Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 12:36

Demain, premier tour. mais avant ce premier tour qui nous donnera une idée plus nette de la manière à laquelle nous serons tous accommodés, v'là t'y pas que la paranoïa se développe. Dans quel monde vivons-nous ? On menace les médias de recevoir des amendes s'ils diffusent des estimations. Et pas que les nôtres. Et c'est là où l'on distingue la frontière qui existe entre le bon sens et la folie. Vouloir s'en prendre aux médias étrangers parce que la loi interdit toute publication avant 20h, non, décidément, ça ne tourne pas rond chez nous. Si avec ça on n'est pas la risée de nos partenaires européens, si on ne se gausse pas de notre rigidité outre-atlantique ou outre-manche, c'est que le monde est complètement à côté de la plaque. Le grand n'importe quoi serait-il l'une de ces spécificités bien françaises que les autres peuvent nous reprocher ? Je crains bien que oui. Alors, folie pour folie, autant se péter une durite dès à présent, non ?

Cette volonté de brider, brimer, encadrer, cerner, embrigader, restreindre, réprimer et punir, franchement, ça commence à bien faire. Il est grand temps que la rigidité stupide soit corrigée. J'espère que je n'aurai pas à attendre la prochaine présidentielle pour constater un changement de braquet quant aux résultats potentiels parce que partiels.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:02

Ca va et ça vient, chaque jour apportant de nouveaux éléments. Les sondages sont surmultipliés et les sondés sont une masse exponentielle. Chacun y va de ses questions, de ses tests et de ses conclusions de ses enquêtes. N'en ont pas marre ? Moi oui !

 

Quand la cote de l'un descend, celle de l'autre fait une petite grimpette. De quoi satisfaire ceux des sondés qui préfèrent celui-ci plutôt que celui-là. Et puis il y a ceux qui se présentent et qui font cocorico avant même que les votes aient lieu. Ceux-là, pourtant, voient leur potentiel électoraliste baisser dangereusement pendant qu'un autre leur vole la place qu'ils briguent. Tout semble affaire de vocalises. Quand l'un tonitrue, d'autres la jouent moderato. Et c'est bien là où tout se joue : la voix sait ou ne sait pas se faire entendre.

 

Alors à quoi se jouera cette élection ? Tout semblait donné par avance. mais rien n'est jamais acquis avant le moment fatidique. On croirait presque que les prétendants l'ont oublié parce qu'ils se sentent - apparemment - investis. mais investis de quoi ? Et par qui ? C'est leur parole contre la nôtre. Ils pérorent à longueur de jour. Ils taclent leurs rivaux sans merci. Tout plutôt que de baisser sa garde. Alors ils s'empiffrent des sondages et font tout pour prendre l'avantage sur leurs adversaires. Ils sont dans l'arène et se comportent comme des gladiateurs sans pitié, affolés par le sang qu'ils font couler à profusion. Les petits mots sont leur glaive, les phrases injurieuses le filet dans lequel ils emprisonnent leurs adversaires. Triste spectacle d'une démocratie moribonde : rien ne sera épargné pour éreinter, démantibuler, faire crever les rivaux. On semble oublier qu'on a largement dénoncé la barbarie et ce n'est pas parce que le sang n'est que virtuel que ce n'est pas barbare ce comportement outré. Non, vraiment, la politique n'a rien de propre.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:22

Et pas qu'un peu. les sondages (toujours eux)  inversent la vapeur pour le premier tour. L'un grimpe tandis que l'autre dégringole. L'un se réjouit sans vergogne tandis que l'autre lance un SOS pour le vote utile. Tiens donc !

L'étonnant c'est que ces deux zigotos se croient appelés à un grand destin. Ma foi, si cela leur fait plaisir... C'est plutôt incroyable cette "vocation", non ? Pourquoi l'un plutôt que l'autre ? Pourquoi un destin privilégierait-il l'autre plutôt que l'un et vice-versa ? Seraient-ils donc les seuls champions en lice ? Le tournoi leur serait-il destiné ? Et à quel titre ?

Que défendent-ils donc qui leur serait particulier ? Une certaine idée de comment gouverner ici et ailleurs, en Europe ? Auraient-ils fait don de leur personne pour le pays ? Seraient-ils dévoués à ce point d'abnégation ?

