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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 02:50

Ca y est : Theresa May peut déclencher les hostilités contre l'Europe. Cela ne devrait pas tarder. Cependant, étant donné qu'elle prétend obtenir beaucoup de l'Europe, elle a déjà dit  que soit l'accord correspondrait à ses souhaits, soit il n'y aurait pas d'accord dans le cas contraire. Ca promet : elle semble vouloir le beurre et l'argent du beurre.

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 12:27

C'est la question du jour. Plus on écoute les informations distillées via les médias, plus on se demande à quoi sert une Europe divisée, incapable de s'entendre sur les sujets essentiels. Pas de cohésion à l'horizon : chaque pays entend rester fermé sur lui-même tout en profitant des avantages de cette union hétéroclite qu'est l'Europe. Les réunions s'accumulent mais la discorde règne. Peut-être faudrait-il se poser  la question : sommes-nous capables de trouver un consensus qui satisfasse tout le monde ? Et cette autre question : sommes-nous capables de nous entendre ?

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:15

Il est lourd, il est beau, il est grand.

 

Ainsi a parlé le tout fraîchement élu de la République. Une phrase qui, sur le plan de la lingistique, est lourde de sens. Pourquoi, d'après vous, avoir placé en premier l'adjectif lourd ?

Mettre en exergue ce mot monosyllabique n'a rien d'anodin. Il est là pour rappeler que la crise est devant nous, que les difficultés seront nombreuses, qu'il faudra se tenir les coudes, courber l'échine, et prier pour qu'on s'en sorte.

Le contexte mondial est tel qu'on ne peut pas se permettre de balayer de la main les difficultés extérieures. Nous avons partie liée avec les autres états de l'union européenne. En ces temps troublés où tout fout le camp (regardez du côté de la Grèce !), où l'unité nationale est mise à mal, où les groupuscules pullulent, il faut se poser certaines questions. Et il se les pose. Il est déjà dans son rôle. Il a parfaitement compris que ce dont il héritait était un cadeau empoisonné.

 

Il faut avoir conscience que ce qui nous attend ne sera pas un chemin semé de roses. Et qu'il y aura beaucoup d'épines qui nous grifferont. L'austérité se profile de plus en plus, nous menace et nous prendra à la gorge. Le champ d'action est très limité. Parce que les états européens doivent se mettre tous d'accord pour que le devenir de l'Europe ne finisse en eau de boudin. Parce qu'il faudra accepter des sacrifices et que ce ne sera vraiment pas drôle. Qu'on soit d'accord ou non, il ne faut pas s'attendre à autre chose que des restrictions (mais peut-être faudrait-il user du mot sacrifice). Sauf miracle, et là, c'est plutôt mal parti, la Finance se refusant à tout chagement de comportement. Sauf sursaut généralisé, élites comprises, l'avenir promet d'être très, très difficile.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:23

L'euro est chahuté ces derniers temps. Après avoir atteint des sommets tels que les exportations étaient plus difficiles, voilà qu'il ne cesse d'avoir des hauts minimes et des bas de plus en plus alarmants. L'europe tente de redresser la barre, mais à 27, c'est apparemment compliqué. La crise est l'une des causes, mais le pire vient de la mondialisation. Et que dire des spéculateurs qui épient l'état des finances des pays en difficulté pour mieux les expédier aux enfers ? Un sacré cocktail qui pourait bien faire tout exploser.

Voilà un moment que les économistes tirent la sonnette d'alarme, mais comme toujours, même s'ils élèvent le ton, l'écho qui leur est renvoyé n'est pas favorable. Il faut dire qu'on ne pense que finances et économie. Comme si le monde ne pouvait tourner qu'autour de ces deux pôles intimement liés. On ne pense que croissance alors qu'on est en récession. Je ne dirai pas que les états restent immobiles, non, ils se contentent des dogmes désormais bien établis. A savoir une croissance en difficulté mais qui ne peut que reprendre du poil de la bête.

L'Europe s'affole, se réunit, discute, tente de trouver une issue à cette spirale qui prend de l'ampleur et risque de l'engloutir. L'Europe n'est plus compétitive. les pays émergents la remplacent avantageusement : main d'oeuvre nombreuse et à bas coût, des marchés sur la planète entière, le désir de dominer le vieux continent et les Etats-Unis. Vers qui se tourner désormais ? Il ne reste rien ou presque de l'hégémonie européenne sur le continent africain. Ce n'est plus le temps des colonies et encore moins des empires.

