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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 12:47

Les médias n'en peuvent plus. A cette heure, on ne sait toujours pas qui est le 1er ministre. Aïe ! Ca les chatouille grave. Ils transpirent sous les spots et tentent d'en savoir davantage avant tous les autres. Eh bien merde, toujours rien qui filtre. Alors, ils répètent en boucle qui est, selon eux, le pressenti. Sortant de la droite, évidemment.

Le président doit s'envoler pour Berlin. Du coup, ils sont tous sur les charbons ardents : qui sera le plus sérieux et qui saura avant tout le monde ce qu'il en est. Rien ne filtre, vraiment rien. Tout n'est que présupposés.

Mais au fond, pourquoi ne pas attendre patiemment la nouvelle qui sortira du chapeau présidentiel ? Après tout, il a bien l'intention de gouverner et de ne rien dire. Il tient non pas au secret mais à ce que les méthodes journalistiques varient. Ce ne sont pas eux qui gouvernent. Qu'ils restent donc à leur place. Il semble que le météore Macron soit un phénomène qui n'entre pas dans les normes habituelles. Tant mieux !  Il y a toujours eu trop de fuites, sans compter les bouquins parus où tout se sait (en principe, il y doit bien avoir du vrai, mais la perception de chacun est susceptible de faire douter de l'authenticité des informations livrées en pâture à la curiosité des auteurs et des lecteurs).

Pour ce qui est de moi, j'ai de la patience à revendre. Je saurai ce qu'il en est quand le voile sera levé.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 13:54

Voilà le nouveau président intronisé. Fini le temps de la  campagne. Il a promis de se mettre au travail dès ce soir. Si dans sa tête tout est clair, la meute journalistique ne cesse d'émettre des supputations quant au futur 1er ministre. De gauche ? De droite ? Et lorsqu'ils soulèvent ce problème (apparemment crucial), leurs suppositions vont bon train. Personne ne sait ce qui va sortir du chapeau. Ce qui alimente le fonds de commerce des commentateurs, tous plus spécialistes les uns que les autres. Quelle impatience !

Et nous alors ? Eh bien, il a promis de nous consulter. Comment ? Ca, on n'en sait rien. Mais le président a décrété qu'il serait à l'écoute. J'espère pour lui qu'il disposera d'une Armada de secrétaires pour répondre aux différentes propositions, réclamations, suggestions...

Ce président hors normes a tout de même accepté de sacrifier au faste régalien, très conservateur. Mais, bavard comme une pie, il a eu du retard pour tout. Bon, peut-être à cause de son prédécesseur qui lui a tenu la jambe pendant, dit-on, une heure.

J'ignore ce qu'il décidera  ce soir, mais nous ne devrions pas tarder à savoir à quelle sauce le gouvernement à venir sera concocté. A mon avis, il y aura une juste proportion entre les différentes sensibilités et le chef du gouvernement devra tenir compte de tout. Pas une mince affaire. Il lui faudra être à la fois ferme et diplomate. Bonjour le boulot.

Et, à partir de la semaine prochaine, ce sera boulot, boulot, boulot. Notamment en vue des législatives. Là encore, pas une mince affaire. Le pari présidentiel est d'avoir une majorité composée tout à la fois de membres de la société civile et de parlementaires chevronnés. S'il y parvient, il faudra se dire que non seulement il sait ce qu'il veut mais qu'il est suffisamment intelligent pour amener les réfractaires de tous bords à composer avec lui. On parie ?

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 14:17

Eh oui, les familles, à cause de cette élection qui a vu un sans parti bousculer la donne, les brouilles se multiplient. A tel point, c'est que j'en suis à me demander si la réconciliation est possible. C'est vrai que, dès le départ, les cartes étaient brouillées. Comment dans une famille réputée à gauche, ou à droite, des membres d'une même famille aient pu, par exemple, voter Mélenchon, Macron, Le Pen, Hamon, Fillon... Etrange, non ? Et pourtant, ce qui, en principe, réunit les familles, c'est une même pensée. A cause de l'éducation.

Apparemment, ce n'est plus le cas. J'en connais, et de nombreuses, qui, aujourd'hui, se déchirent à cause de ces choix "distordus" malgré un même bain culturel. Il s'agit surtout de ces familles qui ont toujours voté comme un seul homme, du père à la mère, en passant par les enfants.