Je n'en crois rien. Je vois là davantage l'expression d'un ego démesuré que l'expression d'un amour intégral pour la chose publique. D'ailleurs, il en va de même de tous ces candidats qui, convictions chevillées au corps et pour certains plus imbus de leur propre gloire que d'autres, se saisissent de la chose publique pour livrer le combat ultime.

Lequel d'entre eux est le plus à même d'exécuter le virage qui remettra le pays sur la voie sociale, la seule qui vaille que l'on se batte ? Lequel parmi ceux qui font de petits scores ne pourrait-il pas justifier du bien-fondé de sa candidature ? Ce sont souvent ceux-là qui ont le plus de convictions sincères, même si aujourd'hui on peut dire, au regard de l'histoire, que leur discours est caduc. Notons qu'ils ne sont guère écoutés et qu'on fait peut-être en sorte d'étouffer leurs propositions. Ils n'ont guère droit de cité si l'on considère que les rivaux montés en épingle par les médias tous supports se taillent la part du lion. Et ce, depuis le début de cette campagne qui ressemble de plus en plus à une empoignade entre deux individus. Même si trois autres larrons semblent grimper, grimper... Et peut-être inverser le processus mis en place depuis un an.

La roue peut encore tourner. Après tout, les virages en épingle à cheveux sont faits pour être négociés.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:30

Sa cote a grimpé de 4,5 points. Alors il y croit. Il commence à dire qu'il va gagner. Ses acolytes s'en persuadent également. Pourtant, le dernier sondage qui le met à 27,5% de votes au premier tour, au second (remercions le ciel qu'il n'y en ait pas trois), le crédite perdant.

La confiance revient grâce à ces sondages qui font tourner la tête à tout le monde. Pas étonnant que ce monsieur gonfle les pectoraux et attaque son adversaire en remontant jusqu'aux deux septennats de la gauche pour démontrer que sa défiance n'est pas basée sur du vent, mais bien confortée par ces quatorze années d'un règne d'alternance. Au fond, il  ne fait que redevenir ce qu'il a toujours été : un lutteur brutal dont les coups sont assénés avec des arguments massue, sans ménagement. Il sort toutes ses tripes, se fend d'un langage fort, matraque les mots et massacre l'adversaire en assénant ce qui, pour lui, sont des vérités. A chacun son truc. Et comme il aime les effets de manche, il ne se gêne surtout pas pour sous-entendre que le retour de la gauche serait catastrophique pour l'avenir du pays. Sans doute est-ce de bonne guerre, mais le souci aujourd'hui n'est pas de savoir s'il a raison, c'est de se demander ce qu'il en sera quel que soit le candidat élu. Sans dramatiser outrageusement la conjoncture, nous sommes loin d'avoir franchi le cap de la crise et ses répercussions. Après nous avoir assommés sur la perte du triple A, il n'est plus question aujourd'hui d'évoquer la crise et ses effets pervers. On ne parle pas davantage de l'Europe, encore moins de ce qui fait le quotidien du citoyen : chômage, peur du lendemain, baisse du pouvoir d'achat, retraités de plus en plus pauvres et jeunesse en déserrance. Le mal être actuel n'affleure jamais dans ces discours qui pilonnent l'ennemi. Ont-ils seulement quelque chose à faire du moral en berne des citoyens ?

A compter de lundi, les candidats officialisés par leurs 500 signatures s'affronteront tout aussi frontalement, mais ils ne pourront pas usurper plus de temps qu'il ne leur en est imparti. On retrouvera - peut-être - un peu de sérénité. En tout cas, on soufflera un peu, c'est déjà ça.

 

Petite question : le locataire du Palais doit-il, comme ses rivaux, se soumettre aux 500 signatures ? Je la pose cette question car il n'en a jamais été parlé.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:54

Pas de doute. Je m'endors comme tous les bienheureux qui pensent apprendre quelque chose de vital et qui finissent par comprendre que les parlottes ne sont que du vent. Toutes mes tentatives me laissent un drôle d'écho dans les neurones. Comme si les uns et les autres ne proféraient que des mensonges. Ah la langue de bois..., je ne connais rien de meilleur comme somnifère. Et ça marche à tous les coups. 

Ces débats - où nos consciencieux médias prétendre piéger nos politiques - se réduisent à des échanges sans fond de vérité. Et comme chacun se sent le droit d'affirmer les yeux dans les yeux que c'est lui qui détient la vérité, ce n'est pas demain que le sommeil me fuira. Entre le larmoyant, le pontifiant, l'aigri ou l'autoritaire, c'est à qui se disputera la première place du plus ennuyeux.

