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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 12:56

On dirait bien que parmi les petits nouveaux, quelques uns aient fauté dans leur vie antérieure. Aïe ! Pour un gouvernement qui se voulait irréprochable, ça fait tache. La solution est toute trouvée : ils abandonnent leur ministère. A peine en place, et déjà ça dégage vers la sortie. Est-ce la solution ? Sans doute, du moins temporairement. L'inquiétant, c'est qu'on ne sait plus à qui se fier. Déjà que la plupart des citoyens doutaient du politique, ces énièmes affaires dévoilées par la presse ne sont pas faites pour remonter le moral et encore plus la confiance.

Pourtant, n'y avait-il pas une commission d'investiture créée justement pour éviter les conflits d'intérêts et autres travers touchant la classe politique ? L'idée était bonne, c'est vrai, mais pas suffisante puisque certains sont passés à travers les mailles du filet pour, ensuite, se voir dénoncés en place publique.

Quelle solution alors ? Tout simplement vérifier bien en amont la qualité des putatifs aux tâches ministérielles. Avoir du temps pour tout vérifier, minutieusement. Poser des questions pointues, quitte à mettre mal à l'aise le sujet sur la sellette.  Le pousser dans les derniers retranchements de sa conscience. C'est à ce prix qu'on pourra avoir des politiques intègres.

Mais qui se prêtera à ce jeu, alors que c'est un exercice indispensable pour réconcilier le citoyen avec le politique.  La plus grande des libertés, c'est bien d'avoir le "coeur" honnête.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 18:16

Eh oui ! grand coup de balai, et hop,  les vieux routiers de la politique ont été pris dans la vague du dégagisme. Un terme approprié puisque ces vieux dont la tronche fleurissait sur les écrans télé disparaissent du paysage. ça ne fait pas de mal car c'était toujours les mêmes qui venaient dégoiser face aux caméras. A se demander, tant leur présence était récurrente, s'ils avaient le temps de s'intéresser à leur job de parlementaires. Les électeurs en avaient tellement assez qu'ils n'ont pas hésité à faire le ménage en donnant leur vote à de parfaits inconnus, un peu plus jeunes que leurs prédécesseurs, ce qui ne gâte rien. Et puis ceux venus de la vie civile, s'ils n'appartiennent pas à la classe moyenne, ont une expérience de ce que l'on nomme "la vraie vie". Une expérience professionnelle dont on peut espérer qu'elle leur permettra d'appréhender leur tout nouveau rôle de manière différente. Un coup de neuf, une peinture fraîche qui remplace les vieilles tapisseries, un ripolinage indispensable, surtout quand on découvre que ces beaux messieurs n'avaient guère de scrupules à profiter des avantages de leur mandat. Jusqu'à en abuser. Si la loi qui doit mettre en place d'autres pratiques est appliquée stricto sensu, il ne devrait pas y avoir de dérives. On peut présumer que des contrôles seront effectués, et pas que pour les notes de restaurant : ils devront fournir toutes preuves de leurs frais correspondant bien à leur fonction. Il y a longtemps qu'on aurait dû imposer à nos hommes publics des justificatifs, ce qui aurait réduit leurs excès.

Bref, il se dit que l'époque est historique. Et que l'éthique est revenue dans les bons créneaux. Reste à voir désormais si tout ceci n'est pas de l'enfumage : ça fait bien de prétendre qu'on moralise la vie politique, mais il faudra bien prouver que c'est effectif. Ira-t-on jusqu'à exposer au su et au vu des citoyens les dépenses des élus afin de montrer qu'ils sont "d'honnêtes hommes"  et qu'ils ne frouillent pas sur le dos des contribuables ?

Si par hasard on devait découvrir que les réformes sont détournées, ce ne sera plus du dégagisme, mais une révolution.

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 08:05

Ce dimanche, le 1er tour des législatives. Notre système présidentiel fait qu'on élit un homme, généralement issu d'un parti. Demain, le nouveau parti né de l'imagination bouillonnante d'un homme semble en bonne voie pour régner en maître sur les destinées de notre pays.

Les partis traditionnels sont laminés par une force nouvelle, par des idées pas forcément contraires aux leurs. Ce ni gauche, ni droite, tout nouveau dans notre paysage politique, a pris forme en absorbant et la gauche et la droite, tout en faisant place à une bonne moitié de société civile. Un renouveau gouvernemental inédit ? peut-être. Encore faudrait-il fouiller dans un passé plus ou moins lointain pour en avoir l'assurance. La tradition fait qu'en règle générale, le nouvel élu obtient la majorité au parlement. S'agit-il là d'une confiance innée des électeurs, mus par l'idée qu'il faut bien soutenir celui qu'ils ont porté au pouvoir ?

L'enthousiasme semble avoir saisi ceux qui commentent ce fait nouveau. Comme s'il leur semblait logique que la présidence l'emporte haut la main. Ils ont en effet acté que les partis traditionnels étaient défaits, tels des dinosaures avant une nouvelle ère. Tous sont affaiblis, et durablement. Ils sont en pleine révolution et cherchent le moyen de perdurer. Sans illusion quant aux résultats.

Que deviendra notre démocratie s'il n'existe plus qu'une maigre opposition-baudruche ?

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:55

Peut-être devrions-nous préparer un programme politique pour le prochain quinquennat. Il suffit de nous rassembler et de dire ce que nous voulons. Cela s'appelle la participation. Et il est temps, pour nous, citoyens anonymes, de faire entendre notre voix. Pourquoi ce singulier ? Tout simplement parce que c'est en nous connectant tous ensemble, que ce que nous voulons sera pris en compte.

1) Un gouvernement composé seulement de 15 ministres tout au plus. Encore faudrait-il recenser les points les plus importants, ne séparer que ce qui peut l'être et réunir ce qui ne mérite pas un ministère à part entière. Quant aux ministères, il en est quatre essentiels : santé, éducation, justice, défense. Un cinquième a encore sa place : l'économie à laquelle il faut adjoindre les finances (et non créer deux ministères). *

2) Réduction du nombre des parlementaires : nous sommes un pays qui n'a pas besoin de superflu, mais de retour à des proportions raisonnables des élus. J'épargne les maires, quelle que soit la taille de la commune : c'est un boulot à plein temps et souvent mal payé. La double chambre parlementaire se justifie-t-elle ? Pas de mon point de vue. De plus, ce doublon a le défaut de faire proliférer les élus. Quand on suit les séances parlementaires, force est de constater que les rangs sont plus qu'épars.

3) Mettre en pratique, et très vite, le non cumul des mandats. Réduire la possibilité de faire carrière à vie dans la politique. Tout mandat renouvelé deux fois, voire trois, mais pas davantage. Imposer un âge de retraite pour les élus (quelqu'un qui n'aurait jamais brigué de mandat et viendrait sur le tard pourrait être élu , à condition de ne pas avoir atteint 60 ans).

4) Représentation nationale : tirage au sort d'une partie des représentants dans la population, sur le même système que les jurés. Avec dédommagements. Autrement dit, introduire une proportion de personnes de la vie civile pour moitié des effectifs

5) Réserve parlementaire : qu'elle ne soit plus à la seule discrétion de nos représentants qui devront justifier les salaires des secrétaires parlementaires (salariés de contrat public et non plus de contrat privé). Exit le népotisme.

6) Remettre la morale au centre de la vie politique,  non plus celle des partis politiques, mais celles de citoyens au service de la nation. Servir le pays est un devoir, non une profession.

7) Interdire les lobbyistes qui font pression sur les législateurs (rencontres, dîners, et autres cadeaux...). Si ces pressions exercées sont reconnues, elles n'ont pas le mérite d'être nécessaires car elles concernent essentiellement des intérêts privées. Ce qui induit encore plus, dans l'esprit de la population, le "tous pourris" largement répandu.

A vos plumes ! N'hésitez pas à critiquer et/ou à exposer vos idées.

* Les ministères doivent être dirigés par un professionnel : à l'enseignement un enseignant, à la santé un médecin, à la justice un magistrat ou un juriste, etc.

 

 

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 10:07

Qui n'en a pas entendu parler ? A moins d'être sourd ou de s'en foutre totalement, personne. Je viens de découvrir cette vidéo. Je vous conseille de l'écouter attentivement : la fin de l'enregistrement est une mise en garde. Et cela concerne le forfait jours. Le titre est à lui seul est révélateur.