Sans doute est-ce à cause d'une époque difficile où tout se sait, où tout se dit. Il ne faut pas être fragile pour ne pas céder aux sirènes des extrêmes, il faut avoir une conviction chevillée au corps. Mais non. Les critères ont changé. On ne suit pas le traintrain habituel. On réfléchit. Pas besoin de savoir si tel ou tel a tort ou raison, aujourd'hui, parce qu'il y a beaucoup d'informations à la portée de n'importe qui, il semble bien que le vote soit devenu l'expression d'une émancipation "tapageuse". Sortir du moule, briser les tabous, se poser en adulte, voilà ce qui semble désormais être la norme. Et dans n'importe quel milieu.

Est-ce un bien ? Est-ce un mal ? Je ne trancherai pas : à chacun de prendre ses responsabilités. Même si ce n'est que pour s'affirmer.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 09:21

Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, les nouvelles doivent être digérées. Il faut bien un jour entier pour redescendre sur terre et assimiler. Mon effervescence et même mon angoisse jusqu'à dimanche soir me taraudaient fortement. Je craignais le pire. A cause de l'abstention et le vote blanc ou nul.

On aurait pu frôler la catastrophe de bien plus près. Oui, c'est un sacré soulagement de voir que le pitbull a été mis à mal. Son échec est cuisant. Elle savait qu'elle ne serait pas élue, mais pas au point où son score s'est dégonflé malgré les promesses des sondages. Ce qui a fait la différence ? Les grandes métropoles ont voté massivement pour le nouveau président, certains par choix, d'autres pour éviter la confrontation avec l'extrême. Le pays est donc bien coupé en deux. Certains disent quatre. C'est un peu vrai, mais également un peu faux. La colère est sourde depuis longtemps. Alors, au second tour, une certaine frange de la population a opté pour l'abstention (plus de 20 %) ou le nul. Ça fait quand même beaucoup. C'est dire la désespérance.

Je souhaite que le nouveau président agisse dans la bonne direction et qu'il ne pousse pas la population au plus profond des désespoirs. Certaines mesures vont dans le bon sens, notamment en matière d'éducation. Pour moi, c'est l'axe prioritaire : trop d'enfants sont exclus parce qu'ils ne bénéficient pas d'un entourage propice au savoir. Le reste est important, c'est vrai, mais l'exclusion vient d'abord par le manque (ou l'absence) d'éducation. L'école est là pour remédier, au moins en partie, aux différences sociales, qu'elles soient ethniques ou culturelles. L'école pour tous, quel que soit le milieu social, est le lieu où l'on peut gommer l'appartenance originelle. Le savoir est essentiel à l'évolution des esprits, à leur élévation.

Je sais, il a dit qu'il gouvernerait par ordonnances. A-t-il d'autre choix ? Quand on sait la résistance qui, déjà, à droite, se met en marche contre son quinquennat, parce qu'il veut aller vite (5 ans, c'est très court), il ne peut opter pour une solution moins « clivante ». Il doit agir rapidement, pour contrer certaines grognes que rien ne justifie. A peine élu que déjà il est confronté à la tambouille des élus de droite , cette droite qui ne digère pas la défaite et aspire à une revanche dès les premiers jours. On ne peut pas dire que ces gens-là (qui n'ont pas fait grand chose de concret quand ils étaient au pouvoir) sont entrés en résistance dès l'annonce du résultat. Les législatives risquent d'être meurtrières. D'autant que Insoumis, FN, Debout la France et autres opposants ont bien l'intention de présenter leurs candidats sous leur propre étiquette. Cette élection, c'est une bombe à fragmentation. Alors espérons qu'elle ne sera pas meurtrière, même si elle a déjà fait beaucoup de dégâts : décomposition des partis classiques, renforcement de l'extrême-droite... Le pays a besoin de cohérence. Pour survivre. Pour se recomposer. Pour s'apaiser.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 17:59

Je ronge mon frein : vivement 20h que je sache ce qu'il en est. J'ai voté de grand matin. Les heures se traînent misérablement. Je ne parviens pas à me concentrer. J'ai le sentiment que ma connexion personnelle est totalement débranchée de la réalité toute simple. A cause de ce moment où l'on saura à quelle sauce nous serons mangés.

J'ai visité le site de RTBF. Qui donne EM gagnant. Mais ça ne reste qu'une approximation. Le tout, pour moi, c'est d'éviter le pitbull dont j'ai pu, le 3 mai, constater la fâcheuse incohérence.

Malgré les affres de l'angoisse qui m'empêchent de me concentrer, c'est un soulagement que nous soyons à la fin de cette élection qui aura fait couler beaucoup d'encre et pleurer dans certaines chaumières. Il était temps qu'on en finisse. Ce fut quelque chose d'éprouvant et de très énervant. Entre les "affaires" mises à jour, les débats (surtout le dernier réduit à une empoignade), les 1er et 2ème tours, l'attente qui semble s'éterniser, je suis à bout. Je veux passer à autre chose, reprendre le cours de ma vie qui s'est mise toute seule entre parenthèses, retrouver la sérénité, bref, un rythme de croisière qui convient mieux à mon âge qu'une course éperdue dans les méandres de la politique.

Oui, vivement qu'on en finisse !

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 10:41

J'étais en Italie, mais j'ai quand même pu assister au débat du 3 mai. Un débat cela ? Un pugilat plutôt. Je n'ai pas compté les points, mais franchement, il y avait matière à nausée. Le pitbull de service a d’emblée agressé son adversaire. Pendant deux longues heures, les deux prétendants se sont envoyé des amabilités au visage sous l’œil des caméras et celui des journalistes qui ne pouvaient rien faire pour modérer ce duel innommable. Leur impuissance à reprendre la main faisait peine à voir. Il faut dire que le pitbull cognait si fort qu'elle ne laissait pas d'espace à son concurrent. Au point qu'il a fini par rendre coup pour coup. L'attitude du pitbull était ridicule, si ridicule qu'à la fin, elle a entrepris une gestuelle qui ressemblait à une danse du ventre.

Ce ne fut pas un débat, mais bien une mise au point de ce qu'est fondamentalement cette femme au sourire carnassier, à la verve virulente. Son passé d'extrémiste a refait surface dès les premiers mots, des coups de boutoir à qui en veux-tu en voilà. Déchaînée. Voire à la limite de la folie.

Un désastre sur le plan politique, mais une révélation de ce que l'extrémisme ne cadre pas avec la dignité que requiert une élection présidentielle. De mémoire d'homme, on n'avait jamais assisté à spectacle aussi déplorable. C'était même avilissant. Et dire qu'elle prétendait régner en maître sur la nation...

Son adversaire a fini, alors qu'il est très policé, par hausser le ton. Ce qui est fâcheux dans l'absolu, mais elle ne lui laissait pas d'autre alternative que de rendre coup pour coup. A mesure que les minutes s'égrenaient, est venu le moment de l'économie. Et là, malgré sa morgue imbécile, son inaptitude est apparue : elle a achevé de se noyer dans les méandres de ses pensées contradictoires. C'est fâcheux pour elle cette démonstration d'incapacité à porter un projet qui tienne la route. Oh, certes, ses admirateurs seront sortis convaincus qu'elle l'avait emporté ; que ses diatribes avaient mâté le freluquet. Leur aveuglement est compréhensible car, jusqu'au bout, elle a résisté. A sa manière. Maladroite. A côté de la plaque. Ses pitreries de dernière minute étaient d'un ridicule achevé. Elle n'avait pas besoin de ces contorsions pour convaincre certains indécis à ne pas glisser leur bulletin dans l'urne.

Le plus grave, c'est qu'aujourd'hui, le second tour a lieu demain et beaucoup ne savent toujours pas ce qu'ils feront dans l'isoloir. La digne fille de son père fait courir le risque d'une forte abstention et de vote nul. Et donc, de lui permettre de régner en maître sur nos destinées.

Je croise les doigts, d'autant plus qu'autour de moi, il y a de tout : des non votants, des sceptiques, des déçus, des gens malheureux de n'avoir pas eu leur champion au second tour, des hésitants qui ne comprennent pas ce qu'il se passe. Bref, le risque reste élevé d'hériter d'une donzelle revancharde. On sait déjà que ses adeptes se déplaceront massivement pour l'élire. Alors, ceux qui ont furieusement envie d'aller à la campagne et d'arriver trop tard pour faire leur devoir de citoyen, j'aimerais bien qu'ils prennent conscience que leur absence devant les urnes leur fera plus de mal que de bien.

