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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 09:12

Et nous trompe. La dette, cette dette inextinguible qu'on nous sert à chaque repas, matin, midi et soir, lors des fêtes familiales, pendant qu'on travaille, jusque dans notre sommeil qui n'a plus rien de réparateur, un membre du FMI la dénonce. C'est le Canard qui nous l'apprend en un court article mais vraiment percutant. Je cite : "Depuis trois ans, le FMI a en effet une fâcheuse tendance à surestimer (la croissance) des pays qui mènent une politique d'austérité budgétaire". Explication de l'économiste : le FMI a sousestimé l'impact de ces politiques sur la croissance. Tiens donc ! Quelle ménagère avisée ne comprendrait pas qu'en gelant (quand ce n'est pas en les diminuant) les salaires et les retraites, le pouvoir d'achat diminue ou, au mieux, stagne ? Qui n'a pas le sens de son porte-monnaie ? Quand il est plein, on dépense, quand il est vide, on n'achète rien. Ce simple bon sens n'a pas cours au Fonds Monétaire International. Vite, rappelons Pascal, Voltaire, Diderot, Rousseau et tous les autres !

Dès 2010, l'économiste a dénoncé ce système en ces termes : "Le risque est que, sous la pression des marchés, certains pays fassent du zèle dans l'austérité. Ce serait une erreur". Et toc ! Qui ne connaît ce qu'il se passe en Grèce, au Portugal, en Espagne... ? Combien de peuples vont devoir passer sous les fourches caudines des diktats du FMI ? Une politique qui rétribue grassement tous ces hauts fonctionnaires qui n'ont cure d'affamer les peuples au nom d'une idéologie absurde. Tellement imbécile qu'elle incite notamment le Portugal à diminuer le nombre de ses fonctionnaires (lesquels iront pointer au chômage, tout aussi endémique que la dette. Ce n'est pas grave, il faut en passer par l'austérité avec un grand A et tant pis pour ceux qui sont saignés sans pitié), et baisser salaires et retraites.

 

La logique financière est en train de pilonner les pays qui, de plus en plus, dépendront de la charité internationale via le FMI, charité tellement bien ordonnée qu'il faut se poser quelques questions essentielles. Quel est le but réel de cette politique ? N'est-ce pas asservir les pays, n'est-ce pas là une politique de destruction massive, un crime contre l'humanité ? La finance n'est pas tout, la vie est trop précieuse pour la gaspiller sans état d'âme. Il serait temps de mettre à plat ce système qui dilapide des deniers qui ne lui appartiennent pas, temps de renoncer à l'absurde logique financière, temps de rendre aux peuples leur souveraineté et leur droit à la vie. Après tout, bien qu'endettés, nous faisons grâce de leurs dettes des pays débiteurs. Pourquoi ne pas renoncer à ces remboursements qui tuent l'économie, le devenir des peuples, leur culture, leur langue, leur patrimoine national et leur croissance ?

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 08:35

Dans son "Dictionnaire Critique à l'usage des Incrédules" (2001), Albert Memmi écrit dans son article à propos de Marx :

"Il n'y pas de quoi se réjouir si demeurent le chômage endémique, la prostitution, cet esclavage de la femme dont le corps est traité comme une marchandise, la drogue, c'est-à-dire la liberté pour les trafiquants d'attenter impunément à la vie des gens, le désordre destructif des biens alors que la faim augmente, les conflits meurtriers entre les ethnies et les nations, la primauté du profit, malgré les alibis, sur la morale, la culture, la connaissance et l'art ! Il faut la myopie intéressée, et tragiquement étourdie, de l'Occident pour feindre que la planète puisse éternellement tourner avec une si grande majorité d'opprimés et d'affamés".

 

Etrangement, malgré une culture marxiste largement absente, je ressens ces phrases profondément. Pour moi, c'est comme l'écho de ce que nous connaissons aujourd'hui. Rien ne change jamais et ce sont toujours les mêmes qui font les frais des politiques mises en place. Les exemples sont nombreux qui rejoignent ces dires. Certes, il faudrait prolonger par l'approfondissement, citer d'autres morceaux afin d'étayer l'analyse. Cependant, cela ne me semble pas nécessaire. Parce que les mots sont choisis avec soin, précis, lourds de sens. Ils sonnent comme une sentence. Preuve qu'avec l'âge, et parce qu'on porte sur le monde un regard non pas détaché mais sans illusion, les appétits des uns et des autres nous apparaissent toujours prégnants parce qu'ils sont la négation de l'autre, de la différence, de l'absolue nécessité de voir au-delà de son prisme personnel, de sa sphère habituelle. Comme une sorte d'appel à sortir de soi, à reconsidérer nos positions et l'altérité.

