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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:42

Être membre d'en Marche exige une obéissance aveugle. Pas question de partager les idées des autres formations, ni les voter. L'esclavage politique bien pensé. Déjà que le jeunot a une majorité confortable, si en plus, les élus de sa formation ne peuvent, au moins, de temps à autre, reconnaître aux autres le droit d'émettre des idées auxquelles les marcheurs n'ont pas pensé signifie tout simplement qu'il s'agit là d'un embryon de dictature qui ne dit pas son nom. Et si jamais l'un ou l'autre marcheur passe outre les commandements édictés par leur gourou, il sera jugé par une cour spéciale et exclus. Quel sens de la liberté ! Typique d'une secte cette organisation millimétrée. Va falloir instaurer des sens interdits au parlement, élever des barrières afin de cadenasser les échanges avec les extérieurs.

Que dire de la prétention de consulter les citoyens ? Pour qu'ils participent, en apparence, à la vie de la cité, de la patrie ? Je vois mal comment on pourrait discuter puisqu'il faut être embrigadé et respecter les règles sous peine de se faire rabrouer.

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 13:14

Pas des moindres : le compte-pénibilité est en cours de restructuration. Quatre critères ont été rayés de la liste (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risques chimique). Une soustraction qui n'a rien de symbolique. Voilà ce que signifie la fameuse phrase sortie récemment de la bouche du jeunot : "ceux qui ne sont rien" sont bien ceux qui assument les travaux les plus pénibles, les plus dommageables pour la santé. Quel mépris !

Le compte-pénibilité après deux ans d'existence devient le compte de prévention et conserve six mesures (jusqu'à quand ?) : travail de nuit, répétitif, en horaires alternants, en milieu hyperbare, bruit et températures extrêmes. C'est cela la prévention ?

Oui, quel mépris pour ceux qui souffrent de lombalgie, de sciatiques et autres maux induits par des postures et mouvements car c'est toute la colonne vertébrale qui est sollicitée et qui trinque !

Il fait pas bon de n'être rien...

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 13:01

On ne peut pas dire que le Huffington post soit un journal de gauche. et pourtant, à lire l'article ci-dessous, j'ai cru rêver. Ce que j'écrivais ces derniers temps révélait mon scepticisme et surtout mes doutes quant à ce qu'il se passe. Dois-je le dire ? Cet article dit mieux que je n'ai su le faire ce qu'il advient ces derniers temps.

http://www.huffingtonpost.fr/alexis-poulin/derriere-limposture-au-pouvoir-et-en-meme-temps-le-spectacle-m_a_23022012/?xtor=AL-32280680?xtor=AL-32280680

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 19:37

Un livre de nouvelles, écrit par une femme, Lucette Desvignes. Une écriture qui se déroule d'elle-même, évoquant le quotidien d'anonymes, mais éternels personnages d'une France désormais oubliée. Les vieux dans leur coin de cheminée toute la journée pendant que la jeunesse vit sa propre vie. Une atmosphère simple, de ces vies sans histoire, relatées en termes aussi simples que ceux qu'ils décrivent. Un langage qui n'a plus cours, non seulement dans cette nouvelle, mais également dans les autres narrées comme des témoignages du temps passé. Nostalgie de ce qui n'est plus ? je l'ignore. Mais ce fut avec un réel plaisir que j'ai dévoré cette parole désuète, témoignages du temps passé, qui parle de petits riens particuliers et font la saveur réelle de ces histoires anonymes.

Apparemment cette auteur a beaucoup édité : poésies, romans, théâtre.... Une femme qui a connu l'occupation, ce qui n'en fait pas une jeunesse, mais quel talent !

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 11:53

Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais franchement, ça finit par être lassant. On nous prédisait une république exemplaire (une rengaine sortie par tous les gouvernements) et on n'en finit pas de découvrir qu'il n'en est rien. Plus d'un ministre ou secrétaire d'état est pris la main dans le sac. Et quels sacs !  Inutile de les énumérer, mais la conclusion est invariable : leurs mains ne sont pas franchement propres. La prétention de laver blanc plus que blanc, pousse les fouille-merde (entendez par là, les médias), titillés par cette virginité apparente, à enquêter (ils ont leurs sources) et jouer aux pisse-copie semaine après semaine. Et les lièvres qu'ils attrapent dans leurs rets ne sont pas des moindres. Apparemment, cette équipe qui devait tout changer, être d'une probité jamais vue, n'est, comme tant d'autres avant elle, qu'un ramassis de jean-foutre haut de gamme qui continuent leurs petites affaires sans qu'il leur soit fait (officiellement du moins) des remontrances. On se contente de les déplacer, de les muter, de leur offrir une place où ils seront moins en vue et donc moins être susceptibles d'accroche-papiers dévastateurs.

Désespérant ? Oui. Mais doit-on être étonné par ces phénomènes récurrents ? Non. Parce qu'il est démontré depuis longtemps que le pouvoir se croit au-dessus des lois, que le népotisme existe depuis la nuit des temps et que l'homme n'étant qu'un homme il cède aisément aux sirènes qui gravitent dans l"entre-soi "d'en haut".

C'est à se demander si l'on ne devrait pas abandonner la lecture des journaux.

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Politique
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 11:59

En cherchant tout autre chose sur le web, j'ai trouvé cette vidéo. Une réponse à Macron toute simple.

https://www.youtube.com/watch?v=niHjY5r-lAU

 

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 09:34

Il faut savoir tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Un précepte vieux comme le monde, un art de la diplomatie dont certains n'ont pas encore compris la valeur de bon sens qu'il recèle. Je conseillerai donc à ceux qui se permettent des jugements de valeur de lire ou relire Machiavel.

Stupéfaction que notre jeunot se permette de dire "ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien". Quel toupet ! Quelle goujaterie ! Quel jugement indigne ! C'est quoi n'être rien ? Ne pas avoir fondé une start-up en intelligence artificielle ? N'avoir pas intégré l'ENA ? Ne pas avoir été Ministre ? Ne pas être Président ? Cré vingt diou, ce mépris est indigne car pareil jugement de valeur réduit une partie de la population à rien. Du grand n'importe quoi. Et beaucoup de vulgarité de pensée.

Mais ce n'est pas la première fois que de tels propos sont émis par notre brillant météore. Pas la peine d'être passé par l'ENA pour ne pas savoir brider sa langue. Manque visiblement quelque chose à son éducation : le respect des autres. Ca promet.

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 19:48

La suite logique de la loi travail qui se concocte en ce moment ne peut que déboucher, à terme, sur une baisse du Smic. Le rêve du Medef de baisser les charges qui pèsent sur le travail - alors que le patronat a déjà obtenu le CICE - est que les gouvernements qui se succèdent finissent par céder à la pression que cet organe exerce systématiquement  sur eux afin de supprimer le coût salarial. On le sent bien, dans ce monde ultra-libéral, où les idées devancent les désirs du monde patronal, que la tentation est grande. D'aucuns prétendent que cela n'aura jamais lieu. Or, alors que la majorité des femmes travaillent, il y a déjà la différence salariale qui accentue l'inconfort de la condition féminine. De plus, le temps partiel est l'apanage des femmes.

On oublie trop souvent que la gent féminine a mis le pied dans le monde du travail parce que les hommes étaient à la guerre. Une conquête qu'elles n'ont pas voulu abandonner. Le droit de vote féminin n'a pas encore un siècle ; une femme, lorsqu'elle héritait, devait avoir l'assentiment de son époux (jusque dans les années 1950). Ces évolutions ont eu lieu au cours du 20ème siècle. Même si aujourd'hui on trouve normal qu'une femme ait un métier, nombreux sont les hommes qui rechignent à partager les tâches autrefois dévolues aux femmes. Quant à l'égalité des sexes, si elle est dans les textes, elle est appliquée bizarrement.

En bref, on n'est jamais loin d'une régression, toujours possible, dans une société dite libérée, mais qui fixe des règles édictées le plus souvent par les hommes, même si Simone Veil a su imposer sa loi face à une assemblée où la domination machiste était de mise.

S'il y a baisse du salaire minimum, elle touchera avant tout les femmes. Et le gel du point d'indice dans la Fonction Publique les impactera majoritairement, les "têtes pensantes" étant, le plus souvent, des hommes qui font carrière alors que leurs collègues sont reléguées à des tâches subalternes (catégories C) et que peu d'entre elles parviennent à se hisser dans la catégorie A.

On ne vit pas dans le monde idéal des bisounours. Et ce n'est pas parce que la nouvelle assemblée s'est féminisée que ça change quelque chose à cette réalité triviale. 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:33

Lors de mon escapade du côté de Dijon, j'ai rencontré des éditeurs et donc acheté des bouquins. Le premier est de Bassir AMIRI. C'est un historien qui, contrairement à ce qu'il fait habituellement, a décidé d'écrire un roman. A propos de la guerre en Afghanistan. Un récit bref (une centaine de pages), poignant, qui montre le quotidien dans le monde des Talibans. La tragédie se retrouve jusque dans les gestes du quotidien. Une jeune fille emprunte un livre alors qu'il est interdit de lire sous le régime des fanatiques au turban noir. La fin est comme elle doit être : terrible. Le titre est à lui seul révélateur.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:15

Tout le monde s'interroge : apparemment le petit dernier semble fermer la communication. Alors que, précédemment, il en usait et abusait. Le voilà donc au sommet après une grimpée quelque peu hardie, mais fructueuse. Il a tourné tous les esprits. Ou presque. Le changement, on l'attendait. La fin des chamailleries entre partis, également. Nous voilà servis. Et pourtant, quelque chose cloche déjà. On scrute, on inspecte, on étudie, on analyse, on creuse... Quelque chose est en train de se passer sous nos yeux, mais on n'y comprend goutte. Ou du moins tentons-nous de ne pas jeter la pierre trop vite. Tout est devenu si obscur. Qu'attendons-nous donc ? Le renouveau ? Il est là. Oui, mais, quelque chose n'est pas net. Le grand bavard est devenu taiseux à l'excès. Nous espérions autre chose. Nous sommes-nous trompés ? Nous a-t-il tous trompés ? Ne serait-il qu'un leurre ? Ne sommes-nous donc que des nigauds trop prompts à nous esbaudir devant ce qui n'avait jamais été fait ?

Rien n'est clair. Les défaits se divisent, ne sont pas d'accord sur la ligne à tenir, certains protestent qu'ils se sont fait avoir par un mirage. Nous ne sommes donc pas les seuls à nous interroger, à exprimer quelques inquiétudes quant à l'avenir. Lequel s'annonce sombre : les ordonnances vont remplacer les débats parlementaires. Aïe ! Déni de démocratie ? Mise en route de l'hégémonie ? Pour déboucher sur une dictature qui avance à couvert ?

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