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 11:42

J'apprends que D-A se groupe avec Dents de la Mer. Du grand n'importe quoi. Tout ça pour exister autrement, ou plutôt, pour continuer d'exister. Ce ne sont pas ses 4,7% qui changeront la donne. Il a pris, comme beaucoup, sa décision sans en informer ses "coadjuteurs". Lesquels démissionnent de son mouvement, ne supportant pas une telle alliance, alors que, depuis longtemps, D-A n'avait de cesse de critiquer celle avec laquelle il vient de pactiser. Comme contradiction, il n'y a pas mieux. La grande gagnante de ce jeu de dupes, point n'est besoin de la nommer.

Vivement dimanche qu'on en finisse avec ces turpitudes de bas niveau. Turpitudes qui sont révélatrices du besoin fou de paraître. Lui promettre le siège de premier ministre est une belle carotte. Or, les carottes sont les légumes préférés des ânes. En voilà un qui aime marcher entre la carotte et le bâton, indissociables dans l'esprit des ânes.

J'adore les ânes, mais pas de cette espèce-là. Mon préféré ? Celui de Montlhéry. Ils me font penser aux chevaux des shetland dont ils ont la petite taille. Mais pas la vélocité.

Pour en revenir à D-A, de mon point de vue, il a courte vue et est bête à bouffer du son (encore un aliment pour les ânes). Cette mésalliance - malgré quelques accointances entre les deux programmes - renforce Dents de la Mer : elle ne représente plus le parti honni dont personne ne voulait entendre parler ou avec lequel s'allier. Voilà une trahison qui doit se faire retourner Le Général dans sa tombe. Dommage qu'il ne puisse en sortir pour battre comme plâtre cet âne bâté !

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 11:39

Mettez un homard dans un casier. Il est beau, bien gros, promet de belles chairs. Sauf que le homard, quand il est prisonnier, ne se nourrit plus et maigrit. Ce qui fait sa valeur, ce n'est pas sa carapace, ni ses pinces. Quand son intégrité physique se résume à une peau de chagrin, il n'a plus aucun intérêt. En est-il de même de nos hommes politiques ? Faut-il tous les mettre dans un même panier de crabes, les faire jeûner pour les vendre ensuite comme de simples coquilles vides ?

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 07:49

Je viens de regarder les résultats du coin.

A Lyon, Méluche a fait une sacrée percée, notamment dans le 1er arrondissement puisqu'il a devancé Macron et Gros Sourcils. En revanche Gros Sourcils, malgré des quartiers très "bourgeois", ne l'a pas emporté. Malgré une forte présence de Méluche, l'ovni de la politique est bon gagnant (plus de 30%). Pour ce qui est de l'ensemble de Lyon, Dents de la Mer n'a pas eu beaucoup de succès (8,86%), contrairement aux villes avoisinantes où, dans l'ensemble, elle l'emporte sur les autres. Cependant, à Villeurbanne, son score est un peu meilleur, mais n'atteint pas des sommets (13,10%). Dans les communes avoisinantes comme celle de Décines, Dents de la Mer engrange un peu plus de 24% .

On ne peut jamais jurer de rien. La progression de Dents de la Mer est notable dans les petites communes du Rhône. C'est inquiétant car, sur le fond, l'absence de pédagogie des dirigeants induit du refoulement, de la rancoeur, voire pire. Ces "oubliés" (du moins est-ce ainsi qu'ils se sentent) sont prêts à se damner pour obtenir un changement qu'ils n'espèrent plus tant ils ont le sentiment que les politiques sont loin d'eux et de leurs préoccupations.

Il serait temps qu'on prenne conscience que la société est faite de mentalités différentes mais d'aspirations communes à tous. Or, ce sont ces "oubliés" qui pâtissent le plus des politiques menées depuis trop longtemps. L'exaspération augmente et la colère risque fort d'éclater. Et là, il sera trop tard.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 06:29

Ouf ! Je respire mieux. Hier, c'était enfin le premier tour. Il était temps. Je n'en pouvais plus. Oui, il était temps. les deux élus "démocratiquement" vont pouvoir s'opposer. Et débattre.

Ils étaient quatre dans un mouchoir de poche. Deux ont été éliminés. Amertume, déception, doute, colère, désarroi... Les sentiments sont mélangés. Et pas que par les candidats refoulés : certains citoyens ont le blues. Et cela pourrait déchirer les familles : imaginez-en une  de 4 personnes, chacune ayant voté pour l'un de ces quatre...

Reste encore à passer le second tour et c'en sera fini. On croise les doigts.

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