La tentation protectionniste n'est pas exclure, même si l'on assure en haut lieu qu'il n'en est pas question. D'ailleurs, le voudrait-on qu'on ne le pourrait pas. Chaque pays est trop petit pour contrer à lui seul ces nouveaux géants dont le PIB va croissant car ils ont raflé toutes les industries qui faisaient la fortune des européens. La faiblesse de l'euro, cette monnaie voulue par les décideurs, pourrait bien flancher encore et représenter non plus une sécurité mais un handicap. Certains préconisent le retour aux monnaies nationales. L'erreur à ne pas commettre, surtout face aux tentatives de prise de possession par les spéculateurs des pays endettés. Il faut donc afficher une belle unité pour écarter la "bête". Alors nos professionnels de Bruxelles se serrent les coudes et affichent un optimisme de façade. Ils ont créé un fonds permanent afin de contrer les attaques des marchés sur les états les plus faibles. Voilà la nouvelle solidarité : si l'un coule, il entraîne tous les autres avec lui. En faisant front commun, les états opposent cette solidarité aux tentatives de déstabilisation financières. Le hic,  les 27 ne sont pas égaux et les disparités sont telles que les moins bien lotis rechignent à mettre la main au porte-monnaie. Cela signifie en effet plus d'austérité, des dépenses bridées, des subventions qui risquent d'alourdir la facture puisqu'elles seront supprimées. Sauront-ils vraiment s'imposer une diète rigoureuse ? L'avenir le dira.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:24

 

Interview du patron du FMI par Arlette avec, en toile de fond, le Capitole. Moment intéressant car bien mené. Pour une fois, j'ai entendu ce que je répète depuis le début : la crise n'est pas finie et il faudra bien au moins deux ans avant que l'économie ne reparte. Je n'exclus pas qu'elle s'effondre totalement - il ne faut surtout pas écarter cette hypothèse -  mais cela, le patron du FMI ne l'a pas dit. Il n'est pas économiste pour rien.

Il répondait avec aisance aux questions de la journaliste politique et admit que l'aide de l'Europe avait été bien tardive. Qu'il aurait fallu ne pas autant autant tergiverser. Tiens donc ! Il a longuement parlé de l'Europe, insisté sur le fait que l'euro c'était l'Europe et qu'actuellement elle était mal perçue par le reste de la planète parce que, selon lui, elle était bourrée de défauts structurels. Ca y est, le mot est lâché. L'Europe, pour résister aux coups de boutoir des spéculateurs, doit se donner les structures appropriées, celles d'un gouvernement économique européen. Les pays membres ne peuvent continuer leur propre politique économique chacun de leur côté. Si l'on veut que l'Europe soit forte et sorte de la crise sociale qu'elle connaît, de la crise de crédibilité en tant que puissance, il faut revoir les politiques intérieures et de décider d'une politique commune. Bref, il faut un gouvenement supranational qui harmonise l'ensemble et prenne des décisions communes. Il faut donc en finir une bonne fois pour toutes avec l'esprit de clocher, le nationalisme qui fait se fermer les frontières. C'est pas gagné.

Il est le gendarme des budgets des pays endettés. Mais, vous dira-t-il, il ne fait que des propositions, les gouvernements décident. Je présume sans trop de difficulté qu'il sait inciter à la rigueur et que, mine de rien, il fait pression. Il est suffisamment rodé aux arcanes politiques pour se révéler un bon diplomate. Il est brillant, il faut le reconnaître. Et sous des airs bonhommes, il a une poigne de fer. Car il sait de quoi il parle. Et ses propos résonnent avec clarté et laissent deviner sa pensée. Même s'il se réfugie derrière des arguties ponctuelles et fort sympathiques.

Est-il vraiment socialiste ? Bonne question. Quand on tient entre ses mains autant de pouvoir (récupérer la mise des pays endettés), certes, on brasse des idées porteuses telle celle de ne pas enfoncer les classes défavorisées.

Est-il sincère quand, à la question de sa possible candidature en 2012, il répond ainsi : "Laissez-moi travailler" ?


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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 13:48

 

L'Europe s'est enfin décidée à soutenir un pays membre en grande difficulté. Enfin ! Ce n'est pas trop tôt. Et même est-il vraisemblablement trop tard. La spirale sans fin des déficits est la conséquence d'une crise quasi mortelle. Les grecs peuvent dire merci aux banquiers, aux spéculateurs qui se jettent sur la dépouille encore chaude de leur pays. Comme si leur situation n'était pas déjà assez dramatique.

Aujourd'hui, grève public-privé. Un événement à suivre car le mécontentement du peuple grec est justifié. C'est lui qui va trinquer. Gel des salaires et des retraites dans la fonction publique, augmentation de deux points de la TVA,... Pas de quoi emporter l'enthousiasme de la foule rassemblée pour protester contre le plan d'austérité. Une austérité qu'ils doivent à l'inconséquence financière et à celle des états qui n'ont pas su recadrer les banques quand la crise a éclaté. C'était pourtant la seule chose à faire. Mais non, surtout pas ! Il faut faire confiance au monde de la finance si l'on veut que le système se survive à lui-même.


Dans l'oeil du cyclone, Portugal, Irlande, Espagne... Tout va mal en Europe. Et de mal en pis. Le manque total de courage politique de tous les états a fait se décupler les problèmes. Mais, comme par hasard, le royaume ne ferait pas partie du lot des vilains dépensiers. Comme c'est étrange : la dette est énorme, les milliards se superposent et finiront bien par faire craquer la fragile couche de vernis qui occulte des caisses vides. Ca risque d'être salement explosif.

