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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 19:00
Et pas qu'un peu !

Le succès d'Europe-Ecologie aux européennes semble griser le leader (euh non, le dirigeant). Le voilà qui organise des meetings (pardon, des réunions) qui rassemblent quelques centaines de personnes. Il vise ni plus ni moins que les régionales de 2010. Plus que ça même : il entend rivaliser avec les mastodontes du royaume (majorité et opposition) pour la présidence des régions. Rien que ca ! Fort des suffrages obtenus, quasi similaires à ceux de l'opposition, il lance dans le débat qu'il n'y aura aucune alliance au premier tour. En revanche, il appelle au rassemblement pour le second tour. Et l'appel est large puisqu'il concerne les deux formations les plus importantes après le parti de la majorité ainsi que les autres écologistes dispersés ici et là. Pour lui, aucun doute possible, on peut être de deux partis différents et faire alliance.

Emporté par sa fougue naturelle, il évoque le programme de sa formation mais ne le définit pas vraiment. Pour lui,
l'écologie politique "est capable de s'imposer de manière soutenable et durable dans le paysage politique français...,sans autonomie, il n'y aura que des alliance au rabais où nous serons les perdants", et il ajoute qu'il faut "un pacte de solidarité et de responsabilité écologique pour les régions, un pacte de déontologie politique et démocratique (...), un pacte républicain et laïque (...) un vrai projet de civilisation". S'il en disait davantage, ce serait certainement plus convaincant. En tout cas, il tacle sans état d'âme le socialisme qu'il qualifie de moribond, parce qu'il n'a plus de projet  (ce qui n'est pas faux). Quand on démonte point par point quelque chose qui ne marche pas, il faut bien proposer autre chose, n'est-ce-pas ? Vous ne devinerez jamais : les écolos vont se transformer en G.O. (gentils organisateurs) de la nouvelle politique de la gauche qui aura, grâce à l'écologie, retrouvé son âme et ses projets.

La politique, c'est bientôt le Club Med.

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 10:00
Après la calotte infligée par le Conseil Constitutionnel, le roi remet le couvert à propos de l'Hadopi. Remaniement oblige : un beau prétexte pour positionner la femme la plus musclée du royaume.

Oui, tout est calculé : l'ancienne Garde des Sceaux mutée à Bruxelles, il fallait trouver la bonne poigne pour reprendre le flambeau de certaines réformes. Un gant de fer sur une main de velours (qui gratte).

Le sujet a déjà fait débat, il le fera encore. En outre, voilà le nouveau ministre de la Culture qui s'y colle également. Rien que du beau linge pour une loi inapplicable !

A volonté affichée rien d'impossible : garder les Sceaux signifie en passer par la volonté royale. Et le roi veut cette réforme à tout coût. Quitte à discréditer ses ministres ou ministrables les uns après les autres. Plus têtu, tu meurs !

On est en droit de se demander ce que cache réellement cet entêtement. Ce ne sont pas les quelques pirates télé-chargeurs qui peuvent justifier cette remise sur le tapis. On en est quand même au troisième épisode. On en rirait tant c'est ridicule. Cependant il n'y a pas de quoi rire : derrière - et ce ne sera jamais dit clairement - le fliquage systématique est en route.


Ce que c'est l'obsession...
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 17:44
Le pape a tendu la main aux intégristes afin qu'ils reviennent dans le giron de l'église. Les évêques pardonnés, pardon pour lesquels Benoit XVI avait levé l'excommunication, doivent rigoler en douce. Souvenez-vous, l'un des ex excommuniés avait tenu des propos négationnistes. Aujourd'hui, ils démontrent que la papauté n'est pas leur chapelle et que, excommuniés ou pas, ils se contrefichent de la bénédiction du souverain pontife.

L'église intégriste vient d'ordonner huit nouveaux prêtres, sans l'aval de Rome. Selon le rite latin d'avant Vatican II. Le curé célèbre la messe en latin et l'assistance marmonne les prières dans la même langue (que comprend-elle de ces mots hermétiques, ânnonés pendant des lustres et abandonnés depuis par l'église ?).

