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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 10:51

Lorsque j'offre quelque chose à un ou une ami(e), ce n'est pas tant le prix que l'idée du plaisir de « régaler » quelqu'un que j'apprécie. Quand je fais un cadeau, je le fais d'abord parce que cela me fait plaisir. Et je ne cherche rien en retour.

Dans les costumes payés à gros sourcils, on ne peut que se poser la question du pourquoi, toujours sous-jacent au cadeau lui-même. En politique, de tels cadeaux obligent à s'interroger sur les motivations profondes et, immanquablement, nous pensons tout de suite que celui qui arrose généreusement cette personne sait qu'il obtiendra en retour une faveur. Ce ne sont pas des présents innocents, mais un sujet à soupçons et controverse. En la matière, le soupçon est immédiatement tangible. Et la controverse naît d'elle-même.

Le prétendant à la plus haute fonction, dans ce cas précis, est tout de suite regardé de travers. On sait très bien que ses 'amis' espèrent un retour qui peut être un poste important dans un ministère. A moins qu'il ne s'agisse de marchés publics dont il sera alerté, en amont de l'ouverture dudit marché, afin d'être le moins disant.

En bref, cela s'appelle soudoyer. La probité doit être de mise quand on s'occupe d'affaires d'état. Favoriser tel ou tel, pour avoir été 'acheté', celui qui reçoit un cadeau dispendieux est obligé de remercier à la hauteur de ce qu'il a reçu.

Le plus choquant dans cette affaire de costumes, c'est le prix payé. Qui peut, en effet, s'offrir des vêtements de prix ? Il se dit qu'un pull de bonne facture en cachemire coûte 2000 euros. Quand on sait que la moyenne des citoyens gagne moins mensuellement, il y a de quoi être perturbé, scandalisé, en colère.

Oui, ces gens-là ont la richesse insolente : ils négligent cette différence de revenus qui crée un abîme entre eux et la France d'en bas. Coupés de la base électorale, ils oublient un peu trop vite que, sans elle, ils ne sont rien. Alors, Messieurs, atterrissez une bonne fois pour toutes : le peuple veut autre chose que des mensonges, des privilèges, des petites magouilles entre gens de la haute. Souvenez-vous de la brioche quand le peuple manquait de pain.

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 09:45

Tout se suit et se ressemble. Encore une dénonciation de cadeaux jamais déclarés. Décidément, il lui sera impossible de se dédouaner de ce qu'on peut lui reprocher. Ce nouveau rebondissement écorne un peu plus son image de marque, celle de l'honnête homme. Pourquoi de tels oublis ? Pourquoi de tels manquements à la déontologie de l'homme public ?

Il se taille tout seul un costume peu flatteur pour son ego sans doute surdimensionné. La probité dont il se targue se fissure chaque semaine un peu plus : il s'agit là d'un « toujours plus » embarrassant pour sa réputation. Que va-t-il rétorquer pour avoir été pris la main dans le sac ? Qu'il ignorait le code d'honneur de tout homme public ? Songeait-il au « pas vu, pas pris » ? Ou se rêvait-il intouchable ?

Cette nouvelle affaire ressemble à une condamnation. Il suffit de lire le code pénal (voir ci-dessous). Cela ressemble, fut-ce des cadeaux vestimentaires, à de la concussion.

Le code pénal punit comme coupables de concussion les fonctionnaires ou officiers publics ainsi que leurs commis ou préposés qui ordonnent de percevoir, exigent ou reçoivent ce qu'ils savent « n'être pas dû ou excéder ce qui est dû pour droits, taxes, contributions, deniers ou revenus, ou pour salaires et traitements ». Le Code pénal, en son article 432-104, définit ce délit, et le sanctionne d'une peine de prison de cinq ans assortie d'une amende de 500 000 euros.

Ces factures impayées induisent une nouvelle fracture avec l'électorat. Comment pourrait-il en être autrement ? Dans deux jours, il sera devant les juges. Encore une affaire qui ne va pas améliorer son image de marque. Ces rebondissements devenus hebdomadaires sont lassants.

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 16:39

.. Plus ça marche.

On est en pleine campagne présidentielle.

L'un des vieux  copains de Dents de la Mer était reçu à l'émission qui succède à "C dans l'air". Ayant entendu le nom de l'invité, je me suis dit qu'il fallait que j'écoute son argumentaire. Bien m'en a pris : ce fut un régal. Evidemment, il s'en est pris à la justice. Môssieur était offusqué qu'on s'en prenne à la cheftaine. Ces imbéciles que sont les magistrats convoquent la cheffe sur des motifs dérisoires par rapport à ce qu'elle entend exposer à ses électeurs. Où est la démocratie ? Où est la trêve ? Une honte, un déni de démocratie. Ces enfoirés de magistrats lui donnent rendez-vous et parce quelle estime être au-dessus des lois, elle n'honore pas la convocation. Il est clair qu'elle a tellement mieux à faire...

