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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:19
Les nouvelles vont et viennent à un rythme endiablé. On est vite déboussolé par cette cascade ininterrompue d'informations jetées en pâture, en veux-tu, en voilà ! D'un jour à l'autre, tout bouge, change, se contredit, on ne sait plus où donner de la tête, à quoi prêter l'attention, qui ou quoi croire.
Depuis la disparition inexpliquée de l'Airbus, les journaux écrits et parlés abondent de commentaires superfétatoires. Tout le monde se perd en conjectures, toutes les hypothèses se font jour. Pourtant, lorsqu'on a repéré des débris, il y a eu comme un soulagement car l'explication était là. Les journaleux ont redoublé de verve tandis que les familles en deuil se taisaient, plongées au creux le plus intime de leur chagrin.
Patatras : la nouvelle que les débris n'étaient pas ceux de l'Airbus est tombée comme un couperet. Le mystère reste entier. A nouveau renaît la puissance de l'imaginaire journalistique : les langues et les stylos ont repris leur ouvrage. La danse infernale des prompteurs et des imprimeurs a de beaux jours devant elle : il faut éclaircir ce mystère de plus en plus opaque car un avion de cette taille ne peut disparaître sans laisser quelque trace. On commence à entendre en sourdine qu'on ne retrouvera peut-être jamais rien.
Et si on laissait ces pauvres gens dont on est sans nouvelle dormir de ce sommeil dont on revient pas ? Car, c'est bien la seule certitude que l'on ait : ils ne sont plus. Laissons les familles nourrir leur chagrin qui, lui, ne se volatisera pas, comme cet avion, en quelques fractions de secondes.
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Published by Fred de Roux - dans actu
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 10:30
... pour mourir plus vite.
Non, ce n'est pas moi qui ai inventé cette nouvelle formule-choc. Mais les grévistes d'une brasserie quelque part dans le nord du royaume.
Le roi a clamé à plusieurs reprises (rendons à César ce qui est à César...) : Travailler plus pour gagner plus (T.P.P.G.P.). Mais également, que les salariés étaient libres de tomber dans le piège des heures sups. En fait, il n'en est rien : un chef d'entreprise, tant que ça ne déborde pas les 220 heures annuelles, peut exiger de ses employés qu'ils passent leur temps ailleurs que chez eux s'il estime que ces heures doivent êtres faites. Si le salarié refuse d'obtempérer, il se met dans l'illégalité (en quelque sorte) et encourt des sanctions. Voilà un pan qui n'a jamais été évoqué lors du lancement du T.P.P.G.P.
Ouf, maintenant on est au parfum de fond en comble.
J'en reviens aux salariés de cette brasserie bien connue qui ont refusé de travailler au-delà des 220 heures annuelles. Le patron, sûr de son bon droit, exigeait d'eux qu'ils travaillent jusqu'à 48 heures, voire 50 heures heddomadaires. Réinstauration du système des trois huit. Pour honorer des commandes, donc dans le seul intérêt du patron.
Si on calcule 8 heures par semaine, qu'on multiplie par 4  (= un mois plein), qu'on multiplie par 50 semaines, on totalise quelque 1380 heures. Ca fait  un sacré tas d'heures sups, bien au-delà de l'autorisation légale "obligatoire".
Quand ces salariés ont-ils le temps de vivre, de se préoccuper de leur famille, de se reposer ? Ce n'est apparemment pas la préoccupation majeure de l'employeur.
Ladite brasserie emploie 650 salariés et une centaine de temporaires. Sans tenir compte des intérimaires, ce sont en un an 176 000 heures d'exécutées. Avec l'exonération des charges sociales pour l'employeur, on imagine  facilement que le calcul de rentabilité est vite fait.
Moralité : la possibilité de travailler plus pour gagner plus est une farce de mauvais goût qui se joue sur le dos et au détriment des salariés. Ca fait sans doute partie de la dérégulation préconisée par les penseurs en matière ultra-libérale. C'est le premier pas vers le retour à la semaine de 7 jours et à la disparition des vacances.
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Published by Fred de Roux - dans phénomène de société
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 10:24
Dans le cadre des élections européennes (qui ne passionnent pas les foules), j'ai reçu un appel en vue de sonder mes opinions (mais est-ce que j'en ai des opinions ?). J'avais lu l'article de Dominik à propos des sondages. Ses propos me sont revenus en mémoire. J'ai donc tout aussitôt mis en pratique ses conseils. Croyez-moi, c'est payant.
Je refusais de participer audit sondage, la nana insistait un peu trop lourdement, tentant de me convaincre (ses arguments me laissaient totalement insensible). J'ai horreur qu'on me tienne la jambe. J'ai donc lancé la petite phrase qui tue : -Vous me payez combien ? -Pardon ? - Vous me payez combien ? - Ah, je vois. Clac ! Elle a raccroché sans plus insister.
Merci Dominik !
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Published by Fred de Roux - dans fourre-tout
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:46
Ca va mal pour les chaînes privées et publiques, surtout pour la première d'entre elles. Terrible cette nouvelle, non ? Tomber à 25,5% d'audience, c'est du encore jamais vu. Ces mauvais résultats font que TF1 chute de 3% en bourse.  Cette chaîne conserve cependant sa suprématie sur les autres (comme on est content pour elle... !). En fait, les calculs d'audience montrent une montée en puissance de petites chaînes (gratuites), ce qui donne à penser qu'au fond, le sieur moyen préfère la gratuité au payant (comme on le comprend !) et la qualité à la quantité.
L'effritement des chaînes hertziennes est bien entamé. Et la TNT monte en puissance.

Conclusion : fait pas bon d'être trop gourmand ou de prétendre dominer tout le petit monde télévisuel.
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:37
Les producteurs de lait ont refusé que les 1000 litres de lait leur soient payés 276 euros. Les industriels ne veulent pas accéder à leur demande, soit payer 290 euros les 1000 litres. Un vrai dialogue de sourds.
Les négociations sont houleuses et la mésentente entre producteurs et industriels s'accentue. Le ministre de l'agriculture parviendra-t-il à forcer les uns et les autres à accepter un compromis ? Pas sûr du tout.
Les intérêts entre ces deux protagonistes sont divergents. Du point de vue paysan, ne pas perdre d'argent sur le produit du travail est évident. Du point de vue de l'industriel laitier, faire des bénéfices est indispensable à la bonne marche de ses affaires. La question se pose : qui se moque de l'autre ? A l'évidence, celui qui a les reins solides. Devinez qui est le plus faible dans ce duel !
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Published by Fred de Roux - dans actu
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 09:28
Rien que sept titres dans un seul quotidien français pour évoquer la dernière catastrophe aérienne. Ne se passe-t-il donc rien d'autre qui soit tout aussi important qu'on titre à plus soif, faisant preuve d'une imagination fertile au niveau du titre pour que ça n'ait pas l'air répétitif ? Je ne nie pas que cette catastrophe soit terrible et que les familles endeuillées éprouvent un chagrin immense. Mais a quoi cela sert-il de ne parler que de ça ? Est-ce que cela va aider les familles qui pleurent la disparition d'un de leurs proches ?
Il y a comme une indécence dans ce voyeurisme (alors qu'on ne voit rien), comme une faute de goût, comme l'expression  d'un mépris des sentiments des autres. Tout ce rabâchage médiatique me fait penser à des charognards qui se précipitent sur des cadavres encore chauds pour les dépecer.
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Published by Fred de Roux - dans critique
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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 19:38
Le roi n'en rate pas une. Il invite OB mais oublie la reine d'Angleterre. Quel camouflet pour cette digne dame ! Quelle goujaterie impardonnable du premier homme du royaume. A croire que la majesté n'est pas synonyme d'éducation. OB s'arrange pour faire savoir que la présence de la reine est indispensable. TDu coup, le roi et sa cour rougissent de honte car le Buckingham fait savoir que nul membre de la famille royale n'honorera de sa présence les festivités du 6 juin. Aïe ! Les relations vont refroidir plus vite qu'elles ne s'étaient réchauffées.

Eh bien non, C'est le dauphin de la reine qui viendra sur les côtes normandes. Oui, le prince, fils de la reine, futur roi d'Angleterre. Ouf, se dit-on dans les couloirs du palais. L'honneur est sauf malgré tout. On oublie déjà que cette faute de goût restera dans les annales du pire. Et c'est là que ça coince : les erreurs diplomatiques ont la mémoire longue, très longue. Il suffira d'un petit rien désormais pour rappeler que le roi est impoli même s'il se targue d'être civil. Ce ne sont pas ses ronds de jambe qui rattraperont  le crime de lèse-majesté dont il s'est rendu coupable.
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Published by Fred de Roux - dans Polémique
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 11:29
... qu'on fait le jeu des autres. A quoi bon râler si l'on n'agit pas ? Je peux comprendre le ras-le-bol général, il est l'expression d'un dégoût provoqué par le mépris des autorités. Et comme les réformes viennent en rajouter une couche, que les lois sont imposées sans avoir été vraiment votées, que le cercle restreint est de plus en plus étroit, que les discours transpirent de manière mensongère, l'impuissance apparente du citoyen ordinaire semble saucissonner les esprits. Que l'on soit exaspérés de cette impuissance qu'on nous jette à la face au quotidien, c'est normal. Mais ce ne sont pas des raisons suffisantes pour bouder les isoloirs. Soyons donc de vrais démocrates qui savent passer sur leurs humeurs (du moins certaines) et pesons le plus possible, par nos votes, sur l'avenir qui se joue de manière resserrée !
Ne pas choisir, c'est accepter la bouche ouverte toutes les avanies, toutes les injures, toutes les injustices, toute la lourdeur d'un système à bout de souffle que l'on veut faire redémarrer malgré son échec évident.  Quel avenir veut-on pour nos enfants ? Celui que le système en faillitte propose ? Non, certainement pas !  L'avenir, ce n'est pas nous, mais bien les générations futures. Quel monde veut-on pour elles ? Un monde qui s'écroule sous la dette ? Un monde où la liberté est de plus en plus bafouée ? Un monde où le climat change tellement que la race humaine, animale et végétale est condamnée à l'extinction ?
Moi, je le refuse ce monde-là ! Pour mes enfants, les vôtres, ceux à venir après eux. J'aurais le sentiment d'être lâche si je laissais faire en m'abstenant.
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Published by Fred de Roux - dans critique
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 21:42
C'est intéressant d'écouter les représentants des petites listes qui se présentent aux européennes. Les points de vue sont à la fois divergents et convergents. L'un reproche à l'autre de pactiser avec le pouvoir en place en soutenant les traités, l'autre soutient qu'il n'en est rien et qu'on peut changer le visage de l'Europe sans tenir compte des traités. Surtout ne pas chercher à comprendre où se situe leur différence : elle n'existe pas. Ce ne sont que des mots différents pour une même idée. Ils désirent avec une force égale, une Europe plus humaine, entendez par là une Europe sociale, sanitaire, éducative...
Le propos le plus important à mes yeux, ce fut lorsqu'un représentant du parti anti-libéral a prononcé cette petite  phrase : "Le parlement ne décide rien". Très vite interrompu par le présentateur, sans doute parce qu'il venait de dévoiler le dessous des cartes. Si jamais les serfs des royaumes concernés par l'Europe entendaient cette dénonciation, il était à craindre qu'ils comprendraient enfin que les gouvernements des états inscrits dans la Communauté proposaient et décidaient de la politique de Bruxelles. Un sacré leurre puisque tout un chacun s'acharne à dénoncer l'aveuglement de la commission européenne. C'est à la fois vrai et faux. Vrai en ce sens que tout se décide à Bruxelles, faux parce qu'effectivement les états gouvernent en sous-main.
Il faut que ça change et que chaque européen, quelle que soit sa nationalité, fonce jusqu'aux urnes et vote contre cette main-mise des gouvernants, reprenne ainsi le pouvoir et impose son point de vue sur la politique à mener. Le nombre de listes peut provoquer un séisme plus dévastateur que plusieurs tsunamis réunis : l'émiettement des voix peut en effet permettre une remise en question centrale, surtout si les voix chipées aux grands partis viennent clairsemer la répartition actuelle. Plus il y aura de représentativité des différents courants politiques, plus la politique menée à Bruxelles sera sociale.
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 10:58
Après Clairoix, Amiens. Après Continental, Goodyear-Dunlop. Ca ne roule plus vraiment pour les entreprises de pneumatiques.
Les salariés de Clairoix se sont battus pour que leur usine ne ferme pas puisqu'ils avaient accepté de revenir aux 40h hebdomadaires. Surprise du chef : on ferme malgré tout. Négociations, rencontres, manifestations, sequestrations,... tous les moyens sont employés. A juste titre. il faut quand même que les salariés soient écoutés. Les accords se sont éternisés, la direction ne l'entendant pas de la même oreille que les licenciés. La bagarre a été rude et a duré plus de deux mois. Il semble qu'un accord ait été trouvé mais il n'est pas encore signé. Cependant, les conti peuvent être optimistes : ils percevront 100% de leur salaire jusquà la fermeture de l'usine, bénéficieront  de 23 mois de congé de reconversion et sutout ils ont arraché la promesse d'une prime de 50000 euros nets d'impôts. Ils ne se sont pas battus pour rien car ils n'avaient plus rien à perdre. Pour une fois le désespoir a payé, mais surtout la solidarité entre conti puisque les plus âgés qui auraient pu obtenir davantage se plient à la règle commune.
Que se passera-t-il à Amiens où l'usine de G-D est implantée ? Plus de la moitié des effectifs va être licenciée (820 sur 1400), parce que ça va mal. Manif prévue mardi 2 juin. Les conti seront là pour soutenir les Goodyear et sans doute leur exemple incitera-t-il quelques idées à ceux qui pâtissent à leur tour de la crise.
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Published by Fred de Roux - dans actu
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