Si Marx pensait que la lutte des classes était économique, selon Memmi, il avait oublié qu'elle était également portée, sous-tendue par d'autres revendications, politiques, culturelles et religieuses. Autrement dit, par le besoin de l'intégrité de la population concernée : "A tort ou à raison, les dominés exigent autant la restauration de leur langue que d'être mieux nourris."

Ne se passe-t-il pas aujourd'hui le même mouvement dormant, notamment dans notre pays en crise et duquel on exige qu'il éponge des dettes insoutenables ? Nos chers médias n'évoquent jamais ce pan de la révolte qui gronde. Sauf quand il s'agit d'autres peuples. Et encore, à mots très contenus. Si jamais il nous prenait l'idée de nous insurger contre le système... Ces autres dont on parle pourraient bien nous inciter à faire davantage que ronchonner chacun dans notre coin, pourraient, par leur exemple, faire se lever la contestation spontanée car quand trop, c'est trop, on sait très bien que le vase déborde.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:28

Hier, rassemblement à Paris, venus des quatre coins de l'Hexagone, les partisans du mariage hétérosexuel et de la famille. Bagarre de chiffres, évidemment, comme pour n'importe quel rassemblement ayant signification particulière pour les participants. Entre nous soit dit, cette guéguerre de chiffres est d'un dérisoire absolu, chacun maniant les chiffres selon le côté où il se trouve. Les opposants au mariage pour tous entendent bien mobiliser l'attention des pouvoirs publics par des rendez-vous massifs. Alors, qu'ils aient été 100 ou mille, qu'importe. Quand aux compteurs publics, qu'ils aient été vingt et cent, des milliers, peu importe également : on peut être assuré que le compte est toujours bon. Selon ce que l'on veut en déduire, évidemment.

 

Chacun ayant le droit de penser comme il le veut, je ne brocarderai pas ces manifestants colorés en rose, blanc et bleu. Sauf peut-être pour dire que ce mariage pour tous est une évolution de la société [dont je ne prétendrai pas qu'elle est inéluctable], que d'autres pays l'ont entérinée légalement et qu'apparemment, ce serait rétrograde de ne pas faire de même. Personnellement, je ne vois pas l'intérêt de cette loi : il existe le PACS. Il suffit de l'améliorer. Ce qui résoudrait le recul de la tolérance qui traverse le pays. Les églises s'en mêlent (les pinceaux ?), oubliant que, sur notre sol, le mariage est un acte civil, inscrit dans le marbre. Il est le seul légal puisque l'état gère les mariages, les filiations, les décès. N'en déplaise aux tenants cardinaux, le mariage religieux est un mariage intime entre deux croyants, qui réunit deux familles. Cette célébration es personnelle et n'a rien à voir avec la légalité. Qu'ils aillent donc battre le pavé, qu'ils rassemblent leurs fidèles, mais qu'ils nous laissent tranquilles : s'ils étaient exempts de tentations et de péchés, ce serait peut-être admissible, mais comme en plus, ils sont censés être chastes, qu'est-ce qu'ils ont à dire sur le mariage ?

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:18

On a eu la Lybie, désormais on a le Mali. Nos soldats sont partis fouler le sol malien pour récupérer un otage. Une démarche louable en soi, mais qui a foiré. Parce que les islamistes auraient été prévenus par la population. Depuis, on ne sait plus où se trouve cet otage, on se demande même s'il n'aurait pas été tué pendant la tentative armée .

En réaction à cette action de sauvetage planifiée dans le plus grand secret (mais qui a été bien vite éventé par les autochtones), les islamistes crient vengeance et promettent qu'ils viendront semer la terreur sur notre sol.

Beau résultat : non seulement le ressortissant n'a pas été délivré, mais voilà que nous pend au nez une guerre sournoise, jihad de quelques illuminés qui veulent appliquer de partout la charia, imposer le niqab, interdire aux femmes de porter pantalon, et autres joyeusetés d'un autre âge.

N'est-ce point Molière, à travers l'Avare, qui dit "Mais que suis-je donc allé faire dans cette galère ?"

