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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:11

Eh oui, ça brasse beaucoup depuis quelque temps. On n'a eu de cesse de nous seriner qu'il fallait conserver le triple A, et puis, tout d'un coup, on a minimisé cette perte comme si plus rien n'avait d'important. A qui se fier ? A ceux qui provoquent la panique ? A ceux qui tergiversent, discutaillent, décident ? Ne sont-ils tous pas les mêmes, semeurs de trouille, d'avis contraires, de décrets impérieux ? Lequel d'entre eux saura trouver le juste milieu, la bonne décision, l'absence de gravité superflue ? Lequel aura le courage d'aborder les vrais problèmes, les nécessités réellement impérieuses, les défis à relever ?

Je regarde autour de moi,  réfléchis à ce qui se dit de part ou d'autre, rien ni personne ne m'inspire. Ils me font tous la même impression qu'une rage de dent. L'envie d'arracher ce qui me fait mal, d'extirper cette molaire entamée par la carrie qui me vrille le nerf et me rend d'humeur irascible.

Mais où vais-je trouver l'arracheur de dents qui ne mentira pas ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Mauvaise humeur
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 08:05

Entre l'insécurité dont on nous rebat les oreilles à longueur de méfaits plus sordides les uns que les autres, la fraude qui serait généralisée, la panique provoquée par la menace que les marchés font peser sur l'euro, on ne sait plus que penser. Marre de ces propos qui font souffler un vent de catastrophe sur les peuples. Marre de ces lois qui s'entassent à n'en plus finir. Marre de ces dénonciations honteuses dont on fait des choux gras. Marre du climat de terreur qui mine jour après jour. Marre de tout, de la lubricité, des affaires, des scandales, du pognon qui règne en maître. Marre, marre et marre.

Pourquoi la fraude (qui ne serait que minoritaire) devient-elle le dernier cheval de bataille des politiques en place ? Pourquoi s'arroge-t-on le droit de stigmatiser les plus pauvres ? Pourquoi montre-t-on du doigt les minorités, les émigrés, les réfugiés, les sans abri, la jeunesse, la délinquance (marginale), les chômeurs ?

Sur quelles terres chasse-t-on ? Toujours les mêmes. Parce qu'il faut absolument faire croire que ces misérables dont on parle représentent un péril grandissant.

Le vrai danger ne résiderait-il pas plutôt dans ces manoeuvres politiciennes qui consistent à entretenir les plus mauvais penchants de l'homme, l'égoïsme inhérent à la nature humaine, la haine de l'autre, la négation du droit à la différence, le repli sur soi ?

A instiller ainsi l'idée de la nature mauvaise de certaines couches de la population, au nom de la défense du plus grand nombre, que réserve demain ? Quel sera le prix à payer pour tout ce venin qu'on répand, au mépris de la considération que l'on doit avoir pour les autres ?

Que l'on cesse de jeter en pâture, et avec une facilité odieuse, ces idées néfastes pour la cohésion sociale !

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 11:37

On est à l'époque des réformes et la plus importante de toutes ne parvient pas à être mise en place. Les monnaies sont chahutées et le triple A cher à nos gouvernants est en train de subir un revers : les dettes accumulées sont trop importantes pour être résorbées. On dit même qu'en à peine un quinquenat, l'actuelle majesté a doublé la fameuse dette. Bigre ! Sans doute se croyait-elle d'essence supérieure et hors d'atteinte. Las ! Il n'est rien. Et qui trinque ? Les contribuables.

Actuellement il y a deux lignes : celle de Jacques Attali qui prédit la fin de l'euro avant la fin de l'année parce que l'Europe ne sait pas prendre la seule solution qui résoudrait le problème et celle de l'Allemagne qui refuse que la BCE ait les mêmes pouvoirs que la FED. Si la banque centrale européenne ne peut soutenir les états, à quoi sert-elle donc ?

Selon Jacques Attali il faut que, lors de la prochaine réunion fixée au 9 décembre, les états infléchissent la volonté allemande de ne rien changer au statut de la BCE. Il a plus que vraisemblablement raison. Les décisions des traités peuvent être inversées. Encore faut-il qu'il y ait la volonté affirmée de le faire. Et ce n'est pas le cas. On dirait bien que la panique en zone euro ne profite qu'à un seul pays. Mais ce pays-là a-t-il conscience qu'il met tous ses voisins en danger ? Et que, par voie de conséquence, lui-même se retrouvera grosjean comme devant lors de l'implosion de la monnaie unique ?

