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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 10:06

Il n'y a pas qu'ici que les déboires atteignent les puissants. De l'autre côté de l'Atlantique, les décrets trumpiens suscitent des broncas. Ce cher Donald, dans sa haine des migrants, menace les maires des villes américaines qui refusent d'expulser les migrants. Ces villes en ligne de mire ont tout simplement décrété qu'ils resteraient un asile pour les migrants. Une seule a cédé : Miami. Quant aux autres, le même Donald veut leur sucrer leurs subventions fédérales. Rien que ça. Imaginez donc ce que serait l'accession de Dents de la Mer si par hasard le vote inclinait en sa faveur. Pas de doute possible : la chasse aux sorcières irait bon train.

La résistance des grandes villes, qui se sont proclamées villes-sanctuaires comme New-York et tant d'autres sont, aux yeux du canard déchaîné, comme une insulte. Nul doute qu'il ne mette en pratique ses menaces. Cependant, il s'attaque là à quelque chose qu'il lui sera difficile à mettre en pratique : San Francisco a déposé plainte contre DT en janvier. S'il persiste, d'autres villes déposeront plainte. Et là, le Congrès devrait réagir. Même si ce fou déjanté a limogé tous les juges pour les remplacer par des affidés.

Cependant il vient d'essuyer un sacré revers : il doit renoncer à supprimer l'obamacare, mesure-phare du précédent président. Une trentaine des élus républicains a rejoint le camp des démocrates. La majorité a donc échoué dans une entreprise de destruction de ladite loi sur la santé. Un sacré coup dur : c'était la première grande loi de cette présidence.

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 09:21

Actuellement, la pollution de la campagne est diverse. Certes, il y a les affaires, les mises en examen, mais pas que. Il est des discours qui occultent jusqu'aux idées fondamentales. Et qui se font entendre au-delà d'une frange répertoriée comme sensible à la violence.

J'écoute toutes les transmissions des déplacements des uns et des autres. C'est pas joyeux. Mais la candidate fait plus fort que les autres. Son sens de la démagogie n'est plus à démontrer. Hélas ! Ses auditoires lui sont acquis et scandent avec une régularité de métronome des "on est chez nous" continus dès qu'elle évoque nos compatriotes musulmans. Cette ponctuation régulière est manifestement incitée par les mots employés, les petites phrases assassines prononcées avec le sourire, et autres trucs verbaux qui fonctionnent à la perfection. C'est à en être dégoûté. Et c'est là que je me dis que les têtes sont lessivées encore et encore. Prêcher des convaincus, rien n'est plus facile. La méthode Coué fonctionne à merveille.

Il n'y a pas qu'elle pour polluer le débat. Gros sourcils, tant il est dans le pétrin, n'hésite plus à parler de cabinet noir à l’Élysée, et même d'écoutes téléphoniques. Il tente le tout pour le tout, sort des cartouches de gros sel afin de détourner l'attention de ses affaires qui lui ont valu une mise en examen. Tout cela grâce à la parution d'un livre "à charge" (ce qui reste à prouver) à propos de comportements élyséens. Saisir la justice, alors que l'un des auteurs dudit livre a rétorqué qu'il n'avait jamais été question d'un cabinet noir, n'est qu'une manœuvre pour faire oublier les affaires en cours. Dénigrer sans preuve irréfutable est un manquement à l'honneur. Mais peut-on en avoir un tant soit peu quand on est sur la sellette et que la réputation se délite ?

L'air devient irrespirable. Est-ce la faute des citoyens si ses représentants commettent des fautes susceptibles de les voir confrontés à la justice ? Et que penser de ce qui se dit à propos de la justice ? Il me semble qu'elle est indépendante du pouvoir central et donc ne répond pas à des propos en l'air. Elle enquête et fait passer à la magistrature ce qui lui semble relever du délit. L'affaire Cahuzac a été exemplaire : dans la foulée de la découverte des mensonges du susdit, l’Élysée a créé le Parquet National Financier. Un parquet qui manœuvre en toute indépendance. Et surtout, très rapidement.

Décidément, oui, l'air est irrespirable.

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 11:26

Je me retire pour quelques jours : migration dans un lieu paisible, en famille. De ces moments que j'apprécie pour leur douceur. Dont on revient tranquille et prêts à repartir dans la vie quotidienne. Eh oui, il y a ce tonus qui, à la longue, s'épuise et doit être sollicité par tous moyens. Alors retrouver ses origines, en compagnie des siens, dans un lieu impartial et champêtre, c'est de la joie.

Mon regret ? Que ces réunions soient si rares.

