Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 22:49
On vient de découvrir que l'informatique ce n'était pas la panacée : il n'y a pas de miracle, tout est produit par l'homme, tout est donc sujet à erreur.
L'assurance vieillesse se demande comment elle va combler un trou de 300 millions d'euros versés indûment.  Le principe de l'indemnisation est fixé à partir de 50 jours. Mais le programme informatique a omis d'inclure ce critère. Conséquence : les trimestres ont été rentabilisés à compter du premier jour d'indemnisation.
On a monté le bourrichon de tout le monde au sujet du bug de l'an 2000 (et il ne s'est strictement rien passé d'anormal). Si cet avatar budgétaire n'est pas l'un des plus formidables bugs provoqués par l'informatique, on peut tous aller se pendre.
Conclusion : l'informatique c'est un truc génial, sauf qu'il n'est jamais remis en question qu'il s'agit d'une invention humaine et qu'en tant que telle, elle est sujette à l'erreur. On n'a plus qu'à se réjouir pour les retraités qui ont bénéficié de cette faiblesse somme toute bien humaine.
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans fourre-tout
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 22:33
Le mot d'ordre est venu des syndicats qui, unis pour la première fois depuis la fin 2008 (il était peut-être temps qu'ils fassent front face aux abus du pouvoir en place), ont décidé de deux journées de grève,  la première ce jeudi, la suivante étant programmée pour le mois de juin. Etrange qu'il ait fallu autant de temps quand tout va si mal que la révolte enfle et commence à se faire entendre. Je sais, j'ai dit que j'avais conscience que le roi ne pouvait pas grand chose, sinon rien, au mal généralisé. Il n'empêche que tout en ayant conscience de l'impuissance royale face au désastre engendré par la crise, je reste critique et pense qu'on peut se sortir de certains guêpiers pour peu qu'on en ait la volonté. Les syndicats sont bien là pour démontrer que leurs dissensions, leurs rivalités imbéciles faisaient le jeu du pouvoir et qu'à force de baisser pavillon face à ce qui écrase si volontiers, un minimum de consensus permettait d'envisager d'autres solutions. Sauf qu'avec la crise, ils ont omis de sauter dans un train déjà en marche.
Pour en revenir à la grève de jeudi, elle est tout à la fois locale et nationale (c'est idiot, mais c'est comme ça : il faut être unis sans avoir l'air de l'être à fond la caisse). Ca permet deux mois d'intervalle (ainsi qu'il a été institué depuis cette belle concordance d'idées face à la crise) entre chaque grève nationale, ce qui semble devenu pour les syndicats la norme institutionnelle du contre-pouvoir. Donc, dans deux jours, ça défilera en ordre dispersé, localité par localité, sous la coupe des syndicalistes locaux auxquels il revient de défiler en tête de cortège tout en ne maîtrisant rien du tout. En fait, ces manifs sporadiques sont menées par les plus durs : les grévistes qui refusent de plier face au pouvoir et à ses diktats. Les syndicats ne font que suivre le mouvement à défaut de le précéder autrement qu'en tête des manifestants. Ainsi, avançant en tête, ils ont l'air d'être les meneurs (ce qui dédouanne les fauteurs de troubles habituels car plus convaincus du bien-fondé de leurs actions subversives). En fait, ils trônent. En quelque sorte. Drapeau de leur confrérie, pardon de leur confédéaration, flottant au vent, symboles des luttes anciennes perdues à force de compromissions avec le pouvoir.
Il y aura convergence entre l'université et l'hôpital car tous deux sont sur la sellette brûlante des réformes en cours. Deux cortèges différents, puis jonction à un moment donné, généralement aux environs de la préfecture cernée par les CRS, juste histoire de narguer derechef ce pouvoir qui n'en fait qu'à sa tête et ne tient compte de rien. A suivre donc !
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans actu
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 19:12
D'un côté l'université, la recherche, de l'autre le domaine médical universitaire. Deux pôles d'excellence du royaume mais pour lequel le traitement est différent. Des sommités de la santé sont montées au créneau, alors le gouvernement met la pédale douce (on ne peut fâcher tous ses électeurs et c'est connu que le corps médical penche davantage à droite qu'à gauche, alors que les scientifiques, les littéraires et autres domaines mal digérés par le roi sont davantage portés à gauche). On revisite consciencieusement la loi HPST. Les sénateurs ont averti tout de suite qu'ils examineraient article après article et qu'ils les amenderaient au plus fin. On ne badine pas avec la santé, n'est-ce-pas ?
Il faut noter que les facs de Médecine n'étaient pas en grève tandis que celles de Sciences ou de Lettres étaient sur le devant du front de la contestation. C'est qu'on est davantage conventionnel en santé.  L'apparente sagesse des facs médicales mérite bien un peu de reconnaissance : on les ménage donc afin que le vivier qu'elles représentent en matière électorale ne diminue pas.
C'est bien ce que je dis, tout ça, ce n'est que de la politique de cuisine. Pas très digne d'un grand royaume ce sectarisme ras le gazon !
