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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 07:29

"Ce que nous montrons, au final, c'est que la dégradation de la santé n'est pas une conséquence inévitable des récessions économiques", dit Sanjay Basu. "C'est un choix politique."

 

Voilà la conclusion d'une recherche de deux éminents chercheurs, l'un américain, l'aure anglais. Ils ont étudié les grandes crises, telle celle 1929, l'explosion de l'URSS pour en arriver à cette conclusion. Non seulement la récession est nuisible pour la santé des individus, parce qu'elle ne permet pas de se soigner correctement, parce que les moyens financiers viennent à manquer, mais elle induit également un taux de suicides plus important. Tout cela n'est-il pas joyeux ? Non, ne vous récriéz pas ! j'essaie seulement de tourner en dérision un problème grave, conséquence désastreuse d'une société en mal de repères et qui a cru trop longtemps au tout exponentiel.

C'est un choix politique. Vrai ou faux ? Bien sûr que c'est vrai puisque ce sont les politiques qui se sont désengagés de leurs premiers devoirs en abandonnant aux marchés le pouvoir qui leur revenait de droit puisqu'élus. En ne frappant plus la monnaie et en faisant de la spéculation boursière le moyen-phare de la vie économique, les politiques ont joué aux apprentis-sorciers. Ils n'ont pas réfléchi aux conséquences à plus ou moins longue échéance.

On nous a seriné que la crise n'avait rien à voir avec celle de 1929, les pays allaient relever la tête et s'en sortir. Las ! Les années passent et il devient évident que cette crise-là a sonné le glas des sociétés modernes. Le vieux continent est en mal en point et il faudra vraisemblablement des décennies pour qu'il sorte du trou qu'il a lui-même foré.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:53

Rétro-pédalage en matière de résorption des dettes. Après le FMI, l'OCDE, le Trésor Américain,  voilà que Monsieur Barroso dit clairement qu'il faut cesser de courir après les 3%. tiens donc ! Voilà les chantres de l'austérité qui s'éloignent de la ligne directrice imposée par l'Allemagne. Bientôt, Madame Merkel va se retrouver toute seule. Mais cela la fera-t-elle changer sa façon de penser le monde et la méthode pour y parvenir ? J'en doute.

En tout cas, c'est plutôt bon signe que le sieur Barroso réfléchisse au-delà du dogme. Si effectivement la politique d'austérité est reconnue coupable de l'absence de croissance et qu'elle ne peut qu'aggraver une situation déjà bien poblématique, qu'en sera-t-il des décisions prises pour répondre aux injonctions du libéralisme ? Notre pays connaît des impôts insupportables, seront-ils revus à la baisse ? Ce serait étonnant car une fois que la pompe à fric s'est mise en branle, rien ne l'arrête.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:53

Rétro-pédalage en matière de résorption des dettes. Après le FMI, l'OCDE, le Trésor Américain,  voilà que Monsieur Barroso dit clairement qu'il faut cesser de courir après les 3%. tiens donc ! Voilà les chantres de l'austérité qui s'éloignent de la ligne directrice imposée par l'Allemagne. Bientôt, Madame Merkel va se retrouver toute seule. Mais cela la fera-t-elle changer sa façon de penser le monde et la méthode pour y parvenir ? J'en doute.

En tout cas, c'est plutôt bon signe que le sieur Barroso réfléchisse au-delà du dogme. Si effectivement la politique d'austérité est reconnue coupable de l'absence de croissance et qu'elle ne peut qu'aggraver une situation déjà bien poblématique, qu'en sera-t-il des décisions prises pour répondre aux injonctions du libéralisme ? Notre pays connaît des impôts insupportables, seront-ils revus à la baisse ? Ce serait étonnant car une fois que la pompe à fric s'est mise en branle, rien ne l'arrête.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 12:36

1) La représentation nationale est franchement hors limites. Ce sont des huées qui accueillent les parlementaies de la majorité. Et le chahut est inconcevable : on se croirait dans une cour de récréaton où deux camps s'affrontent. Vraiment déplorable. L'esprit corse aurait-il soufflé sur ,l'assemblée que la vendetta semble de mise ? C'est à se demander s'il faut toujours s'intéresser aux débats du parlement puisque ça tourne systématiquement au pugilat verbal fait de vociférations imbéciles.

