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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 07:57

Mon absence prolongée a fait que j'étais dans l'ignorance des évolutions d'Overblog. Je ne découvre qu'aujourd'hui les transformations apportées à cette plateforme.  Je voudrais bien comprendre s'il est nécessaire, voire utile, d'être abonné à fesse de bouc, touiter et autres instruments fort en mode... Car je m'interroge longuement sur ces propositions qui en disent long sur ce qu'est notre société hyper-connectée. Ces réseaux sociaux sont sans doute très bien. Au moins dans l'absolu. Mais qu'en est-il réellement ? Ne dit-on pas que la discrétion n'existe plus et que la vie privée n'est plus qu'un leurre ?

Se pose cette question : a-t-on encore le droit d'avoir un blog sans être relié à ces satellites nouvelle génération ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans phénomène de société
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 10:10

Décidément, les sondeurs font flèche de tous bois. Pas un jour sans nouvelles données auprès d'un échantillon représentatif de la population. La moyenne des participants avoisine peu ou prou le millier d'individus qui se prêtent au jeu. Ce job doit être lucratif et peut-être davantage qu'on ne peut l'imaginer. A quoi servent-ils donc réellement ? A informer la population ? Peut-être.

Ils servent surtout aux analystes politiques qui pratiquent le décryptage de ces sondages. Les premiers à s'en servir sont les médias, tous supports confondus. Mais la palme revient incontestablement aux chaînes de télé qui rivalisent en nombre d'émissions et donc de commentaires. Parce que ce sont elles qui rassemblent le plus d'auditeurs. Ces émissions sont-elles objectives ? Pas bien certain. Après tout, selon le bord auquel on s'apparente, on peut dire sans se tromper que les analyses sont partisanes. Même si, à la fin, il faut admettre que les dires des uns et des autres se recoupent et font, en quelque sorte, consensus.

 

Tout comme la campagne était rasoir, ces décorticages sondagiers donnent le tournis et lassent. Est-ce ainsi que l'on fait de la politique ?

Mais au fait, que révèlent-ils ? Sont-ils le reflet des événements passés et surtout à venir ? Ne recèlent-ils pas autre chose ? J'écoute attentivement ces brochettes de spécialistes et même si leurs propos me semblent justifiés, je décèle surtout l'incertitude et  l'angoisse. Ils ont l'air d'être bien sûrs d'eux, mais leurs échanges, avec leurs contradictions, sont autant de stéréotypes d'une pensée qui balance. On peut résumer cela par une petite phrase : de quoi demain sera-t-il fait ? Car c'est bien là tout le sujet de ces enquêtes répétées. Il y a contentement qu'il y ait changement, c'est vrai. Cependant, dans un même temps, les écueils sont si prégnants, les incertitudes tellement nombreuses, que se pose la question de la marge de manoeuvre dont dispose le nouveau chef de l'état. Elle est si ténue que la crainte de l'échec affleure, que la peur de blocages des partenaires ne peut être dissimulée. Toutes ces interrogations souterraines (même quand elles sont franchement émises) créent un climat d'incertitude angoissé.

Tout se jouera quand les partenaires prendront conscience que l'austérité ne freinera pas la crise mais l'amplifiera. De plus en plus d'économistes appellent à la raison. Ce n'est pas pour rien que le volet croissance fait partie du programme annoncé : le système est plus qu'à bout de souffle. Faire des concessions pour éviter le pire, voilà ce qu'il convient d'entreprendre. Reste à savoir si le pouvoir de persuasion l'emportera sur la ligne dure.

 

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:15

Il est lourd, il est beau, il est grand.

 

Ainsi a parlé le tout fraîchement élu de la République. Une phrase qui, sur le plan de la lingistique, est lourde de sens. Pourquoi, d'après vous, avoir placé en premier l'adjectif lourd ?

Mettre en exergue ce mot monosyllabique n'a rien d'anodin. Il est là pour rappeler que la crise est devant nous, que les difficultés seront nombreuses, qu'il faudra se tenir les coudes, courber l'échine, et prier pour qu'on s'en sorte.

Le contexte mondial est tel qu'on ne peut pas se permettre de balayer de la main les difficultés extérieures. Nous avons partie liée avec les autres états de l'union européenne. En ces temps troublés où tout fout le camp (regardez du côté de la Grèce !), où l'unité nationale est mise à mal, où les groupuscules pullulent, il faut se poser certaines questions. Et il se les pose. Il est déjà dans son rôle. Il a parfaitement compris que ce dont il héritait était un cadeau empoisonné.

