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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 15:42

La semaine dernière, j'ai découvert un article qui ne cesse de m'étonner. A plus d'un titre. Apparemment Bruxelles envisage de faire cesser l'austérité et de revoir sa copie quant aux déficits des pays européens. Sans doute une réflexion approfondie de la méthode imposée à tous. Revisiter ainsi ses points de vue a de quoi étonner, non ?

En tout cas, le sieur Fillon n'a pas dû se pencher sérieusement sur cette proposition de Bruxelles : il veut absolument éradiquer la dette. A contre-courant donc ! Et je me demande bien pourquoi. C'est vrai que le parlement européen planche sur la question et n'a pas encore  décidé. Cependant, il appartient à l'assemblée représentative des états de prendre une décision quant à l'austérité imposée depuis la crise. Certains pays n'en peuvent plus et ne risquent pas de se redresser. Ce qui nuit à l'ensemble de l'union. D'où cette interrogation parlementaire.

De toute façon, il n'est pas encore élu et pas encore en place. D'ici là, peut-être aurons-nous de bonnes surprises.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 09:49

Quand on emprunte, il faut rembourser. C'est répété à l'envi par des encarts publicitaires proposant justement de prêter (à des taux préférentiels évidemment) des prêts à la consommation. Si ce n'est pas inciter le manant à la débauche d'achats inutiles ou non indispensables... Bref, créer de la dette, ça rapporte au créancier. Autrefois on appelait cela l'usure. Aujourd'hui, nos chères banques, si elles rechignent à prêter à n'importe qui, n'en font pas moins leur fonds de commerce. Ah l'attrait des pépettes, des picailloux, de la fraîche, du flouze... Les petits lits font les grandes rivières et finissent dans les océans. Pas étonnant que la finance se porte bien. Et si un banquier vous snobe et refuse de vous prêter quelques sous, vous pouvez lui rappeler que votre compte est certes petit, mais qu'ajouté aux autres petits comptes, ça fait mieux qu'un ruisseau.

Ceci n'est qu'un préambule que j'aurais pu éviter, mais j'avais envie de brocarder sur le sujet. Que la Grèce soit dans la panade et réclame un peu d'indulgence, ce n'est que normal. Qui l'a mise en cet état ? Oui, c'est vrai, son système était plus que miteux et elle n'aurait jamais dû adhérer à l'union européenne. Et comme elle n'y est pas entrée par effraction, je ne vois pas pourquoi on ne prêterait pas une oreille attentive à sa demande. Tout le monde savait qu'elle n'était pas solvable, mais pour faire l'Europe, que n'aurait-on pas accepté ? Mais s'il n'y avait que cet argument, ce ne serait pas encore très grave. Il faut remonter au siècle dernier pour comprendre que le pays des Héllènes mérite bien qu'on prenne en considération certains faits indéniables et qu'il ne mérite pas d'être mis au ban des accusés. D'autres, avant lui ont su tirer leur épingle du jeu sans que pour autant on crie haro sur le baudet. Combien de pays d'Afrique ont vu leur dette désagrégée d'une simple signature ? Et plus près, qu'en est-il des dettes engendrées par les deux guerres du siècle dernier ? L'agresseur a freiné des quatre fers à chaque fois. Il n'aurait pas remboursé la totalité (si j'en crois le Canard). Alors, pourquoi rechigne-t-il pour la Grèce ? Laquelle avait consenti un prêt pour la reconstruction dudit pays ? Il semblerait que la dette remboursée n'aurait été que partielle. Et que ce pays emprunteur doit encore de l'argent au pays qui implore qu'on lui permette de se relever en aménageant sa dette. La rigueur est de mise face à ce pays du Sud, pas question de transiger. Je veux bien qu'on ait des exigeances, encore faudrait-il qu'on n'ait pas des trous de mémoire béants.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 01:38

La BCE a pour tâche désormais de contrôler les banques de la zone euro. Il était temps : depuis le temps qu'elles oubliaient d'avoir des fonds propres, les clients casquaient quand elles étaient à court de liquidités. L'instauration d'un dépôt légal minimal de fonds propres est donc une bonne chose.

On apprend que nos chères banques ont passé leur examen avec succès. Tant mieux ! Quand elles veulent faire un effort, elles le font. Ce droit de regard sur leur fonctionnement aurait dû être instauré bien en amont, ce qui aurait évité des déboires à nombre de clients. Mais la crise est passée par là et il a fallu les renflouer (vous n'avez pas oublié, n'est-ce-pas ?) et elles n'ont pas mis un an à rembourser ce que l'Etat leur avait prêté. Cette exigence de liquidités immédiates répond à la crise de 2008. Afin qu'en cas de crise majeure semblable ou pire, il n'y ait pas de faillite bancaire. Et donc de panique financière. N'oublions pas que la crise qui nous a mis à mal sur le plan économique est loin d'être finie.