Cette zone temporelle de non-droit qu'elle réclame, doit lui sembler justifiée. C'est que lorsqu'on se trimballe quelques casseroles, les refus d'obtempérer sont bien pratiques, surtout quand on sait pertinemment qu'on contrevient à la loi. Pas avocate pour rien la donzelle.

 

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 13:43

Juju ne se présentera pas à la présidentielle : il n'incarne pas le renouveau, dit-il. On peut comprendre qu'il jette l'éponge : ça traîne un peu trop en longueur. De plus, hier, les pro-gros-sourcils ont fait entendre clairement qu'il était leur candidat et devait le rester. C'est donc une chose entendue.

Cependant, une rencontre entre Sa Majesté, Juju et gros sourcils est programmée demain. Bien ! Voilà une nouvelle étape intéressante mais inutile ce me semble : il ira contre vents et marées. Reste qu'aujourd'hui, les ex compagnons de route du prétendant ont programmé une réunion en forme de "conseil de discipline", pour lever l'obstacle et asseoir sur le trône quelqu'un qui n'a pas les poches remplies de casseroles. A terme, le non-retrait de gros sourcils risque fort de les voir disparaître. Ils osent encore espérer qu'ils pourront se représenter. Il y a surtout qu'ils ne veulent pas être balayés par la déferlante dont chaque jour vient contredire leurs espérances. Il n'est pas dit, que quoi qu'ils décident, qu'ils soient entendus par le résistant qu'est devenu le candidat élu par la primaire. Et qui se dit légitime, ce qui n'est pas tout à fait faux : 4 millions de voix, ce n'est pas rien. Mais ça ne fait pas tout : une image écornée, une bataille entre les tenants du départ et le résistant, vont encore bousculer les lignes. Et la Maginot de gros sourcils n'est sans doute pas imprenable. A ces militants convaincus, viennent s'ajouter les entrepreneurs qui ont fait une ovation à gros sourcils ce matin même. Evidemment, son programme leur donne raison : il est pro-patron, c'est tout ce qui compte à leurs yeux.

Revient sur le tapis, le possible remplacement du candidat qui n'est plus ne odeur de sainteté par un dauphin qui a pour lui la jeunesse, une expérience politique avérée. Au fond, pour les élus désespérés de la droite, il incarne le renouveau attendu par les citoyens. En clair, les manoeuvres pour déloger l'indésirable perdurent. On n'est pas encore au bout de nos peines.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 16:43

J'ai écouté gros sourcils. Impressionnant. Un discours dense, fort, convaincu. Il a étrillé le gouvernement actuel, mais pas que. Les défections de sa famille politique n'ont pas échappé à sa critique. Il y avait des sous-entendus évidents : il ne pardonnera pas les défections. A traduire ainsi : lorsque je serai président, vous ne participerez pas au gouvernement et vous n'aurez pas l'investiture du parti pour les législatives, etc.

Il y avait sur la place une foule de convaincus qui refuse d'abandonner son champion, venue en grand nombre soutenir sa lutte contre la fuite des soutiens et l'opprobe qui le cerne. Tous derrière lui. Un nuage de drapeaux sous la pluie et dans le vent, agités par des mains fébriles. Du choeur de cette manifestation étrange montaient des clameurs affirmées et convaincues. Etrange impression que cette vision où les clameurs interrompaient régulièrement le discours.

Il n'empêche : il a du cran. On croyait tous que la cascade des abandons allait le terrasser. Il n'en est rien. C'est même le contraire, il est vent debout dans la tempête. D'une certaine manière, ça force le respect. 

Reste que demain les députés se réunissent en conseil pour l'éjecter de la campagne.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 15:01

Pourquoi gros sourcils a-t- dit qu'il se rendrait à la convocation du juge ? Il me semble, qu'en droit français, on est présumé innocent mais également que tant qu'on n'est pas passé par la case tribunal, on ne sait pas quels sont les motifs de cette convocation ? Or, pour tout mis en examen, pour assurer sa défense, il est indispensable de connaître le ou les motifs de sa comparution devant un juge pour être à même de se défendre. Il a donc raison d'aller à ce rendez-vous. A partir du :moment où il saura ce qu'on lui reproche, ses avocats dessineront une stratégie en décharge des accusations.

Pourquoi "Dents de la Mer" refuse-t-elle, au motif de sa campagne, d'honorer ce rendez-vous ? Là, il faut tenter de décrypter les arcanes de cette stratégie inverse de la précédente. Il se dit que, lorsqu'on n'a rien à se reprocher, on ne craint rien. Est-ce à dire qu'elle n'est pas en mesure de se dédouaner de ce qui a provoqué cette convocation ? Apparemment, elle ne peut se soustraire éternellement à son appel du parquet de Nanterre : il y a bien eu des photos de décapitations sur le site du FN. En tant que personne morale, elle est responsable. Il lui en sera tenu compte, donc elle héritera d'une condamnation. Sa démarche est à l'opposé de celle de gros sourcils : elle a beaucoup à perdre. D'où l'empêchement qu'elle invoque : la campagne. Elle joue de la démocratie et réfute le parquet : une condamnation avant l'échéance de l'élection induirait qu'elle ne peut endosser l'habit présidentiel.

