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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:49

Encore un dérapage verbal inquiétant : Le travail rend libre. Ben voyons ! Sa majesté (pour encore quelque temps) aurait-elle oublié de quelle phrase était surmonté le portique des camps de travail où s'entassaient des prisonniers pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Arbeit macht frei => arbeit = travail, macht (du verbe machen : faire et, ici, rendre), frei, adjectif = libre. Pas besoin d'être germaniste pour en comprendre le sens tant elle est inscrite dans l'Histoire. Cette triste célébrité devrait, pour un esprit éclairé, interdire son emploi. Apparemment, il n'en est rien. A croire que entre la trilogie pétainiste "Travail, Famille, Patrie" ne suffisait pas.

 

Je vous conseille la lecture de l'article (datant de 2007, c'est tout dire) de Jacques Richaud,dont voici le lien sur le site Les mots sont importants : http://lmsi.net/Le-travail-rend-libre-plus-qu-une

 

Si le lien ne fonctionne pas, écrivez dans la barre de recherche cette phrase, vous trouverez instantanément ce que je vous incite à lire ou à relire.

 

Chose stupéfiante ou terrifiante, je ne sais plus comment qualifier ce que je considère comme des écarts de langage, synonymes d'une idéologie sous-jacente, sa majesté répète de manière récurrente ce slogan de sinistre mémoire. Ce ne peut pas être un simple tic de langage.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 13:08

En vlan, encore un dérapage. Il y aurait de vrais travailleurs et des faux. Tiens donc !

Mais qui donc est  visé ? Tout simplement ceux de la fonction publique, ces foutus fonctionnaires qui n'en foutent pas une rame et qui transforment leurs tâches, c'est bien connu, en sinécure perpétuelle. D'abord, ils sont encore trop nombreux, même si on n'en remplace plus qu'un sur deux. Ces gros pleins de soupe qui sont payés par nos impôts, il faudrait vraiment qu'ils fassent autre chose que de se tourner les pouces. C'est vrai quoi, on ne va pas les payer à se branler la couennette. Au boulot, les p'tits gars et qu'ça saute !

 

Quand j'entends ce type de dénonciation, je me dis que le système est plus que malade. Diviser pour régner, telle doit être la devise en vogue, car depuis quelques années, on montre du doigt toutes les catégories, on les offre à la vindicte populaire, histoire de rafler des voix potentiellement prêtes à gober tout ce qui se dit de mesquin à propos des autres. Dès qu'il s'agit de planter une banderille, on dénonce sans égard et même avec une certaine violence, les forains, les roms, les islamistes, les chômeurs, etc. Ce qui est triste et même dramatique, c'est qu'il y a toujours des oreilles qui captent le message, le font leur et attaquent à leur tour ces catégories qu'on leur donne en pâture.

Oui, on jette constamment de l'huile sur le feu, on vilipende à qui mieux-mieux, on monte les gens les uns contre les autres. C'est écoeurant, scandaleux, méprisable. C'est un véritable travail de sape car, en jetant sur la place publique, ceux-ci, puis ceux-là, on sait très bien ce qu'il en résultera. Il suffit d'écouter dans les transports publics par exemple, les commentaires acides, voire injurieux, de ces esprits un peu faibles qui tombent tout de suite dans la chausse-trappe. Compter sur l'imbécillité humaine pour colporter des âneries, voilà qui est digne des esprits malsains.

 

J'ai honte d'appartenir non seulement à la nation française, mais également à la race humaine : elle donne un spectacle bien peu ragoûtant. Si j'étais extra-terrestre, je fuirais cete planète plus vite que je n'y aurais atterri.

