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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 15:31

Du même auteur que précédemment, ce propos qui résume plutôt bien en quoi consistait cette nouvelle démocratie.

" La droite et la gauche pouvaient se battre sur le terrain politique ; mais dans la mesure où elles représentaient les intérêts de la classe bourgeoise, de la propriété foncière et mobilière,  elles étaient nécessairement amenées à se réconcilier dans une action commune de défense et de sauvegarde contre les prétentions des classes populaires que le socialisme naissant... commençait à éveiller sinon à agiter... Le phénomène, fut un phénomène typique de la classe bourgeoise qui choisit de se dissoudre en tant que parti pour garder le pouvoir en tant que classe...".

On dirait bien que le jeunot n'a, une fois de plus, rien inventé.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 19:48

Rien ne changeant jamais, l'histoire se répète. Je me replonge dans mes bouquins d'histoire du temps où j'étudiais l'italien. L'époque concernée est le Risorgimento (renaissance, période faisant suite à des mouvements "révolutionnaires"). Je redécouvre ce que je savais déjà mais que j'avais oublié. C'est passionnant ces retours en arrière surtout quand on tombe sur certaines phrases. Celle-ci devrait, à moins que je ne me trompe, devrait vous rappeler quelque chose de récent.

"... Depretis fusionnait la gauche et la droite dans une synthèse ambigüe et rendait par là impossible ce rapport dialectique entre gouvernement et opposition qui était, ou était censé être, le pilier même de la démocratie".

 

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 12:30

Ma curiosité naturelle et mon goût pour les bouquins ne datent pas d'hier. Dès que j'ai su lire, j'ai passé de longs moments avec les livres qui tombaient sous ma main. Une frénésie de lecture telle qu'on en "oubliait" de m'emmener quelque part, comme ce fut le cas quand mon père décida d'aller à la plage, alors que, sous la table, je me régalais de je ne sais plus quel titre de la bibliothèque. J'étais très jeune alors, peut-être 10 ou 11 ans. Ma mère était inquiète mais fut vite rassurée. Après avoir débarqué toute la famille sur le sable, mon père reprit le chemin de la maison et me retrouva dans la même posture qu'au moment du départ. Je n'avais rien vu, rien entendu et ne savais donc pas que notre maison était vidée de tous ses occupants. Cette immersion n'a pas varié : ne me parlez pas quand je lis, je ne vous entends pas.

Je viens de terminer un bouquin qui me laisse sans voix. Et pourtant... Je découvre des aspects peu reluisants de notre société, de son fonctionnement, des rivalités entre services officiels, ridicules et dangereuses. La politique, il faut le dire, est un monde auquel je n'ai pas accès. La fraternité entre les élites est un étonnement particulier : ils sont tous frères, quelle que soit la loge. Sans elle, ils n'existeraient pas et surtout elle leur permet des réseaux et des accointances qui les poussent sur le devant de la scène et jusqu'aux plus hautes fonctions. Vraiment très particulier ce copinage. Ça ne donne pas envie d'en faire partie.

Tout au long de ce bouquin qui revient à décrire des faits datant d'années antérieures, je constate avec stupéfaction l'existence d'une planque où des hackers, rémunérés en sous-main, surveillaient discrètement, et sur ordre, les PC de n'importe qui. Plus besoin de se rendre sur place pour "visiter" leur contenu : cela se fait à distance. Apparemment, c'est utile, mais tout de même, vivre sous surveillance n'a rien de fort agréable. L'état lui-même utilise la proie dans l'ombre.

Et c'est tout à l'avenant. Dans ce monde kafkaïen, le moindre clampin, même parfaitement innocent, peut voir débarquer chez lui les "espions" sans qu'il soit crié gare. Si vous avez envie d'être écœuré, je vous conseille "Bienvenue Place Beauvau".

 

 

 

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 19:37

Un livre de nouvelles, écrit par une femme, Lucette Desvignes. Une écriture qui se déroule d'elle-même, évoquant le quotidien d'anonymes, mais éternels personnages d'une France désormais oubliée. Les vieux dans leur coin de cheminée toute la journée pendant que la jeunesse vit sa propre vie. Une atmosphère simple, de ces vies sans histoire, relatées en termes aussi simples que ceux qu'ils décrivent. Un langage qui n'a plus cours, non seulement dans cette nouvelle, mais également dans les autres narrées comme des témoignages du temps passé. Nostalgie de ce qui n'est plus ? je l'ignore. Mais ce fut avec un réel plaisir que j'ai dévoré cette parole désuète, témoignages du temps passé, qui parle de petits riens particuliers et font la saveur réelle de ces histoires anonymes.

Apparemment cette auteur a beaucoup édité : poésies, romans, théâtre.... Une femme qui a connu l'occupation, ce qui n'en fait pas une jeunesse, mais quel talent !

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 11:33

Lors de mon escapade du côté de Dijon, j'ai rencontré des éditeurs et donc acheté des bouquins. Le premier est de Bassir AMIRI. C'est un historien qui, contrairement à ce qu'il fait habituellement, a décidé d'écrire un roman. A propos de la guerre en Afghanistan. Un récit bref (une centaine de pages), poignant, qui montre le quotidien dans le monde des Talibans. La tragédie se retrouve jusque dans les gestes du quotidien. Une jeune fille emprunte un livre alors qu'il est interdit de lire sous le régime des fanatiques au turban noir. La fin est comme elle doit être : terrible. Le titre est à lui seul révélateur.

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