J'ai cru comprendre que ce contrôle serait exercé régulièrement. On se demande bien pourquoi... Ou plutôt non. Espérons qu'elles n'ont pas triché et que les chiffres sont sincères.

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:41

En avez-vous entendu parler ? Un labo américain ayant acheté une start-up productrice d'un médicament efficace contre l'Hépatite C (coût de l'investissement : 8 milliards d'euros) entend se rembourser au plus vite. En trois mois ce labo a fait un chiffre d'affaire de 1,5 milliards d'euros. A ce rythme, il ne lui faudra pas deux ans pleins pour récupérer ses billes.Or, si le coût de production revient à 200 euros, le traitement (12 semaines à un cachet par jour), ledit labo entend engranger l'équivalent de 56000 euros par malade. Exorbitant, non ? En clair, le cachet est produit à 2,39 euros et prétend être revendu 666 euros pièce. Soit 280 fois plus. A 84 cachets par patient, c'est carrément une manne céleste. Et surtout une sacrée arnaque.

Nos députés en charge du dossier Santé montent au créneau. 1) Parce que cela signifierait 4,8 milliards de remboursement pour la Sécu (autant que le budget d'un hôpital), 2), parce que faire du fric sur le dos des malades est totalement immoral. Il faut savoir que le nombre de malades en France est de 235000. Avouez tout de même qu'ils tapent fort ces gougnafiers de laboratoires. Inacceptable. D'autant moins acceptable que ce cachet ((Solvadi) est efficace à 90 %, que 12 semaines de traitement peut être considéré comme un traitement court. On ne va tout de même pas accepter ce qui serait un couperet indigne : qui soigner à ce prix-là ?

J'ai pris ma calculette : le chiffre obtenu est vertigineux. 13 146 840 000 euros. Ca en fait des milliards pour un coût de production à 2,39 euros.

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:55

Décidément, ils ont le génie de la trouvaille. Alors que l'économie est au ralenti, que les gens ne consomment plus vraiment parce qu'ils sont angoissés par l'avenir, voilà que nos grands esprits politiques décident de créer une nouvelle taxe. Laquelle, me direz-vous ? C'est vrai qu'avec tous les nouveaux impôts directs ou indirects, on ne sait plus très bien quel en est le nombre ni comment ils s'appellent.

Il y a deux jours, je tombe par hasard sur un article évoquant les mutuelles professionnelles qui devront faire rentrer quelques millions dans les caisses de Bercy. Quand on dit mutuelle pro, il s'agit de celle à laquelle adhèrent les employés d'une entreprise plus ou moins financée par le patron. Eh bien, les salariés devront déclarer la participation de leur patron à leur couverture de santé dans leurs revenus. Augmentation garantie de leurs impôts.

Du grand n'importe quoi ! L'état, il y a peu, déplorait l'absence de complémentaire pour certains salariés. Voilà qui va inciter certains d'entre eux à renoncer à cette complémentaire puisqu'elle leur coûtera bien plus que ce n'était le cas auparavant.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 19:16

Le ras-le-bol est si perceptible que le gouvernement se précipite pour annoncer qu'il va entreprendre une consultation afin de revisiter la fiscalité. Bien, très bien ! Mais est-ce le moment ? Cette annonce à grand renfort de médiatisation est-elle judicieuse ? Est-ce bien le moment ? Y a-t-il un projet dans les cartons qu'on peut dégainer ?

Des questions, encore des questions. Alors que nous sommes le pays le plus taxé (au moins pour ce qui est des salariés, parce que les grandes entreprises...), on nous dit régulièrement qu'il n'y aura pas d'impôt nouveau, qu'on fait une pause... Bref, on nous mène en bateau. Tout ça parce que la reprise n'est pas là, qu'il faut réduire les déficits, combler le trou de la dette. Les plus fins experts en matière d'économie chantent la même messe : baisse des charges sur les entreprises, baisse du coût salarial, baisse des dépenses. Avec l'augmentation de la TVA au 1er janvier, ce n'est pas demain que la baisse des prélèvements obligatoires sera à l'ordre du jour.

Du coup, le moral est en baisse et même en berne. On ne voit rien venir qui puisse faire rêver ou tout simplement sourire du coin des lèvres. Il ne reste que le désespoir. Mais l'égoïsme étant un sport national, chacun ne voit midi qu'à sa porte : les catégories professionnelles descendent dans la rue, en ordre dispersé, chacune de leur côté, les syndicats sont absents, même les élus murmurent puis grognent et exigent un changement réel. Hélas, les promesses doivent être tenues et notre pays s'est engagé à rééquilibrer le budget. On a de plus en plus la conviction d'aller dans le mur. C'est vrai au moins en partie. Mais on refuse de considérer les obstacles engendrés par la crise de 2008 qui a permis de faire s'écrouler un monde ultra-libéral, sans cependant considérer que la disparition de son pendant naturel (le communisme) entraînait inéluctablement sa déchéance. La remise en question n'a pas eu lieu et aujourd'hui on pratique le placébo en espérant qu'il fera son effet, le temps de trouver le remède approprié.