2) La presse n'est pas en reste : elle étale à longueur de une la déconfiture du président, les surnoms volent évidemment rès hauts quant aux titres ils sont tellement élogieux que ça donne envie de gerber.

  3) A quand la descente dans la rue de tous les mécontents qui crieront comme ces imbéciles " démission" ? Ce ne sont pas ces spectacles affligeants qui ramèneront les électeurs aux urnes, bien au contraire. Ces élites sont ridicules et surtout ne sont pas d'essence divine. Elles ressemblent étrangement à des diablotins en quête de mal faire et auxquelles le moindre prétexte sert à en découvre comme des vilains.

 

Je veux bien que la situation et le cas désespérant du fraudeur soient susceptibles de déchaîner les passions, surtout dans l'opposition, mais que la presse se hâte d'en ajouter une couche avec des titres alléchants pour ceux qui aiment les potins et commérages de bas étage, là, non ! Trop, c'est trop.

J'ai sans doute reçu une mauvaise éducation puisque je pense qu'on n'enfonce pas sous l'eau la tête de celui qui se noie. Or, c'est exactement le comportement de ces jeanfoutres qui, après avoir mis à sac les finances, se posent désormais en censeurs de la chose publique et ne négligent surtout pas des conseils mal venus. Ils pourront se permettre ce type d'attitude lorsqu'ils auront balayé devant leur porte et assaini l'atmosphère délétère qui règne parmi eux (un certain duel a montré la volonté de puisance des politiques)

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 06:18

... Pourquoi ne le fait-il pas ?

 

Le président des Etats-Unis reverse, par solidarité envers les fonctionnaires qui prennent des congés sans solde à cause de la coupe budgétaire, 20 000 dollars (5 % de son salaire) et ce jusqu'à la fin décembre 2013. Dans la foulée, le secrétaire à la Défense, reverse 14 journées de salaire soit  10 750 dollars.

 

Pourqui les élus de mai dernier n'en font-ils pas autant ? Après tout, ils devaient renoncer à 30% de leurs émoluments. Mais voilà, ce serait inconstitutionnel.  Si un chef d'état est capable d'un tel geste, pourquoi les autres ne font-ils pas de même ? Il y a comme un hiatus entre ce qui est claironné et la réalité. Qu'ils assument donc ce rejet et pallient à ce "défaut" en établissant chaque mois un chèque à l'ordre du Trésor Public du montant dont ils devaient amputer leur salaire ! Ce ne serait que justice. Il faut faire des économies. Alors, ils doivent être les premiers à montrer l'exemple. Et pas seulement tailler dans les économies des gagne-petit qui souffrent de plus en plus de la crise et de ses retombées.

 

Après tout, puisqu'il faut juguler les déficits et rembourser une dette astronomique, ce ne serait sans doute que symbolique, mais ce serait surtout faire la preuve que chacun y met du sien.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 22:21

L'Europe exige que les chypriotes soient indexés à 6,75% jusqu'à 100 000 euros d'avoirs et presque 10% au-delà de cette somme. L'europe serait-elle devenue folle ? Comment peut-elle oser proposer une telle manipulation ? C'est la honte à poil. Mettez-vous à la place des chypriotes et réfléchissez : si notre pays, face à la dette colossale qu'on nous demande de rembourser alors que nous n'en sommes pas responsables (en tout cas, pas directement puisqu'on ne nous a jamais demandé notre avis) était forcé par Bruxelles de ponctionner nos économies pour arriver aux 3% de déficit en imposant une taxe de cet ordre, qu'en penseriez-vous ? Si aujourd'hui cela nous arrivait, cela ne vous révolterait-il pas ? Ne crieriez pas à l'injustice ? N'auriez-vous pas envie de vous défouler et de tout casser pour montrer votre réprobation ? Bien sûr que si  ! Vous hurleriez au scandale et vous démettriez immédiatement le gouvernement qui plierait ainsi aux injonctions de Bruxelles.