 

Il faut avoir conscience que ce qui nous attend ne sera pas un chemin semé de roses. Et qu'il y aura beaucoup d'épines qui nous grifferont. L'austérité se profile de plus en plus, nous menace et nous prendra à la gorge. Le champ d'action est très limité. Parce que les états européens doivent se mettre tous d'accord pour que le devenir de l'Europe ne finisse en eau de boudin. Parce qu'il faudra accepter des sacrifices et que ce ne sera vraiment pas drôle. Qu'on soit d'accord ou non, il ne faut pas s'attendre à autre chose que des restrictions (mais peut-être faudrait-il user du mot sacrifice). Sauf miracle, et là, c'est plutôt mal parti, la Finance se refusant à tout chagement de comportement. Sauf sursaut généralisé, élites comprises, l'avenir promet d'être très, très difficile.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:06

Les jeux sont faits.

 

Celui qui a mené le pays pendant cinq ans, lorsqu'il s'est présenté devant ses partisans, a reconnu sa défaite avec un certain panache. Il a dit qu'il en assumait la responsabilité. C'est plutôt courageux. Porter seul ce qui a assuré la victoire de son adversaire, combien en sont capables ? De toute évidence, et en règle générale, les vaincus n'admettent pas publiquement qu'ils ont fait l'inverse de ce qu'il fallait et qu'ils ont eu tout faux. Assumer donc l'intégralité de sa part quant à cette veste taillée sur mesure est digne de respect. Même si on peut lui reprocher d'avoir poussé le bouchon vraiment trop loin.

 

Le nouvel élu a su exprimer ce respect envers son adversaire. Même s'il était heureux du succès de sa campagne.

 

Ces deux attitudes sont à l'inverse de l'ensemble des images d'une campagne dont les grands enjeux n'ont pas été évoqués. Ou plutôt ont été mis de côté. On aurait pu en effet penser qu'ils n'étaient que deux chiffonniers qui se disputaient la place. Et que leurs seuls ego les motivaient. Peu importe au fond de ce qu'il en est réellement. Demain est déjà un autre jour.

 

 

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Langage
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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:54

Le mensonge semble être la coutume en politique. Il en est un qui est passé inaperçu et pourtant, il est démonstratif de cette pratique usuelle.

 

Lors du débat entre les deux finalistes, l'un d'eux a dit que les IUFM avaient disparu. Son adversaire n'a pas relevé. Alors que si les IUFM ne sont plus indépendantes, elles existent encore. A ceci près qu'elles ont été intégrées aux universités. Il existe d'ailleurs un démenti officiel, paru le lendemain. Passé inaperçu, cela va de soi. Or, si les IUFM avaient bel et bien disparu, il coule de source qu'il n'y aurait plus de formation des enseignants. Si cette contre-vérité n'est pas un mensonge, alors qu'est-ce ?

 

Un mensonge exemplaire de ce qui peut se dire quand il s'agit d'abrutir encore un peu plus les citoyens, insoucieux du devenir des formations professionnalisantes, parce qu'ils ne distinguent que ce qui les touche au plus près. Si, au lieu de se cantonner à ne voir midi qu'à sa porte, la masse populaire savait trouver l'information là où elle se trouve, elle ferait davantage de bons choix. La dérégulation de l'instruction est l'un des pivots pour toujours plus de destruction des lieux essentiels dont l'Education est le socle. Sans cette assise, il ne faut pas s'illusionner : ces acquis fondateurs de la république ne seront bientôt plus que des souvenirs. Certes, le nouvel élu entend remédier à ce travail de sape. Mais la conjoncture permettra-t-elle de mener à bien son projet ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Réformes
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 18:01

Hors gros cafouillage, dans une heure tout sera plié. On sera fixés sur l'élu du second tour. Une heure, à la fois, beaucoup de temps et en même temps, un chouia de rien du tout. Il faut seulement avoir de la patience. Je présume que ça trépigne des deux côtés. Et c'est compréhensible. Selon ce que l'on vote, on veut croire que le champion de ses idées aura réussi à passer le cap fatidique de la moitié absolue.

C'est vrai que l'attente est anxieuse car jamais rien n'est joué d'avance. Il suffit d'un rien pour que tout bascule sur l'autre versant.

L'écart sera-t-il assez important pour que la victoire soit porteuse ou bien l'écart sera-t-il réduit ? Ca, nous le saurons un peu plus tard. Au fond, ce qui importe, c'est que le gagnant soit le gagnant. Même si les résultats définitifs ne seront pas connus tout de suite. On aura au moins la tendance majoritaire.

Si l'on aperçoit des mines réjouies, d'un bord ou de l'autre, nous comprendrons ce qu'il en est.

