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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 10:27

Elle n'est plus cette grande dame qui a survécu aux camps de concentration, qui fut une femme politique importante pour notre pays, qui a su, malgré l'hostilité masculine de l'assemblée, faire passer une loi rendant l'avortement légal.

Elle était unique. Elle le restera. Adieu Simone.

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 06:38

CDI de projet,  Késaco ? CDI plus souple et plus protecteur qu'on dit. Rien d'autre que des contraires précaires. Si j'ai tout compris, ce genre d'emplois a été mis en pratique de l'autre côté de la Manche. L'échec a été total car pas assez efficace. Si je résume, ce CDI de projet n'est qu'un CDD prolongé deux ou trois ans. Est fonction du projet lui-même : tant que le chantier dure, il y a du boulot. Hormis dans le BTP, existe-t-il des chantiers qui durent deux ou trois ans ? Chantier ? Mission ? Quelle différence ?

Ce type de contrat serait réservé aux jeunes, afin qu'ils mettent un pied dans la vie active (c'est vrai que, sans expérience, on ne trouve pas de boulot sérieux). Ce n'est pas sans rappeler le CPE qui avait envoyé la jeunesse dans la rue et qui avait été retiré vite fait, bien fait. Ce CDI nouveau ressemble fâcheusement à un sous-CDI. Quand j'étais jeune, j'ai enchaîné les petits boulots (aujourd'hui, on parle de mini-jobs). Les époques se succèdent et se ressemblent. Pas de miracle sous le soleil.

C'est toujours la jeunesse qui trinque. Cette flexisécurité qu'on nous vante, avant qu'elle soit mise en place, encore faudrait-il construire des plans de formation sérieux. Et les mettre en place. Ce me semble plus logique de former en amont et de mettre au boulot ensuite.

Pour l'instant, ce qui semble le plus évident, c'est que ces sous-emplois favorisent le patronat qui ne rêve que d'une chose : baisser le coût du travail. Une main d'oeuvre bon marché, c'est autant de profit en plus.

Cette loi n'est tricotée que dans les cartons. Pour l'instant... Sa mise en place, si j'ai bien compris, devrait arriver très vite. Hum... ! Quoi qu'en pensent certains, la rentrée va être chaude. La jeunesse va redescendre dans la rue. Et même si ce n'est pas celle de 68, elle se fera entendre. Question : A-t-on le droit, quand on gouverne, de désespérer ceux qui sont l'avenir du pays ?

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 23:22

Je ne vais pas vous manquer même si je n'écris plus d'article pendant quelque temps, n'est-ce-pas ? Tant mieux puisque je m'échappe quelques petits jours. Pas pour respirer le grand air de la campagne, mais pour épauler un membre de ma famille. Je sens que je vais sacrément transpirer. A moins qu'un orage n'éclate et vienne rafraîchir l'atmosphère.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 12:56

On dirait bien que parmi les petits nouveaux, quelques uns aient fauté dans leur vie antérieure. Aïe ! Pour un gouvernement qui se voulait irréprochable, ça fait tache. La solution est toute trouvée : ils abandonnent leur ministère. A peine en place, et déjà ça dégage vers la sortie. Est-ce la solution ? Sans doute, du moins temporairement. L'inquiétant, c'est qu'on ne sait plus à qui se fier. Déjà que la plupart des citoyens doutaient du politique, ces énièmes affaires dévoilées par la presse ne sont pas faites pour remonter le moral et encore plus la confiance.

Pourtant, n'y avait-il pas une commission d'investiture créée justement pour éviter les conflits d'intérêts et autres travers touchant la classe politique ? L'idée était bonne, c'est vrai, mais pas suffisante puisque certains sont passés à travers les mailles du filet pour, ensuite, se voir dénoncés en place publique.

Quelle solution alors ? Tout simplement vérifier bien en amont la qualité des putatifs aux tâches ministérielles. Avoir du temps pour tout vérifier, minutieusement. Poser des questions pointues, quitte à mettre mal à l'aise le sujet sur la sellette.  Le pousser dans les derniers retranchements de sa conscience. C'est à ce prix qu'on pourra avoir des politiques intègres.

