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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 12:27

Nul n'est à l'abri. Un système nouveau se met en route, fait d'hommes et femmes de divers horizons. Qui peut penser, vu la volonté affichée de la probité et du renouveau, que l'une ou l'autre de ces personnes ait une gamelle bien encombrante ? Alors, il ne suffit pas de prêcher la bonne parole ? Il ne suffit donc pas qu'on mette en avant l'honnêteté de ces individus pour qu'ils échappent à l’œil acéré des médias enquêteurs ? C'est vrai qu'il faut remettre de l'ordre. Mais à quel prix ? Sitôt nommé, sitôt démis ? Ce ne semble pas être la solution.

Alors que faire ? Tout simplement enquêter en amont, et tant pis si ça prend du temps. On ne peut, en effet, accepter que l'exemple ne soit pas donné par le haut. Surtout parce qu'il réclame non pas des oies blanches mais des individus dont la moralité et les pratiques ne peuvent être remises en cause.

Le défi est immense. Les bonnes intentions ont le mérite de mettre en avant une méthode différente de gouverner. A condition que chacun s'emploie à mériter l'honneur qui lui est fait et que sa vie soit exemplaire. Car, à quoi bon, penser que le monde se porterait mieux avec d'honnêtes hommes si un seul d'entre eux s'est rendu « coupable » de malversation ou d'avoir profité de son influence pour « caser » quelqu'un ?

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:48

L'impensable et le caricatural font bon ménage. Les sondages vont bon train. Ils se veulent objectifs. Au moins mathématiquement. Mais qu'en est-il vraiment ? Les questions peuvent être tellement biaisées que les résultats amènent à penser que c'est chose faite. Un second tour avec MLP devient, semble-t-il, une évidence. Ce qui signifie que, potentiellement, la victoire peut lui échoir.

La contradiction de ce personnage est évidente : elle crache sur l'Europe alors qu'elle en vit. Pourquoi s'être fait élire au Parlement européen et pas au parlement français ? Parce que le premier paye mieux ? Comment peut-on vivre en profitant de quelque chose que l'on dénigre ? Sans parler des affaires d'emplois fictifs, il y a là matière à réflexion tant c'est contradictoire. Autant poser la question : si l'Europe est l'ennemi avec lequel en découdre, pourquoi l'avoir intégrée par la députation ?

Cette Europe tant décriée n'est pas parfaite, mais elle n'a pas que des travers. Vivre à ses crochets revient à dire qu'on l'accepte pour ce qu'elle est. Comment peut-on faire confiance à quelqu'un qui se renie sur le fond ? Et qui présente pareille dichotomie ? Comment ceux qui la suivent peuvent-ils accepter sans broncher qu'elle vilipende ceci tout en profitant de cela ? Comment se fait-il qu'ils n'aient pas conscience de l'aberration de cet état de fait ? Je veux bien que la réflexion ne soit pas forcément à l'ordre du jour, et le bon sens encore moins, mais c'est tout de même époustouflant d'assister à cette montée en puissance telle un rouleau compresseur. A qui faut-il dire merci ?

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 00:37

C'est vrai qu'au bout de quatre ans et de réformes qui contrarient tout le monde, les sondeurs savent manier le verbe et établir des critères dont ils veulent tirer toute la substance afin d'en déduire les bonnes conclusions, les courbes sont loin d'être ascendantes. Je finis par me demander si les instituts spécialisés ne font pas la pluie et le beau temps en politique. Après tout, la masse est malléable et pour peu qu'elle manifeste un rejet, il suffit d'user de tournures de phrases pour faire dire ce que l'on veut. Vous êtes-vous déjà plié à des tests ? Je l'ai fait et j'en ai conclu qu'à trop se précipiter de répondre, on tombe dans tous les pièges tendus. C'est bien là tout l'art des tests, de quelque sorte qu'ils soient. Et bien évidemment, il en va de même pour les sondages.

Certes, on ne peut nier l'évidence de la déception ni non plus celle du mécontentement grandissant. Mais à l'ère de la communication, les opinions sont instables et sujettes à variation. Les politiques eux-mêmes se mettent en scène via des communiquants professionnels, écoutent ce qu'ils leur susurrent et parce qu'ils sont avides de conseils, ils ne peuvent que se soumettre aux diktats de cette maudite communication qui est tout... sauf de la véritable communication. En fait, il n'y a aucune pédagogie dans le rapport institué par les gouvernants. La masse laborieuse est laissée dans l'ignorance de ce qui se trame en coulisses, subit de plein fouet les décisions prises en petits comités et ne peuvent que courber l'échine face au pouvoir.

Sauf que la masse ne l'entend plus de cette oreille. Le temps n'est plus où la contestation n'était que l'oeuvre de quelques uns. Elle se retrouve en plein air, libre de ses actes car les syndicats n'ont plus de vrai pouvoir. Des mouvements spontanés naissent, des groupes se forment, palabrent, échangent, tentent de trouver des solutions. Ces réunions sur les places laissent les gouvernants dans le plus grand trouble. Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, des coordinations naissaient, généralement menées par de très jeunes gens. Pour les contrer, ceux qui tenaient les rênes du pouvoir refusaient de discuter avec leurs représentants : seuls les syndicats pouvaient être leurs interlocuteurs. Quantité négligeable donc que ces protesataires, parce que bien trop jeunes pour prétendre engager la conversation avec le pouvoir. Aujourd'hui, ils manifestent si bruyamment qu'ils sont reçus et arrachent des avancées insoupçonnées. Est-ce mieux que les contestations d'hier ? Rien ne le dit.

Le pire dans tout cela, ce ne sont pas tellement ces rassemblements, mais plutôt ce qu'il se passe à côté. Certains avancent subprepticement, reprennent les arguments des uns et des autres, surfent sur les vagues de la colère et posent les jalons pour l'accession au pouvoir. Elle est bien loin, dans la pensée de ces politiques, la fraîcheur de ces revendications. Il ne s'agit que de récupération pour se positionner. De plus en plus de gens, fatigués de tout et surtout des politiciens, penchent pour tenter une nouvelle voie. Ils ont déjà oublié comment des Hitler et autres sont parvenus au plus haut sommet de l'état et ont mis à sac l'Europe. Parmi la jeunesse qui gronde, ils ne sont pas encore très nombreux ceux qui se laissent leurrer par les discours fallacieux de ces gens-là). Mais jusqu'à quand ? La révolte est justifiée par une politique qui manque d'explications, d'aucuns en profitent pour venir faire leurs emplettes électorales parmi cette population dégoûtée, désengagée, lasse, sans plus aucune foi ou confiance en leurs élus. Dans un peu plus d'un an, ce sera le baptême du feu pour ces prétendants. Alors, voyons vigilants à ce qu'il n'advienne pas le pire.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 18:48

Aucun doute : les grands spécialistes, tous spécimens d'un genre bien en vue, se délectent des résultats électoraux. C'est à qui bavassera au plus près, au plus fin. Mais ce qui m'exaspère plus que tout, ce sont ces projections pour 2017. Ces meseiurs bavent à n'en plus finir sur les pensées des uns et des autres, de leurs projets et des perspectives ouvertes pour et par chacun d'entre eux.. On dirait qu'ils ont ainsi l'impression (ou le sentiment) qu'ils feront pencher la balance en faveur de leur poulain. Des turfistes en quelque sorte. Et que ça décortique, détricote, rempaille, ravaude à travers leurs constats, les dires de X ou Y, des attitudes, des sondages... Bref, parole d'experts. Auraient-ils donc le désir d'influer sur l'avenir, ces oiseaux de triste augure ?  Pensent-ils vraiment que leurs commentaires nous feront changer d'avis, prendre pour argent comptant leurs délires ? Et qu'ainsi, à force de marteler leurs convictions, notre caboche déjà mise à mal par des décennies de politique ringarde, sera tellement pertubée qu'elle se soumettra à leurs arguments de menteurs professionnels ? Ces pseudo-intellectuels brillent par leur imcompétence car iles ignorent superbement le ras-le-bol ressenti par els électeurs. A force d'être floués par des promesses factices, ils se détachent de la classe politique et fuient les urnes, pour signifier leur réprobation et leur envie d'autre chose. En boudant les isoloirs, ils ne font pas que s'abstenir, ils lancent un signal fort. Jusqu'au jour où ils diront : prenez la porte et ne revenez pas.  .

Quand j'entends des spécialistes évooquer la quototé de travail dans le public (même pas 35 h hebdomadaires), je lève un sourcil inquiet, quand j'entends qu'il y a eu surnombre d'embauches dans la Fonction Territoriale et que la récente réforme du territoire n'a rien simplifié, que le mille-feuille est toujours aussi consistant et que le nombre d'élus a même augmenté (plus de 600 000), je me demande comment on pourra réduire la dette, la masse salariale grevant les budgets.

Et dire que ces "détails" sont venus sur le tapis, contrairement au souhait du présentateur puisqu'il ne devait être que des départementales, je me dis que, décidément, ces spécialistes (notamment dans les médias) devraient revoir leur copie et mettre les cartes, toutes les cartes, sur la table. Après tout, ne parle-t-on pas de transparence ? Pas étonnant qu'on en ait marre et que la politique et les techniques employées pour obtenir le pouvoir font de nous des désabusés . Qui ne prennent même plus la peine de remplir leur devoir de citoyens. 

 

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