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 11:49

Le rapport Gallois a ouvert une porte largement béante : les CDD sont plus nombreux que les CDI => 18 millions contre trois millions. Dont 14 millions à moins d'un mois. Voilà que le rapporteur tonne contre l'abus des CDI. Trop, c'est trop. Je le cite :

"Vous avez d'une part les contrats à durée indéterminée qui sont une conquête sociale mais que les entreprises trouvent trop rigides et, d'autre part, des emplois précaires totalement dérégulés. Il y a chaque année 3 millions d'embauches en CDI mais 18 millions en CDD, dont 14 millions à moins d'un mois. Des salariés cumulent 5, 10, 15 CDD dans l'année! Il faut en finir avec ce marché du travail à deux vitesses."

Est-ce bien étonnant ? Franchement non. Les employeurs disposant d'une masse de demandeurs profitent du système et de la crise pour flexibiliser les emplois. Une banque s'est vue sommée de régler des indemnités à une employée, restée en ses murs plusieurs années de suite et qui avait enchaîné CDD sur CDD. Un exemple type qui démontre que la flexibilité est sur-employée.

Ceux qui ont la chance d'être recrutés en CDI ne connaissent pas les mêmes angoisses du lendemain que les trop majoritaires en CDD vivent. Comment faire des projets quand on est sur le fil à temps continu ?

La dérégulation est en marche et c'est insupportable pour ceux qui sont contraints de valser d'une entreprise à l'autre. Une dérégulation voulue par l'Europe qui prône une hyper-flexibilité. Au fait, ces beaux messieurs qui nichent à Bruxelles ne connaissent pas la crise de l'emploi : ce sont des fonctionnaires. Mais des fonctionnaires de haut vol pour qui la crainte de se retrouver au chômage n'existe pas. Alors, ils peuvent bien prêcher la bonne parole en démolition des acquis, sans aucune mauvaise conscience ni aucun remords.

N'était-il pas question que l'emploi de fonctionnaire ne soit plus un job à vie ? Si cette nouveauté voit le jour, sûr que ce seront les petits fonctionnaires qui boiront la tasse et non ces nantis européens qui dirigent les destinées de tous les citoyens.

En attendant, les discussions se poursuivent aujourd'hui entre partenaires sociaux. Tout paraît mal engagé et le coup de semonce de Monsieur Gallois ne convaincra pas les tenants du patronat de changer d'optique.

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 20:01

Et c'est reparti. Partenaires sociaux et représentants du patronat sont à nouveau autour de la table. Si les seconds ont fait quelques concessiions, les premiers n'entendent pas céder un pouce de terrain. Deux jours pour mettre à plat les acquis sociaux. C'est bien peu. C'est trop peu. Le patronat, quelle que soit la représentation des différentes organisations , a sans doute fait un effort mais il ne veut surtout pas entendre parler de taxer les emplois précaires. Les premiers concernés (les PME) calent devant cette exigence syndicale. Cela se comprend : elles n'ont pas les reins assez solides pour assumer une charge supplémentaire. Ce qui rend le MEDEF encore plus assuré de ne rien concéder, sans doute au nom de la solidarité de l'esprit d'entreprise. Louable me direz-vous. Certainement pas. Si la taxe sur les emplois flexibles était acceptée, ils renâcleraient bien plus. Car tous les grands patrons verraient leur trésorerie diminuée et en profiteraient pour ne pas embaucher. D'ailleurs, c'est ce qu'avance le Medef qui prétend que cette taxe supplémentaire ne créerait aucun emploi. A voir. Les syndicats ont-ils des arguments de plomb pour imposer ladite taxe ? On n'en sait rien car rien ne filtre.

 

C'est quand même étrange qu'après des décennies de sécurité de l'emploi, on en soit arrivé à parler de flexi-sécurité. D'accord, on est en crise. Mais est-ce pour cela qu'il faut provoquer du chômage en veux-tu, en voilà, au nom sacré de l'entreprise et de ses bénéfices ? On a toujours su que la masse salariale n'avait pas d'existence propre et que si elle a pu année après année gagner en pouvoir d'achat et donc en espérance d'une vie plus confortable, elle reste malléable en fonction des bénéfices. Malléable, donc éjectable. D'une certaine manière, alors que c'est elle qui fait la richesse des entreprises, elle n'a pas de réelle existence. Contre elle, il y a le nombre qu'elle représente. Personne n'en avait conscience et chacun s'était assis sur les acquis. La crise, dont d'aucuns ont prétendu qu'elle n'avait rien en commun avec celle de 29, a tout bouleversé. IL faut dire aujourd'hui que la mondialisation n'est pas innocente dans cette affaire, et les banques encore moins. Le tout argent est devenu l'atout premier. Et que je te boursicote par ci, et que je te boursicote par là. Pas étonnant qu'à tout miser sur les marchés, les individus soient laminés par une crise qui s'éternise et qui laissera des traces encore longtemps. Le tout croissance est impossible. Et pas seulement parce que la crise se poursuit insidieusement. Rêver avec pour seul but le toujours plus est incohérent. C'est faire peu de cas de ceux qui triment toute une vie et doivent se contenter de miettes (en regard de ce dont bénéficient les patrons).