A bientôt

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 09:23

Comment ne m'a-ton pas informé que l'audience était avancée d'un jour ? Zut alors ! Je ne découvre que ce matin l'existence de la mise en examen de gros sourcils. Le réveil est brutal. Bon, de toute façon, il n'y coupait pas. Quatre chefs d'accusation dans l'inculpation. Reste que cette affaire est loin d'être arrivée à son terme. Il continuera sa campagne malgré tout et surtout malgré ses assertions précédentes. Parce qu'il espère être élu et ainsi échapper au jugement qui sera prononcé... tardivement. Le P.N.F. peut agir rapidement, il en va tout autrement de la justice au long court.

Le feuilleton continue.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 02:50

Ca y est : Theresa May peut déclencher les hostilités contre l'Europe. Cela ne devrait pas tarder. Cependant, étant donné qu'elle prétend obtenir beaucoup de l'Europe, elle a déjà dit  que soit l'accord correspondrait à ses souhaits, soit il n'y aurait pas d'accord dans le cas contraire. Ca promet : elle semble vouloir le beurre et l'argent du beurre.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:37

Je dois faire une fixette à propos de gros sourcils : j'ai zappé un élément peu ragoûtant. Une "publicité" revancharde au sujet du météore qui met à mal ledit gros sourcil. Eh oui, il s'agit de la caricature aux éléments largement antisémites de la plus belle facture, récupérée d'une période trouble où il était de bon ton de massacrer (au moins symboliquement) une différence de poids dans l'esprit tordu de quelques individus peu recommandables.

Oui, vous avez compris et vous n'avez pas besoin de moi pour avoir conscience que ces relents nauséabonds ne sont pas de bon augure pour le déroulement en bon ordre de la campagne. Comme quoi, tous ces gens de la droite propre ne sont pas tous bien nantis en intelligence : posté du QG des LR. Pouvaient pas faire mieux pour discréditer leur chouchou. La caricature a été prestement retirée. Suffisant ? Oh que non ! La mise en ligne entache de manière indélébile l'impartialité du parti : si n'importe qui peut faire n'importe quoi, cela signifie que ledit parti n'est plus dirigé.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 10:51

Lorsque j'offre quelque chose à un ou une ami(e), ce n'est pas tant le prix que l'idée du plaisir de « régaler » quelqu'un que j'apprécie. Quand je fais un cadeau, je le fais d'abord parce que cela me fait plaisir. Et je ne cherche rien en retour.

Dans les costumes payés à gros sourcils, on ne peut que se poser la question du pourquoi, toujours sous-jacent au cadeau lui-même. En politique, de tels cadeaux obligent à s'interroger sur les motivations profondes et, immanquablement, nous pensons tout de suite que celui qui arrose généreusement cette personne sait qu'il obtiendra en retour une faveur. Ce ne sont pas des présents innocents, mais un sujet à soupçons et controverse. En la matière, le soupçon est immédiatement tangible. Et la controverse naît d'elle-même.

Le prétendant à la plus haute fonction, dans ce cas précis, est tout de suite regardé de travers. On sait très bien que ses 'amis' espèrent un retour qui peut être un poste important dans un ministère. A moins qu'il ne s'agisse de marchés publics dont il sera alerté, en amont de l'ouverture dudit marché, afin d'être le moins disant.

En bref, cela s'appelle soudoyer. La probité doit être de mise quand on s'occupe d'affaires d'état. Favoriser tel ou tel, pour avoir été 'acheté', celui qui reçoit un cadeau dispendieux est obligé de remercier à la hauteur de ce qu'il a reçu.

Le plus choquant dans cette affaire de costumes, c'est le prix payé. Qui peut, en effet, s'offrir des vêtements de prix ? Il se dit qu'un pull de bonne facture en cachemire coûte 2000 euros. Quand on sait que la moyenne des citoyens gagne moins mensuellement, il y a de quoi être perturbé, scandalisé, en colère.

Oui, ces gens-là ont la richesse insolente : ils négligent cette différence de revenus qui crée un abîme entre eux et la France d'en bas. Coupés de la base électorale, ils oublient un peu trop vite que, sans elle, ils ne sont rien. Alors, Messieurs, atterrissez une bonne fois pour toutes : le peuple veut autre chose que des mensonges, des privilèges, des petites magouilles entre gens de la haute. Souvenez-vous de la brioche quand le peuple manquait de pain.

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:45

Tout se suit et se ressemble. Encore une dénonciation de cadeaux jamais déclarés. Décidément, il lui sera impossible de se dédouaner de ce qu'on peut lui reprocher. Ce nouveau rebondissement écorne un peu plus son image de marque, celle de l'honnête homme. Pourquoi de tels oublis ? Pourquoi de tels manquements à la déontologie de l'homme public ?