 

http://videos.lesechos.fr/news/eclairage-redac/reforme-des-35h-le-diable-se-niche-dans-les-details-4720914471001.html

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:19

Voilà, on sait tout (non, certainement pas tout) à propos des avoirs de nos ministres. Ca nous fait une belle jambe. J'ai entendu PM dire qu'il disposait d'un patrimoine modeste. Dois-je l'avouer sans pudeur ? J'aimerais bien avoir ne serait-ce que le tiers de son patrimoine car alors je me sentirais riche. Mais bon, vu le temps qu'il me faut pour gagner 100 000 euros, je ne tiens pas la route. Et je n'atteindrais pas ces économies pour assurer ma retraite. Donc, si son patrimoine est modeste, que dire du mien ? Il est inexistant ou presque. Je sais me contenter de ce que j'ai et n'envie pas les autres.

 

Suis-je mieux maintenant que je sais à quoi m'en tenir à propos de ces patrimoines ? Aucunement ! Et d'ailleurs, je m'en moque car ce qui est dans la poche du voisin n'est pas à moi et ne le sera jamais. En fait, cela m'indiffère qu'ils aient des biens, qu'ils soient plus ou moins riches. En revanche, je trouve que cette "transparence" ne sert à rien, sinon à provoquer encore plus de rancoeur chez certains individus. Je peux comprendre qu'on veuille mettre certains points sur la table, surtout après le cahuzacgate. Mais ne serait-il pas préférable de prendre les moyens de lutter contre la fuite des capitaux ? Regardons un peu ce qu'il se fait aux Etats-Unis : tout citoyen américain est redevable à son pays des sommes qu'il gagne sous d'autres cieux. Donc double imposition. Et la lutte contre les paradis fiscaux est relativement efficace. D'ailleurs, cette lutte n'est-elle pas partie des USA ?

 

Il est d'autres sujets qui rendraient un peu de vernis à ce gouvernement, comme par exemple la fin du cumul des mandats bien avant 2017, une seule indemnité et non plusieurs comme c'est le cas aujourd'hui en cas de multiplicité de mandats, un âge légal de fin de participation à la vie politique, et puis pourquoi pas une limitation du nombre des mandats. Et surtout, par souci d'économie, fin des retraites cumulées, mandat après mandat. Exit les vieux ringards au conseil constitutionnel, exit les anciens présidents d'office bombardés au même conseil, bref, faire de la carrière politique une peau de chagrin afin que les abus cessent.

Avec un peu de bonne volonté, les législateurs peuvent parvenir à assainir la vie politique qui, pour certains, n'est plus qu'une rente à vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:49

Le rapport Gallois a ouvert une porte largement béante : les CDD sont plus nombreux que les CDI => 18 millions contre trois millions. Dont 14 millions à moins d'un mois. Voilà que le rapporteur tonne contre l'abus des CDI. Trop, c'est trop. Je le cite :

"Vous avez d'une part les contrats à durée indéterminée qui sont une conquête sociale mais que les entreprises trouvent trop rigides et, d'autre part, des emplois précaires totalement dérégulés. Il y a chaque année 3 millions d'embauches en CDI mais 18 millions en CDD, dont 14 millions à moins d'un mois. Des salariés cumulent 5, 10, 15 CDD dans l'année! Il faut en finir avec ce marché du travail à deux vitesses."

Est-ce bien étonnant ? Franchement non. Les employeurs disposant d'une masse de demandeurs profitent du système et de la crise pour flexibiliser les emplois. Une banque s'est vue sommée de régler des indemnités à une employée, restée en ses murs plusieurs années de suite et qui avait enchaîné CDD sur CDD. Un exemple type qui démontre que la flexibilité est sur-employée.

Ceux qui ont la chance d'être recrutés en CDI ne connaissent pas les mêmes angoisses du lendemain que les trop majoritaires en CDD vivent. Comment faire des projets quand on est sur le fil à temps continu ?

La dérégulation est en marche et c'est insupportable pour ceux qui sont contraints de valser d'une entreprise à l'autre. Une dérégulation voulue par l'Europe qui prône une hyper-flexibilité. Au fait, ces beaux messieurs qui nichent à Bruxelles ne connaissent pas la crise de l'emploi : ce sont des fonctionnaires. Mais des fonctionnaires de haut vol pour qui la crainte de se retrouver au chômage n'existe pas. Alors, ils peuvent bien prêcher la bonne parole en démolition des acquis, sans aucune mauvaise conscience ni aucun remords.

N'était-il pas question que l'emploi de fonctionnaire ne soit plus un job à vie ? Si cette nouveauté voit le jour, sûr que ce seront les petits fonctionnaires qui boiront la tasse et non ces nantis européens qui dirigent les destinées de tous les citoyens.

En attendant, les discussions se poursuivent aujourd'hui entre partenaires sociaux. Tout paraît mal engagé et le coup de semonce de Monsieur Gallois ne convaincra pas les tenants du patronat de changer d'optique.

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 20:01

Et c'est reparti. Partenaires sociaux et représentants du patronat sont à nouveau autour de la table. Si les seconds ont fait quelques concessiions, les premiers n'entendent pas céder un pouce de terrain. Deux jours pour mettre à plat les acquis sociaux. C'est bien peu. C'est trop peu. Le patronat, quelle que soit la représentation des différentes organisations , a sans doute fait un effort mais il ne veut surtout pas entendre parler de taxer les emplois précaires. Les premiers concernés (les PME) calent devant cette exigence syndicale. Cela se comprend : elles n'ont pas les reins assez solides pour assumer une charge supplémentaire. Ce qui rend le MEDEF encore plus assuré de ne rien concéder, sans doute au nom de la solidarité de l'esprit d'entreprise. Louable me direz-vous. Certainement pas. Si la taxe sur les emplois flexibles était acceptée, ils renâcleraient bien plus. Car tous les grands patrons verraient leur trésorerie diminuée et en profiteraient pour ne pas embaucher. D'ailleurs, c'est ce qu'avance le Medef qui prétend que cette taxe supplémentaire ne créerait aucun emploi. A voir. Les syndicats ont-ils des arguments de plomb pour imposer ladite taxe ? On n'en sait rien car rien ne filtre.

 

C'est quand même étrange qu'après des décennies de sécurité de l'emploi, on en soit arrivé à parler de flexi-sécurité. D'accord, on est en crise. Mais est-ce pour cela qu'il faut provoquer du chômage en veux-tu, en voilà, au nom sacré de l'entreprise et de ses bénéfices ? On a toujours su que la masse salariale n'avait pas d'existence propre et que si elle a pu année après année gagner en pouvoir d'achat et donc en espérance d'une vie plus confortable, elle reste malléable en fonction des bénéfices. Malléable, donc éjectable. D'une certaine manière, alors que c'est elle qui fait la richesse des entreprises, elle n'a pas de réelle existence. Contre elle, il y a le nombre qu'elle représente. Personne n'en avait conscience et chacun s'était assis sur les acquis. La crise, dont d'aucuns ont prétendu qu'elle n'avait rien en commun avec celle de 29, a tout bouleversé. IL faut dire aujourd'hui que la mondialisation n'est pas innocente dans cette affaire, et les banques encore moins. Le tout argent est devenu l'atout premier. Et que je te boursicote par ci, et que je te boursicote par là. Pas étonnant qu'à tout miser sur les marchés, les individus soient laminés par une crise qui s'éternise et qui laissera des traces encore longtemps. Le tout croissance est impossible. Et pas seulement parce que la crise se poursuit insidieusement. Rêver avec pour seul but le toujours plus est incohérent. C'est faire peu de cas de ceux qui triment toute une vie et doivent se contenter de miettes (en regard de ce dont bénéficient les patrons).

 

Le gouvernement a juré ses grands dieux qu'il en passeerait par la loi si aucun accord n'était trouvé. Il y a de grandes chances pour que les discussions mènent à une impasse, chacun des partenaires ayant bien l'intention de ne pas céder sur leurs revendications ou prétentions. Si tel est le cas, que sera la loi ainsi promulguée ? Bonne question. Une chose est certaine : les gagnants seront les patrons. Devinez qui seront les perdants...

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:54

Le mensonge semble être la coutume en politique. Il en est un qui est passé inaperçu et pourtant, il est démonstratif de cette pratique usuelle.

 

Lors du débat entre les deux finalistes, l'un d'eux a dit que les IUFM avaient disparu. Son adversaire n'a pas relevé. Alors que si les IUFM ne sont plus indépendantes, elles existent encore. A ceci près qu'elles ont été intégrées aux universités. Il existe d'ailleurs un démenti officiel, paru le lendemain. Passé inaperçu, cela va de soi. Or, si les IUFM avaient bel et bien disparu, il coule de source qu'il n'y aurait plus de formation des enseignants. Si cette contre-vérité n'est pas un mensonge, alors qu'est-ce ?

 

Un mensonge exemplaire de ce qui peut se dire quand il s'agit d'abrutir encore un peu plus les citoyens, insoucieux du devenir des formations professionnalisantes, parce qu'ils ne distinguent que ce qui les touche au plus près. Si, au lieu de se cantonner à ne voir midi qu'à sa porte, la masse populaire savait trouver l'information là où elle se trouve, elle ferait davantage de bons choix. La dérégulation de l'instruction est l'un des pivots pour toujours plus de destruction des lieux essentiels dont l'Education est le socle. Sans cette assise, il ne faut pas s'illusionner : ces acquis fondateurs de la république ne seront bientôt plus que des souvenirs. Certes, le nouvel élu entend remédier à ce travail de sape. Mais la conjoncture permettra-t-elle de mener à bien son projet ?

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 11:21

Parmi les mesures proposées par FB, il en est une qui soulève question. Cette mesure concerne les veufs qui conservent une part supplémentaire sur leur feuille d'impôts. Ce monsieur apparente cette mesure à une niche fiscale. Tiens donc !

Récapitulons : un homme ou une femme se retrouve seul(e) à la mort du conjoint. Il (ou elle) a des enfants à charge (surtout quand le parent décédé meurt jeune). Cela revient à dire qu'il faut, avec seulement un salaire et non plus deux, élever ces enfants. Une tâche ardue, qu'on soit homme ou femme, puisque, pour procréer, il faut être deux (encore que, aujourd'hui...). Il faut admettre qu'un homme qui connaît le veuvage ne reste pas longtemps seul. Il n'en va pas de même pour les femmes. Celles-ci sont loin de replonger dans des épousailles car elles se remettent plus longtemps de l'absence de l'autre (statistiquement, un homme retrouve compagne au bout d'un an, la femme, moins sans doute esclave de ses poussées hormonales, pendant cinq ans, reste célibataire. Si certaines se remarient, c'est souvent bien plus tard que les hommes).

Je pose la question : élever des enfants seul ou accompagné, est-ce bien la même chose ? Moitié moins de revenus signifie non seulement qu'on ne fait qu'avec ce que l'on perçoit, mais aussi qu'on fait des sacrifices. Il faut savoir choisir entre se constituer une matelas pour ses vieux jours ou donner le maximum à ses enfants. Quel père, quelle mère oseraient empiler des économies en n'offrant pas tout le nécessaire à ses enfants ?

Alors, parce qu'il faut bien que les veufs élèvent décemment leurs enfants, pourquoi ne bénéficieraient-ils pas d'un tout petit avantage puisqu'ils n'ont pas choisi de se retrouver seuls. D'autant que, selon qu'on est cadre supérieur ou simple ouvrier, le différentiel de salaire démontre à lui tout seul que les conditions ne sont pas identiques et qu'on s'en sort moins bien avec un bas salaire qu'avec un salaire élevé. N'y aurait-il pas là une injustice flagrante que de supprimer cette "niche" qui ne représente qu'une demi-part (à moins qu'il ne s'agisse d'une part... ?) quand on a un salaire au smic ? Faut-il vraiment envisager de supprimer ce type de "bonification" quand on ne prétend toujours pas taxer les achats de toiles de maître, de chevaux et autres écuries de course au nom du sacro-saint patrimoine ? Autre question (il faut bien élargir quelque peu le débat) : les enfants ne sont-ils le véritable patrimoine d'un pays ?

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