Deux personnages et deux attitudes. D'après vous, cette différence d'attitude n'est-elle pas démonstratif d'un petit quelque chose de révélateur ?

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 19:11

Y'a le feu au lac. Tous ces beaux messieurs, habitués des ors de la république, se cherchent un repreneur d'une affaire en déroute. Ils pilonnent leur ancien champion qui, lui, n'en démord pas et fait traîner un feuilleton indigne. Il se dit qu'il attend le grand rassemblement du Trocadéro pour voir si son socle est toujours aussi solide. Et pendant qu'il prétend n'en faire qu'à sa tête broussailleuse, ces anciens amis le pressent de se démettre, des tribunes sont écrites, des désenchantements et surtout des frayeurs se font jour, s'étalent en place publique, des réunions se tiennent avec le chef de la majorité, cet ancien président qui les avait menés à la baguette mais dont le caractère est bien trempé et qui jubile certainement en sous-cape de se voir le centre de leurs attentions. Qui plus est, il n'est certainement pas mécontent de voir son ancien collaborateur dans le pétrin (la vengeance est un plat qui se mange froid, très froid).

Le fameux (ou fumeux ?) plan B ressemble comme deux gouttes d'eau au plan A, apparemment et certainement bientôt hors course. La référence des références, c'est l'ancien ministre droit dans ses bottes, un temps exclu pour avoir porté le chapeau à la place d'un hôte illustre de l'Elysée, qui renaît des cendres de l'élu du premier round. Pas franchement joyeux de se voir relégué en seconde place et sitôt rattrapé par les basques par ses anciens compagnons de route déboussolés. Un pis-aller en quelque sorte. On lui laisse volontiers ce privilège empoisonné. S'il joue le  numéro 2, la droite étant aussi laminée que la gauche, il a peu de chances, quoi que puissent en dire les sondages, l'emporter.

D'autant qu'avec la blonde de service, le jeu, si elle n'est pas éliminée par la justice, ne sera pas des plus aisés : l'affaire gros sourcils, suivie de la désertion de certains bien de droite vers son parti, ne sont pas faites pour lui dessiner un chemin vers les étoiles.

A qui dit-on merci ?

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 20:01

Le "Courage fillons"  (non, ce n'est pas une faute d'orthographe, mais une intention délibérée) est de mise : ils filent tous les uns après les autres, ceux de sa famille  politique, ses anciens soutiens hors quelques - encore - irréductibles. Peau de chagrin donc.

J'ai la solution pour les Les Républicains : qu'ils le laissent donc tranquillement aller devant le peuple puisque gros sourcils dit qu'il est le seul juge dont il reconnaît le droit de le mettre aux oubliettes. Ainsi le feuilleton cessera de harceler nos méninges. Et nous permettra de penser à autre chose. Comme s'intéresser aux programmes des prétendants, par exemple.

Mais quelle débâcle et quelle débauche  ! C'est un imbroglio à répétition. De quoi avoir envie de vomir avant même d'avoir dégusté le premier (ou le dernier ?) plat servi.

Et pendant cela, qu'est ce qu'il se passe ailleurs ? Où en est-on des "dents de la mer" ? Rien n'est dit. Dommage ! Ca m'intéresse diablement plus que cette affaire fillonesque qui, de rebondissement en rebondissement, nous harcèle au quotidien. Rien de mieux à faire ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Défouloir
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 13:51

Et voilà : l'Europe lève l'immunité parlementaire de MLP. Tiens donc ! ?

Certains diront que ça n'a pas traîné. Je dis que cette décision aurait dû être prise depuis longtemps. Les idées véhiculées jusque lors des sessions parlementaires à Bruxelles, les coups de gueule, la véhémence oratoire et injurieuse, auraient dû provoquer une réaction à la hauteur de l'aspect conflictuel de ces interventions. Il est insupportable qu'on puisse jouir de privilèges, d'en profiter et de clamer, dans le même temps, sa haine de l'institution qui vous rétribue largement.

L'horizon tendrait-il à s'éclaircir ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 00:50

Punaise, ça va si vite qu'à peine on apprend une nouvelle qu'une autre nous dégringole dessus. Diable, y aurait-il de l'orage dans l'air ? Hier, c'était la mise en examen de gros sourcils. En fin d'après-midi, j'apprends que Madame l'est également. Puis plus tard, j'entends dire que le parquet de Nanterre a demandé la levée de l'immunité parlementaire de MLP pour avoir mis en ligne une photo qualifiée de violente.

Punaise, mais qu'est-ce qui leur prend ? On n'en avait pas assez avec le premier, voilà que ça bouge furieux chez les magistrats.

N'ayant aucune affinité avec le premier et la seconde, je ne vais pas pleurer. Elle l'a bien cherché et sous ses airs de vierge effarouchée, se drapant de son verbiage d'avocate, elle peut invoquer la démocratie et la trêve judiciaire, ça sent le roussi.

Quelle campagne... ! On parle de tout sauf des programmes. Alors comment va-t-on choisir notre futur père de la patrie ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Politique
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