Il se taille tout seul un costume peu flatteur pour son ego sans doute surdimensionné. La probité dont il se targue se fissure chaque semaine un peu plus : il s'agit là d'un « toujours plus » embarrassant pour sa réputation. Que va-t-il rétorquer pour avoir été pris la main dans le sac ? Qu'il ignorait le code d'honneur de tout homme public ? Songeait-il au « pas vu, pas pris » ? Ou se rêvait-il intouchable ?

Cette nouvelle affaire ressemble à une condamnation. Il suffit de lire le code pénal (voir ci-dessous). Cela ressemble, fut-ce des cadeaux vestimentaires, à de la concussion.

Le code pénal punit comme coupables de concussion les fonctionnaires ou officiers publics ainsi que leurs commis ou préposés qui ordonnent de percevoir, exigent ou reçoivent ce qu'ils savent « n'être pas dû ou excéder ce qui est dû pour droits, taxes, contributions, deniers ou revenus, ou pour salaires et traitements ». Le Code pénal, en son article 432-104, définit ce délit, et le sanctionne d'une peine de prison de cinq ans assortie d'une amende de 500 000 euros.

Ces factures impayées induisent une nouvelle fracture avec l'électorat. Comment pourrait-il en être autrement ? Dans deux jours, il sera devant les juges. Encore une affaire qui ne va pas améliorer son image de marque. Ces rebondissements devenus hebdomadaires sont lassants.

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 16:39

.. Plus ça marche.

On est en pleine campagne présidentielle.

L'un des vieux  copains de Dents de la Mer était reçu à l'émission qui succède à "C dans l'air". Ayant entendu le nom de l'invité, je me suis dit qu'il fallait que j'écoute son argumentaire. Bien m'en a pris : ce fut un régal. Evidemment, il s'en est pris à la justice. Môssieur était offusqué qu'on s'en prenne à la cheftaine. Ces imbéciles que sont les magistrats convoquent la cheffe sur des motifs dérisoires par rapport à ce qu'elle entend exposer à ses électeurs. Où est la démocratie ? Où est la trêve ? Une honte, un déni de démocratie. Ces enfoirés de magistrats lui donnent rendez-vous et parce quelle estime être au-dessus des lois, elle n'honore pas la convocation. Il est clair qu'elle a tellement mieux à faire...

Cette zone temporelle de non-droit qu'elle réclame, doit lui sembler justifiée. C'est que lorsqu'on se trimballe quelques casseroles, les refus d'obtempérer sont bien pratiques, surtout quand on sait pertinemment qu'on contrevient à la loi. Pas avocate pour rien la donzelle.

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 13:43

Juju ne se présentera pas à la présidentielle : il n'incarne pas le renouveau, dit-il. On peut comprendre qu'il jette l'éponge : ça traîne un peu trop en longueur. De plus, hier, les pro-gros-sourcils ont fait entendre clairement qu'il était leur candidat et devait le rester. C'est donc une chose entendue.

Cependant, une rencontre entre Sa Majesté, Juju et gros sourcils est programmée demain. Bien ! Voilà une nouvelle étape intéressante mais inutile ce me semble : il ira contre vents et marées. Reste qu'aujourd'hui, les ex compagnons de route du prétendant ont programmé une réunion en forme de "conseil de discipline", pour lever l'obstacle et asseoir sur le trône quelqu'un qui n'a pas les poches remplies de casseroles. A terme, le non-retrait de gros sourcils risque fort de les voir disparaître. Ils osent encore espérer qu'ils pourront se représenter. Il y a surtout qu'ils ne veulent pas être balayés par la déferlante dont chaque jour vient contredire leurs espérances. Il n'est pas dit, que quoi qu'ils décident, qu'ils soient entendus par le résistant qu'est devenu le candidat élu par la primaire. Et qui se dit légitime, ce qui n'est pas tout à fait faux : 4 millions de voix, ce n'est pas rien. Mais ça ne fait pas tout : une image écornée, une bataille entre les tenants du départ et le résistant, vont encore bousculer les lignes. Et la Maginot de gros sourcils n'est sans doute pas imprenable. A ces militants convaincus, viennent s'ajouter les entrepreneurs qui ont fait une ovation à gros sourcils ce matin même. Evidemment, son programme leur donne raison : il est pro-patron, c'est tout ce qui compte à leurs yeux.

Revient sur le tapis, le possible remplacement du candidat qui n'est plus ne odeur de sainteté par un dauphin qui a pour lui la jeunesse, une expérience politique avérée. Au fond, pour les élus désespérés de la droite, il incarne le renouveau attendu par les citoyens. En clair, les manoeuvres pour déloger l'indésirable perdurent. On n'est pas encore au bout de nos peines.

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