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 13:02

Ce matin, j'ai voté très tôt, quasi à l'ouverture. Autant se débarrasser de ce devoir le plus vite possible afin d'être à même de jouir du reste de son temps (surtout qu'on en manque beaucoup et comme on ne le rattrape jamais...). Il y avait trois pelés et quatre malheureux tondus (les préposés aux urnes étaient bien plus nombreux que les électeurs venus faire leur choix). Cela n'a donc pas traîné. Tandis que je recueillais chaque bulletin (dix en tout, l'affaire de quelques secondes), une pensée m'a traversé l'esprit. Au fond, parce que ces petits tas sont bien alignés, qu'on est tenus de tous les prendre avant de pénétrer dans l'isoloir, pourquoi ne pas décider de fourrer dans l'enveloppe le premier saisi ? Après tout, c'est une méthode qui en vaut peut-être une autre. Surtout quand on n'a aucune idée fixe, qu'on tient tout de même à accomplir le geste qui nous liera pendant cinq ans, malgré notre désenchantement, malgré le dégoût ressenti, malgré l'ennui vécu de plus en plus difficilement, ce serait se libérer d'un choix qui ne nous convient pas. Eh oui, certains ne parviennent pas à se décider, sont prêts à s'abstenir, mais conscients d'enjeux qui les dépassent, ils font tout de même le déplacement. Tout en sachant qu'ils n'en ressentiront pas de très grandes satisfactions.

 

Ah si les bulletins blancs étaient comptabilisés... Nul doute que ceux qui s'abstiennent ou ne savent pas se décider, auraient enfin la possibilité de dire NON de manière claire. Voilà quelque chose qui devrait être inscrit dans la constitution. Cela aurait l'avantage de mettre les élus face à des réalités qu'ils préfèrent ignorer, ils seraient tenus de relativiser et sauraient - peut-être - se remettre en question et agir dans un sens différent de celui qu'ils imposent alors qu'en optant pour tel ou tel (quand il est l'élu de son choix), on ne signe pas un blanc-seing et donc on est en droit de demander des comptes. C'est bien là un problème fondamental : les élus nous sont comptables de leur politique. Mais se plient-ils à l'exercice ?

 

Bon, trêve de plaisanterie, mon astuce est nulle, mais j'avais envie de dédramatiser cette éléction qui nous met les nerfs à vif.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 16:30

Pour que la pression qui nous... depuis de trop longs mois retombe,  je conseille d'écouter ce morceau de choix. Et allez au bout de l'enregistrement, ça détend vraiment.

 

 

http://www.ozap.com/actu/zapping-stephane-guillon-appelle-a-voter-nicolas-sarkozy/440518

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 12:36

Demain, premier tour. mais avant ce premier tour qui nous donnera une idée plus nette de la manière à laquelle nous serons tous accommodés, v'là t'y pas que la paranoïa se développe. Dans quel monde vivons-nous ? On menace les médias de recevoir des amendes s'ils diffusent des estimations. Et pas que les nôtres. Et c'est là où l'on distingue la frontière qui existe entre le bon sens et la folie. Vouloir s'en prendre aux médias étrangers parce que la loi interdit toute publication avant 20h, non, décidément, ça ne tourne pas rond chez nous. Si avec ça on n'est pas la risée de nos partenaires européens, si on ne se gausse pas de notre rigidité outre-atlantique ou outre-manche, c'est que le monde est complètement à côté de la plaque. Le grand n'importe quoi serait-il l'une de ces spécificités bien françaises que les autres peuvent nous reprocher ? Je crains bien que oui. Alors, folie pour folie, autant se péter une durite dès à présent, non ?

Cette volonté de brider, brimer, encadrer, cerner, embrigader, restreindre, réprimer et punir, franchement, ça commence à bien faire. Il est grand temps que la rigidité stupide soit corrigée. J'espère que je n'aurai pas à attendre la prochaine présidentielle pour constater un changement de braquet quant aux résultats potentiels parce que partiels.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:41