Pour l'instant, rien ne filtre ou si peu que ce serait idiot d'établir des pronostics. La tendance serait à la baisse, en comparaison de la précédente présidentielle. Or, comme les sondeurs se fient à des comptes d'apothicaire pour établir leur courbe, ce n'est pas parce qu'à 12 ou 13 h, le pourcentage des votants n'était pas à l'identique qu'il faut en tirer des conclusions. On nous avait promis un dimanche pluvieux, il n'en est rien. Alors les familles auront profité du soleil pour se plier au rituel de l'isoloir un peu plus tard. Mais peut-être cela signifie-t-il qu'il y a des abstentionnistes plus nombreux qu'au premier tour. Allez savoir.

Bon, je vais tâcher de patienter en m'occupant côté cuisine : ce n'est pas parce que le moment est considéré comme historique (pour reprendre le mot de certains commentateurs) que je vais m'astreindre au jeûne.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 19:39

Même si les sondages prédisent la victoire de l'un et la défaite de l'autre, tout peut encore arriver. Oui, ce n'est pas plié. D'ailleurs, l'un des deux finalistes multiplie les appels du pied, l'autre également. De manière différente, voire opposée.

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant qu'il soit tué, dit un certain proverbe. La sagesse populaire n'est pas à démontrer, cette simple phrase recouvre une réalité dont les deux concurrents ont pleinement concience. Il ont donc battu la campagne encore aujourd'hui. Mais ce ne sont ni les sondages, ni les rassemblements symboliques d'une force partisane qui feront l'événement. Les urnes parleront dimanche : le verdict tombera dans un pays coupé en deux. Certains pavoiseront et feront couler le champagne, d'autres feront grise mine. Que voulez-vous ? il y a deux camps, donc forcément un vainqueur et un vaincu.

Nous serons fixés dans deux jours. C'est à la fois très court et très long. Deux jours encore à patienter. Lorsque le couperet de la guillotine d'isoloir tranchera, le pays ne sera pas pour autant rassemblé. Il faudra panser les plaies des uns et modérer l'exultation des autres.

En attendant, mettons ces deux jours à profit : relançons les indécis, expliquons, parlementons, tentons de convaincre ceux qui refusent de sauter le pas, ceux qui hésitent, balancent, sachons leur dire qu'il ne faut ni céder à la panique, ni croire que tout peut arriver. Encore moins que la victoire est déjà dans la balance, encore moins que tout est foutu. L'arc ne lancera la flèche que si les muscles sont tendus à l'extrême et maîtrisés.

Une victoire ne peut exister qu'à l'arrachée. Rien n'est écrit, seul le peuple peut décider. Alors, qu'il décide bien s'il veut reprendre en mains son avenir ! Mais qu'il n'oublie pas de respecter ceux qui ne pensent pas comme eux et qui seront déçus.

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 10:48

Dans une semaine, à cette heure-là, j'aurai glissé mon bulletin dans l'urne. Quelle libération ! Ce matin, distribution de tracts, le dernier dimanche possible pour le faire. J'ai regardé un moment qui prenait et qui ne prenait pas. Les gens affichent leurs opinions et certains clament même : oh, certainement pas. Je regardais en même temps la tête du parleur : son physique annonçait clairement de quel bord il était. Le costume était assorti à sa pensée. J'avais presque envie de rétorquer pov' con. Mais à quoi bon ? Perso, je prends tout ce qui m'est tendu. Par principe. Et même si certains tracts ne peuvent avoir ma faveur, je prends, ne commente pas et passe mon chemin.

Un principe idiot me direz-vous. En êtes-vous bien certains ? Après tout, c'est une méthode comme une autre pour passer au travers de réactions imprévisibles. J'ai tellement vu de gens s'engueuler parce qu'ils étaient d'avis divergents que je préfère éviter ces prises de bec dont on ne sait jamais comment elles finiront.

 

Dans une semaine, je respirerai différemment. Quel que soit le résultat. Parce que non seulement cette campagne a été pesante, ennuyeuse et absurde, mais qu'en plus les polémiques s'étalaient au grand jour. Je n'aime pas le manque de respect. Passer son temps à insulter l'adversaire, ça mène où ? J'aurais préféré qu'on aborde les vrais sujets. Et donc la récession qui nous attend car quel que soit l'élu, nous y aurons droit. Or, je ne suis pas d'accord avec le fait d'endosser une dette qui ne m'appartient pas, que je n'ai jamais cautionnée et que je sais que je n'ai pas à vider mon gousset pour la rembourser. Comment ça, je n'ai pas à mettre la main à la poche ? Tout simplement parce que la responsabilité en revient aux politiques qui se sont inscrits dans une logique du toujours plus, aux banques qui ont joué avec notre argent. Ce sont ceux-là qui doivent se sacrifier et non les petits comme moi. Je me moque de n'être pas célèbre, de ne pas crouler sous l'argent, je préfère la qualité de vie qui est la mienne à celle de ces prédateurs qui ont usé et abusé du crédit pour les uns et pour les autres d'avoir pratiqué des taux usuraires indécents. Pourquoi serait-ce à nous d'abonder dans leur logique, de suivre un système destructeur, d'accepter d'en chier alors que nous savons nous contenter de ce que l'on a et qu'on n'a pas un centime de dette ? Non, je ne suis pas d'accord et je voudrais bien que ces messieurs regardent avec autre chose que des myopies sévères ce petit peuple qui doit courber l'échine sous prétexte qu'ils le leur demandent.

 

Dans une semaine, soit on sera mangés tout crus à la sauce hollandaise, soit à la sauce sarkozienne. Des deux maux, je me demande lequel sera le moindre. En tout cas, j'ai la certitude que je n'aurai plus à subir les commentaires des uns et des autres, je pourrai tourner le dos à cette période qui n'aura pas eu ma faveur et reprendre un cours de vie normal.

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:49

Encore un dérapage verbal inquiétant : Le travail rend libre. Ben voyons ! Sa majesté (pour encore quelque temps) aurait-elle oublié de quelle phrase était surmonté le portique des camps de travail où s'entassaient des prisonniers pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Arbeit macht frei => arbeit = travail, macht (du verbe machen : faire et, ici, rendre), frei, adjectif = libre. Pas besoin d'être germaniste pour en comprendre le sens tant elle est inscrite dans l'Histoire. Cette triste célébrité devrait, pour un esprit éclairé, interdire son emploi. Apparemment, il n'en est rien. A croire que entre la trilogie pétainiste "Travail, Famille, Patrie" ne suffisait pas.

 

Je vous conseille la lecture de l'article (datant de 2007, c'est tout dire) de Jacques Richaud,dont voici le lien sur le site Les mots sont importants : http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-une

 

Si le lien ne fonctionne pas, écrivez dans la barre de recherche cette phrase, vous trouverez instantanément ce que je vous incite à lire ou à relire.

 

Chose stupéfiante ou terrifiante, je ne sais plus comment qualifier ce que je considère comme des écarts de langage, synonymes d'une idéologie sous-jacente, sa majesté répète de manière récurrente ce slogan de sinistre mémoire. Ce ne peut pas être un simple tic de langage.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 13:08

En vlan, encore un dérapage. Il y aurait de vrais travailleurs et des faux. Tiens donc !

Mais qui donc est  visé ? Tout simplement ceux de la fonction publique, ces foutus fonctionnaires qui n'en foutent pas une rame et qui transforment leurs tâches, c'est bien connu, en sinécure perpétuelle. D'abord, ils sont encore trop nombreux, même si on n'en remplace plus qu'un sur deux. Ces gros pleins de soupe qui sont payés par nos impôts, il faudrait vraiment qu'ils fassent autre chose que de se tourner les pouces. C'est vrai quoi, on ne va pas les payer à se branler la couennette. Au boulot, les p'tits gars et qu'ça saute !

 

Quand j'entends ce type de dénonciation, je me dis que le système est plus que malade. Diviser pour régner, telle doit être la devise en vogue, car depuis quelques années, on montre du doigt toutes les catégories, on les offre à la vindicte populaire, histoire de rafler des voix potentiellement prêtes à gober tout ce qui se dit de mesquin à propos des autres. Dès qu'il s'agit de planter une banderille, on dénonce sans égard et même avec une certaine violence, les forains, les roms, les islamistes, les chômeurs, etc. Ce qui est triste et même dramatique, c'est qu'il y a toujours des oreilles qui captent le message, le font leur et attaquent à leur tour ces catégories qu'on leur donne en pâture.

Oui, on jette constamment de l'huile sur le feu, on vilipende à qui mieux-mieux, on monte les gens les uns contre les autres. C'est écoeurant, scandaleux, méprisable. C'est un véritable travail de sape car, en jetant sur la place publique, ceux-ci, puis ceux-là, on sait très bien ce qu'il en résultera. Il suffit d'écouter dans les transports publics par exemple, les commentaires acides, voire injurieux, de ces esprits un peu faibles qui tombent tout de suite dans la chausse-trappe. Compter sur l'imbécillité humaine pour colporter des âneries, voilà qui est digne des esprits malsains.

 

J'ai honte d'appartenir non seulement à la nation française, mais également à la race humaine : elle donne un spectacle bien peu ragoûtant. Si j'étais extra-terrestre, je fuirais cete planète plus vite que je n'y aurais atterri.

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