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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 08:35

Dans son "Dictionnaire Critique à l'usage des Incrédules" (2001), Albert Memmi écrit dans son article à propos de Marx :

"Il n'y pas de quoi se réjouir si demeurent le chômage endémique, la prostitution, cet esclavage de la femme dont le corps est traité comme une marchandise, la drogue, c'est-à-dire la liberté pour les trafiquants d'attenter impunément à la vie des gens, le désordre destructif des biens alors que la faim augmente, les conflits meurtriers entre les ethnies et les nations, la primauté du profit, malgré les alibis, sur la morale, la culture, la connaissance et l'art ! Il faut la myopie intéressée, et tragiquement étourdie, de l'Occident pour feindre que la planète puisse éternellement tourner avec une si grande majorité d'opprimés et d'affamés".

 

Etrangement, malgré une culture marxiste largement absente, je ressens ces phrases profondément. Pour moi, c'est comme l'écho de ce que nous connaissons aujourd'hui. Rien ne change jamais et ce sont toujours les mêmes qui font les frais des politiques mises en place. Les exemples sont nombreux qui rejoignent ces dires. Certes, il faudrait prolonger par l'approfondissement, citer d'autres morceaux afin d'étayer l'analyse. Cependant, cela ne me semble pas nécessaire. Parce que les mots sont choisis avec soin, précis, lourds de sens. Ils sonnent comme une sentence. Preuve qu'avec l'âge, et parce qu'on porte sur le monde un regard non pas détaché mais sans illusion, les appétits des uns et des autres nous apparaissent toujours prégnants parce qu'ils sont la négation de l'autre, de la différence, de l'absolue nécessité de voir au-delà de son prisme personnel, de sa sphère habituelle. Comme une sorte d'appel à sortir de soi, à reconsidérer nos positions et l'altérité.

Si Marx pensait que la lutte des classes était économique, selon Memmi, il avait oublié qu'elle était également portée, sous-tendue par d'autres revendications, politiques, culturelles et religieuses. Autrement dit, par le besoin de l'intégrité de la population concernée : "A tort ou à raison, les dominés exigent autant la restauration de leur langue que d'être mieux nourris."

Ne se passe-t-il pas aujourd'hui le même mouvement dormant, notamment dans notre pays en crise et duquel on exige qu'il éponge des dettes insoutenables ? Nos chers médias n'évoquent jamais ce pan de la révolte qui gronde. Sauf quand il s'agit d'autres peuples. Et encore, à mots très contenus. Si jamais il nous prenait l'idée de nous insurger contre le système... Ces autres dont on parle pourraient bien nous inciter à faire davantage que ronchonner chacun dans notre coin, pourraient, par leur exemple, faire se lever la contestation spontanée car quand trop, c'est trop, on sait très bien que le vase déborde.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 20:57

Ca y est, les frères ennemis sont enfin tombés d'accord. Après leurs chamailleries de cour de récréation, ils ont enfin trouvé un compromis. Comment ça, vous ne savez pas de quoi il s'agit ? Allons, ne me dites pas que vous avez déjà oublié la guéguerre de JFC et FF. Elle a tant fait couler d'encre que ce serait odieux pour les journaleux qui ont puisé leur inspiration dans ce duel fratricide que vous osiez décréter que vous vous en contrefichez et que ça remonte à Mathusalem. Eh non ! Il n'en est rien. Bon d'accord, ça ne valait pas le coup de s'y intéresser vraiment. Mais reconnaissez tout de même que leurs échanges et les coups portés via dénonciations et autres arguties ineptes vous ont fait saliver et que vous vous rejouissiez de leur mésentente affichée.

Bon, ceci dit, l'affaire est close dirait-on. Cependant, croyez-vous vraiment que ces deux-là qui se sont décrébilisés à la face des caméras et ont fait rire la France entière (surtout celle de gauche) et bien au-delà de nos frontières (cessons d'être hexagonaux et prenons conscience que notre pays, au moins en Europe, occupe une certaine place) se sont rangés à la raison ? De mon point de vue, c'est non. Ennemis jurés, entre la DD et la DD (comprendre la droite décomplexée et la droite douce), il y avait de quoi s'y perdre. Et s'interroger. Ces deux-là se sont tellement castagnés qu'ils en sont devenus ridicules et n'ont obtenu que l'inverse espéré : ils sont cramés. A remiser au vestiaire. Oui, à remiser. Oublions-les et passons à autre chose. A eux deux, ils auront donné une image de la poilitique dont nous nous serions bien passés. Leur bras de fer éhonté laissera des traces car combien d'électeurs déserteront les urnes, dégoûtés par cette guerre intestine qui démontre, mieux que tout, que la politique un combat d'hommes et non pas un combat d'idées et d'idéal. Vous m'objecterez que cela n'a pas empêché le succès des élections partielles remportées par la dfroite. Pas d'accord : si ces élections sont ce qu'elles sont, c'est parce que les gens de droite feront toujours tout pour que leur clan revienne au pouvoir. Alors que ceux de gauche, écoeurés, préfèrent s'abstenir en se disant à quoi bon puisque ces gens-là, quel que soit leur clan, ne savent que s'étriper. Oui, les politiques, par leurs bagarres absurdes, font le lit de l'abstention. Méfiance donc !

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:44

Hier, les hétéros sont descendus dans la rue. En famille. Pour dire son opposition au mariage des homosexuels. Un beau bazar où on l'entendait une foule compacte répéter à l'envi les slogans lancés dans un mégaphone par une meneuse. C'est bien la première fois que les hétéros manifestent. Sans doute parce que leur statut social a toujours été reconnu. Contrairement aux homosexuels en quête d'une reconnaissance.

Peu m'importe au fond tout cela. Je constate que la société - qui serait en pleine mutation - ne change guère. Ce que je ne comprends pas, c'est  la volonté d'entrer dans les têtes, et en force, que le mariage peut-être monosexué. Jusqu'à preuve du contraire, il faut des ovules et des spermatozoïdes pour faire un enfant. Voilà une donnée qui ne change pas. Elle est même immuable. Mais que craignent donc les hétéros ? Ah oui, que le mariage ouvre droit à l'adoption. D'abord, il faut que la loi mise aujourd'hui en avant comme étant inéluctable soit votée. Pour l'instant, c'est loin d'être cas. Oh certes, elle sera soumise aux deux chambres, mais rien ne dit qu'elle passera. Surtout après ces manifestations en rangs serrés. La rue, là, a montré qu'elle n'était pas d'accord.

Je suggèrerais au gouvernement d'être à l'écoute car une loi qui engendre une telle réprobation ne peut pas être saine. D'ailleurs, il y a des sujets bien plus brûlants que celui-là. Nous sommes en crise, on va tous cracher au bassinet (c'est déjà commencé). Je crois préférable qu'on remette le pays en marche car c'est tout son avenir qui se joue. Alors, laissons tomber les sujets annexes qui ne sont faits que pour détourner l'attention de ce qui nous attend : les vaches maigres.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 07:48

Un G20 de plus arrivé à son terme. Si le volet croissance a bien été soutenu par les participants à cette réunion internationale, en revanche, la taxation des banques, lesquelles ont joué sans vergogne avec l'argent de leurs clients, n'a pas été retenue. Cela vous étonne-t-il ? Sans doute non.

Las ! Nous sommes comme d'habitude les dindons d'une farce gigantesque qui consiste à nous faire accroire qu'il est possible de réguler la finance. Chacun y va de son trémolo, appelle de tous ses voeux une réforme bancaire, la mise au pas des établissements financiers. Mais, dans le fond, ces propos 'virils' ne cachent-ils pas la vanité de leurs desiderata, la vacuité de leurs tentatives ?

Le monde est gouverné par l'argent. Le libéralisme - qui a remplacé la démocratie réelle - est si bien implanté dans les us et coutumes qu'il n'a même pas besoin de se défendre tant il semble couler de source. Comme s'il était imperméable aux crises successives depuis sa création. La dérégulation initiée est pourtant arrivée à son terme. La crise éclatée en 2008 est loin d'être terminée. Elle n'a pas, en effet, achevé son grand oeuvre. Les peuples ne sont pas encore totalement réduits à la vraie misère. Ils ont beau se révolter, aucun de leurs cris, de leurs colères, ne sourdent jusqu'aux oreilles des puissants. Et quand je dis puissants, il ne s'agit pas des dirigeants des états, mais des financiers qui ont joué un rôle-clé dans cette tourmente qui n'en finit pas, qui s'éternise, qui rend tout le monde fou. Mais sans doute cette folie n'atteint-elle pas encore les sommets prévus par ces géants qui ne savent plus délier les cordons de la bourse, mais qui savent, en revanche, savent très bien mener les spéculations sur le dos de la planète.

Jusqu'où faudra-t-il que nous soyons réduits pour que le monde change ? A moins que rien ?

 

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 12:36

Demain, premier tour. mais avant ce premier tour qui nous donnera une idée plus nette de la manière à laquelle nous serons tous accommodés, v'là t'y pas que la paranoïa se développe. Dans quel monde vivons-nous ? On menace les médias de recevoir des amendes s'ils diffusent des estimations. Et pas que les nôtres. Et c'est là où l'on distingue la frontière qui existe entre le bon sens et la folie. Vouloir s'en prendre aux médias étrangers parce que la loi interdit toute publication avant 20h, non, décidément, ça ne tourne pas rond chez nous. Si avec ça on n'est pas la risée de nos partenaires européens, si on ne se gausse pas de notre rigidité outre-atlantique ou outre-manche, c'est que le monde est complètement à côté de la plaque. Le grand n'importe quoi serait-il l'une de ces spécificités bien françaises que les autres peuvent nous reprocher ? Je crains bien que oui. Alors, folie pour folie, autant se péter une durite dès à présent, non ?

Cette volonté de brider, brimer, encadrer, cerner, embrigader, restreindre, réprimer et punir, franchement, ça commence à bien faire. Il est grand temps que la rigidité stupide soit corrigée. J'espère que je n'aurai pas à attendre la prochaine présidentielle pour constater un changement de braquet quant aux résultats potentiels parce que partiels.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:02

Ca va et ça vient, chaque jour apportant de nouveaux éléments. Les sondages sont surmultipliés et les sondés sont une masse exponentielle. Chacun y va de ses questions, de ses tests et de ses conclusions de ses enquêtes. N'en ont pas marre ? Moi oui !

 

Quand la cote de l'un descend, celle de l'autre fait une petite grimpette. De quoi satisfaire ceux des sondés qui préfèrent celui-ci plutôt que celui-là. Et puis il y a ceux qui se présentent et qui font cocorico avant même que les votes aient lieu. Ceux-là, pourtant, voient leur potentiel électoraliste baisser dangereusement pendant qu'un autre leur vole la place qu'ils briguent. Tout semble affaire de vocalises. Quand l'un tonitrue, d'autres la jouent moderato. Et c'est bien là où tout se joue : la voix sait ou ne sait pas se faire entendre.

 

Alors à quoi se jouera cette élection ? Tout semblait donné par avance. mais rien n'est jamais acquis avant le moment fatidique. On croirait presque que les prétendants l'ont oublié parce qu'ils se sentent - apparemment - investis. mais investis de quoi ? Et par qui ? C'est leur parole contre la nôtre. Ils pérorent à longueur de jour. Ils taclent leurs rivaux sans merci. Tout plutôt que de baisser sa garde. Alors ils s'empiffrent des sondages et font tout pour prendre l'avantage sur leurs adversaires. Ils sont dans l'arène et se comportent comme des gladiateurs sans pitié, affolés par le sang qu'ils font couler à profusion. Les petits mots sont leur glaive, les phrases injurieuses le filet dans lequel ils emprisonnent leurs adversaires. Triste spectacle d'une démocratie moribonde : rien ne sera épargné pour éreinter, démantibuler, faire crever les rivaux. On semble oublier qu'on a largement dénoncé la barbarie et ce n'est pas parce que le sang n'est que virtuel que ce n'est pas barbare ce comportement outré. Non, vraiment, la politique n'a rien de propre.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:22

Et pas qu'un peu. les sondages (toujours eux)  inversent la vapeur pour le premier tour. L'un grimpe tandis que l'autre dégringole. L'un se réjouit sans vergogne tandis que l'autre lance un SOS pour le vote utile. Tiens donc !

L'étonnant c'est que ces deux zigotos se croient appelés à un grand destin. Ma foi, si cela leur fait plaisir... C'est plutôt incroyable cette "vocation", non ? Pourquoi l'un plutôt que l'autre ? Pourquoi un destin privilégierait-il l'autre plutôt que l'un et vice-versa ? Seraient-ils donc les seuls champions en lice ? Le tournoi leur serait-il destiné ? Et à quel titre ?

Que défendent-ils donc qui leur serait particulier ? Une certaine idée de comment gouverner ici et ailleurs, en Europe ? Auraient-ils fait don de leur personne pour le pays ? Seraient-ils dévoués à ce point d'abnégation ?

Je n'en crois rien. Je vois là davantage l'expression d'un ego démesuré que l'expression d'un amour intégral pour la chose publique. D'ailleurs, il en va de même de tous ces candidats qui, convictions chevillées au corps et pour certains plus imbus de leur propre gloire que d'autres, se saisissent de la chose publique pour livrer le combat ultime.

Lequel d'entre eux est le plus à même d'exécuter le virage qui remettra le pays sur la voie sociale, la seule qui vaille que l'on se batte ? Lequel parmi ceux qui font de petits scores ne pourrait-il pas justifier du bien-fondé de sa candidature ? Ce sont souvent ceux-là qui ont le plus de convictions sincères, même si aujourd'hui on peut dire, au regard de l'histoire, que leur discours est caduc. Notons qu'ils ne sont guère écoutés et qu'on fait peut-être en sorte d'étouffer leurs propositions. Ils n'ont guère droit de cité si l'on considère que les rivaux montés en épingle par les médias tous supports se taillent la part du lion. Et ce, depuis le début de cette campagne qui ressemble de plus en plus à une empoignade entre deux individus. Même si trois autres larrons semblent grimper, grimper... Et peut-être inverser le processus mis en place depuis un an.

La roue peut encore tourner. Après tout, les virages en épingle à cheveux sont faits pour être négociés.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:30

Sa cote a grimpé de 4,5 points. Alors il y croit. Il commence à dire qu'il va gagner. Ses acolytes s'en persuadent également. Pourtant, le dernier sondage qui le met à 27,5% de votes au premier tour, au second (remercions le ciel qu'il n'y en ait pas trois), le crédite perdant.

La confiance revient grâce à ces sondages qui font tourner la tête à tout le monde. Pas étonnant que ce monsieur gonfle les pectoraux et attaque son adversaire en remontant jusqu'aux deux septennats de la gauche pour démontrer que sa défiance n'est pas basée sur du vent, mais bien confortée par ces quatorze années d'un règne d'alternance. Au fond, il  ne fait que redevenir ce qu'il a toujours été : un lutteur brutal dont les coups sont assénés avec des arguments massue, sans ménagement. Il sort toutes ses tripes, se fend d'un langage fort, matraque les mots et massacre l'adversaire en assénant ce qui, pour lui, sont des vérités. A chacun son truc. Et comme il aime les effets de manche, il ne se gêne surtout pas pour sous-entendre que le retour de la gauche serait catastrophique pour l'avenir du pays. Sans doute est-ce de bonne guerre, mais le souci aujourd'hui n'est pas de savoir s'il a raison, c'est de se demander ce qu'il en sera quel que soit le candidat élu. Sans dramatiser outrageusement la conjoncture, nous sommes loin d'avoir franchi le cap de la crise et ses répercussions. Après nous avoir assommés sur la perte du triple A, il n'est plus question aujourd'hui d'évoquer la crise et ses effets pervers. On ne parle pas davantage de l'Europe, encore moins de ce qui fait le quotidien du citoyen : chômage, peur du lendemain, baisse du pouvoir d'achat, retraités de plus en plus pauvres et jeunesse en déserrance. Le mal être actuel n'affleure jamais dans ces discours qui pilonnent l'ennemi. Ont-ils seulement quelque chose à faire du moral en berne des citoyens ?

A compter de lundi, les candidats officialisés par leurs 500 signatures s'affronteront tout aussi frontalement, mais ils ne pourront pas usurper plus de temps qu'il ne leur en est imparti. On retrouvera - peut-être - un peu de sérénité. En tout cas, on soufflera un peu, c'est déjà ça.

 

Petite question : le locataire du Palais doit-il, comme ses rivaux, se soumettre aux 500 signatures ? Je la pose cette question car il n'en a jamais été parlé.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:54

Pas de doute. Je m'endors comme tous les bienheureux qui pensent apprendre quelque chose de vital et qui finissent par comprendre que les parlottes ne sont que du vent. Toutes mes tentatives me laissent un drôle d'écho dans les neurones. Comme si les uns et les autres ne proféraient que des mensonges. Ah la langue de bois..., je ne connais rien de meilleur comme somnifère. Et ça marche à tous les coups. 

Ces débats - où nos consciencieux médias prétendre piéger nos politiques - se réduisent à des échanges sans fond de vérité. Et comme chacun se sent le droit d'affirmer les yeux dans les yeux que c'est lui qui détient la vérité, ce n'est pas demain que le sommeil me fuira. Entre le larmoyant, le pontifiant, l'aigri ou l'autoritaire, c'est à qui se disputera la première place du plus ennuyeux.

Bon d'accord, je ne suis pas toutes ces raouts télévisuels. Pas le temps. Mais surtout une grosse flemme. J'ai mieux à faire que d'écouter placidement les échanges courtois (sur la forme, mais pas sur le fond) qui défilent semaine après semaine. Et toutes les chaînes y vont de leur émission. C'est à qui recevra ces beaux messieurs et leur fera la chasse à la bévue. Sans y parvenir. Quant à ceux qui dissèquent les propos tenus, selon du bord qu'ils sont, ils sont plus ou moins critiques. Et ça s'encense à tout va. Manque plus que l'or et la myrrhe, c'est la crèche tous les jours. Les rois-mages sont pléthore. J'ai beau chercher l'âne et le boeuf, je ne vois rien. Pourtant, je ne suis pas aveugle...

Vivement que tout ça finisse, c'est l'overdose. Et je ne parle même pas des sondages dont on nous assomme à longueur d'agences. Quand ils sont contradictoires, il en est pour se réjouir, d'autres qui sont pris de panique. Il faut les voir contredire leurs contradicteurs, prétendre que ces sondages sont nuls ou insignifiants, n'empêche qu'ils ont le trouillomètre à zéro. Leur ego en prend un coup et ils se lancent à tout va dans de oiseux discours, tentant de prouver, encore et encore, que, sans eux, c'est la cata.

La vraie catastrophe, c'est que tout ce système traverse l'époque et que bien peu le remettent en question. Quand apprendront-ils à museler leur claque-merde et à enfin ouvrir les yeux ? A quand la probité ? A quand un renouveau auquel tout le monde aspire ?

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:35

Une vie bousculée, des intérêts divers, des trépidations de tous genres, voilà de quoi est faite ma vie. Ce qui laisse bien peu de temps pour le reste. Et pourtant, je tente malgré la fatigue du rythme quotidien de suivre tout ce qu'il se passe autour de moi. Bien m'en prend : nous sommes en période pré-électorale, du coup il y a du grain à moudre. Alors je me plante devant la lucarne et regarde les émissions où les prétendants au trône se succèdent face à des journalistes qui les excitent du bout de leur aiguillon.

Hélas, ils ont beau faire, dire, se démener, je m'endors. Triste, non ? Comment vais-je pouvoir asseoir mes opinions si je suis incapable de résister à Morphée ? Cela signifie-t-il que l'ennui prend le dessus sur l'intérêt ? C'est bien possible. Alors qu'il faudrait être attentif à tout, savoir écouter même quand ça rase. Mais comment supporter sans sombrer ces discours qui ont l'air pleins, mais qui, au fond, sont sans doute assez creux pour que je plonge sans m'en apercevoir ?

Heureusement, quand le direct nous échappe, on a la possibilité de regarder a posteriori. Et ça, c'est carrément magique. Alors, quand j'en ai le loisir, je revisite ces rencontres-débats, zappe ce que j'ai déjà entendu pour atteindre ce que j'ai perdu.

Et qu'est-ce que je tire de ces visites reportées au lendemain ? Toujours l'ennui car ces beaux messieurs s'écoutent, de mon point de vue, un peu trop parler. Ils sont sentencieux, imbus d'eux-mêmes. Ils bavassent à leur aise, vont au bout de ce qu'ils veulent dire, alors que leurs interlocuteurs tentent de les faire revenir à la question posée. Je présume qu'ils sont contents d'eux puisque ces mêmes journalistes ne parviennent pas à leur extirper les réponses qu'ils attendent.

Pas étonnant donc que je finisse par m'endormir : j'ai l'impression qu'on tourne en rond.

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