L'indécence se trouve à tous les niveaux, mais surtout parmi les mieux lotis. Trois artistes se rebiffent parce que FH veut taxer à 75%. Ma foi, peut-être a-t-il raison, peut-être a-t-il tort. Je ne trancherai surtout pas. En revanche je prends volontiers langue car enfin, comment osent-ils, ces impertinents, protester contre une mesure qui les toucherait alors que de trop nombreux autres ne seront jamais concernés par l'ISF ? L'Issue Sans Fin, cet impôt si contesté par les nantis (je déteste ce mot, mais bon, il faut bien le sortir, ne serait-ce que pour montrer l'étendue de mon champ lexical, la seule de mes richesses puisque je n'ai que celle-là), je reprends ma phrase là où je l'ai laissée, cet impôt serait donc confiscatoire, usuraire, jetteraient les gens à la rue. Bien, très bien. Mais zut, tout de même, si j'avais 150 000 euros pour vivre par an, je ne me plaindrais pas. C'est vraiment indécent quand on sait qu'il existe des gens qui ne payent pas d'impôts parce qu'ils gagnent trop peu même pour survivre décemment.  Qu'ils se taisent ces pauvres riches, quelle que soit la taille de leur patrimoine ! Qu'ils fassent comme les politiques qui savent trouver toutes les astuces pour minorer leurs revenus et échapper ainsi à la "Confiscation", à "l'Usure" et à "l'Expropriation". Après tout, ils ont des relations parmi ces gens-là et peuvent aller quémander une ficelle pour qu'on ne leur soutire pas davantage qu'autrefois.  Mais qu'ils ne viennent pas se plaindre dans les médias.

 

Décidément la cour de récréation semble avoir la cote en ce moment. Tous des chifonniers.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:02

Ca va et ça vient, chaque jour apportant de nouveaux éléments. Les sondages sont surmultipliés et les sondés sont une masse exponentielle. Chacun y va de ses questions, de ses tests et de ses conclusions de ses enquêtes. N'en ont pas marre ? Moi oui !

 

Quand la cote de l'un descend, celle de l'autre fait une petite grimpette. De quoi satisfaire ceux des sondés qui préfèrent celui-ci plutôt que celui-là. Et puis il y a ceux qui se présentent et qui font cocorico avant même que les votes aient lieu. Ceux-là, pourtant, voient leur potentiel électoraliste baisser dangereusement pendant qu'un autre leur vole la place qu'ils briguent. Tout semble affaire de vocalises. Quand l'un tonitrue, d'autres la jouent moderato. Et c'est bien là où tout se joue : la voix sait ou ne sait pas se faire entendre.

 

Alors à quoi se jouera cette élection ? Tout semblait donné par avance. mais rien n'est jamais acquis avant le moment fatidique. On croirait presque que les prétendants l'ont oublié parce qu'ils se sentent - apparemment - investis. mais investis de quoi ? Et par qui ? C'est leur parole contre la nôtre. Ils pérorent à longueur de jour. Ils taclent leurs rivaux sans merci. Tout plutôt que de baisser sa garde. Alors ils s'empiffrent des sondages et font tout pour prendre l'avantage sur leurs adversaires. Ils sont dans l'arène et se comportent comme des gladiateurs sans pitié, affolés par le sang qu'ils font couler à profusion. Les petits mots sont leur glaive, les phrases injurieuses le filet dans lequel ils emprisonnent leurs adversaires. Triste spectacle d'une démocratie moribonde : rien ne sera épargné pour éreinter, démantibuler, faire crever les rivaux. On semble oublier qu'on a largement dénoncé la barbarie et ce n'est pas parce que le sang n'est que virtuel que ce n'est pas barbare ce comportement outré. Non, vraiment, la politique n'a rien de propre.

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:22

Et pas qu'un peu. les sondages (toujours eux)  inversent la vapeur pour le premier tour. L'un grimpe tandis que l'autre dégringole. L'un se réjouit sans vergogne tandis que l'autre lance un SOS pour le vote utile. Tiens donc !

L'étonnant c'est que ces deux zigotos se croient appelés à un grand destin. Ma foi, si cela leur fait plaisir... C'est plutôt incroyable cette "vocation", non ? Pourquoi l'un plutôt que l'autre ? Pourquoi un destin privilégierait-il l'autre plutôt que l'un et vice-versa ? Seraient-ils donc les seuls champions en lice ? Le tournoi leur serait-il destiné ? Et à quel titre ?

Que défendent-ils donc qui leur serait particulier ? Une certaine idée de comment gouverner ici et ailleurs, en Europe ? Auraient-ils fait don de leur personne pour le pays ? Seraient-ils dévoués à ce point d'abnégation ?

Je n'en crois rien. Je vois là davantage l'expression d'un ego démesuré que l'expression d'un amour intégral pour la chose publique. D'ailleurs, il en va de même de tous ces candidats qui, convictions chevillées au corps et pour certains plus imbus de leur propre gloire que d'autres, se saisissent de la chose publique pour livrer le combat ultime.

Lequel d'entre eux est le plus à même d'exécuter le virage qui remettra le pays sur la voie sociale, la seule qui vaille que l'on se batte ? Lequel parmi ceux qui font de petits scores ne pourrait-il pas justifier du bien-fondé de sa candidature ? Ce sont souvent ceux-là qui ont le plus de convictions sincères, même si aujourd'hui on peut dire, au regard de l'histoire, que leur discours est caduc. Notons qu'ils ne sont guère écoutés et qu'on fait peut-être en sorte d'étouffer leurs propositions. Ils n'ont guère droit de cité si l'on considère que les rivaux montés en épingle par les médias tous supports se taillent la part du lion. Et ce, depuis le début de cette campagne qui ressemble de plus en plus à une empoignade entre deux individus. Même si trois autres larrons semblent grimper, grimper... Et peut-être inverser le processus mis en place depuis un an.

La roue peut encore tourner. Après tout, les virages en épingle à cheveux sont faits pour être négociés.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:33

Mes investigations me font atterrir parfois sur des sites impressionnants. Oui, impressionnants puisqu'ils me font m'arrêter.  Je vous livre (j'espère que vous ne connaissez pas encore) ma toute récente découverte.

Bonne journée à tous en espérant que vous apprécierez.

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=h8jtM8OfAIw&feature=player_embedded

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:30

Sa cote a grimpé de 4,5 points. Alors il y croit. Il commence à dire qu'il va gagner. Ses acolytes s'en persuadent également. Pourtant, le dernier sondage qui le met à 27,5% de votes au premier tour, au second (remercions le ciel qu'il n'y en ait pas trois), le crédite perdant.

La confiance revient grâce à ces sondages qui font tourner la tête à tout le monde. Pas étonnant que ce monsieur gonfle les pectoraux et attaque son adversaire en remontant jusqu'aux deux septennats de la gauche pour démontrer que sa défiance n'est pas basée sur du vent, mais bien confortée par ces quatorze années d'un règne d'alternance. Au fond, il  ne fait que redevenir ce qu'il a toujours été : un lutteur brutal dont les coups sont assénés avec des arguments massue, sans ménagement. Il sort toutes ses tripes, se fend d'un langage fort, matraque les mots et massacre l'adversaire en assénant ce qui, pour lui, sont des vérités. A chacun son truc. Et comme il aime les effets de manche, il ne se gêne surtout pas pour sous-entendre que le retour de la gauche serait catastrophique pour l'avenir du pays. Sans doute est-ce de bonne guerre, mais le souci aujourd'hui n'est pas de savoir s'il a raison, c'est de se demander ce qu'il en sera quel que soit le candidat élu. Sans dramatiser outrageusement la conjoncture, nous sommes loin d'avoir franchi le cap de la crise et ses répercussions. Après nous avoir assommés sur la perte du triple A, il n'est plus question aujourd'hui d'évoquer la crise et ses effets pervers. On ne parle pas davantage de l'Europe, encore moins de ce qui fait le quotidien du citoyen : chômage, peur du lendemain, baisse du pouvoir d'achat, retraités de plus en plus pauvres et jeunesse en déserrance. Le mal être actuel n'affleure jamais dans ces discours qui pilonnent l'ennemi. Ont-ils seulement quelque chose à faire du moral en berne des citoyens ?

A compter de lundi, les candidats officialisés par leurs 500 signatures s'affronteront tout aussi frontalement, mais ils ne pourront pas usurper plus de temps qu'il ne leur en est imparti. On retrouvera - peut-être - un peu de sérénité. En tout cas, on soufflera un peu, c'est déjà ça.

 

Petite question : le locataire du Palais doit-il, comme ses rivaux, se soumettre aux 500 signatures ? Je la pose cette question car il n'en a jamais été parlé.

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