Imaginez nos huit curaillons tout neufs, portant soutane noire et ceinture volant au vent, allongés au pied de l'autel  en signe de soumission. Ils viennent de prononcer leurs voeux et se sont engagés à servir dieu, mais pas selon le saint rite de la papauté. Drôle d'aventure, non ?
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 03:00
Quand on chine sur l'internet, on tombe souvent par hasard sur des articles inattendus. Certains sites proposent des florilèges d'articles sur des sujets d'actualité. En tout cas, sur des sujets à controverse.

Versailles et ses ors a fortement inspiré les journaleux des quotidiens régionaux au lendemain de la prestation royale. Intéressante littérature puisqu'elle est unanime à déclarer qu'un tel décor aurait mérité mieux. Chacun note, à sa manière, que le discours était couru d'avance et qu'il n'a rien appris de bien nouveau. Chacun déclare que ce n'était que la répétition de ce que l'on savait déjà. Hormis le grand emprunt, seule réelle nouveauté née de l'imagination royale.

La critique est à peine déguisée, les sarcasmes sont patents, les mots se veulent durs et ils sont cruels. Les oreilles du roi ont dû ouïr ces grincements de dents à peine déguisés. Lui, dont l'egomanie est avérée, aura sans doute éprouvé de la déception à ces échos défavorables. Lui qui se veut (ou se prétend) le rassembleur de toutes les forces vives du royaume, ne doit guère goûter ces camouflets répétés : aucune région de France n'échappe à la règle, on sait en effet que les échotiers des quotidiens renvoient aux modes de pensée des serfs. Cette pensée unanimement négative quant à la prestation royale ne laisse rien présager de bon pour le roi et sa cour. Quand le peuple doute et boude, il n'est jamais loin du rejet.
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 21:21
Le grand argentier du roi prévoit un budget déficitaire de quelque 7 à 7,5%. Pour un député de l'opposition, les prévisions sont bien en-dessous de ce que l'on pourrait connaître, d'autant que le chômage bondit de plus en plus haut et que c'est loin d'être terminé. Les différentes déclarations émanant du gouvernement se veulent tranquilles, on minimise un maximum les risques encourus, on prédit une sortie de crise pour l'an prochain. Tout en précisant tout de même que le trou de la sécu a de fortes chances de s'accentuer.

Le chargé de la commission des finances à l'assemblée qui représente l'opposition est d'un pessisme de mauvais augure. Pour lui, justement parce qu'il préside la commission, il est avéré que le déficit sera bien au-dela des 7 et demi% annoncés et même qu'il absorbera à lui seul les deux tiers des recettes fiscales. Diable, ce n'est pas vraiment joyeux. Il juge irresponsable l'attitude du gouvernement qui laisse penser au peuple qu'une fois la crise passée, tout redeviendra comme avant. Sauf qu'il ne partage pas ce point de vue et le fait savoir.  Il est peut-être pessismiste, mais il a plus que vraisemblablement raison. 

Je partage tellement son avis que je ne cesse de répéter depuis la déclaration officielle de la crise que nous aurons bien des difficultés à nous en remettre et qu'il faudra du temps pour nous en sortir. Le député de l'opposition va encore plus loin : il dit carrément que les français connaîtront une "purge terrible" si le roi est réélu en 2012. Je crains qu'il n'ait raison. Si l'abstention est aussi forte dans trois ans qu'elle l'a été pour les élections européennes, le pays va devenir un sacré merdier dont il sera difficile de se débarrasser.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 19:34
Par volonté royale, la constitution a connu un sacré changement : sa majesté peut désormais s'adresser aux deux chambres réunies. Une grande première certes, mais qui ne supprimera pas pour autant les interventions télévisées, les interviews (pardon, les entretiens) face à des journalistes dans le cadre du palais royal, les micro-reportage sur les déplacements répétés du souverain. Bref, rien ne sera vraiment vraiment changé.
Cependant, qu'on crédibilise la version américaine de cette réunion en la baptisant "Congrès",  montre bien la mutation de la république vers un état outre-atlantisé. Pas de doute, nous voilà partis pour quelques années dans une galère qui n'a rien à voir avec ce que nous avons connu jusqu'à aujourd'hui. Ca, c'est une réforme encore plus importante qu'on ne l'affiche : on nous enlève nos antiques credos pour les remplacer par un modus vivendi qui ne s'apparente en rien aux fondements de notre république.
Le roi discourera, présentera sa vision personnelle et édictera la méthode dont il faudra bien apprendre les rudiments sans sourciller. Lorsqu'enfin il se taira, il s'éclipsera par une porte dérobée et l'assistance pourra alors converser comme si de rien n'était de l'avenir dont il aura dessiné les grandes lignes. Pas de débat, pas de controverse. Rien. Un silence total jusqu'à son départ. Un instant qu'il définira certainement comme étant démocratique...
C'est ça la modernisation de la constitution : un pas de plus vers la radicalisation de son pouvoir.
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 11:37
Voui, voui, les sondages s'ébattent à plein régime et s'étalent dans tous les médias. Encore un qui ne parle que de la remontée de la popularité du roi et de son grand chambellan et qui les pommade et ronronne à leurs pieds. En veux-tu, en voilà, je t'en remets une couche, je ferai ton apologie de manière systématique, car tu es mon roi. Non, je ne serai jamais objectif car ma vie dépend  de ton bon vouloir. Je n'oserai jamais te contrarier ou émettre des doutes, ce serait malséant et j'en ferais les frais. Tel est le credo affiché par ces sondages qui, par ailleurs, sondent également au sujet des autres personnalités politiques de l'opposition et en remettent une sacrée couche car elles sont au plus bas dans l'opinion. La tartine est largement beurrée et les langues commentent bon train. On sent la jouissance de ces partisans, on devine leur partialité aux commentaires édifiants. Comme si ces adeptes du roi lui étaient tellement inféodés qu'ils ne peuvent faire différemment ou montrer un tant soit peu d'objectivité.
Le système est corrompu par ces sondages qui inondent les pages des journaux, bruissent sur les chaînes et laissent leur empreinte sur les esprits déjà mis à sac par la crise. Ca me fait l'effet d'un chien qui marque son territoire en levant la patte pour seulement trois gouttes. La manoeuvre me semble évidente : il faut marquer les esprits, donc laver les cerveaux. Les récalcitrants, parce qu'ils protestent mais ne bougent pas vraiment, se trouveront un jour pris dans un tourbillon si violent qu'ils ne s'en sortiront pas. Trop d'esprits faibles seront convaincus qu'ils ne peuvent rien à l'état de délabrement de leur situation et baisseront les bras. Entre ces deux catégories d'individus, existe-t-il encore quelques spécimens d'énergumènes assez clairvoyants pour réagir pendant qu'il en est encore temps ?
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 20:39
Le sac à malice est le bagage de tout homme politique qui se respecte. Ils rivalisent d'ingéniosité pour trouver l'idée qui arrachera un sourire au roi. Le petit dernier vient de pondre un super pataquès : prolonger la période d'activité en portant l'âge de la retraite à 67 ans. Pas mal du tout ! Parfaitement en accord avec la politique du tout réforme. Il est à parier qu'en son palais, le roi se réjouit de ce bon tour sorti tout droit de l'esprit tortueux de son valet préféré. Allons, ne rechignons pas à la tâche, attelons-nous à notre ouvrage puisque cela plaît au roi ; dégainons nos armes de bons serviteurs et trimons juqu'à ce que nous n'en puissions plus.
Il faut en passer par là puisque telle est la volonté désormais affichée de la cour et de son souverain. Eux-mêmes ne travaillent-ils pas d'arrache-pied sept jour sur sept pour que le royaume rebondisse et éclaire de sa gloire renaissante le monde entier ? Prenons exemple sur eux, dévoués corps et âme au royaume et à sa renommée. Imitons-les ces élus, sortis des urnes comme par magie et qui gouvernent bon an mal an les destinées du territoire et de son rayonnement ! Ils sont là, exemplaires, brillant des feux de leur travail acharné, des lois qu'ils renouvellent tous les quatre matins, de l'esprit éveillé dont ils ne se départissent jamais ! Soyons dès demain à leur image : travailleurs impénitents qui refusent de lâcher leur outil et préfèrent crouler sous le faix plutôt que de songer à un repos mérité. Le royaume doit se relever de ses décombres financiers, alors n'hésitons pas : reprenons notre outil et trimons, trimons, trimons ! Jusqu'à ce que mort s'ensuive.
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 20:22
Ils peuvent se morfondre, mais c'était prévisible, le rassemblement d'aujourd'hui n'a pas recueilli les suffrages de la population. Un score piteux alors que le mécontentement grandit. Du côté du palais, ça doit rigoler en douce si ce n'est franchement. Quoi, ils menacent et n'obtiennent que quelques minces cohortes ? Leurs défilés mensuels sont désormais éculés. A ces chers syndicats de trouver maintenant la juste mesure à adopter. La seule de ces représentations officielles qui renâclait face à ces sorties trop rituelles, ronchonne dans son coin. A cause de l'unité entre syndicats, FO ne pouvait que suivre le mouvement. Dommage d'ailleurs que les gros représentants aient voulu cette unité face au gouvernement : ils se sont coupés l'herbe sous les pieds.
Ah, ce n'est plus rien qu'un mythe ces mouvements populaires ! La force des salariés rassemblés derrière leurs syndicats faisait que ces mêmes syndicats pouvaient peser sur les décisions du patronat et des gouvernements successifs. Aujourd'hui, le poids de ces mammouths fossilisés est moins qu'une plume au vent. Ils ne sont plus aguerris par les luttes des anciens, ils se sont assis trop vite sur les victoires passées, obtenues par des grèves dures, longues et coûteuses. Les promenades d'aujourd'hui n'ont plus rien à voir avec les bagarres du temps jadis, quand tout était à faire. Ce ne sont plus que des escarmouches de pacotille car derrière les étendards des fédérations qui plantent le décor en tête de cortège, il n'y a plus la volonté de combattre. Les salariés se retrouvent orphelins, confrontés à des organes moribonds, à un pouvoir puissant, sans plus d'appui qu'un pont sans parapet.
Tout est à refaire.
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 17:13
Deux jours déjà que les élections européennes se sont déroulées. Les journaux continuent à répandre de l'encre et se perdent en commentaires répétés. Quel gâchis que tout ce papier cette encre, ces rotatives qui tournent à plein régime pour seulement éditer des radotages qui entretiennent la clientèle. Comme si les abrutis de serfs  (leur fond de commerce) réclamaient encore et encore qu'on leur rappelle ce qu'il vient de se passer. C'est sans doute pour le cas où ils n'auraient rien compris...
A croire que d'autres informations ne sont pas à développer, à croire qu'il faut toujours s'attarder avec complaisance sur des sujets qui n'intéressent que quelques individus, à croire que la vie s'est arrêtée à ce dimanche et que plus rien ne s'est passé depuis.
Evoquer cette élection, c'est préparer le terrain sur la restructuration du gouvernement puisque certains ministres vont filer à Bruxelles assumer leur rôle. Comme rien ne filtre et qu'on en est réduits à des suppositions, plutôt que de perdre du terrain en vente, on entretient le lecteur car, n'est-ce-pas, celui-ci ne s'intéresse qu'à ce qu'il se passe ou va se passer dans les hautes sphères.
Le destin des serfs n'est pas d'être systématiquement pris pour un corniaud, ni pour être manipulé à tout bout de champ. Heureusement pour lui, sa vie est ailleurs que dans une feuille de chou. Et ses préoccupations ne seront pas dématérialisées par la refonte du gouvernement, encore moins par les hypothèses plus ou moins farfelues émises par des scribouillards en mal de plume.
Silence ! Passons à autre chose !
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