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans critique
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 18:57
On martèle de plus en plus que les examens doivent avoir lieu malgré le fait que les cours n'aient pas été dispensés. Contrairement à ce qui se dit ou s'écrit, la mobilisation est loin de d'être un incendie en voie d'être éteint. D'ailleurs, même si l'apparente fermeté du ministère semble indiquer qu'il maîtrise tout et que les examens auront bien lieu, rien n'est moins certain. A moins de mettre en place des examens bidons, on ne peut exiger des étudiants de se soumettre à des épreuves dont le contenu leur échapperait.
C'est ce qu'on nomme qualifie de "quadrature du cercle". Le gouvernement sait fort bien que ses exigeances sont irréalisables et que ce serait contrevenir de manière particulièrement odieuse au respect dû aux apprenants (un mot horrible mis au goût du jour par des psy quelque chose en mal de se distinguer d'autres professions). Même en reculant les dates des contrôles, c'est de l'ordre de l'impossible.
Le plus tortueux, c'est le procédé par lequel le ministère a laissé pourrir une situation qui aurait été débloquée très vite s'il avait voulu prêter l'oreille. C'est bien ce pourrissement provoqué par l'orgueil des réformateurs qui est responsable et du blocage et de la durée dudit blocage. Cette tactique de l'enlisement est un principe dans l'idéologie de la droite. Elle permet, quand c'est trop tard, d'incriminer les trublions, de les donner en pâture aux revanchards, de remonter les populations contre ceux qui ont fait ça.
Franchement, c'est d'un grandguignolesque pitoyable toute cette mascarade gouvernementale, elle ne trompe que les naïfs ou ceux qui préfèrent écouter celui qui donne le plus fort de la voix, en l'occurrence, le ministère. Dommage que ce mouvement où sont inclus profs, étudiants et personnels semble n'être, aux yeux de la population, que la défense de privilèges d'une caste qui se croit à part (en tout cas, c'est ce qu'on laisse à entendre dans les médias), voire au-dessus des lois.
A l'heure des comptes, ce qui pèsera le plus dans la balance, ce ne sont pas le nombre de grévistes, les blocages, les actions hors les murs, les manifestations répétées, mais bien la sourde oreille gouvernementale.
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans actu
commenter cet article
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 18:37
Ils étaient là, en rangs serrés, afin de complaire au roi et de rattraper leur absence lors du vote précédent. C'est donc fait, malgré des voix discordantes. Un vote quasi parfait en effet : 233 bulletins contre, 296 pour. Reste donc maintenant le vote du Sénat pour que tout soit bouclé.
L'opposition va porter l'affaire devant le conseil constitutionnel. Pour elle, il s'agit d'une loi d'exception et d'intimidation.
Ce soir, le roi dormira tout son content : il a remporté une victoire dont il se délectera longtemps, ce qui lui fera oublier - peut-être - la claque du premier vote.
Repost 0
Published by Fred de Roux
commenter cet article
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 22:11
Le protestataire de TF1 renvoyé pour cause de critique de l'HADOPI fait polémique. Le cafouillage met mal à l'aise. du côté des ministères. Et pour cause : transmettre un message personnel à des autorités relève quasi du délit. plutôt que de la dénonciation. Et comme ça se sait très vite, on patauge dans la choucroute.
Pour récupérer la sauce et redorer le blason, il ne reste plus qu'à suspendre le fautif. Mais ne le suspendre qu'un petit mois. Enfin quoi, on n'allait tout de même pas le renvoyer. Car sans doute il a cru bien faire.
Il ne fait pas très bon de trop collaborer. Surtout sans la discrétion nécessaire à ce type d'activité. voici donc deux "employés" remerciés, l'un cruellement, l'autre avec une certaine mansuétude. Et avec ça, vous croyez encore que le "deux poids, deux mesures" c'est un conte pour enfants ?
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans critique
commenter cet article
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 22:03
Nous sommes tellement pris par nos histoires internes que nous en oublions qu'ailleurs, il se passe des choses. Comment peut-on oublier qu'au-delà de nos frontières, dans des pays un peu reculés pour nous, des écoles sont la proie de terroristes qui n'hésitent pas à lancer des gaz ? Le radicalisme religieux est sans doute le pire puisqu'on n'hésite pas dans certaines contrées à s'en prendre aux écoles et plus spécialement aux écoles de filles. Voilà ce qu'est l'extrémisme : refuser l'accès à l'éducation aux filles. C'est toujours le même discours et la même vilenie. Le respect de l'autre, de la différence est intolérable pour les intolérants qui préfèrent maintenir en état de sujétion totale la gent féminine.