 

Le gouvernement a juré ses grands dieux qu'il en passeerait par la loi si aucun accord n'était trouvé. Il y a de grandes chances pour que les discussions mènent à une impasse, chacun des partenaires ayant bien l'intention de ne pas céder sur leurs revendications ou prétentions. Si tel est le cas, que sera la loi ainsi promulguée ? Bonne question. Une chose est certaine : les gagnants seront les patrons. Devinez qui seront les perdants...

 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 23:02

Bon an, mal an, l'année se termine et ouvre la voie à une autre. Comment sera 2013 ? On en a déjà une petite idée puisque cette fâcheuse dette doit être remboursée, que les augmentations (sauf des salaires et des retraites) se profilent à l'horizon de notre porte-monnaie (si certains disposent de portefeuilles bien garnis, qu'ils se lèvent et le disent : la majeure partie de la population, fourmilière laborieuse et courageuse serait bien en mal de boursicoter et par là d'encaisser des dividendes), que le monde va mal (et pas qu'en Europe), bref, sans être d'un pessimisme absolu, je dois reconnaître que ce qui nous attend n'a rien d'enthousiasmant.

Cependant il est un domaine où tout se passe bien, celui du rêve. Alors rêvons que tout cela est derrière nous, que la vie redevient normale. Le rêve ça ne coûte pas cher et, dieu merci, impossible de le taxer. Quelle liberté ! Enfin quelque chose de gratuit ! Gratuit et personnel ! Le pied !  Oui rêvons, pour ne pas pleurer inutilement, geindre à répétition, ou nous morfondre dans notre coin ! Continuons à partager ce que nous avons en commun et surtout cette liberté de croire à ce que l'on veut sans que quiconque vienne y fourrer son nez ! Rêvons sans nostalgie et avec exubérance ! Après tout, demain est toujours différent d'aujourd'hui. Laissons vagabonder nos idées farfelues, laissons tomber les ambitions qui nous rongent le sang et vivons aussi bien qu'il nous sera possible.

 

A tous, Bonne Année 2013

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 22:14

 

 

Nous sommes bien le 24 décembre.

L'an 2012 est-il de grâce ?

Je n'en sais rien.

En tout cas, à tous, où que vous soyez,

passez une bonne nuit,

rêvez que le futur soit plus joyeux qu'attendu.

 

 

J O Y E U X   N O E L

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 19:08

Rien ne va plus dans le doux royaume de France. Ses citoyens passent les frontières car ils ne veulent pas être surtaxés. Evidemment, ce sont les plus fortunés qui se précipitent chez nos voisins, nettement plus bienveillants quant aux prélèvements sur les comptes bien fournis. Cela les regarde, car, après tout, quand on gagne de l'argent, que ce soit à la pelle ou plus misérablement, ce n'est jamais avec le coeur en liesse que l'on s'acquitte des redevances qu'on nous impose. Le produit du labeur de tout un chacun est utile à tous. Et sans impôts, l'état ne survivrait pas. Mais tempérons cette sentence. Un état est-il obligé de dépenser des fortunes qu'il ne possède pas ? Bien sûr que non ! Mais c'est pourtant ce qu'il s'est passé pendant des décennies. Sans penser qu'il faudrait un jour ou l'autre se retrouver débiteur. Et donc résorber les dettes accumulées sans vergogne. Au fait, si la crise n'était pas passée par là, ce système prédateur aurait-il cessé ou bien aurait-il perduré ? Il semble que sans cette crise qui nous met à genou malgré nous, les dépenses auraient continué de plus belle. Car, on dirait bien qu'un état compte systématiquement se renflouer sur le dos des citoyens. Notre pays n'est pas le seul à avoir emboîté le pas de leurs prédécesseurs. Leurs libéralités avec l'argent public a été sans frein. Aujourd'hui il faut éponger les dettes. Et qui s'y colle ? Les gagne-petit, et ceux qui vivent confortablement. Qui s'exile pour ne pas subir le coût de l'imprudence financière des gouvernants ? Pas les gagne-petit. Mais les autres, ceux qui croulent sous l'argent et les impôts. Si l'on établit un comparatif entre les gros et les petits, il va sans dire que ce sont ces derniers qui trinquent le plus. Les taxes sont communes à tous. Comme les augmentations qui s'appliquent de manière égalitaire. Or, celui qui possède peu doit se restreindre. Ceux qui gagnent beaucoup peuvent continuer à dépenser sans quasi compter. C'est là où est toute la différence. Et c'est là où réside la plus grande injustice de ce système. Un point de taxe de plus est supportée mieux par celui qui est à l'aise que par celui qui ne peut constituer de bas de laine. Lui qui tire la ficelle chaque mois ne s'exilera pas. Tandis que celui qui est cousu d'or peut toujours fuir la dette. Tout n'est que question de moyens.