Malgré la bourse archi-plate du royaume, nous prêtons un argent que nous n'avons pas. Qu'il faudra rembourser. Si nous le pouvons, bien sûr, car si tout s'effondre, il faudra du temps, beaucoup de temps pour relever le défi d'une dette colossale : nous n'avons plus d'industries, mais seulement des services. Avec ça, nous voilà bien lotis. Mais haut les coeurs, notre générosité est proverbiale et jamais nous ne nous permettrions de ne pas mettre la main au portefeuille pour soutenir un voisin en train de plonger dans l'abîme.

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 10:20

Ca chauffe dur du côté de l'Europe. Très exactement à Berlin. Et à l'encontre de la Grèce.

La communauté européenne semble solide, mais la crise est survenue et a soufflé un froid polaire sur les relations à 25. En tête de file, l'Allemagne - et sa Chancelière - qui ne veut rien entendre quant à soutenir financièrement un pays en grande difficulté. Cela peut se comprendre puisque tous les pays doivent repenser leur économie et viser à s'épargner des problèmes de déroute financière. N'étant pas politique, je peux penser que cette vision restrictive de la zone euro est juste.

Cependant je me pose la question de la solidarité. Qu'en sera-t-il demain si le principe l'exclusion est retenu ? Comment peut-on envisager une union sacrée si c'est pour abandonner un membre de cette union au titre qu'il est dans la tourmente ? Cette "exclusion" sera-t-elle définitive ou temporaire ?

Si la Grèce n'est pas soutenue par ses partenaires, c'est la porte ouverte vers une pluralité d'états sectaires. C'en est fini de la cohésion européenne incluse dans les différents traités. L'Europe ne pourra pas se relever d'une décision arbitraire puisqu'elle ne respecte pas son propre credo.

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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 10:49
Les gros tas de ferrailles qui sillonnent d'autres routes que les nôtres devraient bientôt pouvoir circuler sur notre territoire. Ainsi en a-t-il été décidé pour ces poids lours de 45 tonnes et mesurant quelque 25 mètres. De quoi transporter presque jusqu'à 50 tonnes de marchandises.

Adieu grenelle de l'environnement qui préconisait le fret par voie fluviale et ferroviaire ! Le voyage du roi en Suède (ce sont des cousins proches puisque le roi de ce pays descend des Bernadotte, et en famille, on se fait des petits cadeaux) n'est pas pour déplaire à ces nordistes pas plus qu'à leurs voisins finlandais, gros amateurs, tout comme eux, de monstres routiers.
On teste actuellement et en toute discrétion, les possibilités de ce routage monstrueux. Et où ? En Auvergne.

A terme cela signifie un manque à gagner pour le rail qui ne pourra prendre à son bord ces camions (trop gros, trop longs, trop lourds). Qui plus est, il est prévu de fermer les voies de chemin de fer de l'Est européen : la main d'oeuvre est nettement moins chère que du côté de l'Ouest...

Petit plus non négligeable : le coût pour transformer tous nos ronds-points... aux frais des collectivités territoriales.

Le grenelle est bien mort puisqu'il n'est pavé que de bonnes intentions contrariées par les décisions royales. Alors adieu une meilleure qualité de l'air , adieu les économies des énergies fossiles, adieu les projets d'un climat sans effets de serre.
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 21:42
C'est intéressant d'écouter les représentants des petites listes qui se présentent aux européennes. Les points de vue sont à la fois divergents et convergents. L'un reproche à l'autre de pactiser avec le pouvoir en place en soutenant les traités, l'autre soutient qu'il n'en est rien et qu'on peut changer le visage de l'Europe sans tenir compte des traités. Surtout ne pas chercher à comprendre où se situe leur différence : elle n'existe pas. Ce ne sont que des mots différents pour une même idée. Ils désirent avec une force égale, une Europe plus humaine, entendez par là une Europe sociale, sanitaire, éducative...
Le propos le plus important à mes yeux, ce fut lorsqu'un représentant du parti anti-libéral a prononcé cette petite  phrase : "Le parlement ne décide rien". Très vite interrompu par le présentateur, sans doute parce qu'il venait de dévoiler le dessous des cartes. Si jamais les serfs des royaumes concernés par l'Europe entendaient cette dénonciation, il était à craindre qu'ils comprendraient enfin que les gouvernements des états inscrits dans la Communauté proposaient et décidaient de la politique de Bruxelles. Un sacré leurre puisque tout un chacun s'acharne à dénoncer l'aveuglement de la commission européenne. C'est à la fois vrai et faux. Vrai en ce sens que tout se décide à Bruxelles, faux parce qu'effectivement les états gouvernent en sous-main.
Il faut que ça change et que chaque européen, quelle que soit sa nationalité, fonce jusqu'aux urnes et vote contre cette main-mise des gouvernants, reprenne ainsi le pouvoir et impose son point de vue sur la politique à mener. Le nombre de listes peut provoquer un séisme plus dévastateur que plusieurs tsunamis réunis : l'émiettement des voix peut en effet permettre une remise en question centrale, surtout si les voix chipées aux grands partis viennent clairsemer la répartition actuelle. Plus il y aura de représentativité des différents courants politiques, plus la politique menée à Bruxelles sera sociale.
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