Bon d'accord, je ne suis pas toutes ces raouts télévisuels. Pas le temps. Mais surtout une grosse flemme. J'ai mieux à faire que d'écouter placidement les échanges courtois (sur la forme, mais pas sur le fond) qui défilent semaine après semaine. Et toutes les chaînes y vont de leur émission. C'est à qui recevra ces beaux messieurs et leur fera la chasse à la bévue. Sans y parvenir. Quant à ceux qui dissèquent les propos tenus, selon du bord qu'ils sont, ils sont plus ou moins critiques. Et ça s'encense à tout va. Manque plus que l'or et la myrrhe, c'est la crèche tous les jours. Les rois-mages sont pléthore. J'ai beau chercher l'âne et le boeuf, je ne vois rien. Pourtant, je ne suis pas aveugle...

Vivement que tout ça finisse, c'est l'overdose. Et je ne parle même pas des sondages dont on nous assomme à longueur d'agences. Quand ils sont contradictoires, il en est pour se réjouir, d'autres qui sont pris de panique. Il faut les voir contredire leurs contradicteurs, prétendre que ces sondages sont nuls ou insignifiants, n'empêche qu'ils ont le trouillomètre à zéro. Leur ego en prend un coup et ils se lancent à tout va dans de oiseux discours, tentant de prouver, encore et encore, que, sans eux, c'est la cata.

La vraie catastrophe, c'est que tout ce système traverse l'époque et que bien peu le remettent en question. Quand apprendront-ils à museler leur claque-merde et à enfin ouvrir les yeux ? A quand la probité ? A quand un renouveau auquel tout le monde aspire ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 11:35

Une vie bousculée, des intérêts divers, des trépidations de tous genres, voilà de quoi est faite ma vie. Ce qui laisse bien peu de temps pour le reste. Et pourtant, je tente malgré la fatigue du rythme quotidien de suivre tout ce qu'il se passe autour de moi. Bien m'en prend : nous sommes en période pré-électorale, du coup il y a du grain à moudre. Alors je me plante devant la lucarne et regarde les émissions où les prétendants au trône se succèdent face à des journalistes qui les excitent du bout de leur aiguillon.

Hélas, ils ont beau faire, dire, se démener, je m'endors. Triste, non ? Comment vais-je pouvoir asseoir mes opinions si je suis incapable de résister à Morphée ? Cela signifie-t-il que l'ennui prend le dessus sur l'intérêt ? C'est bien possible. Alors qu'il faudrait être attentif à tout, savoir écouter même quand ça rase. Mais comment supporter sans sombrer ces discours qui ont l'air pleins, mais qui, au fond, sont sans doute assez creux pour que je plonge sans m'en apercevoir ?

Heureusement, quand le direct nous échappe, on a la possibilité de regarder a posteriori. Et ça, c'est carrément magique. Alors, quand j'en ai le loisir, je revisite ces rencontres-débats, zappe ce que j'ai déjà entendu pour atteindre ce que j'ai perdu.

Et qu'est-ce que je tire de ces visites reportées au lendemain ? Toujours l'ennui car ces beaux messieurs s'écoutent, de mon point de vue, un peu trop parler. Ils sont sentencieux, imbus d'eux-mêmes. Ils bavassent à leur aise, vont au bout de ce qu'ils veulent dire, alors que leurs interlocuteurs tentent de les faire revenir à la question posée. Je présume qu'ils sont contents d'eux puisque ces mêmes journalistes ne parviennent pas à leur extirper les réponses qu'ils attendent.

Pas étonnant donc que je finisse par m'endormir : j'ai l'impression qu'on tourne en rond.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 11:06

La course est bien partie. Les différents concurrents en rajoutent une couche, pour convaincre les hésitants, les abstentionnistes, les perdus d'avance. Bien évidemment, tout semble permis et notamment les attaques personnalisées  contre le rival de choix, d'un camp comme de l'autre. On ne le nomme pas, mais on abreuve son auditoire de critiques et de jugements à l'emporte-pièce. C'est de bonne guerre ? Pour certains, oui, pour moi, non et plus deux fois qu'une seule fois non.

Au lieu de viser son rival préféré  (de quelque camp qu'il soit) et d'en faire la cible de ses commentaires acides, il ferait mieux de se concentrer sur les préoccupations des électeurs. Non, ils ne sont pas inquiets pour leur sécurité, non, ils ne réclament pas qu'on boute hors sol les immigrés, non, ils ne sont pas aussi racistes et bouchés qu'on leur donne  si facilement à penser. Il devrait centrer ses efforts pour comprendre les attentes de la majorité dite silencieuse et qui se fait de plus en plus entendre. Car enfin qu'est-ce qui nous préoccupe le plus si ce n'est ce chômage grandissant et qui touche plus particulièrement notre jeunesse ? Mais pas que : l'augmentation déguisée des impôts sur le revenu grâce à un tour de passe-passe, les complémentaires de santé dont le coût pèse de plus en plus lourd, les loyers qui en prennent un coup, le pouvoir d'achat qui se réduit, l'éducation qui fout le camp, en peu de mots, l'avenir qui n'annonce rien de lumineux ou de libératoire, voilà ce qui est au centre des inquiétudes de ce peuple malmené, mal traité, ignoré des politiques, systématiquement sucé de partout et principalement au porte-monnaie.

Tout le monde parle de clivages. Encore un mot très français, dont on use et abuse. Le seul clivage existant, bien réel, c'est l'abîme qui sépare le peuple des politiques. Des politiques qui ne peuvent surtout pas saisir, parce que leur niveau de vie est au-delà de l'imaginable pour Monsieur Toutlemonde, les angoisses de parents qui se demandent s'ils vont pouvoir porter encore longtemps ces enfants en mal de travail et contraints d'en appeler à leurs géniteurs pour ne pas crever la dalle.

Dans ce monde où tout fout le camp, où la crainte du lendemain prend aux tripes, existe-t-il un individu qui saurait vraiment prendre le taureau par les cornes et proposer autre chose que ce libéralisme outrancier ? Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 20:55

Ainsi ont décidé les Etats-unis de manière unilatérale, le site mégaupload est enterré.  Et dire que ce site permettait de transférer des fichiers photos (personnels évidemment) et que désormais, il faudra trouver un autre moyen pour ces transferts. Pourquoi avoir fermé ce siste, bien pratique pour des internautes qui, en toute légalité, faisaient transiter leur clichés ? Au nom, apparemment, qu'il permettait en toute illégalité de  transférer des fichiers audio et compagnie. C'était peut-être vrai, mais zut, aujourd'hui, parce qu'on n'a pas pensé à enregistrer  ces dossiers photographiques sur un autre support, on perd tout un tas de souvenirs personnels, ça donne de quoi râler. Adieu ces moments familiaux  fabuleux où tout était aussi simple que de respirer ! Il y a de quoi vraiment $etre en colère D'autant que derrière la fermeture de ce site bien pratique pour ceux qui voulaient échanger, en bons pères de famille, des données  universelles même si elles ne concernaient que les membres d'une même fratrie, se cache la volonté de brider de plus en plus le web.

Mais qu'ont-ils donc ces politiques qui prétendent restreindre nos libertés ? Ont-ils donc peur que nous fomentions des complots ? N'importe quoi ! L'internaute lambda ne songe pas à quoi que ce soit de répréhensible. Il ne fait qu'utiliser  ce qui lui est proposé, ce qui lui facilite les échanges de fichiers personnels. Qu'ils cessent donc de considérer ces lambdas comme des fauteurs destroubles, des tricheurs, des terrosistes potentiels ! Vous et moi sommes des gens normaux et faisons un usage raisonnable des facilités du web pour rester en communication avec nos proches. Qu'ils cessent de considérer chacun d'entre nous comme des criminels : nous ne sommes que des usagers qui avons besoin de communiquer et non pas de potentiels trublions qui enflamment le réseau et sèment des graines de zizanie ici et là.

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 20:01

Il faut bien en passer par là. Quand on tombe sur un texte comme celui que j'ai mis en ligne, on ne peut que se poser des questions. J'ai souligné à dessein certains mots ou expressions. Le rouge leur va bien car le rouge est provocateur. Et ces propos sont outrecuidants.

Reprenons-les un à un !

- protections inadmissibles. Il semble bien que c'est mal d'être protégé. Et pourquoi donc ? Après tout, l'enfant a besoin de la protection de sa mère, de son père ; les petits animaux bénéficient de la même protection ; les armées sont censées protéger les populations ; un président élu serait donc autre chose que protecteur ? Il devrait céder aux chants des sirènes libérales ? Et puis, cet adjectif, pourquoi avoir choisi celui-là ? En quoi est-il inadmissible d'être protégé ? Un adjectif outré, qui ne correspond en rien à la situation qu'avaient les générations antérieures.