Mais qui se prêtera à ce jeu, alors que c'est un exercice indispensable pour réconcilier le citoyen avec le politique.  La plus grande des libertés, c'est bien d'avoir le "coeur" honnête.

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 16:22

Hier à Paris, avant-hier à Londres ou Melbourne, demain Ankara, Moscou, Rome, Alger... ? Sus à l'impie semblent proclamer les suicidaires de l'Islam. Mais qui est impie dans cette affaire ? Celui que ces autres traitent de mécréants ? Ceux que nous nommons terroristes ?

On dirait que le choix s'est porté sur des attentats à la vie humaine, partout, n'importe où, de manière plus rapprochée dans le temps. comme pour ne pas laisser souffler ceux que la "colère" divine semble animer alors qu'ils ne sont le jouet que d'une illusion. Ca n'est pas sans rappeler les brigades rouges qui frappaient en aveugle... là, où et quand on ne les attendait pas.

Cela finit par être lassant, cette vie où l'on suspecte son voisin de n'être pas très net, où l'on regarde avec méfiance ces autres qui n'ont rien de commun avec nous, hormis le mode de vie puisque nous sommes en territoire français.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:33

C'est vrai, le président dispose d'une bonne majorité. Mais il faut regarder résultat par résultat. Certains, qui sont désormais dans l'opposition, ont perdu de peu. En effet, le matraquage médiatique d'une victoire écrasante annoncée a, apparemment, convaincu certains de voter autrement ou par fidélité à ceux qu'ils connaissaient depuis quelques années. Certes, la majorité est confortable, mais ce n'est pas la lame de fond attendue. Et c'est tant mieux. Car, même en additionnant tous les résultats de la désormais opposition, le front républicain prôné par certains plus fort que d'autres n'aura pas de réelle marge de manoeuvre.

On peut regretter l'abstention sur tous les tons, elle est habituelle quant aux élections qui ne sont pas une présidentielle. Ce que l'on peut regretter, c'est que la majorité n'aurait pas été semblable, qu'elle aurait été moins évidente. La diversité des opinions est telle qu'il est impossible de rassembler tout le monde sous un seul drapeau. Et là, c'est tant mieux : la pluralité est un signe du bon fonctionnement de la démocratie. Cependant il est regrettable que les partis qualifiés de "petits" n'aient aucun représentant. Refuser de se rendre dans l'isoloir, ce n'est pas pour profiter du beau temps, mais pour montrer combien on est horripilé, voire écoeuré, par le politique. Comment croire encore que les hommes politiques sauront écouter les revendications des uns et des autres ? Comment se leurrer sur une nouvelle génération d'élus qui tomberont très vite, comme leurs prédécesseurs, dans la facilité, l'incurie et le profit ? La désillusion est bien plus importante qu'il ne l'est dit. Ne plus croire à rien et surtout en la politique montre bien une exacerbation intense, un désamour profond, un éloignement de plus en plus grand entre l'élu et le citoyen. L'élu n'a oreille que lorsqu'il s'agit de se faire élire. C'est une surdité de plus en plus constatée par les électeurs qui, du coup,  préfèrent l'abstention. Grosso modo, ça peut s'exprimer ainsi : "Vous ne m'écoutez pas, je n'existe pas pour vous, alors je vous ignore. Vous n'aurez pas mon suffrage. Ni vous, ni un autre. A quoi bon perdre mon temps alors que je peux passer un moment paisible en famille ? Vous  m'avez rendu inaudible. Je me tais en m'abstenant. Allez vous faire voir."

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 11:39

C'est pour 2018. Non, ce n'est pas une blague, allez piocher chez Gérard Filoche  www.filoche.net/2017/06/10/la-mort-du-salaire-brut

: il explique tout.

En bref, on est dans la merde. Comment n'ai-je pas vu arriver une réalité aussi saumâtre ? Ce ne sont pas nous qui paierons le prix fort, mais les générations suivantes, dont celle de nos enfants. Eh bien, ça me fait flic, car le libéralisme est bien mort et laisse la place à l'ultra-libéralisme. J'ai cru pendant des années que la droite conservatrice était ultra-libérale et qu'elle faisait en sorte de tout détricoter. Quelle erreur ! Elle était trop molle. Ses réformes n'étaient que des mesurettes. Aujourd'hui, nous avons le parangon de l'ultra à la tête du pays. Oh, certes, il a de bonnes idées, mais étant donné que ce n'est pas son métier de banquier qui l'a fait entrer dans la "vraie" vie, il ignore tout de ce que vivent tout au long de leur existence 99% de la population.