Tout cela est inadmissible et vous avez bien raison de dénoncer cette manipulation qui enrichit le capital et réduit toute votre vie à la portion congrue. Il est inacceptable de se laisser berner ainsi. Je me répète : nous n'avons pas choisi de vivre au-dessus nos moyens, nous n'avons pas été consultés pour que la dette soit abyssale, nous-mêmes étant précautionneux et sachant gérer un budget étroit. Non, nous n'avons jamais dépassé nos avoirs, nous avons géré en bons pères de famille, sans emprunt intuile, sans dépenses exagérées. Au contraire, nous avons thésaurisé avec nos petits moyens afin de n'être pas à la charge de nos enfants. sans que ce soit un pactole à faire s'arrondir les yeux des envieux, nous avons économisé autant qu'on nous l'avons pu, comptant chaque sou, nous privant souvent même de nos rêves. Pourquoi accepterions alors qu'on tronque ce rêve au prétexte de la folie humaine, de la finance débridée ?

Aujourd'hui, même le FMI n'oserait pas faire étalage de telles prétentions. Et pourtant, il a été le premier à prôner la rigueur budgétaire. Dorénavant, il marche à reculons, proteste contre une trop grande austérité et préconise de moins brider la consommation. Un peu tard, puisque l'Europe lui a emboîté le pas avec un zèle remarquable et impose désormais aux peuples de se serrer la ceinture pour la sauvegarde de l'Euro. Ah, ce sacré euro, tout un poème farfelu, non ? Cette monnaie pensée par des technocrates qui n'ont pas tenu compte des différences de niveau de vie et qui ont privilégié les états les plus puissants au détriment des plus démunis. En cela l'Europe suivait les directives de la finance de la mondialisation. Pauvres de nous, nous en faisons les frais aujourd'hui. Mais est-ce une raison pour accepter sans broncher des diktats qui nous dépassent et nous asservissent ? Si désormais la norme est fixée sur les exigences plombant Chypre, à qui le tour demain ? Nous ne serons pas exemptés de l'autoritarisme d'une Europe en pleine crise et qui tient à conserver son hégélmonie, ou, si vous préférez, son indépendance financière dans une mondialisation qui mène tous les peuples à la ruine pour le profit de quelques uns (qui ont toujours su tirer leur épingle du jeu et amasser des fortunes sur le dos du plus grand nombre).

Il n'y a pas que l'argent dans la vie. Même si on tente de nous le faire croire. Vivre, ce n'est pas amasser. Vivre, c'est profiter des petits bonheurs comme des grands, savoir se contenter de ce que l'on a, ne pas regarder dans l'assiette du voisin mais se contenter du contenu de la sienne. C'est ce que nous faisons tous. Donc, on ne peut baisser pavillon devant la violence qui est faite à Chypre car, si nous nous taisons, demain nous serons assaisonnés à la même sauce. Vous et moi, ce n'est pas ce que nous voulons, n'est-ce-pas ?

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 08:35

Dans son "Dictionnaire Critique à l'usage des Incrédules" (2001), Albert Memmi écrit dans son article à propos de Marx :

"Il n'y pas de quoi se réjouir si demeurent le chômage endémique, la prostitution, cet esclavage de la femme dont le corps est traité comme une marchandise, la drogue, c'est-à-dire la liberté pour les trafiquants d'attenter impunément à la vie des gens, le désordre destructif des biens alors que la faim augmente, les conflits meurtriers entre les ethnies et les nations, la primauté du profit, malgré les alibis, sur la morale, la culture, la connaissance et l'art ! Il faut la myopie intéressée, et tragiquement étourdie, de l'Occident pour feindre que la planète puisse éternellement tourner avec une si grande majorité d'opprimés et d'affamés".

 

Etrangement, malgré une culture marxiste largement absente, je ressens ces phrases profondément. Pour moi, c'est comme l'écho de ce que nous connaissons aujourd'hui. Rien ne change jamais et ce sont toujours les mêmes qui font les frais des politiques mises en place. Les exemples sont nombreux qui rejoignent ces dires. Certes, il faudrait prolonger par l'approfondissement, citer d'autres morceaux afin d'étayer l'analyse. Cependant, cela ne me semble pas nécessaire. Parce que les mots sont choisis avec soin, précis, lourds de sens. Ils sonnent comme une sentence. Preuve qu'avec l'âge, et parce qu'on porte sur le monde un regard non pas détaché mais sans illusion, les appétits des uns et des autres nous apparaissent toujours prégnants parce qu'ils sont la négation de l'autre, de la différence, de l'absolue nécessité de voir au-delà de son prisme personnel, de sa sphère habituelle. Comme une sorte d'appel à sortir de soi, à reconsidérer nos positions et l'altérité.

Si Marx pensait que la lutte des classes était économique, selon Memmi, il avait oublié qu'elle était également portée, sous-tendue par d'autres revendications, politiques, culturelles et religieuses. Autrement dit, par le besoin de l'intégrité de la population concernée : "A tort ou à raison, les dominés exigent autant la restauration de leur langue que d'être mieux nourris."

Ne se passe-t-il pas aujourd'hui le même mouvement dormant, notamment dans notre pays en crise et duquel on exige qu'il éponge des dettes insoutenables ? Nos chers médias n'évoquent jamais ce pan de la révolte qui gronde. Sauf quand il s'agit d'autres peuples. Et encore, à mots très contenus. Si jamais il nous prenait l'idée de nous insurger contre le système... Ces autres dont on parle pourraient bien nous inciter à faire davantage que ronchonner chacun dans notre coin, pourraient, par leur exemple, faire se lever la contestation spontanée car quand trop, c'est trop, on sait très bien que le vase déborde.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 20:57

Ca y est, les frères ennemis sont enfin tombés d'accord. Après leurs chamailleries de cour de récréation, ils ont enfin trouvé un compromis. Comment ça, vous ne savez pas de quoi il s'agit ? Allons, ne me dites pas que vous avez déjà oublié la guéguerre de JFC et FF. Elle a tant fait couler d'encre que ce serait odieux pour les journaleux qui ont puisé leur inspiration dans ce duel fratricide que vous osiez décréter que vous vous en contrefichez et que ça remonte à Mathusalem. Eh non ! Il n'en est rien. Bon d'accord, ça ne valait pas le coup de s'y intéresser vraiment. Mais reconnaissez tout de même que leurs échanges et les coups portés via dénonciations et autres arguties ineptes vous ont fait saliver et que vous vous rejouissiez de leur mésentente affichée.

Bon, ceci dit, l'affaire est close dirait-on. Cependant, croyez-vous vraiment que ces deux-là qui se sont décrébilisés à la face des caméras et ont fait rire la France entière (surtout celle de gauche) et bien au-delà de nos frontières (cessons d'être hexagonaux et prenons conscience que notre pays, au moins en Europe, occupe une certaine place) se sont rangés à la raison ? De mon point de vue, c'est non. Ennemis jurés, entre la DD et la DD (comprendre la droite décomplexée et la droite douce), il y avait de quoi s'y perdre. Et s'interroger. Ces deux-là se sont tellement castagnés qu'ils en sont devenus ridicules et n'ont obtenu que l'inverse espéré : ils sont cramés. A remiser au vestiaire. Oui, à remiser. Oublions-les et passons à autre chose. A eux deux, ils auront donné une image de la poilitique dont nous nous serions bien passés. Leur bras de fer éhonté laissera des traces car combien d'électeurs déserteront les urnes, dégoûtés par cette guerre intestine qui démontre, mieux que tout, que la politique un combat d'hommes et non pas un combat d'idées et d'idéal. Vous m'objecterez que cela n'a pas empêché le succès des élections partielles remportées par la dfroite. Pas d'accord : si ces élections sont ce qu'elles sont, c'est parce que les gens de droite feront toujours tout pour que leur clan revienne au pouvoir. Alors que ceux de gauche, écoeurés, préfèrent s'abstenir en se disant à quoi bon puisque ces gens-là, quel que soit leur clan, ne savent que s'étriper. Oui, les politiques, par leurs bagarres absurdes, font le lit de l'abstention. Méfiance donc !

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:44

Hier, les hétéros sont descendus dans la rue. En famille. Pour dire son opposition au mariage des homosexuels. Un beau bazar où on l'entendait une foule compacte répéter à l'envi les slogans lancés dans un mégaphone par une meneuse. C'est bien la première fois que les hétéros manifestent. Sans doute parce que leur statut social a toujours été reconnu. Contrairement aux homosexuels en quête d'une reconnaissance.

Peu m'importe au fond tout cela. Je constate que la société - qui serait en pleine mutation - ne change guère. Ce que je ne comprends pas, c'est  la volonté d'entrer dans les têtes, et en force, que le mariage peut-être monosexué. Jusqu'à preuve du contraire, il faut des ovules et des spermatozoïdes pour faire un enfant. Voilà une donnée qui ne change pas. Elle est même immuable. Mais que craignent donc les hétéros ? Ah oui, que le mariage ouvre droit à l'adoption. D'abord, il faut que la loi mise aujourd'hui en avant comme étant inéluctable soit votée. Pour l'instant, c'est loin d'être cas. Oh certes, elle sera soumise aux deux chambres, mais rien ne dit qu'elle passera. Surtout après ces manifestations en rangs serrés. La rue, là, a montré qu'elle n'était pas d'accord.

Je suggèrerais au gouvernement d'être à l'écoute car une loi qui engendre une telle réprobation ne peut pas être saine. D'ailleurs, il y a des sujets bien plus brûlants que celui-là. Nous sommes en crise, on va tous cracher au bassinet (c'est déjà commencé). Je crois préférable qu'on remette le pays en marche car c'est tout son avenir qui se joue. Alors, laissons tomber les sujets annexes qui ne sont faits que pour détourner l'attention de ce qui nous attend : les vaches maigres.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:48

Un G20 de plus arrivé à son terme. Si le volet croissance a bien été soutenu par les participants à cette réunion internationale, en revanche, la taxation des banques, lesquelles ont joué sans vergogne avec l'argent de leurs clients, n'a pas été retenue. Cela vous étonne-t-il ? Sans doute non.

Las ! Nous sommes comme d'habitude les dindons d'une farce gigantesque qui consiste à nous faire accroire qu'il est possible de réguler la finance. Chacun y va de son trémolo, appelle de tous ses voeux une réforme bancaire, la mise au pas des établissements financiers. Mais, dans le fond, ces propos 'virils' ne cachent-ils pas la vanité de leurs desiderata, la vacuité de leurs tentatives ?

Le monde est gouverné par l'argent. Le libéralisme - qui a remplacé la démocratie réelle - est si bien implanté dans les us et coutumes qu'il n'a même pas besoin de se défendre tant il semble couler de source. Comme s'il était imperméable aux crises successives depuis sa création. La dérégulation initiée est pourtant arrivée à son terme. La crise éclatée en 2008 est loin d'être terminée. Elle n'a pas, en effet, achevé son grand oeuvre. Les peuples ne sont pas encore totalement réduits à la vraie misère. Ils ont beau se révolter, aucun de leurs cris, de leurs colères, ne sourdent jusqu'aux oreilles des puissants. Et quand je dis puissants, il ne s'agit pas des dirigeants des états, mais des financiers qui ont joué un rôle-clé dans cette tourmente qui n'en finit pas, qui s'éternise, qui rend tout le monde fou. Mais sans doute cette folie n'atteint-elle pas encore les sommets prévus par ces géants qui ne savent plus délier les cordons de la bourse, mais qui savent, en revanche, savent très bien mener les spéculations sur le dos de la planète.

Jusqu'où faudra-t-il que nous soyons réduits pour que le monde change ? A moins que rien ?

 

 

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