Je n'ai jamais étudié l'économie, je l'ai toujours subie. Comme la majeure partie de la population européenne. En instaurant la monnaie unique afin de contrer nos cousins américains, non seulement ce fut une erreur monumentale puisque les taux de change étaient tordus : chaque pays voyait sa monnaie aussi forte. Il aurait fallu réfléchir un peu plus loin et faire en sorte que les états membres disposent du même taux, ce qui aurait réduit les inégalités entre le nord et le sud. Quand on a été 25, du jour au lendemain, là encore, il aurait fallu que les nouveaux venus adoptent l'euro, ce qui aurait facilité grandement l'adhésion à cette Europe, forte de ses membres, forte d'une monnaie exceptionnelle, forte d'une politique commerciale égalitaire. Sans doute était-ce trop demander aux technocrates que d'infléchir leurs positions et de réfléchir différemment.

En bref, si le Sieur Attali a raison, demain, on sera mangés tout crus.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:35

Qui peut me dire comment je peux compléter mon dernier article avec le graphique que je croyais y avoir glissé ?

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 09:07

Selon Victor Hugo, "Ce siècle avait deux ans. Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte."

Un certain Thomas Jefferson, président d'Amérique, lui, en cette année 1802, écrivait ceci :

"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis".

Pas besoin d'être grand clerc pour établir un parallèle entre ce propos pessimiste mais surtout réaliste et ce qu'il se passe aujourd'hui. Nous sommes en récession parce que les politiques ont accepté de perdre le pouvoir de frapper la monnaie - au nom de la mondialisation, au nom de l'économie financière - et donc de diriger réellement l'économie de leur pays.

 

Ci-dessous un graphique (INSEE) qui parle de lui-même.

 

 

dette-deficit

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 18:52

Et patatras ! Exit le G20, bonjour la rigueur. Il faut trouver des sous et vite. Et quelques milliards ça ne se glisse pas n'importe où. Le gouvernement annonce donc un nouveau tour de vis, histoire de ne pas perdre sa crédibilité financière. Encore des niches fiscales qui vont sauter, une augmentation de la TVA qui se profile à l'horizon malgré toutes les dénégations, mais pas pour tout le monde (on dit déjà que la restauration conservera son 5,5%). Que vont-ils encore inventer pour assécher davantage les maigres salaires de la grande majorité des français ? Bon, on dirait bien que les différents ministères devront revoir leur copie (feront-ils vraiment des économies pour épargner à ceux qui n'ont quasi rien une déroute financière totale ?). Au fait, le pourcentage ridicule sur les grosses fortunes sera-t-il augmenté ? Et touchera-t-il davantage d'individus de la classe moyenne ?

Faut pas rêver : même plus sévèrement taxés, les riches sortiront leur épingle du jeu. Tandis que la masse que personne n'écoute plus depuis bien longtemps verra fondre son chétif budget comme neige au soleil.  C'était bien de causer dans le poste la semaine dernière en maintenant qu'il n'était pas question de ceci ou de cela : on va tous cracher au bassinet. Et il se dit que lundi ce serait re-belote. La com royale doit déjà fourbir ses discours pédagogiques...

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 06:14

Une nouvelle fois, il aura fallu qu'ils mouillent leur chemise. Derechef, les suées étaient glaciales. Décidément nos décideurs ne savent plus à quels saints se vouer. Quand ils tendent la main vers le portefeuille commun, voilà que le diplomate en chef semble se contredire et propose d'atermoyer : il prétendait mettre en place un référendum. Une idée qui a fait grincer des dents à plus d'un. Parce que cela reportait aux calendes grecques le sauvetage de l'euro et de ses tenants. Après une remontée de bretelles bien sentie juste avant le G20, le sieur Papandréou a rétro-pédalé et jeté aux orties son idée folle de consultation de ses compatriotes. Et l'on apprend que le même a obtenu la confiance de son parlement, après, bien sûr, s'être renié. Pas de doute, les grecs sont plus que jamais appelés à souffrir de la folie financière.

Le G20, c'est terminé. Les congratulations télévisuelles entre sa majesté et son homologue américain ont de quoi satisfaire le premier : sa cote internationale est en train de remonter. Petit bémol : il n'est que treizième parmi les personnalités les plus populaires du monde (classement Forbes).

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 07:37

Les événements se précipitent. La vieille Europe, bien que s'étant réunie, part à la dérive. Faut-il s'en étonner ? Bien sûr que non! Tout était cousu de fil blanc. En outre, on a mis la charrue avant les boeufs. Alors quand ce ne sont plus ceux-ci qui tracent le sillon, la direction est faussée.

