hormis ces censeurs d'appareils politiques convaincus que ledit peuple a besoin de leurs lumières sans lesquelles il ne saurait se déterminer, les citoyens réfléchissent. Nos cervelles turbinent depuis un certain temps, mais l'usure est là, à force de triturages sondagiers, de commentaires oiseux et partiaux. Oui, lassitude de ce trop-plein de propos sur tout et rien. Ecoeurement même à force d'entendre sempiternellement les mêmes pérorer sur les ondes.

 

 

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 13:51

Et voilà : l'Europe lève l'immunité parlementaire de MLP. Tiens donc ! ?

Certains diront que ça n'a pas traîné. Je dis que cette décision aurait dû être prise depuis longtemps. Les idées véhiculées jusque lors des sessions parlementaires à Bruxelles, les coups de gueule, la véhémence oratoire et injurieuse, auraient dû provoquer une réaction à la hauteur de l'aspect conflictuel de ces interventions. Il est insupportable qu'on puisse jouir de privilèges, d'en profiter et de clamer, dans le même temps, sa haine de l'institution qui vous rétribue largement.

L'horizon tendrait-il à s'éclaircir ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 14:23

C'est incroyable comme les événements vont vite, si vite qu'on a à peine le temps de les connaître qu'ils ont déjà changé, et encore moins le temps d'y mettre son grain de sel pour les commenter. Les embrouillaminis glauques qui s'étalent sur la place publique ne sont pas rassurants. Certes, les mis en cause ne sont pas irréprochables, mais a-t-on l'esprit requis pour nous indigner, commenter, vilipender ? Je me demande sincèrement si c'est bien de suivre tout cela, d'emmagasiner des faits, de développer son point de vue personnel. Et donc de critiquer comme tout un chacun les faits et gestes des autres. N'est-ce pas quelque peu immoral d'en rajouter une couche par-dessus les dires des médias ? N'est-ce pas entrer dans leur jeu et de juger sans preuve X ou Y pour des actes qualifiés d'immoraux ou contraires aux lois ?

Certes, le citoyen a le droit de s'indigner et de crier son mécontentement. Cependant, pourquoi condamne-t-on plus vite que la justice ? Lorsque les médias jettent un pavé dans la mare aux ragots, on s'empresse de reprendre l'affaire, on en discute, on émet un avis et on condamne parce que la mise sur la place publique a jeté le discrédit de tel ou tel. Et cette condamnation populaire est sans doute pire que celle qu'infligerait un tribunal : la réputation entachée le reste à jamais. Et on se détourne de celui auquel on s'empresse de jeter la première pierre.

Et pendant qu'on jacasse de ceci ou de cela, chacun y allant de son idée, de son jugement, le temps passe. Sans apporter quoi que ce soit de neuf ou de constructif. La démocratie est mise à mal. Pas étonnant que les extrêmes espèrent l'emporter car le mécontentement va grandissant. La troisième voie est de plus en plus en route.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 08:54

Faut-il voir dans l'affaire de gros sourcils la possibilité pour les élus de s'octroyer facilement un argent indu ? Si tel est le cas, ce sont donc bien des petites magouilles que la république accepte ou sur lesquelles elle ferme délicatement les yeux. Car qui peut ignorer tel ou tel fait (ou méfait ?) ? Est-il bien sain que les secrétaires parlementaires dépendent de la seule volonté des élus qui les embauchent ? Est-il bien sain qu'on leur octroie une enveloppe qui soit à leur entière discrétion ? Si l'on veut éviter ces petites magouilles, à l'avenir, il faudra bien envisager un système qui ne soit pas opaque.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article

Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche