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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 12:23

 

Juillet est encore tout proche. Personne n'a oublié ces semaines houleuses quand politique rimait avec fric. Ce mois-ci sera-t-il plus tranquille ? Pas bien certain : les récents événements et, par voie de conséquence, le chaos connu par le gouvernement est largement imprimé dans le cerveaux des citoyens. Car même si aucune preuve n'est fournie dans cette affaire, elle a tellement fait de bruit qu'il est impossible de fermer la boîte de Pandore ouverte par des enregistrements plus ou moins mis en ligne. Plus personne ne les ignore. Tout le monde se pose des questions. Et les réponses se font attendre.

Les auditions sont terminées, du moins certaines. Et pour l'heure, on n'a pas encore entendu le verdict, du procureur. Etrange silence s'il en est. A sa place, j'aurais déjà émis un avis quel qu'il soit. Mais non, il se tait. Stratégie ? Simple oubli ? Volonté de faire patienter ? Allez savoir. On a pataugé dans le glauque et on reste dans ces eaux fangeuses de délit d'initiés, de trafic d'influence, de collusion pouvoir-fric... Pas sûr que août passe sans que d'autres événements du même ordre ne viennent au jour. Encore moins que la mémoire-tampon des citoyens en vacances ne joue pas son rôle à la rentrée.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:57

Je prends toujours mon temps avant d'écrire. J'essaie d'analyser, à ma manière, les événements de ce monde. Et ma foi, je dois reconnaitre qu'il y a matière à réflexion. Et une sacrée réflexion.

Un exemple typique, l'affaire dont tout le monde parle et qui recoupe bizarrement le fameux bouclier fiscal. Et un ministre dans la tourmente. Dont plus d'un réclame la tête (on se croirait à la Convention !). Est-ce justifié ? Après tout, que savons-nous vraiment de tout cela ? Pas grand chose à part ce qui transparaît dans la presse. Il y a les écoutes, apparemment commanditées par la fille en procès contre sa mère. Pardon, contre un homme qui aurait tourné  la tête de sa mère et dont le procès vient d'être reporté pour complément d'enquête, suite à ces écoutes.

Par ricochet, on nous apprend également qu'un ministre est marié à celle qui gérait une partie des avoirs de la mère. Epouse qui démissionne de son poste. Motif invoqué : conflit d'intérêt. Effectivement, il y a conflit d'intérêt puisque le ministre en cause était alors au budget. Un poste stratégique qui fait qu'on le soupçonne d'avoir servi davantage les intérêts de l'employeur de sa femme que les finances publiques. Et,  pour couronner cette histoire conflictuelle : un chèque de 30 millions remis par le Trésor au titre du bouclier fiscal en 2007.

Aïe, ça fait mal ! Et ça tombe mal. Déjà que tout le monde râle parce que le roi refuse de toucher à son bouclier, alors voir étalé sur la place publique les déboires d'un ministre qaunt à ce bouclier, ça fait tache.

Quand on apprend que la plus grosse fortune du royaume n'aurait pas déclaré tous ses avoirs, qu'elle serait propriétaire d'une île sansavoir averti le fisc, entendre répéter qu'on l'a généreusmeent dotée d'un montant que le clampin du coin ne perçoit pas dans toute sa carrière, ça fait très bizarre. Et cela semble plus qu'excessif. A-t-elle besoin d'une telle générosité ? De mon point de vue, certainement pas ! Et c'est injustifiable. Nous rembourse-t-on de quoi que ce soit ? Ben non, car on n'a déjà rien ou à peu près rien.

Franchement, avait-elle besoin d'arrondir ses fins de mois comme c'est de plus en plus souvent le cas pour la majeure partie de la population ? Un cadeau royal en période de crise, c'est un cadeau empoisonné. Et ce n'est pas demain qu'il cessera de distiller son venin.

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 18:57

Je prends toujours mon temps avant d'écrire. J'essaie d'analyser, à ma manière, les événements de ce monde. Et ma foi, je dois reconnaitre qu'il y a matière à réflexion. Et une sacrée réflexion.

Un exemple typique, l'affaire dont tout le monde parle et qui recoupe bizarrement le fameux bouclier fiscal. Et un ministre dans la tourmente. Dont plus d'un réclame la tête (on se croirait à la Convention !). Est-ce justifié ? Après tout, que savons-nous vraiment de tout cela ? Pas grand chose à part ce qui transparaît dans la presse. Il y a les écoutes, apparemment commanditées par la fille en procès contre sa mère. Pardon, contre un homme qui aurait tourné  la tête de sa mère et dont le procès vient d'être reporté pour complément d'enquête, suite à ces écoutes.

Par ricochet, on nous apprend également qu'un ministre est marié à celle qui gérait une partie des avoirs de la mère. Epouse qui démissionne de son poste. Motif invoqué : conflit d'intérêt. Effectivement, il y a conflit d'intérêt puisque le ministre en cause était alors au budget. Un poste stratégique qui fait qu'on le soupçonne d'avoir servi davantage les intérêts de l'employeur de sa femme que les finances publiques. Et,  pour couronner cette histoire conflictuelle : un chèque de 30 millions remis par le Trésor au titre du bouclier fiscal en 2007.

Aïe, ça fait mal ! Et ça tombe mal. Déjà que tout le monde râle parce que le roi refuse de toucher à son bouclier, alors voir étalés sur la place publique les déboires d'un ministre quant à ce bouclier, ça fait tache.

Quand on apprend que la plus grosse fortune du royaume n'aurait pas déclaré tous ses avoirs, qu'elle serait propriétaire d'une île sans avoir averti le fisc, entendre répéter qu'on l'a généreusmeent dotée d'un montant que le clampin du coin ne perçoit pas dans toute sa carrière, ça fait très bizarre. Et cela semble plus qu'excessif. A-t-elle besoin d'une telle générosité ? De mon point de vue, certainement pas ! Et c'est injustifiable. Nous rembourse-t-on de quoi que ce soit ? Ben non, car on n'a déjà rien ou à peu près rien.

Franchement, avait-elle besoin d'arrondir ses fins de mois comme c'est de plus en plus souvent le cas pour la majeure partie de la population ? Un cadeau royal en période de crise, c'est un cadeau empoisonné. Et ce n'est pas demain qu'il cessera de distiller son venin.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 16:27

 

Tout le monde y est allé de son commentaire par rapport aux événements de ce mondial qui restera la pierre noire du jardin de l'équipe de France. Alors, pourquoi pas moi ?

 

Je crois déjà avoir tout dit de ce que j'en pensais à travers les coms laissés ici ou là. Mais pour une fois, je vais me fendre d'un article (pas trop long, rassurez-vous).

J'ai écouté dans la rue, dans les transports, ici et là : tout le monde avait quelque chose à dire. La honte, le scandale... Une équipe qui ressemble davantage à un épouvantail qu'à un club sportif. Bon, c'est vrai, il faut bien l'admettre : tout a tourné en eau de boudin et très vite. Alors cette défaite n'a étonné personne. Parce qu'il y avait des guerres de tranchée entre joueurs, entraîneur, direction de la fédération.

 

Peu importe au fond de savoir qui a tort ou qui a raison. L'important est le piètre spectacle offert, en plein pays étranger, de gens qui n'avaient rien à faire ensemble et qui tiraient à boulets rouges sur leurs inimitiés. Aucune cohésion du groupe, un jeu qui restait individuel alors que la stratégie exige un minimum d'entente dans les passes et de conseils à suivre à la lettre selon le plan mis au point par l'entraîneur.

Pour moi, vu de ma petite lorgnette, il est avéré que cette équipe n'était pas à la hauteur, sans doute parce que composée d'individualités qui ne savent même pas partager un terrain et encore moins un ballon au sein du groupe. Leur train de vie, beaucoup trop élevé, leur a fait croire qu'ils pouvaient faire n'importe quoi. Ce trop d'argent les avait gâtés au point qu'ils n'étaient plus qu'insolence, morgue, mépris. Tout semblait leur sourire puisqu'ils empochaient des sommes folles, qu'ils étaient adulés par des foules délirantes. Transformés en dieux vivants, ils n'ont pas su garder la tête froide et comme les inimitiés étaient nombreuses, ils n'y sont allés qu'avec leur ego prétentieux, se croyant d'essence supérieure.

 

Sans doute le malaise de cette équipe était-il latent depuis trop longtemps. Quand on sait que l'entraîneur est mis en doute, que son remplacement est annoncé avant même le départ pour le mondial, comment une équipe qui n'était pas soudée aurait-elle pu surpasser le handicap de son manque d'entente ? Confrontations d'individualités, violences intérieures, débats sans issue. Rien ne pouvait permettre que la crise soit surpassée.

 

Alors, que des insultes aient fusé, qu'on ait renvoyé le fauteur de troubles, que le reste des équipiers aient cru pouvoir influer sur le sort réservé à leur camarade en refusant l'entraînement, se croyant ainsi solidaires, il était évident que leur jeu ne serait qu'un échec. Il faut en effet avoir la foi pour se surpasser et quand on ne croit plus, eh bien, on se laisse aller, on n'a plus d'honneur et surtout on en a rien à foutre.

 

Preuve est donc faite que sans adhésion totale nul ne peut dominer ce qui le mine.

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:05

 

Un certain Claude Bernard écrivait en 1870 des phrases qui résonnent étrangement dans ma tête.


"J'avais cru que le développement des sciences éclairant les peuples les entraînerait dans un progrès commun et dans une civilisation croissante... J'avais compté sans les barbares... pour qui la science est devenue un moyen d'asservissement brutal au lieu d'être un instrument de civilisation et de liberté. Le peuple français.. n'a pas assez compris qu'il fallait traiter aujourd'hui les questions politiques comme on résout les problèmes de science.

J'ai peu fréquenté nos hommes d'état... et cela m'a suffi pour voir combien nos gouvernants sont en général étrangers à la rigueur de l'esprit scientifique, et combien on accorde de l'importance à de beaux discours creux qui sèment des illusions et n'enfantent que des malheurs. La France aura donc une grande leçon à retirer de ses désastres, si elle s'en relève ; si elle est anéantie, sa vengeance est écrite dans la loi même des faits historiques."


Quel est cet écho lancinant qui me taraude à travers ces quelques phrases qui évoquaient l'occupation prussienne ? Rien à voir avec la période actuelle, me rétorquerez-vous. En êtes-vous bien sûrs ?

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:56

 

Non, cette lettre ouverte n'est pas de moi, mais d'un toubib. Oui, elle est adressée au Président. Je ne ferai aucun commentaire, je vous laisse juge. Merci à J.-G. de l'avoir mise en ligne.

 

 

Docteur Christian SADEK

Médecin généraliste
Les Prades 46250 CAZALS
                                                                                                                                                     Monsieur Nicolas SARKOZY
                                                                                                                                                    Président de la République Française

Cazals, le 08 Mars 2010

Monsieur le Président de la République,

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n’est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n’a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement.

Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet.

En tant que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France « d’en bas », des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d’impôts et s’en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H / jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants. Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.

Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c’est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater…
Je pense que c’est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va arriver mais on ne connaît pas la date.
C’est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France.

Il serait dommage que notre Pays, qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l’incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d’une troisième révolution qui achèverait de le ruiner.

Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l’aurait prononcée « Ils n’ont plus de pain alors qu’ils mangent de la brioche ». L’ENA n’existait pas mais déjà nous avions déjà une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain.
C’est peut-être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée.

Nous sommes en présence d’un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président ?
Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu’ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu’ils ne soient bons qu’à payer des impôts.

Je pense, en tant que médecin, que la révolution c’est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.

Après le dépistage des délinquants à l’âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu’allez-vous nous pondre : le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n’en sois pas la première victime !

Vous êtes en train de nous faire une France à l’Américaine. Mais pas celle d’Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l’industrie et de l’armement. Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L’Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l’Angleterre), maintenant elle en a deux.

Lors de l’invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l’armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. S’il n’en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l’intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit « primum no nocere » - d’abord ne pas nuire - et il a su l’appliquer.

Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l’esprit d’un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo).

Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut-être voulu) d’incompétents notoires qui n’ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la «grosse» épidémie de grippe A. Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n’avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut-être résolu le problème dec hômage en créant un maximum d’emplois…..dans les funérariums. Il y a un proverbe qui dit« au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l’ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n’était-ce pas une diversion, pour faire parler d’autre chose que de la crise ce qui aurait risqué d’échauffer les esprits ?

En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m’inspire un peu de vous - après tout c’est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la prévention.
Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France «d’en bas», comme avait dit Jean-Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouver suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu’elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n’ont pas voté pour vous et que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l’anéantir.

Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes ent rain de créer un système de santé à l’américaine, c’est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l’accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus.

Vous êtes en train d’anéantir l’enseignement qui est le type même d’investissement à longt erme où l’on dépense aujourd’hui de l’argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l’élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l’ont bien compris.

Avec la suppression du juge d’instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l’est pas déjà.

A l’allure où vous allez, la France sera le premier pays sous-développé d’Europe : plus d’université, plus d’hôpitaux, plus d’industries, plus de services publics, plus d’agriculture….… une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus.

Attention ! Les Gaulois à l’image d’Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance
 
Docteur Christian Sadek »
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:08

 

Nous avons nos syndicats et nos voisins ont les leurs. Une fois ceci établi, il faut se pencher au chevet des nôtres. Courrier International est un journal qui vaut son pesant d'or. Je vais donc vous livrer la substance d'un de ses articles car il apporte un éclairage que je soupçonnais depuis longtemps mais je ne disposais pas des données que nous livre l'article dont je vais citer des fragments.

Nos syndicats peuvent toujours organiser des manifs, mais ils ne sont pas "en mesure d'organiser des grèves dures et long dans un secteur économique". Tiens donc... ! Et c'est le planton des affaires sociales du palais qui le dit. Interrogeons-nous sur le pourquoi de ce constat (nous ne l'avons pas attendu pour nous en rendre compte). Toujours selon ce monsieur, aucun des trois acteurs-négociateurs ne sont en mesure de lutter car ils sont truffés de points faibles : le palais parce qu'il a encaissé une déculottée sévère aux régionales, le patronat, divisé, a besoin du soutien du palais (il est donc à la botte), nos syndicats historiques parce qu'ils sont ceux qui, en Europe, ont le moins d'adhérents (seulement 7% pour 25% - et ce n'est qu'une moyenne - dans le reste de l'Europe.

Tout étant inversement proportionnel, pendant que le nombre d'adhésions baissait, en revanche le nombre des cadres syndicalistes augmentait (5 fois plus qu'en 1970).

Depuis 1982, les entreprises cofinancent le travail (système imposé par l'état : c'était donc sous la gauche) et l'état participe via les entreprises publiques, les municipalités, les groupements de communes... et "L'Etat paie les syndicats pour qu'ils participent à la gestion du système social et du Conseil économique et social, un organisme ruineux et parfaitement inutile qui a été imaginé jadis comme une troisième Chambre aux côtés de l'Assemblée Nationale et du Sénat".

Ce qui est valable pour les grandes entreprises ne l'est pas pour les PME ou les Services dans lesquels les syndicats ont du mal à s'implanter. Notamment à cause des "sans-papiers" (restauration, nettoyage, sécurité) qui sont une manne facile à trouver et largement sous-payée, donc indéfendable.

Aujourd'hui l'abandon des problèmes des "petits" se fait pour le bénéfice de la défense des prérogatives syndicales et notamment les secteurs d'où ils tirent le plus d'adhérents.

Politiquement, le président élu en 2007, sans doute trop content de la configuration syndicalo-socio-économique mise en place par la gauche, tenta de faire alliance avec les deux plus grands syndicats historiques (CGT et CFDT totalisant 990 000 affliés) mais échoua dans son entreprise réformiste. Et comme la crise est venue en rajouter une couche sur le plan économique, ses rêves de modernisation de l'économie, de la réforme de l'état-providence et du temps de travail, il n'a plus que pu jouer "un répertoire protectionniste avec quelques accents anticapitalistes".

Si l'état persiste à négocier avec les syndicats, ce n'est que dans le but inavoué de ne pas voir fuir le vivier électoral ouvrier et de réformer les retraites (le journaliste use du qualificatif "cosmétique") sans effaroucher les retraités (les plus syndiqués du monde salarial, ce qui n'a rien de curieux leur époque étant bien différente de celle que nous vivons) et l'électorat de droite.

Voici la conclusion (elle parle d'elle-même) de Gero von Randow : "Ne serait-il pas temps de s'unir ? Doucement, il n'y a pas urgence : l'argent continue d'affluer, la base peut aller et venir, mais l'appareil, lui, demeure".


 

Toutes les phrases en italique sont tirées de l'article de Gero van Randow, traduit et publié par Courrier International, semaine du 29 avril au 5 mai 2010 (site de cet hebdomadaire : www.courrierinternational.com)

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 06:36

Chaque fois qu'on poste un commentaire, quel que soit le blog où nous évoluons, notre IP est retenue par notre plateforme. Est-ce que cela me gêne ? Oui et non.

Non, parce que je m'exprime en toute liberté, dans une langue correcte, et que je prohibe tout propos violent, sectaire et médisant. J'essaie toujours d'écrire dans le respect des individus et des normes de notre langue. Même lorsque je pratique le sarcasme ou la dérision.

Oui, cela me dérange parce que je n'aime pas le flicage, une pratique à mes yeux douteuse parce qu'elle inclut que nous sommes tous potentiellement suspects, voire subversifs. Or nous sommes dans un pays de droit où la liberté d'expression existe. Ce "pistage" systématique semble indiquer qu'en fait nous ne sommes plus dans un pays démocratique et respectueux de la liberté d'expression. J'ai trop conscience de ma liberté et de ses limites pour être d'accord avec cette pratique à laquelle je n'ai d'abord pas prêté attention, mais qui, aujourd'hui, me dérange. Pour moi, elle est l'expression du manque de confiance que l'on accorde aux internautes, même si elle est justifiée par le comportement de certains qui n'hésitent pas à abuser de propos violents, racistes, sectaires, à véhiculer des idées malsaines et susceptibles de provoquer de la panique ou d'influencer les esprits faibles. Dans la mesure où les sites laissent passer tout et n'importe quoi, ce référencement systématique m'est odieux. Je le réprouve parce qu'il est une atteinte à mon intégrité intellectuelle et donc à ma liberté d'expression. Cette pratique est désormais justifiée par l'HADOPI. Etait-ce bien nécessaire ?

 

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:09

Nota Bene


Etrange autant que bizarre et très mystérieux, il est impossible de voter : j'ai fait plusieurs tentatives infructueuses. Ma source étant PcInpact, j'ai fait un petit tour du côté des commentaires. Nombreux sont les déçus de cette enquête proposant de donner son sentiment via un vote "quasi inexistant".

 

Heu... Est-ce que les informaticiens gouvernementaux auraient les neurones un peu fatigués ?

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 20:45

... à la hauteur d'une campagne qui a été tout sauf une campagne qui aurait pu accrocher les électeurs.
Qu'en retiendra-t-on ? Certainement pas le débat de fond puisqu'il n'a pas eu lieu. Comme si nous étions trop peu au fait des choses qu'il ne faille pas les évoquer !  Et pourtant, notre région, où que nous soyons, nous intéresse au premier chef. Sans doute nous considère-t-on comme trop abrutis pour comprendre quoi que ce soit...

Personnellement, j'en garderai un souvenir âcre. La cabale montée, selon le Canard Enchaîné, de toutes pièces quant au  casier judiciaire d'un candidat a été le point d'orgue de la malhonnêté intellectuelle de deux personnages dont on peut dire, sans se tromper, qu'ils ont une drôle de mentalité. Parce que la cible choisie est d'origine colorée et d'une souche non européenne ? On est en droit de se le demander. Etrange modus vivendi qui consiste à conspuer tel  qui est différent, qui tranche sur le fond par l'origine, par la race. Ce serait donc cela la politique ? Tendre des traquenards parce qu'on n'appartient pas au sérail ? C'est salement débectant, non ?
Comment résister à cette houle malsaine qui entraîne tout un chacun dans les bas fonds putrides du dénigrement ? Comment s'étonner que les électeurs aient déserté les urnes après de tels propos diffamatoires ? Traîner quelqu'un dans la boue a jeté les uns et les autres hors du chemin à suivre. Trop de dégoût, trop de colère. L'envie de jeter les politiques aux orties parce qu'ils ne savent pas se tenir et ne respectent rien.

Et le soir du premier tour, ce refus de reconnaître que l'enjeu de ces régionales était national. Auraient-ils donc reçu l'ordre de ne pas révéler leur dépit, de faire accroire que ces élections ne recèlent  pas une importance primordiale dans la gestion du pays ? Ce déni entendu sur toutes les ondes, tenu par les membres de cet éminent gouvernement, n'est pas surprenant : pas question de changer de ligne de conduite, de reconnaître ses erreurs et ses errements !

Si c'est ça la fierté nationale, alors il vaut mieux rester chez soi, s'enfermer pour ne pas assister au désastre. Pas étonnant qu'avec de tels loustics sans foi ni vergogne, la majeure partie de la population ait préféré bouder les urnes !


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