On fait tout un fromage de ces départs et les commentaires vont bon train. A juste raison. Cependant, on peut comprendre que ceux qui sont fortunés n'aient pas envie de payer pour ceux qui n'ont rien ou presque. Il est normal qu'ils aient des états d'âme et préfèrent s'éloigner de ces ponctions prohibitives. Mais peut-être faudrait-il mettre kes choses au clair et reconnaître que ces dettes décennales ne concernent pas ceux qui doivent cracher au bassinet. L'irresponsabilité des gouvernants réside davantage dans le fait qu'ils prétendent faire payer tout le monde plutôt que de se montrer sages. Et la sagesse n'est pas de faire peser des dettes immondes sur le dos de tous puisqu'elles ne sont le fait que de quelques uns. La solution la plus évidente est qu'il faut demander à ceux qui nous mis sur la paille de mettre la main au porte-monnaie. Et donc épargner ceux qui n'ont pas un centime de dette, mettant leur fierté à gérer normalement leurs finances. On dit que l'exemple doit venir d'en haut. Tiens donc ! On doit reconnaître que ces gens-là ne sont pas exemplaires et qu'ils ont fait valser les impôts avec beaucoup d'inconséquence. N'est-on pas en droit de leur demander des comptes ?

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 20:57

Ca y est, les frères ennemis sont enfin tombés d'accord. Après leurs chamailleries de cour de récréation, ils ont enfin trouvé un compromis. Comment ça, vous ne savez pas de quoi il s'agit ? Allons, ne me dites pas que vous avez déjà oublié la guéguerre de JFC et FF. Elle a tant fait couler d'encre que ce serait odieux pour les journaleux qui ont puisé leur inspiration dans ce duel fratricide que vous osiez décréter que vous vous en contrefichez et que ça remonte à Mathusalem. Eh non ! Il n'en est rien. Bon d'accord, ça ne valait pas le coup de s'y intéresser vraiment. Mais reconnaissez tout de même que leurs échanges et les coups portés via dénonciations et autres arguties ineptes vous ont fait saliver et que vous vous rejouissiez de leur mésentente affichée.

Bon, ceci dit, l'affaire est close dirait-on. Cependant, croyez-vous vraiment que ces deux-là qui se sont décrébilisés à la face des caméras et ont fait rire la France entière (surtout celle de gauche) et bien au-delà de nos frontières (cessons d'être hexagonaux et prenons conscience que notre pays, au moins en Europe, occupe une certaine place) se sont rangés à la raison ? De mon point de vue, c'est non. Ennemis jurés, entre la DD et la DD (comprendre la droite décomplexée et la droite douce), il y avait de quoi s'y perdre. Et s'interroger. Ces deux-là se sont tellement castagnés qu'ils en sont devenus ridicules et n'ont obtenu que l'inverse espéré : ils sont cramés. A remiser au vestiaire. Oui, à remiser. Oublions-les et passons à autre chose. A eux deux, ils auront donné une image de la poilitique dont nous nous serions bien passés. Leur bras de fer éhonté laissera des traces car combien d'électeurs déserteront les urnes, dégoûtés par cette guerre intestine qui démontre, mieux que tout, que la politique un combat d'hommes et non pas un combat d'idées et d'idéal. Vous m'objecterez que cela n'a pas empêché le succès des élections partielles remportées par la dfroite. Pas d'accord : si ces élections sont ce qu'elles sont, c'est parce que les gens de droite feront toujours tout pour que leur clan revienne au pouvoir. Alors que ceux de gauche, écoeurés, préfèrent s'abstenir en se disant à quoi bon puisque ces gens-là, quel que soit leur clan, ne savent que s'étriper. Oui, les politiques, par leurs bagarres absurdes, font le lit de l'abstention. Méfiance donc !

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