Pendant 50 ans : apparemment cet homme-là avait oublié que la seconde guerre mondiale était passée par là et que le confort des années 60-70 ne faisaient que suivre une période terrible, que le pays était exsangue et qu'il avait fallu le redresser.

- prix de revient: On produisait, dit-il, sans se soucier du coût. Est-ce bien certain ? Est-ce vraiment mal ?

- petit bénéfice : l'adjectif employé dénonce le mépris dans lequel ce président tenait les artisans, commerçants et autres gens du peuple.

- bonnes frontières douanières : eh oui, à cette époque-là, en 67, l'Europe ne connaissait que le Marché Commun. Oui, il y avait des frontières douanières et ce n'était certainement pas sans raison. L'ultra-libéralisme n'avait pas encore pointé son nez. Il était seulement précédé par son frère aîné le libéralisme, un système qui a peu à peu grignoté la souveraineté nationale...

- aucune concurrence : Ah bon, parce que la concurrence c'est mieux que les frontières douanières ?

- obligé de payer / prix qu'on demandait. Mais à quoi pensait-il en prononçant ces mots ? Encore une marque de mépris, comme si les commerçants, artisans, etc. n'étaient que des profiteurs qui arnaquaient les acheteurs... Charmante vision des gens que l'on gouverne.

- vivre désormais dans la préoccupation permanente : Voilà, il faut prendre son pied en craignant tous les jours de tout perdre, il faut surveiller le voisin pour le doubler. Plus question que la concurrence soit porte à porte : il faut s'ouvrir au monde. Et donc à la mondialisation. Est-ce vraiment une vie que celle qui ne promet que des sueurs froides, des angoisses, du stress en temps continu ? 

- paresse : Quel mot incongru ! Mais à quoi pensait-il, cet homme-là en prononçant ce vocable ? Insinuerait-il donc que le peuple de France n'était qu'un ramassis de pouilleux paresseux ?

 

On dira ce qu'on voudra, mais franchement, il est temps de réfléchir sur ces années passées qui ont conduit à la situation actuelle. Ce n'était pas pour le bien du pays, mais pour complaire aux marchés, à la haute finance, aux lobbies naissants. Quelle époque vaut mieux que l'autre ? Et surtout, quel devenir pour les générations à venir ?

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article
4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 08:05

Entre l'insécurité dont on nous rebat les oreilles à longueur de méfaits plus sordides les uns que les autres, la fraude qui serait généralisée, la panique provoquée par la menace que les marchés font peser sur l'euro, on ne sait plus que penser. Marre de ces propos qui font souffler un vent de catastrophe sur les peuples. Marre de ces lois qui s'entassent à n'en plus finir. Marre de ces dénonciations honteuses dont on fait des choux gras. Marre du climat de terreur qui mine jour après jour. Marre de tout, de la lubricité, des affaires, des scandales, du pognon qui règne en maître. Marre, marre et marre.

Pourquoi la fraude (qui ne serait que minoritaire) devient-elle le dernier cheval de bataille des politiques en place ? Pourquoi s'arroge-t-on le droit de stigmatiser les plus pauvres ? Pourquoi montre-t-on du doigt les minorités, les émigrés, les réfugiés, les sans abri, la jeunesse, la délinquance (marginale), les chômeurs ?

Sur quelles terres chasse-t-on ? Toujours les mêmes. Parce qu'il faut absolument faire croire que ces misérables dont on parle représentent un péril grandissant.

Le vrai danger ne résiderait-il pas plutôt dans ces manoeuvres politiciennes qui consistent à entretenir les plus mauvais penchants de l'homme, l'égoïsme inhérent à la nature humaine, la haine de l'autre, la négation du droit à la différence, le repli sur soi ?

A instiller ainsi l'idée de la nature mauvaise de certaines couches de la population, au nom de la défense du plus grand nombre, que réserve demain ? Quel sera le prix à payer pour tout ce venin qu'on répand, au mépris de la considération que l'on doit avoir pour les autres ?

Que l'on cesse de jeter en pâture, et avec une facilité odieuse, ces idées néfastes pour la cohésion sociale !

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
commenter cet article

Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche