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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 18:08

Ouais, évidemment, ce serait bien. Cependant, je ne me sens pas vraiment dans la forme habituelle. Peut-être à cause d'un éloignement volontaire pendant le mois d'août. Une rupture salutaire, du moins, dans le principe. Mes états d'âme continuent à me poursuivre. Je suis de plus ou moins près le fil des actualités. Et comme les nouvelles sont aussi désespérantes qu'un vieux trognon de pomme dont il ne reste que le squelette, j'aurais beau tenter de croquer un peu de pulpe, ce n'est pas ce qui satisferait mon appétit. Encore moins mes envies.

Pourtant, je sais que je n'ai pas envie de lâcher totalement prise. Sans doute faudra-t-il du temps pour que je me ressaisisse. Ou tout simplement que je m'accroche davantage pour commenter les hauts et les bas d'une société dans laquelle je me reconnais de moins en moins. Mes exigences intellectuelles me dictent de dénoncer ce qui me trouble, sauf que le désir de le faire échappe à tout contrôle. Un peu comme si je voulais oublier ce qui m'entoure et me retrouver dans une autre ambiance. Ce quelque chose qui permet d'avancer sans rien voir et rien entendre.

Bon, je respire un grand coup et peut-être que, tout à l'heure, après avoir tergiversé longtemps, je vais reprendre mes monologues et les faire atterrir sur la toile.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 05:30

Voilà que les bagages sont pris à partie : ils seraient chargés d'oseille. Et ce n'est pas tout. On lève tout un tas de lièvres bien malodorants. Apparemment, tout est bon pour se refaire une santé sur le dos des utres. Evidemment. Tout aussi apparemment, si ces écarts de bonne conduite sont en cour, c'est sans doute tout simplement parce que le bon peuple accepte, voire réclame, que l'on dénonce les travers des ex ou des possibles futurs. AÏe ! La république souffre de travers qu'il est commode, et sans doute utiles, de dénoncer. Serait-ce le grand retour des Monsieur Propre ?

Tandis que l'on répand du venin en veux-tu, en voilà, la barque est en train de chavirer plus que jamais. On oubie d'écoper avec vigueur. Tous les efforts pour sauver l'équipage semblent inutiles : la finance s'écroule.

Eh oui, la crise - qui semblait jugulée (pour certains mais pas pour d'autres) - reprend de la vigueur et menace l'ensemble d'une Europe en souffrance et fortement chahutée sur les marchés. Les bonnes intentions et les déclarations fermes ne suffisent pas à enrayer les tentatives de déstabilisation. Il fallait sauver le soldat Ryan, désormais, il faut sauver la monnaie unique. Donc conserver à tout coût le triple A alors que les déficits sont abyssaux et incontrôlables. Ces pauvres riches, c'est dit, participeront à l'effort demandé à toute la population : ils seront ponctionnés à hauteur de 3%. Mais seulement jusqu'à ce que l'on soit revenu à un déficit de 3% du PIB. L'égalité entre ces deux pourcentages laisse songeur. Mais sans doute est-ce faire preuve de bien mauvais esprit que d'y voir autre chose qu'une simple coïncidence. Admirons donc la sagesse de cette décision et l'esprit civique dont ces pauvres riches font la démonstration : tout ce dévouement est admirable. Sus donc et surtout sans aucun complexe aux niches fiscales : le chien doit réintégrer sa vraie place et ne plus montrer le bout de sa truffe. Encore moins donner de l'aboiement. 

Les "efforts" consentis par les décideurs suffiront-ils à sauver autre chose que la face ?

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 04:43

                   Certains événements marquent davantage que d'autres. Me revient en mémoire la tuerie de cet été. Les extrémismes renaissent et la "Race" s'en prend aux autres races. Comme quoi les vieux démons se réveillent facilement alors que l'on s'était persuadé qu'ils étaient définitivement éradiqués des mentalités. Le génocide semble donc une pratique susceptible de ne jamais s'éteindre. Un peu comme si les braises couvaient toujours la cendre et que le moindre souffle de vent les ranimait. Faut-il donc que notre continent n'apprenne jamais rien des leçons de l'Histoire ? Sans doute est-là le signe de cette dégénérescence propre à une civilisation en déclin.

                    Le nouveau rebond de la crise que l'on prétendait n'appartenir qu'à 2008, l'affollement des places boursières qui n'en finissent pas de se prendre pour des yoyos, la baisse de la note américaine qui les rend encore plus fébriles et qui fait craindre que notre triple A disparaisse... Le monde de l'argent est en transe et transmet ses inquiétudes aux populations dites riches. Comme si l'argent était le seul but de toute existence (pour quelques uns car pour la masse...). Oui, les marchés jettent le chaud et le froid. Un jeu stupide et dangereux puisque les états  sont incapables de leur opposer une quelconque fermeté et de prendre les décisions qui feraient cesser toute spéculation. Pour ce faire, il faudrait déjà qu'ils parviennent à s'entendre entre eux, mais là encore ils s'en révèlent incapables. Peut-être faut-il espérer que tout s'écroule pour que la remise à plat du système soit enfin à l'ordre du jour...

                          L'affaire de mai qui se termine par un abandon des charges contre le prévenu. Voilà qui a secoué la médiasphère. Apparemment une histoire passionnante car suivie pas à pas par les journaux et qui a rapporté gros. Et pendant que le procureur tergiversait et reportait toujours sa décision, la partie adverse a contre-attaqué au civil. Ce qui se résume apparemment à une histoire de gros sous pour la défenderesse et son avocat (ces affaires sont toujours juteuses). Sur notre territoire, le relaxé est attaqué un peu de partout et par n'importe qui. Et l'on prétend vouer un culte à la "présomption d'innocence" ?  Eh bien non ! Le prétexte est tout trouvé pour lui nuire davantage : il n'a pas été "blanchi". Je ne m'étendrai pas : je ressens de plus en plus d'écoeurement à force de subir les commentaires à propos de cette affaire car l'atmosphère ainsi entretenue est de plus en plus délétère et n'autorise aucune sérénité tant aux protagonistes qu'aux masses. Tout cela manque de dignité et n'est pas à l'honneur de ceux qui exploitent le malheur.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 08:31

Une absence qui s'est prolongée. Plus d'un mois. Projets contrariés ? Pas du tout. Seulement l'envie de ne rien dire même si les événements de ces dernières semaines m'incitaient plutôt à mettre mon grain de sel dans les affaires de ce monde. Aujourd'hui sera-t-il le jour d'un vrai retour ? Je n'en sais rien. Vais-je rattraper le retard accumulé ? Sans doute non.

Ce matin, je découvre soudainement qu'il y aurait des problèmes sur la plate-forme. Et que cela fâcherait plus d'un blogueur. Tentant d'aller chez les uns et les autres, je découvre que certains blogs n'existent plus. A mon grand regret. Si la technique envoie aux orties ceux qui apprécient de discuter sur la toile, d'échanger leurs idées et de déposer un commentaire ici ou là sans y parvenir, cela signifie-t-il qu'il se passe quelque chose chez les administrateurs ? Qu'il s'agit d'une volonté de ceux-ci d'interrompre leur affaire ? Que la concurrence avec les réseaux sociaux est telle qu'ils ne peuvent plus supporter la concurrence ? Et que la gratuité dont nous bénéficions n'est plus de mise ? Ces raisons conjuguées mais silencieuses devraient être expliquées et justifiées. Il semble que ce ne soit pas le cas. Alors que faire ? Tenter de reprendre le fil ? Résister à ces réseaux qui n'ont pas notre faveur ? Protester auprès de la direction ? Ou céder à la pression  d'être un blogueur payant ?

