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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 11:36

 

Il y a deux jours, Le figaro publiait un sondage qui disait que la cote de sa majesté était remontée de 4 points. Aujourd'hui, je lis ailleurs qu'un autre sondage annonce qu'il dégringole dans les sondages. Que croire ?

On dirait bien du poker menteur...

 

Ils devraient cesser une bonne fois pour toutes d'établir des sondages à tout propos. C'est comme si on prenait la température de son gosse chaque matin pour savoir s'il doit aller à l'école...

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 19:39

 

Voilà ce que le ministre de l'identité nationale et de l'immigration vient de dire pour répondre à ses détracteurs européens. Une sacrée phrase qui en dit long sur la morgue de nos gouvernants. Comme si nous étions exceptionnels, et surtout pas de fieffés conservateurs.

 

Chez nous, hélas, on a toujours raison même quand on a tort.  Et peut-être même surtout quand on a tort. La communauté européenne regarde d'un sale oeil la politique d'expulsions des Roms (pudiquement, on dit  retours volontaires) et n'oublie pas de faire savoir sa réprobation face à ce qu'elle considère comme une mesure raciste pur jus, rappelant des heures sinistres pour tout le monde. La mémoire de cette époque est encore fraîche car elle ne remonte pas à un siècle. Ce ne sont pas les historiens qui montent au créneau, mais les politiques, stupéfaits de l'audace française.

 

C'est tout de même étrange que personne n'établisse pas encore le parallèle entre la guerre Palestine-Israël et cette radicalisation politicienne. Ne s'agit-il pas là, au fond, de la même chasse aux sorcières ? Des deux côtés, on parle de droit, on invoque la sécurité. De chaque côté on entretient la légende que c'est l'autre qui pose problème. Alors que les problèmes deviennent des conflits durables faute d'entente et de compromis. Cherchez l'erreur : la mise au pilori d'une population se justifie au nom de la sécurité. Comme si ces autres étaient tous responsables de toutes les misères, de toutes les exactions, de tous les problèmes de la société.

Cette politique de bas étage est révélatrice du manque d'imagination et du conformisme d'une droite à bout de souffle, qui s'épuise en manipulations malsaines alors qu'elle cherche à retenir l'attention et surtout les voix des électeurs. Il faudrait qu'elle songe à se reprendre et reconsidère ses récentes prises de position qui ne peuvent que lui valoir non seulement des reproches justifiés mais également un échec cuisant dans les années à venir. 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 22:06

 

Le tout sécuritaire et surtout la déchéance de la nationalité agite tout le monde. Voilà ce que c'est que de brandir un chiffon rouge. Les limites viennent d'être dépassées. Certes, ce n'est sans doute que démagogique et le prétexte permet d'étouffer certaines vérités ennuyeuses. Mais est-ce bien malin ? Non. Voilà un état de droit, père fondateur de la "Déclaration des Droits de l'Homme" qui se dédit et joue la provocation, afin de rassembler autour de sa candidature les quelques dépourvus de réflexion extrémistes qui seraient tentés de rallier les partis d'extrême-droite. Bien malin qui aurait soupçonnné cette dérive qui n'a rien de sémantique et qui se révèle désastreuse pour l'avenir. Car enfin quoi, une nation digne de ce nom peut-elle cultiver les clivages sans éclabousser quelque peu ses ressortissants ? Tous coupables ? Certainement pas. Mais surfer sur la vague de l'insécurité, ça paye. Cette démagogie outrée mériterait d'être condamnée. Et pas qu'un peu. Certains n'hésitent pas d'ailleurs à le faire, et jusque dans les rangs de la majorité. Des éditoriaux jouent de titres aguicheurs et alertent l'opinion, du moins celle qui veut comprendre et savoir où l'état met les pieds. Pourtant, il est des voix qui ne s'élèvent pas contre cette indignité de pensée. La France est en vacances et ceux qui ne peuvent pas s'éloigner de leur domicile, faute de moyens, se terrent dans un mutisme effrayant. Pourtant, ils sont concernés tout autant que le reste de la population. Mais qu'attendent-ils pour protester ? Que les dérives soient tellement pérennes qu'on ne puisse revenir en arrière ? Il n'y a pas de mystère qu'on ne puisse élucider : en prétendant instaurer une déchéance de la nationalité, on n'a fait qu'exacerber la haine de l'autre, et l'autre, c'est l'étranger. On a touché là où ça fait mal et comme de nombreuses agressions, et exactions sont le fait de minorités, en les montrant du doigt, non seulement on a stigmatisé lesdites minorités, mais surtout on a réveillé ces vieux démons où le droit à la différence est nié. Halte, danger ! Réunir tout un pays autour d'une idée aussi mesquine ne peut qu'engendrer davantage de violence. Cela s'appelle du populisme, ni plus, ni moins. C'est restituer à l'esprit de clocher, au chauvinisme droit de cité. A quand les dénonciations, les crânes rasés, les purges ?

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 12:23

 

Juillet est encore tout proche. Personne n'a oublié ces semaines houleuses quand politique rimait avec fric. Ce mois-ci sera-t-il plus tranquille ? Pas bien certain : les récents événements et, par voie de conséquence, le chaos connu par le gouvernement est largement imprimé dans le cerveaux des citoyens. Car même si aucune preuve n'est fournie dans cette affaire, elle a tellement fait de bruit qu'il est impossible de fermer la boîte de Pandore ouverte par des enregistrements plus ou moins mis en ligne. Plus personne ne les ignore. Tout le monde se pose des questions. Et les réponses se font attendre.

Les auditions sont terminées, du moins certaines. Et pour l'heure, on n'a pas encore entendu le verdict, du procureur. Etrange silence s'il en est. A sa place, j'aurais déjà émis un avis quel qu'il soit. Mais non, il se tait. Stratégie ? Simple oubli ? Volonté de faire patienter ? Allez savoir. On a pataugé dans le glauque et on reste dans ces eaux fangeuses de délit d'initiés, de trafic d'influence, de collusion pouvoir-fric... Pas sûr que août passe sans que d'autres événements du même ordre ne viennent au jour. Encore moins que la mémoire-tampon des citoyens en vacances ne joue pas son rôle à la rentrée.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:57

Je prends toujours mon temps avant d'écrire. J'essaie d'analyser, à ma manière, les événements de ce monde. Et ma foi, je dois reconnaitre qu'il y a matière à réflexion. Et une sacrée réflexion.

Un exemple typique, l'affaire dont tout le monde parle et qui recoupe bizarrement le fameux bouclier fiscal. Et un ministre dans la tourmente. Dont plus d'un réclame la tête (on se croirait à la Convention !). Est-ce justifié ? Après tout, que savons-nous vraiment de tout cela ? Pas grand chose à part ce qui transparaît dans la presse. Il y a les écoutes, apparemment commanditées par la fille en procès contre sa mère. Pardon, contre un homme qui aurait tourné  la tête de sa mère et dont le procès vient d'être reporté pour complément d'enquête, suite à ces écoutes.

Par ricochet, on nous apprend également qu'un ministre est marié à celle qui gérait une partie des avoirs de la mère. Epouse qui démissionne de son poste. Motif invoqué : conflit d'intérêt. Effectivement, il y a conflit d'intérêt puisque le ministre en cause était alors au budget. Un poste stratégique qui fait qu'on le soupçonne d'avoir servi davantage les intérêts de l'employeur de sa femme que les finances publiques. Et,  pour couronner cette histoire conflictuelle : un chèque de 30 millions remis par le Trésor au titre du bouclier fiscal en 2007.

Aïe, ça fait mal ! Et ça tombe mal. Déjà que tout le monde râle parce que le roi refuse de toucher à son bouclier, alors voir étalé sur la place publique les déboires d'un ministre qaunt à ce bouclier, ça fait tache.

Quand on apprend que la plus grosse fortune du royaume n'aurait pas déclaré tous ses avoirs, qu'elle serait propriétaire d'une île sansavoir averti le fisc, entendre répéter qu'on l'a généreusmeent dotée d'un montant que le clampin du coin ne perçoit pas dans toute sa carrière, ça fait très bizarre. Et cela semble plus qu'excessif. A-t-elle besoin d'une telle générosité ? De mon point de vue, certainement pas ! Et c'est injustifiable. Nous rembourse-t-on de quoi que ce soit ? Ben non, car on n'a déjà rien ou à peu près rien.

Franchement, avait-elle besoin d'arrondir ses fins de mois comme c'est de plus en plus souvent le cas pour la majeure partie de la population ? Un cadeau royal en période de crise, c'est un cadeau empoisonné. Et ce n'est pas demain qu'il cessera de distiller son venin.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:57

Je prends toujours mon temps avant d'écrire. J'essaie d'analyser, à ma manière, les événements de ce monde. Et ma foi, je dois reconnaitre qu'il y a matière à réflexion. Et une sacrée réflexion.

Un exemple typique, l'affaire dont tout le monde parle et qui recoupe bizarrement le fameux bouclier fiscal. Et un ministre dans la tourmente. Dont plus d'un réclame la tête (on se croirait à la Convention !). Est-ce justifié ? Après tout, que savons-nous vraiment de tout cela ? Pas grand chose à part ce qui transparaît dans la presse. Il y a les écoutes, apparemment commanditées par la fille en procès contre sa mère. Pardon, contre un homme qui aurait tourné  la tête de sa mère et dont le procès vient d'être reporté pour complément d'enquête, suite à ces écoutes.

Par ricochet, on nous apprend également qu'un ministre est marié à celle qui gérait une partie des avoirs de la mère. Epouse qui démissionne de son poste. Motif invoqué : conflit d'intérêt. Effectivement, il y a conflit d'intérêt puisque le ministre en cause était alors au budget. Un poste stratégique qui fait qu'on le soupçonne d'avoir servi davantage les intérêts de l'employeur de sa femme que les finances publiques. Et,  pour couronner cette histoire conflictuelle : un chèque de 30 millions remis par le Trésor au titre du bouclier fiscal en 2007.

Aïe, ça fait mal ! Et ça tombe mal. Déjà que tout le monde râle parce que le roi refuse de toucher à son bouclier, alors voir étalés sur la place publique les déboires d'un ministre quant à ce bouclier, ça fait tache.

Quand on apprend que la plus grosse fortune du royaume n'aurait pas déclaré tous ses avoirs, qu'elle serait propriétaire d'une île sans avoir averti le fisc, entendre répéter qu'on l'a généreusmeent dotée d'un montant que le clampin du coin ne perçoit pas dans toute sa carrière, ça fait très bizarre. Et cela semble plus qu'excessif. A-t-elle besoin d'une telle générosité ? De mon point de vue, certainement pas ! Et c'est injustifiable. Nous rembourse-t-on de quoi que ce soit ? Ben non, car on n'a déjà rien ou à peu près rien.

Franchement, avait-elle besoin d'arrondir ses fins de mois comme c'est de plus en plus souvent le cas pour la majeure partie de la population ? Un cadeau royal en période de crise, c'est un cadeau empoisonné. Et ce n'est pas demain qu'il cessera de distiller son venin.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 16:27

 

Tout le monde y est allé de son commentaire par rapport aux événements de ce mondial qui restera la pierre noire du jardin de l'équipe de France. Alors, pourquoi pas moi ?

 

Je crois déjà avoir tout dit de ce que j'en pensais à travers les coms laissés ici ou là. Mais pour une fois, je vais me fendre d'un article (pas trop long, rassurez-vous).

J'ai écouté dans la rue, dans les transports, ici et là : tout le monde avait quelque chose à dire. La honte, le scandale... Une équipe qui ressemble davantage à un épouvantail qu'à un club sportif. Bon, c'est vrai, il faut bien l'admettre : tout a tourné en eau de boudin et très vite. Alors cette défaite n'a étonné personne. Parce qu'il y avait des guerres de tranchée entre joueurs, entraîneur, direction de la fédération.

 

Peu importe au fond de savoir qui a tort ou qui a raison. L'important est le piètre spectacle offert, en plein pays étranger, de gens qui n'avaient rien à faire ensemble et qui tiraient à boulets rouges sur leurs inimitiés. Aucune cohésion du groupe, un jeu qui restait individuel alors que la stratégie exige un minimum d'entente dans les passes et de conseils à suivre à la lettre selon le plan mis au point par l'entraîneur.

Pour moi, vu de ma petite lorgnette, il est avéré que cette équipe n'était pas à la hauteur, sans doute parce que composée d'individualités qui ne savent même pas partager un terrain et encore moins un ballon au sein du groupe. Leur train de vie, beaucoup trop élevé, leur a fait croire qu'ils pouvaient faire n'importe quoi. Ce trop d'argent les avait gâtés au point qu'ils n'étaient plus qu'insolence, morgue, mépris. Tout semblait leur sourire puisqu'ils empochaient des sommes folles, qu'ils étaient adulés par des foules délirantes. Transformés en dieux vivants, ils n'ont pas su garder la tête froide et comme les inimitiés étaient nombreuses, ils n'y sont allés qu'avec leur ego prétentieux, se croyant d'essence supérieure.

 

Sans doute le malaise de cette équipe était-il latent depuis trop longtemps. Quand on sait que l'entraîneur est mis en doute, que son remplacement est annoncé avant même le départ pour le mondial, comment une équipe qui n'était pas soudée aurait-elle pu surpasser le handicap de son manque d'entente ? Confrontations d'individualités, violences intérieures, débats sans issue. Rien ne pouvait permettre que la crise soit surpassée.

 

Alors, que des insultes aient fusé, qu'on ait renvoyé le fauteur de troubles, que le reste des équipiers aient cru pouvoir influer sur le sort réservé à leur camarade en refusant l'entraînement, se croyant ainsi solidaires, il était évident que leur jeu ne serait qu'un échec. Il faut en effet avoir la foi pour se surpasser et quand on ne croit plus, eh bien, on se laisse aller, on n'a plus d'honneur et surtout on en a rien à foutre.

 

Preuve est donc faite que sans adhésion totale nul ne peut dominer ce qui le mine.

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:05

 

Un certain Claude Bernard écrivait en 1870 des phrases qui résonnent étrangement dans ma tête.


"J'avais cru que le développement des sciences éclairant les peuples les entraînerait dans un progrès commun et dans une civilisation croissante... J'avais compté sans les barbares... pour qui la science est devenue un moyen d'asservissement brutal au lieu d'être un instrument de civilisation et de liberté. Le peuple français.. n'a pas assez compris qu'il fallait traiter aujourd'hui les questions politiques comme on résout les problèmes de science.

J'ai peu fréquenté nos hommes d'état... et cela m'a suffi pour voir combien nos gouvernants sont en général étrangers à la rigueur de l'esprit scientifique, et combien on accorde de l'importance à de beaux discours creux qui sèment des illusions et n'enfantent que des malheurs. La France aura donc une grande leçon à retirer de ses désastres, si elle s'en relève ; si elle est anéantie, sa vengeance est écrite dans la loi même des faits historiques."


Quel est cet écho lancinant qui me taraude à travers ces quelques phrases qui évoquaient l'occupation prussienne ? Rien à voir avec la période actuelle, me rétorquerez-vous. En êtes-vous bien sûrs ?

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:56

 

Non, cette lettre ouverte n'est pas de moi, mais d'un toubib. Oui, elle est adressée au Président. Je ne ferai aucun commentaire, je vous laisse juge. Merci à J.-G. de l'avoir mise en ligne.

 

 

Docteur Christian SADEK

Médecin généraliste
Les Prades 46250 CAZALS
                                                                                                                                                     Monsieur Nicolas SARKOZY
                                                                                                                                                    Président de la République Française

Cazals, le 08 Mars 2010

Monsieur le Président de la République,

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n’est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n’a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement.

Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet.

En tant que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France « d’en bas », des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d’impôts et s’en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H / jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants. Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c’est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater…
Je pense que c’est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va arriver mais on ne connaît pas la date.
C’est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France.

Il serait dommage que notre Pays, qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l’incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d’une troisième révolution qui achèverait de le ruiner.

Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l’aurait prononcée « Ils n’ont plus de pain alors qu’ils mangent de la brioche ». L’ENA n’existait pas mais déjà nous avions déjà une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain.
C’est peut-être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée.

Nous sommes en présence d’un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président ?
Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu’ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu’ils ne soient bons qu’à payer des impôts.

Je pense, en tant que médecin, que la révolution c’est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.

Après le dépistage des délinquants à l’âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu’allez-vous nous pondre : le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n’en sois pas la première victime !

Vous êtes en train de nous faire une France à l’Américaine. Mais pas celle d’Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l’industrie et de l’armement. Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L’Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l’Angleterre), maintenant elle en a deux.

Lors de l’invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l’armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. S’il n’en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l’intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit « primum no nocere » - d’abord ne pas nuire - et il a su l’appliquer.

Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l’esprit d’un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo).

Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut-être voulu) d’incompétents notoires qui n’ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la «grosse» épidémie de grippe A. Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n’avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut-être résolu le problème dec hômage en créant un maximum d’emplois…..dans les funérariums. Il y a un proverbe qui dit« au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l’ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n’était-ce pas une diversion, pour faire parler d’autre chose que de la crise ce qui aurait risqué d’échauffer les esprits ?

En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m’inspire un peu de vous - après tout c’est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la prévention.
Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France «d’en bas», comme avait dit Jean-Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouver suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu’elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n’ont pas voté pour vous et que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l’anéantir.

Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes ent rain de créer un système de santé à l’américaine, c’est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l’accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus.

Vous êtes en train d’anéantir l’enseignement qui est le type même d’investissement à longt erme où l’on dépense aujourd’hui de l’argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l’élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l’ont bien compris.

Avec la suppression du juge d’instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l’est pas déjà.

A l’allure où vous allez, la France sera le premier pays sous-développé d’Europe : plus d’université, plus d’hôpitaux, plus d’industries, plus de services publics, plus d’agriculture….… une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus.

Attention ! Les Gaulois à l’image d’Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance
 
Docteur Christian Sadek »
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:08

 

Nous avons nos syndicats et nos voisins ont les leurs. Une fois ceci établi, il faut se pencher au chevet des nôtres. Courrier International est un journal qui vaut son pesant d'or. Je vais donc vous livrer la substance d'un de ses articles car il apporte un éclairage que je soupçonnais depuis longtemps mais je ne disposais pas des données que nous livre l'article dont je vais citer des fragments.

Nos syndicats peuvent toujours organiser des manifs, mais ils ne sont pas "en mesure d'organiser des grèves dures et long dans un secteur économique". Tiens donc... ! Et c'est le planton des affaires sociales du palais qui le dit. Interrogeons-nous sur le pourquoi de ce constat (nous ne l'avons pas attendu pour nous en rendre compte). Toujours selon ce monsieur, aucun des trois acteurs-négociateurs ne sont en mesure de lutter car ils sont truffés de points faibles : le palais parce qu'il a encaissé une déculottée sévère aux régionales, le patronat, divisé, a besoin du soutien du palais (il est donc à la botte), nos syndicats historiques parce qu'ils sont ceux qui, en Europe, ont le moins d'adhérents (seulement 7% pour 25% - et ce n'est qu'une moyenne - dans le reste de l'Europe.

Tout étant inversement proportionnel, pendant que le nombre d'adhésions baissait, en revanche le nombre des cadres syndicalistes augmentait (5 fois plus qu'en 1970).

Depuis 1982, les entreprises cofinancent le travail (système imposé par l'état : c'était donc sous la gauche) et l'état participe via les entreprises publiques, les municipalités, les groupements de communes... et "L'Etat paie les syndicats pour qu'ils participent à la gestion du système social et du Conseil économique et social, un organisme ruineux et parfaitement inutile qui a été imaginé jadis comme une troisième Chambre aux côtés de l'Assemblée Nationale et du Sénat".

Ce qui est valable pour les grandes entreprises ne l'est pas pour les PME ou les Services dans lesquels les syndicats ont du mal à s'implanter. Notamment à cause des "sans-papiers" (restauration, nettoyage, sécurité) qui sont une manne facile à trouver et largement sous-payée, donc indéfendable.

Aujourd'hui l'abandon des problèmes des "petits" se fait pour le bénéfice de la défense des prérogatives syndicales et notamment les secteurs d'où ils tirent le plus d'adhérents.

Politiquement, le président élu en 2007, sans doute trop content de la configuration syndicalo-socio-économique mise en place par la gauche, tenta de faire alliance avec les deux plus grands syndicats historiques (CGT et CFDT totalisant 990 000 affliés) mais échoua dans son entreprise réformiste. Et comme la crise est venue en rajouter une couche sur le plan économique, ses rêves de modernisation de l'économie, de la réforme de l'état-providence et du temps de travail, il n'a plus que pu jouer "un répertoire protectionniste avec quelques accents anticapitalistes".

Si l'état persiste à négocier avec les syndicats, ce n'est que dans le but inavoué de ne pas voir fuir le vivier électoral ouvrier et de réformer les retraites (le journaliste use du qualificatif "cosmétique") sans effaroucher les retraités (les plus syndiqués du monde salarial, ce qui n'a rien de curieux leur époque étant bien différente de celle que nous vivons) et l'électorat de droite.

Voici la conclusion (elle parle d'elle-même) de Gero von Randow : "Ne serait-il pas temps de s'unir ? Doucement, il n'y a pas urgence : l'argent continue d'affluer, la base peut aller et venir, mais l'appareil, lui, demeure".


 

Toutes les phrases en italique sont tirées de l'article de Gero van Randow, traduit et publié par Courrier International, semaine du 29 avril au 5 mai 2010 (site de cet hebdomadaire : www.courrierinternational.com)

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