Les temps sont durs, on en a marre, mais pour l'instant nous ne sommes pas la Grèce. Pour l'instant, malgré les tentations récemment dévoilées de taxer les économies (on a tellement rogné sur tout  afin de vivre non pas aux crochets de nos enfants, mais dignement en assurant par nous-mêmes le petit supplément qui viendra compléter une retraite de misère), nous ne sommes pas encore la Grèce, mais Chypre est en Europe et comme cet état, nous pouvons connaître la même mesure, la main basse faite sur le pécule péniblement amassé en vue des vieux jours. Il y a eu recul, mais pas sur tout.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 08:10

Enfin ! La récession est officielle. Il était temps de le dire : voilà un bon moment qu'on le sait mais rien n'était officiel. J'entends dire avec une régularité de métronome que FH a menti pendant sa campagne parce qu'il n'a pas parlé de la crise. Ma foi, si cela fait plaisir à ceux qui m'assomment avec cette sentence, qu'ils continuent donc à prêcher selon leurs convictions. Le plus rigolo, c'est que tout le monde avait conscience que l'affaire ne s'arrangeait pas. Mais il aura fallu une enquête pour que soit dit haut et fort que le pouvoir d'achat avait baissé de 0,9 en 2012. Du jamais vu, de mémoire d'homme, depuis 30 ans. Tiens donc ! Si le pouvoir d'ahcat n'a pas baissé pendant ces trente années, c'est tout simplement parce qu'on inclut, dans ce pouvoir-là, des objets modernes qui n'ont rien à voir avec la bouffe, seul élément vital de la consommation. L'euro a entraîné une inflation des prix et donc réduit le pouvoir d'achat, même quand les augmentations de salaire faisaient partie du quotidien. La flambée des prix alimentaires, qu'on le veuille ou non, a bien écorné la puissance du porte-monnaie. A force que les prix augmentent, on a fini par considérer que rien n'était vraiment cher. L'oubli du franc a facilité l'acceptation de voir le kilo de pommes ou le pain atteindre des prix exhorbitants. C'est vrai que, comparé à un ordinateur, ces prix-là sont raisonnables. Sauf qu'on ne mange pas de ce pain-là, mais bien plutôt des aliments, ces objets n'étant pas franchement comestibles. Certes, les ordinateurs ne sont plus aussi onéreux qu'autrefois, tout comme les réfrigérateurs, les machines à laver...  Ce sont des utilitaires bien pratiques, mais on ne les déguste pas à la sauce moutarde, ce me semble.

Pour en revenir à la récession, je chausse des talons pour frapper le sol en cadence tout en m'armant de castagnettes. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'estime que la probité intellectuelle (et là, je mets tout le monde dans le même sac) n'est pas le plat national de référence. Bien au contraire. Je me souviens notamment de la "croissance molle" pour qualifier l'atonie économique. Alors qu'on était déjà en récession, malgré tous les contredits des politiques. Pourquoi affoler les populations quand il s'agit de contenir la grogne ? Aujourd'hui, ce n'est plus de mise. Et pour cause : les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour une fois, ils ne sont pas tronqués. Il était temps car les temps à venir vont être difficiles et qu'il faudra quand même remplir la marmite. Les français ne dépensent plus ? Normal, ils ont seulement besoin de nourrir leurs enfants, le reste n'est donc pas indispensable. L'épargne ? Elle est indispensable si l'on veut survivre. Et l'on voudrait aujourd'hui qu'on puise dans des économies étriquées pour que la consommation reparte ? Et l'on voudrait qu'on investisse davantage ? Mais avec quoi ? Le peu qu'on a ?

Prochaine étape ? Sortie de crise ? Ou plongée dans le marasme ?

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 10:47

J'ai fait l'effort d'aller sur le web consulter les journaux étrangers. Une épreuve pénible sur le plan visuel et sur le plan intellectuel. J'en ai appris des bonnes et pas des moindres. Apparemment le scandale des comptes suisses ou singapouriens éclabousserait du beau linge. Ce serait en effet un sport pratiqué par des gens riches pour masquer leur patrimoine au fisc. Pas seulement en France. Si ça continue, notre coupable de fraude passera pour un enfant de choeur.

Ce ne sont pas seulement des personnes physiques qui sont mises en cause, mais également des établissements financiers, que ce soit dans l'hexagone ou ailleurs. On dirait bien que ce sport frauduleux est international.  Certains médias ont déjà levé le voile sur certaines identités ou des sociétés peu regardantes à propos de l'évasion fiscale. Nous n'en sommes qu'au début.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 05:41

Hier matin, conversation avec une collègue. Sujet du jour : les aveux. Ma conclusion ? Il n'est certainement pas un cas isolé à avoir créé un compte frauduleux.

Hier au soir, l'émission C dans l'air. J'en tombe sur le cul. Malgré mon pessimisme, je n'aurais jamais cru que ces fraudes concernaient tant la gauche que la droite et que quelques noms sortiraient dans la presse, via l'interview d'un expert suisse.

Certes, mon pessimisme naturel me fait penser que, en politique notamment, les moyens relationnels sonttels qu'il est facile de tromper le monde et mettre hors de portée du fisc des dividendes.

Sur un coup de colère, j'ai écrit un article virulent, si virulent que je n'ose même pas le mettre en ligne.

J'opte pour des questions qui restent en suspens. Quid de la cellule anti-blanchiment de Bercy ? Oui, que fait Tracfin ? A quoi sert ce service du ministère du budget ? Quid du Service de Renseignements ? Pouvait-il ignorer ce qu'il en était ? Entre ces deux services, organes de l'Etat, y a-t-il eu manquement ou incompétence ? Y a-t-il eu complicité tacite ou bien s'agit-il d'absence de communication ? S'agissait-il de contrer les politiques du moment, de se réserver le droit de plonger dans le caca à un moment plus propice ?

Nombre de ministres se sont succédé à Bercy depuis la création de Tracfin en 1990. On peut considérer que tous ceux qui ont dirigé le ministère du budget portent la responsabilité de l'absence de sanctions contre les fraudeurs connus depuis belle lurette. Tout comme on peut juger que la DCRI n'a pas joué son rôle comme il est pensable qu'elle l'aurait dû.

Ces deux organes d'état disposent des moyens nécessaires pour traquer eux qui se livrent au sport d'évasion financière. Faut-il se poser la question de savoir s'ils ont des contacts assez étroits pour que leurs enquêtes se rejoignent et compilent en un seul dossier leurs découvertes ? Qu'en a-t-il été du devoir d'alerte de ces services aux autorités requises ? 


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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 12:27

Chypre a refusé que les épargnants soient taxés. Du coup l'Europe menace l'île de ne pas la soutenir et de l'éjecter de la zone Euro. L'île est l'un de ces paradis où l'on peut blanchir de l'argent et les Russes se fâchent tout rouge car Chypre est en quelque sorte leur base arrière financière.

Où se situe l'intérêt des Chypriotes ? Est-il souhaitable qu'ils ne sortent pas de l'euro ou bien de tout envoyer balader ? Je ne saurais le dire. En revanche, je constate que leur refus est exemplaire et c'est bien regrettable que les Grecs, les Espagnols, les Portugais n'aient pas osé affronter l'Europe. Leurs pays vont très mal malgré les aides et ils se remettront difficilement de cette cure d'amaigrissement financier qu'on leur impose. Est-ce juste ? Non. Pourquoi faut-il que ce soient toujours les peuples qui trinquent alors que leurs élites sont incapables d'une gestion saine ? Ces mesures sont confiscatoires et pendant que la masse s'appauvrit, les autres sont épargnés et continuent de s'enrichir.  Il se dit même qu'il y a de plus en plus de riches. Dans les pays de l'Est qui, après la chute du mur de Berlin et l'éclatement de l'URSS, se sont ouverts à la libéralisation de l'économie, des fortunes sont nées de l'opportunité des marchés mondiaux. Apparemment, il y a des petits malins qui pillent la démocratie pour constituer mieux que des bas de laine tandis que la plupart trime et rame tant et plus.

 

La menace d'exclure Chypre de la zone euro sera-t-elle mise à exécution ? Réponse peut-être la semaine prochaine. Je crois que cette expulsion fragiliserait davantage l'Europe qu'elle ne lui permettrait d'aller de l'avant. Si l'Europe est forte, c'est parce qu'elle compte de nombreux membres. Qu'un seul fasse défaut et le fragile édifice constitué autour de la monnaie unique partira en mille morceaux.

Au fond, quand on a intégré du jour au lendemain les pays candidats, on a oublié que la seule monnaie ne suffirait pas à constituer un bloc solide. On a oublié que l'économie était un socle indispensable et qu'il fallait créer une fédération d'états soudés par une politique transfrontalière. Il faudra bien un jour ou l'autre que l'Europe fédérale soit une réalité et que les nationalismes mettent la clé sous le paillasson. En attendant, le rejet d'un état par les autres serait une erreur fatale : sans solidarité, aucune famille ne peut résister aux coups du sort.

 

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