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 07:46

Même pendant mon absence la planète, tel un enfant gâté, n'a cessé de se montrer turbulente. Difficile de savoir où donner de la tête, qu'entendre et que retenir.

La tuerie norvégienne dénonce la folie humaine dans ses extrêmes et s'impose à l'esprit dans toute son horreur aveugle et meurtrière.

Les déboires déjà connus d'un homme dans la tourmente deviennent tellement quotidiens qu'ils finissent par en devenir presque anodins. Le trop plein de dénonciations engendre une certaine indifférence.

Les enquêtes judiciaires semblent signifier que les titres politiques n'intimident nullement les magistrats puisqu'ils semblent  déterminés à élucider l'affaire BT / LCL.

Dernière turbulence et de loin la plus importante : la note des USA n'est plus triple A. La belle affaire me direz-vous. La nôtre n'a pas encore bronché. Cependant, ça ne saurait tarder car, comparativement, nous sommes aussi mal lotis quant aux dettes abyssales engendrées au fil des ans sans aucune vergogne. Vivre à crédit ? Moi, jamais. Quand bien même ma survie dépendrait d'agences de notations. D'ailleurs, cela signifie quoi de noter les finances des états ? Tout simplement de faire varier les cours boursiers. Il y aurait mieux à envisager, comme par exemple nationaliser les banques, imposer les entreprises cotées au CAC 40, prélever sur les grosses fortunes au lieu d'imposer le remboursement de la dette publique au tout venant. On dit que ça réfléchit à toute vitesse car la récession s'annonce encore plus sévère que prévue. Il ne fallait pourtant pas être bien devin pour sentir la longévité de la crise et ses conséquences, non ?


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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 08:14

Mon blog déjà bien silencieux va le devenir encore davantage : je quitte mon ordi pour d'autres cieux qui, malgré le mauvais temps, sera sans aucun doute plus clément. Ce sont les vacances et comme tout le monde, je tiens à en profiter. Mon absence ne sera pas de très longue durée.

En espérant que, pendant ce congé, rien ne vienne encore salir notre quotidien, je vous salue tous et vous souhaite des vacances agréables, loin des bruits et rumeurs de ce bas monde qui empoisonnent l'air que nous respirons.

A bientôt

 

PS : si j'ai le temps, je ponds un autre article (les valises ne sont pas bouclées)

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 02:17

Faut-il en rire ou en pleurer ? Les similitudes entre un feuilleton américain et une réalité française s'accumulent. Bon d'accord, je n'ai jamais vu le feuilleton, mais j'ai toujours entendu dire que c'était du gratiné. Un épisode tout juste terminé, le suivant apporte son lot de rebondissements alors même qu'il faut au moins une demi-heure pour ce qui, dans la vraie vie, occupe à peine quelques petites minutes. Entre les disputes, les divorces, les mariages et les remariages, les rabibochages, difficile de ne pas s'y perdre, mais il paraît que ça tient le spectateur qui serait, dit-on, scotché à l'écran et en redemanderait une couche. Et bien sûr, tout ça, dans un milieu friqué. L'oseille, ça fait rêver. Alors, même si l'invraisemblable est hors normes, plus c'est gros, plus ça plaît.

Aujourd'hui, Dallas est sur notre sol. Il ne se passe pas un jour sans nouvelles révélations. Et plus le temps passe, plus cela relève du sordide. Au fond, quand on lit dans la presse que les enquêtes et les auditions  pour avérer une affaire se succèdent, se multiplient et impliquent d'autres enquêtes et auditions, on finit par ne plus vraiment y prêter une once d'attention. Oui, ce qui plaît dans une fiction, parce que c'est irréel, ne convient pas au quotidien. Alors lire ou entendre que ceci ou cela à propos de..., plus les témoignages s'empilent, concordants ou contradictoires, c'est tellement puant qu'on voudrait être fleur bleue et non ce témoin forcé par les médias d'écouter le graveleux et le putride.

Les histoires des autres, fussent-ils de la haute ou de la basse société, n'ont rien d'attirant. Plus elles sont sales, moins je n'aime que cela puisse me concerner. Or l'insistance malsaine à longueur d'articles m'oblige à m'arrêter, quand bien même je m'en écarte le plus possible. Toute cette débauche étalée avec une complaisance qui tient davantage du rapport au fric que d'un réel intérêt sur un sujet est identique à cette débauche reprochée.

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 15:25

Alors que d'autres pays membres de l'Union Européenne décident de supprimer les données personnelles sur les puces des passeports, chez nous, avec plus d'un train de retard, il est fortement question de ficher tout le monde via la carte d'identité. Un fichage électronique qui comporterait des données biométriques (empreintes digitales, couleur des yeux, taille, ...) qui serait consultable par tous les services sécuritaires. Oui, c'est dans les tuyaux. Bien évidemment, cela soulève des questions à propos de la liberté de circulation, d'expression...

Il y a quelques années, j'écrivais une nouvelle de science-fiction dont le personnage est féminin. Il n'était pas encore question de ces puces améliorées pour stocker en mémoire des données individuelles alors même qu'elles étaient déjà implantées sur des chiens, les Etats-Unis les utilisant pour les délinquants et localiser les personnes atteintes d'Alzheimer. Apparemment cela donne des idées, cette surveillance généralisée. Je vous laisse juge : c'est de la pure imagination, mais suis-je loin de la vérité ?

 

 

                                                                                       Le flic de l’espace

Taraudée par son envie de changer de vie, Juliette décida un beau jour d’un printemps florissant et très chaud, presque trop,  de se rendre sur une autre planète. En 3240, c’était un jeu d’enfant d’embarquer sur une navette. Elle consulta les différentes agences de voyages intergalactiques, opta pour la planète Oriona, entreprit les démarches administratives nécessaires. Une fois son passeport et son visa obtenus, elle se rendit à l’aérogare.

La navette était confortable, bien oxygénée, diffusant une musique qui endormait les passagers afin que la traversée spatiale se déroule sans incident. L’atterrissage se passa en douceur. Par le hublot, Juliette regardait le paysage. Rien de bien extraordinaire : pas de végétation, rien qui ne soit plane.
Elle s’inséra dans la file qui attendait patiemment que les douaniers inspectent leurs bagages, vérifient la validité de leur titre de séjour. Vint son tour. Juliette tendit son passeport. Le douanier tourna chaque page, lut tout, regarda à plusieurs reprises et Juliette et sa photo.
- Madame, veuillez me suivre, s’il-vous-plaît !
Intriguée, Juliette obtempéra et suivit le douanier qui la conduisit jusqu’au bureau de la police de l’espace. L’hôtesse d’accueil la reçut fraîchement, la regarda avec circonspection et lui enjoignit  de s’asseoir : - On va vous recevoir dans quelques minutes. Veuillez patienter ! dit l’hôtesse d’un ton fort peu amène.
De plus en plus surprise, Juliette alla s’asseoir sur un banc en plexiglas tout en se demandant combien de temps cela durerait : dans sa précipitation à partir au plus vite, elle n’avait pas songé à retenir une chambre d’hôtel. En outre, son déjeuner était loin et son estomac commençait à gargouiller de manière déplaisante. Elle sentait le regard de l’hôtesse fixé sur elle et en éprouvait du désagrément. Que faisait-elle donc là ? A quoi tout ceci rimait-il ?
Une bonne heure plus tard, son nom retentit dans un mégaphone. La voix était métallique. Normal, les technologies étaient fort avancées et ce n’étaient que des robots qui lançaient les messages.
Un agent la conduisit jusqu’à une porte blindée qui s’ouvrit devant elle dès qu’il l’eût effleurée. Elle pénétra dans une pièce blanche, froide. Derrière un bureau tout aussi blindé que la porte siégeait un flic de l’espace. Raide sur sa chaise, le regard vide, il lui intima de s’asseoir de l’autre côté du bureau. La chaise était glaciale, rude, inconfortable.
- Bonjour Monsieur dit Juliette d’une voix qu’elle voulait assurée.
- Ne m’interrompez pas ! rétorqua le flic de l’espace. Vous êtes ici, enchaîna-t-il, parce que votre passeport aurait dû vous interdire de pénétrer sur notre territoire. Votre profil ne convient pas à notre planète, vous aurez donc à rentrer sur la vôtre dès la prochaine navette en partance.
- Je ne comprends pas, j’ai rempli tous les formulaires, obtenu le visa,…
- Silence ! Votre cas est typique de ce qui nous est insupportable. Votre attitude d’ailleurs montre que vous êtes une rebelle qui n’a rien à faire chez nous.
- Mais que me reprochez-vous ?
- Vous osez persister ! Vous voulez donc que je vous arrête et vous mette en prison ?
- Euh, non ! Je voudrais seulement comprendre…
- Vous allez comprendre. Vous êtes fichée depuis très longtemps au motif de votre immoralité.
- Comment ça ?
- Silence, vous dis-je ! Oui, votre immoralité. Vous avez passé votre temps à lire au lieu de pratiquer un sport. Vous rêviez tout le temps, négligeant les réalités. Vous avez vécu maritalement pendant de nombreuses années avant de vous marier. Vous entreteniez celui qui devint votre mari par la suite, lorsqu’il a perdu son travail. Vous avez toujours fait preuve de manque d’audace en conservant toute votre carrière le même métier. Vous avez osé écrire des textes subversifs que vous diffusiez sur le net. Vous avez entretenu des relations étroites avec des blogueurs à la moralité douteuse et dont la teneur des propos sur leur site incitait à la révolte. Pour toutes ces raisons, vous n’êtes pas la bienvenue ici. Vous êtes priée de partir par le prochain vol. Et pour être certain que vous quitterez notre sol, vous serez accompagnée de deux gardiens ayant mandat de la plus haute juridiction. Ils vérifieront que vous passez bien à la douane et que vous partez sans plus attendre. Vous serez avec eux jusqu’à ce que vous ayez passé la frontière de la Terre.
Juliette était atterrée. Le passeport biométrique était donc gavé de puces électroniques invisibles à l’œil nu : la miniaturisation avait beaucoup progressé au cours du dernier millénaire Et les nanotechnologies envahissaient tout.
Elle qui avait quitté la planète Terre pour échapper aux contrôles excessifs imposés par les autorités, voilà qu’en toute innocence elle découvrait que le fichage ethnique et individuel existait dans toutes les galaxies. Que les planètes soient complices au point de porter atteinte à la vie privée en échangeant des bases de données, c’était aberrant.
Jamais elle n’aurait soupçonné une telle connivence. Le fichage était connu, mais qu’avait-elle donc fait de si laid pour qu’on l’expulse à peine arrivée ? Ainsi donc sa planète d’origine avait emmagasiné des données sur sa vie et les avait transmises sans qu’elle s’en doutât.
Juliette avait envie de vomir. Jamais plus elle ne tenterait de voyager au-delà de l’atmosphère qui était la sienne. La répression, elle n’appréciait pas du tout.
Le mot Morale traversa son esprit.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 15:17

Qui n'a pas entendu parler du mariage du jour ? Hormis si l'on est  ermite au fond d'une grotte retirée dans une contrée mystérieuse et inaccessible, personne.

Un événement apparemment puisque depuis quelques jours on ne parle plus que de cela et qu'on rediffuse des images d'un autre mariage tout aussi mythique. Celui-là le sera-t-il ? Sans doute. D'ailleurs, la polémique sur une brouille entre les futurs époux semble bien avérer, les potins étant allé bon train à ce propos. A croire qu'on ne peut s'empêcher de jeter de l'ombre sur un événement en principe heurex. Le bonheur serait-il donc quelque chose de dérangeant ? A moins que ça ne corresponde à un besoin mesquin de tout salir. Peut-être. 

Pourquoi j'en parle ? Tout simplement parce que c'est, après tout, un événement au même titre que celui qui fait le sujet de mon précédent article. Mais je ne m'attarderai pas, ni ne me complairai dans la vision retransmise : d'autres sujets m'interpellent davantage, ne serait-ce parce qu'ils font partie de mes préoccupations.

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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 10:17

Nouveau coup de tonnerre. Et fort inattendu. Faut-il s'en réjouir ? Faut-il douter qu'il y ait une justice ?

Quoi ? Comment ? Qu'avez-vous dit ? Pourquoi ces deux questions ? Je dois répondre ? Fort bien, je vais répondre.

 

Une situation mérite, quelle qu'elle soit, qu'on l'étudie sous toutes ses facettes. Et celle-là, autant qu'une autre.

Il faut se réjouir de ce rebondissement car, sur le plan strictement humain et individuel, cet homme présumé innocent (est-il besoin de le rappeler ?), au vu des derniers constats et après deux mois de honteuse campagne de dénigrement, est, en quelque sorte, réhabilité puisque les soupçons à son encontre semblent se dissiper au moins partiellement. Il n'est plus assigné à résidence et la caution a été annulée. Certes, son passeport est retenu par les autorités, mais l'avancée des enquêtes qui  a permis de revoir le statut imposé par le juge, laisse entendre qu'il y aurait maldonne. Donc je me réjouis pour cet homme dont l'honneur a été bafoué. Ce n'est que justice au moins de ce point de vue.

Pour la seconde question, car il faut se la poser, je n'ai pas de réponse. Du moins pas totalement. Est-ce parce qu'il a de l'argent ? D'une certaine manière, oui. Il faut bien admettre que, s'il n'avait pas été bien doté financièrement, il croupirait au fond d'une prison, de celles où seuls les criminels - en principe - échouent. Les chefs d'inculpation retenus contre lui semblaient le condamner et plus d'un ne s'est pas gêné pour lui jeter la pierre. A commencer par le juge en charge de cette affaire. Car tout semblait indiquer qu'il était coupable.Mais les enquêtes diligentées de part et d'autre semblent démontrer que la plaignante a beaucoup menti. Et c'est le procureur lui-même qui a averti les avocats de la défense de la nouvelle problématique.

Se pose alors une question subsidiaire : pourquoi un tel acharnement puisque l'on n'a mis en avant, un peu comme un apéritif un peu corsé, que les traces d'ADN et non les autres preuves ? Preuves qui, selon ce qui se dit, seraient en fait des mensonges de la part de la plaignante. Inutile d'entrer dans le détail : il faut attendre la suite, c'est-à-dire, la démonstration de la malversation de la plaignante et de l'innocence de l'accusé. C'est à la justice que revient de rendre son verdict. En effet, l'accusé n'est pas dédouané par ces révélations. Mais peut-être que le 18 juillet prochain l'on apprendra qu'il a eu raison de plaider non coupable. Car s'il l'est réellement, le battage médiatique orchestré autour de cette affaire prendra alors une autre dimension : ni plus ni moins que la théorie d'un complot organisé en sous-main dans un but précis, celui de l'empêcher de se présenter à l'élection de l'an prochain. La question se pose désormais en ces termes. Même s'il ne s'agit que d'une théorie fumeuse, mais peut-être qu'elle ne l'était pas.

Je terminerai ainsi : cette affaire remet en question bien des points de cette campagne en vue des présidentielles. Nul doute que les avis seront partagés. D'un côté comme de l'autre.

 

 

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