Il faut vraiment être idiot pour avoir voté massivement pour lui. Et d'enfoncer le clou via les législatives. Le report du prélèvement à la source de l'impôt à janvier 2018 est un indicateur, non de la complexité de cette réforme, mais du but réel dont on tait tout, sauf quelques initiés ou gugusses plus avisés des faits ou réfléchissant plus loin que le bout de leur nez.

Attendons-nous au pire.

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 10:41

Je vieillis. Depuis quelques temps, certains souvenirs remontent à la surface sans que je sache le lien avec la réalité. Pas plus tard que ce matin, m'est revenue l'époque où je faisais du scoutisme. Nous marchions beaucoup, sac au dos et pour entrainer la troupe, nous chantions. Peut-être connaissez-vous cette chanson de marche...

Dans la troupe, y'a pas d'jambe de bois, y'a des nouilles, mais ça se ne voit pas. La meilleure façon de marcher, c'est de mettre un pied d'vant l'autre et de recommencer. Gauche, gauche...

Je m'interroge : deviens-je sénile ?

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 10:29

Le tout jeune président propose d'autoriser des trucs bizarres : inscrire dans la loi ordinaire les moyens de perquisition et autres employés pour lutter contre le terrorisme. Sans référence au judiciaire. Tiens donc ! Oui, vraiment c'est quoi cette nouvelle lubie ? Compte-t-il gouverner d'une main devenue un tel étau qu'elle écrase tout (et pas que les mains d'un Trump) ? Une étrangeté dans un monde très normé. Est-ce que gouverner un pays consiste à s'arroger tous les droits et à passer allègrement par-dessus les institutions quelles qu'elles soient ?

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:16

Eh oui ! grand coup de balai, et hop,  les vieux routiers de la politique ont été pris dans la vague du dégagisme. Un terme approprié puisque ces vieux dont la tronche fleurissait sur les écrans télé disparaissent du paysage. ça ne fait pas de mal car c'était toujours les mêmes qui venaient dégoiser face aux caméras. A se demander, tant leur présence était récurrente, s'ils avaient le temps de s'intéresser à leur job de parlementaires. Les électeurs en avaient tellement assez qu'ils n'ont pas hésité à faire le ménage en donnant leur vote à de parfaits inconnus, un peu plus jeunes que leurs prédécesseurs, ce qui ne gâte rien. Et puis ceux venus de la vie civile, s'ils n'appartiennent pas à la classe moyenne, ont une expérience de ce que l'on nomme "la vraie vie". Une expérience professionnelle dont on peut espérer qu'elle leur permettra d'appréhender leur tout nouveau rôle de manière différente. Un coup de neuf, une peinture fraîche qui remplace les vieilles tapisseries, un ripolinage indispensable, surtout quand on découvre que ces beaux messieurs n'avaient guère de scrupules à profiter des avantages de leur mandat. Jusqu'à en abuser. Si la loi qui doit mettre en place d'autres pratiques est appliquée stricto sensu, il ne devrait pas y avoir de dérives. On peut présumer que des contrôles seront effectués, et pas que pour les notes de restaurant : ils devront fournir toutes preuves de leurs frais correspondant bien à leur fonction. Il y a longtemps qu'on aurait dû imposer à nos hommes publics des justificatifs, ce qui aurait réduit leurs excès.

Bref, il se dit que l'époque est historique. Et que l'éthique est revenue dans les bons créneaux. Reste à voir désormais si tout ceci n'est pas de l'enfumage : ça fait bien de prétendre qu'on moralise la vie politique, mais il faudra bien prouver que c'est effectif. Ira-t-on jusqu'à exposer au su et au vu des citoyens les dépenses des élus afin de montrer qu'ils sont "d'honnêtes hommes"  et qu'ils ne frouillent pas sur le dos des contribuables ?

Si par hasard on devait découvrir que les réformes sont détournées, ce ne sera plus du dégagisme, mais une révolution.

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