Ailleurs également, quelque part en Asie, un an après un séisme qui a fait un nombre incalculable de morts, toujours dans les écoles, on refuse aux parents de fêter ce triste anniversaire.  Pourtant, quand on est parent, qu'on perd un enfant, le deuil est quelque chose de long, pénible, certaines étapes sont nécessaires. Parce qu'il y a eu un avant et qu'il y a un après. Là encore, c'est une forme de terrorisme que d'empêcher le chagrin de s'exprimer. Surtout quand on préfère que ne soit pas dites certaines vérités, surtout si elles dénoncent la corruption.
Ayons des pensées pour ces autres que nous en rencontrerons jamais et qui sont dans l'affliction. C'est le moins qu'on puisse pour eux.
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans International
commenter cet article
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 19:28
Encore une polémique qui enfle, enfle démesurément : les mariages blancs pour permettre aux émigrés de s'installer dans notre doux royaume.
Comme on est sous influence anglo-saxonne pour tout, voilà qu'on instaure  sans complexe la CRPC (traduisez : comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Donc, la loi française cède aux chants des sirènes d'outre-manche et vuet faire comme nos voisins d'Albion. (Cela à voir avec le rêve américain du roi qui fait flèche de tous bois dès que cela l'arrange. A lui tout seul il légifère et introduit des notions qui n'ont rien à voir avec le code Napoléon).
On a tellement peur dans cet hexagone qui se rétrécit de jour en jour qu'on soupçonne même l'amour d'être un faux-semblant. C'est tellement plus pratique d'avoir cette optique afin que les reconduites à la frontière atteignent le nombre requis. Eh oui, les statistiques sont là pour dicter la conduite des municipalités et du reste de l'administration. Dans le cas qui nous préoccupe, la mairie soupçonnait de la complaisance : un mariage permet la régularisation de l'époux (ou de l'épouse). Pas question de faire plaisir à ces gens venus d'ailleurs qui encombrent  les agences pour l'emploi ou prennent la place d'un français bon teint.
Selon des associations, il y a criminalisation de l'amour et surtout atteinte aux libertés des individus. En effet, la particularité d'un conjoint étranger (ou concubin), même en situation irrégulière, est qu'il ne peut être poursuivi. Avouez que c'est assez spécial, mais c'est légal. Ce qui ne l'est pas c'est le contraire. Le futur a été reconduit à la frontière et la future mariée se retrouve seule et assignée. Vraiment du n'importe quoi !Car là encore ce qui se joue, c'est la rentabilité : les stats doivent atteindre le chiffre fixé.
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans Polémique
commenter cet article
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 19:15
La rétorsion, toujours la rétorsion. Voilà que le ministre menace directement les étudiants grévistes. Parce que le mouvement ne faiblit pas malgré tout ce qui se dit officiellement. Alors on chasse des locaux ceux qui, comme à Caen, s'opposent . Et quand la reprise des cours est votée, comme à Lyon II, on fait venir les CRS, bref on emploie tous les moyens de dissuasion classiques. Ces mauvais sujets seront privés d'examens s'ils n'obéissent pas sagement aux injonctions du roi. Ce qui signifie que le gouvernement n'en mène pas large. La menace est l'arme des faibles qui tentent  d'impressionner leurs opposants. Il ne fait vraiment pas bon vivre dans ce royaume soumis aux dérégulations imposées par Bruxelles. .
D'ailleurs, il est une forme de répression qui ne dit pas son nom (Vive la démocratie !), c'est celle qui consiste à faire pression dans les rangs mêmes de son propre camp. Il y a les râleurs contre Hadopi qu'on empêche de parler en séance plénière et voilà qu'on s'attaque ouvertement à une personnalité bien en vue qui hésite à voter comme le parti de la majorité. Quelle idée aussi de rejoindre la caste royale ! A la limite, je dirais que c'est bien fait, car il faut savoir où l'on met les pieds et que, lorsque l'on se compromet avec une faction rivale de la sienne, il faut savoir en payer le prix.
Tout de même, c'est choquant de constaster que tout est en mis en oeuvre pour faire plier les récalcitrants.
Là encore, cela se traduit par une faiblesse congénitale : refuser la controverse, c'est bien le signe qu'on n'est pas sûr de soi et qu'il faut tout faire accepter par les ennemis d'hier. Quelle chienlit !
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans critique
commenter cet article
10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 12:31
Le dégraisseur de mammouth ne semble pas opposé à un ministère que lui proposerait le roi. Sauf delui de l'Education nationale. Trop difficile, trop dur ! dit-il. Il reconnaît même qu'il n'avait peut-être opté pour la bonne méthode. Tiens donc !
Donc, s'il ne vise pas à succéder au tenant actuel de ce ministère, auquelpense-t-il alors ? Pas moins que le commerce international. Je ne savais pas qu'il avait étudié l'économie lors de son cursus universitaire...
Ah, la politique d'ouverture... Ca ratisse large, alors pourquoi ne pas intégrer dans ses rangs un mammouth qui ne voit pas l'incompatibilité entre sa pensée de gauche (il a rendu sa carte) et un gouvernement d'ultra-droite ?
Repost 0
Published by Fred de Roux - dans actu
commenter cet article

Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche