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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:08

 

Nous avons nos syndicats et nos voisins ont les leurs. Une fois ceci établi, il faut se pencher au chevet des nôtres. Courrier International est un journal qui vaut son pesant d'or. Je vais donc vous livrer la substance d'un de ses articles car il apporte un éclairage que je soupçonnais depuis longtemps mais je ne disposais pas des données que nous livre l'article dont je vais citer des fragments.

Nos syndicats peuvent toujours organiser des manifs, mais ils ne sont pas "en mesure d'organiser des grèves dures et long dans un secteur économique". Tiens donc... ! Et c'est le planton des affaires sociales du palais qui le dit. Interrogeons-nous sur le pourquoi de ce constat (nous ne l'avons pas attendu pour nous en rendre compte). Toujours selon ce monsieur, aucun des trois acteurs-négociateurs ne sont en mesure de lutter car ils sont truffés de points faibles : le palais parce qu'il a encaissé une déculottée sévère aux régionales, le patronat, divisé, a besoin du soutien du palais (il est donc à la botte), nos syndicats historiques parce qu'ils sont ceux qui, en Europe, ont le moins d'adhérents (seulement 7% pour 25% - et ce n'est qu'une moyenne - dans le reste de l'Europe.

Tout étant inversement proportionnel, pendant que le nombre d'adhésions baissait, en revanche le nombre des cadres syndicalistes augmentait (5 fois plus qu'en 1970).

Depuis 1982, les entreprises cofinancent le travail (système imposé par l'état : c'était donc sous la gauche) et l'état participe via les entreprises publiques, les municipalités, les groupements de communes... et "L'Etat paie les syndicats pour qu'ils participent à la gestion du système social et du Conseil économique et social, un organisme ruineux et parfaitement inutile qui a été imaginé jadis comme une troisième Chambre aux côtés de l'Assemblée Nationale et du Sénat".

Ce qui est valable pour les grandes entreprises ne l'est pas pour les PME ou les Services dans lesquels les syndicats ont du mal à s'implanter. Notamment à cause des "sans-papiers" (restauration, nettoyage, sécurité) qui sont une manne facile à trouver et largement sous-payée, donc indéfendable.

Aujourd'hui l'abandon des problèmes des "petits" se fait pour le bénéfice de la défense des prérogatives syndicales et notamment les secteurs d'où ils tirent le plus d'adhérents.

Politiquement, le président élu en 2007, sans doute trop content de la configuration syndicalo-socio-économique mise en place par la gauche, tenta de faire alliance avec les deux plus grands syndicats historiques (CGT et CFDT totalisant 990 000 affliés) mais échoua dans son entreprise réformiste. Et comme la crise est venue en rajouter une couche sur le plan économique, ses rêves de modernisation de l'économie, de la réforme de l'état-providence et du temps de travail, il n'a plus que pu jouer "un répertoire protectionniste avec quelques accents anticapitalistes".

Si l'état persiste à négocier avec les syndicats, ce n'est que dans le but inavoué de ne pas voir fuir le vivier électoral ouvrier et de réformer les retraites (le journaliste use du qualificatif "cosmétique") sans effaroucher les retraités (les plus syndiqués du monde salarial, ce qui n'a rien de curieux leur époque étant bien différente de celle que nous vivons) et l'électorat de droite.

Voici la conclusion (elle parle d'elle-même) de Gero von Randow : "Ne serait-il pas temps de s'unir ? Doucement, il n'y a pas urgence : l'argent continue d'affluer, la base peut aller et venir, mais l'appareil, lui, demeure".


 

Toutes les phrases en italique sont tirées de l'article de Gero van Randow, traduit et publié par Courrier International, semaine du 29 avril au 5 mai 2010 (site de cet hebdomadaire : www.courrierinternational.com)

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 06:36

Chaque fois qu'on poste un commentaire, quel que soit le blog où nous évoluons, notre IP est retenue par notre plateforme. Est-ce que cela me gêne ? Oui et non.