Comment tous ces politiques qui se targuent d'être l'élite pensante des états ont-ils pu croire (se faire croire ?)  qu'ils dirigeaient le monde alors qu'ils étaient à la remorque de la mondialisation ? Ils n'ont fait que suivre le bouc, fonçant bille en tête. L'axe Paris-Berlin semblait la voie unique. Si la réconciliation est une excellente chose, est-ce une raison suffisante pour qu'on traîne nos groles derrière  ? Oui, il vaut mieux que les vieilles haines soient enterrées et qu'on se serre les coudes. Mais qu'en est-il vraiment ? Le fameux couple germano-français (et non pas franco-allemand) ne sait pas taire ses bisbilles et le roi a beau clamer de partout qu'il tient les rênes, c'est sa comparse actuelle qui le mène par le bout du nez. Qu'il gesticule donc, rien ne changera sous son règne.


Pour l'heure, cet axe fondateur de l'Europe sent le moisi. Oh certes, la crise n'y est pas pour rien. Mais s'ils avaient su anticiper, ces grands philosophes de la vie publique, et prendre les décisions qui s'imposaient, aujourd'hui nous ne verrions pas menacée notre souveraineté. N'en déplaise aux islamophobes de base, ce ne sont pas nos compatriotes musulmans qui représentent un danger mais bien plutôt l'annonce faite par sa majesté de quérir les banques chinoises pour nous financer. Et voilà, nous y sommes. Comme les Grecs avant nous. Vous vous y voyez, vous, dans le port de Marseille ou celui du Havre, croiser des travailleurs chinois pendant que vous en êtes réduits au chômage ? La philanthropie n'existe pas, surtout quand il s'agit de politique. Et quand la finance s'en mêle, c'est la fin des haricots. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais une telle décision appartient aux peuples concernés, c'est-à-dire les états européens dont les citoyens ont droit à la parole. Alors qu'on leur pose la question et non qu'on leur annonce sans sourciller que bientôt, ils jauniront.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 06:14

 Comment résister à cet appel quand on affiche sur son blog une promesse qui n'a pas été tenue ? C'est l'automne et les températures chutent. Bientôt l'hiver et, dans la rue, de plus en plus de concitoyens parce que, même sans la crise qui ne cesse de s'éterniser, tout est devenu trop cher. Pourquoi laisserions-nous ces oubliés de la république grelotter dans le froid sans réagir ?

 

http://www.habicoop.fr/spip.php?article422

 

 

 

Appel pour le soutien aux initiatives d’habitat coopératif par Habicoop et la Fondation Abbé Pierre

Paru dans la revue "Urbanisme" de septembre-octobre 2011

La crise du logement est devenue massive en France, elle touche maintenant plus de 10 millions de personnes, selon le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre, les plus affectées étant évidemment celles qui se trouvent totalement privées de logement ou très mal logées, soit plus de 3,6 millions de personnes. Cette crise frappe de plus en plus les classes moyennes, tant pour la location que pour l’accession à la propriété. Le coût du logement a augmenté de 107 % en dix ans tandis que les revenus ne croissaient que de 17 %.


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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 20:12

Tout le monde évoquait avec une certaine gourmandise un changement. C'est fait. La gauche est la grande victorieuse des sénatoriales. Quel camouflet !

Un désaveu cinglant d'une politique qui exaspère tout le monde. A vouloir être présent sur tous les fronts, à instaurer un dirigisme outré, à se croire invincible, sa majesté vient de prendre une veste comme jamais. Ce qui ne l'empêchera certainement pas de se représenter au suffrage universel en 2012.

Quelle défaite ! Le paysage politique que l'on connaissait et qu'on voyait se déliter un peu plus chaque jour, au détour des réformes successives ressenties comme autant d'injustices par ceux qui n'en peuvent plus, ce paysage-là semble déjà loin. Enfin presque car tout reste à faire. On dira ce que l'on voudra, mais il était temps que le second organe de la politique tombe en d'autres mains. L'hégémonie de la droite commençait à montrer des signes de faiblesse. Et quoique puissent dire certains, la crise à elle seule ne justifie pas cette débâcle. Quant aux propos d'un membre éminent de cette politique qui prétend que sa majesté n'est en rien concernée... il aurait mieux fait de se taire. Mais le profil bas n'est jamais de mise quand on est suffisant et imbu de sa supériorité.

 

La semaine prochaine, ce sera l'élection du président de cette assemblée. Le tenant actuel s'autorise à penser et à dire qu'il se fait fort de conserver ce poste. A croire vraiment que ces gens-là ne doutent de rien. Advienne que pourra : ce sera difficile de gérer un pays au bord du gouffre.

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