Non, parce que je m'exprime en toute liberté, dans une langue correcte, et que je prohibe tout propos violent, sectaire et médisant. J'essaie toujours d'écrire dans le respect des individus et des normes de notre langue. Même lorsque je pratique le sarcasme ou la dérision.

Oui, cela me dérange parce que je n'aime pas le flicage, une pratique à mes yeux douteuse parce qu'elle inclut que nous sommes tous potentiellement suspects, voire subversifs. Or nous sommes dans un pays de droit où la liberté d'expression existe. Ce "pistage" systématique semble indiquer qu'en fait nous ne sommes plus dans un pays démocratique et respectueux de la liberté d'expression. J'ai trop conscience de ma liberté et de ses limites pour être d'accord avec cette pratique à laquelle je n'ai d'abord pas prêté attention, mais qui, aujourd'hui, me dérange. Pour moi, elle est l'expression du manque de confiance que l'on accorde aux internautes, même si elle est justifiée par le comportement de certains qui n'hésitent pas à abuser de propos violents, racistes, sectaires, à véhiculer des idées malsaines et susceptibles de provoquer de la panique ou d'influencer les esprits faibles. Dans la mesure où les sites laissent passer tout et n'importe quoi, ce référencement systématique m'est odieux. Je le réprouve parce qu'il est une atteinte à mon intégrité intellectuelle et donc à ma liberté d'expression. Cette pratique est désormais justifiée par l'HADOPI. Etait-ce bien nécessaire ?

 

 

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 07:09

Nota Bene


Etrange autant que bizarre et très mystérieux, il est impossible de voter : j'ai fait plusieurs tentatives infructueuses. Ma source étant PcInpact, j'ai fait un petit tour du côté des commentaires. Nombreux sont les déçus de cette enquête proposant de donner son sentiment via un vote "quasi inexistant".

 

Heu... Est-ce que les informaticiens gouvernementaux auraient les neurones un peu fatigués ?

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 20:45

... à la hauteur d'une campagne qui a été tout sauf une campagne qui aurait pu accrocher les électeurs.
Qu'en retiendra-t-on ? Certainement pas le débat de fond puisqu'il n'a pas eu lieu. Comme si nous étions trop peu au fait des choses qu'il ne faille pas les évoquer !  Et pourtant, notre région, où que nous soyons, nous intéresse au premier chef. Sans doute nous considère-t-on comme trop abrutis pour comprendre quoi que ce soit...

Personnellement, j'en garderai un souvenir âcre. La cabale montée, selon le Canard Enchaîné, de toutes pièces quant au  casier judiciaire d'un candidat a été le point d'orgue de la malhonnêté intellectuelle de deux personnages dont on peut dire, sans se tromper, qu'ils ont une drôle de mentalité. Parce que la cible choisie est d'origine colorée et d'une souche non européenne ? On est en droit de se le demander. Etrange modus vivendi qui consiste à conspuer tel  qui est différent, qui tranche sur le fond par l'origine, par la race. Ce serait donc cela la politique ? Tendre des traquenards parce qu'on n'appartient pas au sérail ? C'est salement débectant, non ?
Comment résister à cette houle malsaine qui entraîne tout un chacun dans les bas fonds putrides du dénigrement ? Comment s'étonner que les électeurs aient déserté les urnes après de tels propos diffamatoires ? Traîner quelqu'un dans la boue a jeté les uns et les autres hors du chemin à suivre. Trop de dégoût, trop de colère. L'envie de jeter les politiques aux orties parce qu'ils ne savent pas se tenir et ne respectent rien.

Et le soir du premier tour, ce refus de reconnaître que l'enjeu de ces régionales était national. Auraient-ils donc reçu l'ordre de ne pas révéler leur dépit, de faire accroire que ces élections ne recèlent  pas une importance primordiale dans la gestion du pays ? Ce déni entendu sur toutes les ondes, tenu par les membres de cet éminent gouvernement, n'est pas surprenant : pas question de changer de ligne de conduite, de reconnaître ses erreurs et ses errements !

Si c'est ça la fierté nationale, alors il vaut mieux rester chez soi, s'enfermer pour ne pas assister au désastre. Pas étonnant qu'avec de tels loustics sans foi ni vergogne, la majeure partie de la population ait préféré bouder les urnes !


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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 14:25

On ignore beaucoup de choses mais chaque jour nous apprenons quelques vérités fort déplaisantes. En voici une qui donne à réfléchir et qui donne à penser qu'on n'a pas choisi la bonne voie.

La nouvelle n'est pas vraiment fraîche, mais elle a le mérite d'éclairer sur tout un pan des retraites juteuses de quelques uns. Ce qui permet de saisir l'intérêt qu'il y a à être fonctionaire européen.

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 10:15

Une autre manière de faire de la pub, celle de proposer de partager les articles sur Fessebouc ou Touiteur. Là encore, c'est invasif. Surtout quand on ne prétend pas exploiter ces réseaux sociaux dont on dit qu'ils sont pervertis et récupérés pour en savoir toujours plus sur X ou Y.

Si les p'tits jeunes aiment à se répandre sur la toile sans avoir conscience qu'ils peuvent en subir les conséquences plus tard, ma foi, cela les regarde. Mais quand on a atteint la maturité, nous prendre pour des idiots sans cervelle, c'est quand même un peu fort.

Autant j'apprécie de disposer d'un espace sur une plateforme, autant je ne goûte pas cette plaisanterie anglo-américaine qui consiste à vider son sac, parler de sa vie, mettre des photos en ligne, discourir sur Truc ou Muche, sans aucune précaution. Que l'on tente de me forcer la main chaque fois que j'expédie un article me déçoit beaucoup. Je n'appartiens pas et n'appartiendrai jamais à la race de ceux qui ne savent pas résister à toutes les tentations.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 16:10

Le numérique attise toutes les convoitises et chacun profite de la moindre occasion pour que cette invention géniale rapporte gros.

Il a suffi qu'un rapport quant aux mots de passe fasse allusion à "l'incompétence" ou la "négligence" des internautes pour que fleurisse l'idée d'un certificat  numérique. Dans l'absolu, pourquoi pas ? Cela éviterait en effet aux "incompétents" ou "négligents" de se laisser surprendre par l'inefficacité de leur mot de passe et de se retrouver piratés par des petits malins en mal de scruter ceci ou cela et d'en profiter.

Le hic, c'est que ce certificat ne résoudra pas le piratage : certains pirates (que d'autres appellent Hackers) sauront percer - comme tout le reste - le mystère et créer de la bisbille. Ces petits génies en informatique sont toujours attirés par ce qui semble hermétique, ils se feront donc fort de "craquer" ce moyen tout nouveau : ils aiment jouer avec les difficultés et s'en jouent d'ailleurs avec beaucoup d'aisance.

L'idée semble louable, mais elle ne l'est surtout pas. Qui croyez-vous qui abonde dans le sens de cette nouvelle idée brillante ? Comme d'habitude les banques et les assurances. Au fait, ces deux-là, ne sont-ce point des siamoises ? Sont-elles différentes ? Oh, que non ! Les banques sont également des assurances et les assurances sont désormais des banques. Mélange des genres bien opportun quand il s'agit de ramasser encore et encore du fric. Car ce certificat serait payant. Evidemment.

On assure que ce nouveau sésame serait sécurisé, on pourrait ainsi tout mêler : les déclarations d'impôts, la sécu, bref, tous ces organismes "officiels" auxquels tout contribuable est astreint.

Voir l'article ci-dessous :

http://www.20minutes.fr/article/380840/High-Tech-IdeNum-Comment-le-gouvernement-promet-la-fin-des-mots-de-passe-sur-Internet.php



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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 10:51

Les statisques sont des calculs intéressants que l'on peut manipuler dans le sens que l'on veut.

La prestation récente du roi a démontré que 30% des serfs l'ont écouté de bout en bout. Reste que 70% de la population a zappé cette rencontre qui devait être un grand moment.

Aujourd'hui, on nous livre de nouvelles statistiques sur l'impact de cette page télévisuelle. Et on distribue des satisfecits en veux-tu en voilà. On apprend donc que 57% des téléspectateurs ont été séduits. Extraordinaire, génial, mirifique.


Relativisons cet enthousiasme : il ne s'agit que de 57% de 30%. Certes, c'est une majorité relativement confortable, mais c'est insuffisant et ne nécessite pas que l'on pavoise.  Ce sont donc plus de 70% des serfs qui n'abondent pas dans le sens du roi.


Ces 57% représentent en fait seulement un peu plus de 5 millions de serfs. Au vu des chiffres connus quant à la population intégrale du royaume, cela ne représente qu'à peu près 12%. Une misère.

Si j'englobe la population entière dans ces calculs, c'est en réponse à ces statistiques officielles : pourquoi ne jouerais-je pas, moi aussi, avec les chiffres ? Après tout, n'est-on pas libres d'interpréter puisque tout n'est qu'une question de point de vue ?

Les maths sont peut-être rigoureuses, mais les raisonnements statistiques sont sujets à caution.

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 10:05
Et surtout n'oubliez pas de respecter l'Hadopi.

Ainsi pourrait-on interpréter l'exemple fort mauvais donné par le parti royal qui, pour la seconde fois, a eu l'outrecuidance  de ne pas se plier à ce qu'il impose à tous les serfs. Sans doute se croit-il au-dessus des lois qu'il impose aux sujets de sa majesté.

D'aucuns diront que c'est là un défaut de la jeunesse puisque ce sont les écervelés de ce parti qui ont lancé toute cette histoire sans aucune précaution. Oui, certes, cependant ils n'auraient pas négligé la démarche d'avoir l'aval du parolier et de son musicien.  Ni d'en demander l'autorisation à la maison de production qui ne l'aurait pas accordé par souci " d'esprit non partisan". Tiens donc !

Bref, le parti royal est condamné à payer cher, très cher (bien plus cher qu'après son premier "piratage". Merci qui ?) pour une vidéo musicale qui ne vaut pas grand chose et qui est même ridicule. Tous ces ministres qui se dandinent et font des gestes "ronds" comme s'ils avaient 15 ans, heureusement que le ridicule ne tue pas...C'est à cela que l'on comprend que c'est un parti de vieux puisqu'ils ne se voient pas en situation. A croire qu'ils souffrent tous d'un glaucome...

Cependant ayons la bonne grâce de reconnaître que ce "lipdub" (beurk, quel mot... ! ça sent son anglais de cuisine) nous aura secoués de rire. Quant à l'amende, là on rit jaune : nos picailloux vont tomber dans l'aumônière québécoise.


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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 10:09


Plus que deux jours pour en terminer une bonne fois avec 2009. Je pourrais dire tout de suite vive 2010, mis je ne le ferai pas. Je pourrais me contenter de présenter mes voeux de manière classique, mais ça aussi je ne le ferai pas. En tout cas pas aujourd'hui.

2009, en résumé, aura été une année de tous les excès, de tous les avatars, de tous les déboires. Certes, elle a été riche en événements. Mais là n'est pas l'important. Ce qui restera dans nos mémoires et même au-delà de la nôtre, ce seront d'abord la crise engendrée par la fatuité qu'inspire le goût du pouvoir et de l'argent, puis la gestion d'une pandémie ectoplasmique. Ce sont les deux grands phénomènes de polarisation sur lesquels a été basée et menée la politique. Exit la contestation universitaire, exit les déculottées des uns et des autres. En revanche, tout ce méli-mélo n'aura pas été inutile puisque nous avons vu l'identité nationale portée comme un flambeau. Ca, c'était la cerise sur un gâteau déjà bourratif. Mais quand on chausse de gros croquenots, il coule de source qu'on écrase plus d'un arpion car ils sont faits pour patauger dans la bouse.

L'année est moribonde et tente malgré tout de briller de ses derniers feux. Attendons patiemment qu'elle rende enfin son âme et qu'on passe à autre chose.

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