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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 14:04

Il y a toujours un avant et un après. Et dans l'entre-deux, un pendant.

Noël, ça y est, c'est passé. C'était hier. Et hier, on était en plein dedans. Demain ne sera pas identique, mais aujourd’hui nous sommes encore dans la bulle de Noël. Les rues sont silencieuses : apparemment soit les voisins dorment encore, soient ils ont migré ailleurs. Il n'empêche qu'ils ont fait comme tout le monde, où que ce soit.

C'est agréable de ne pas entendre le ronron des voitures. Ce silence inespéré me ravit. J'aime cette ambiance où tout est feutré, tranquille... Il ne manque plus qu'une cheminée pour voir les flammes lécher le bois, entendre celui-ci craquer sous la caresse brûlante, s'effondrer enfin, ne laissant derrière lui que tisons et cendres. Au coin du feu... C'était autrefois...

Hier est passé, aujourd'hui est différent. Demain, ce sera autre chose. Ainsi va la vie : on reprendra le traintrain quotidien accompagné d'un soupir de regret. Tout passe si vite !

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 12:58

Eh oui, c'est le 24 décembre et la chrétienté va célébrer la naissance du sauveur des hommes. Un jour faste pour ceux que la magie de cette nativité hors norme impressionne et à laquelle ils croient. Un jour où, pour la plupart, on est en famille. Un jour pour se retrouver, se réunir, s'aimer. Un jour ordinaire mais qui prend une dimension exceptionnelle.

Qui ne se souvient pas des noëls de son enfance ? C'était un enchantement. A condition d'avoir des parents attentifs et prêts à faire plaisir à leur progéniture. Pour moi, le meilleur de cette fête fantastique résidait dans le sucre d'orge, la mandarine et l'indispensable livre que je dévorais dès après avoir déchiré le papier-cadeau. J'ai fait de même avec les enfants et eux aussi déclarent aujourd'hui que c'était cela qui les fascinait. Comme quoi, les chats ne font pas des chiens.

Et vous, y avait-il quelque chose d'aussi ordinaire, mais indispensable à votre joie, dans vos souliers ?

Bon Noël à tous !

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 01:23

La calotte reçue par les partis traditionnels est retentissante. Même s'ils ont sauvé les meubles. Les beaux jours du bipartisme semblent comptés. Alors que rien ne permet cependant de prédire quand le verrou sautera.

Il existe un fossé abyssal entre les élites politiques et le peuple. A force de bonnes paroles, de promesses électorales transformées en mensonges, plus personne ne sait à quoi s'accrocher. Tout va à vau l'eau. On ne sait vraiment que penser et encore moins qu'espérer. On ne voit pas le bout du tunnel, tout paraît sombre et l'avenir est si incertain que certains, désespérés, écœurés par une attitude qui leur semble cynique, trouvent refuge dans les extrêmes. Ce qu'il faut tenter de décrypter derrière ces votes, ce n'est pas tellement le vote en lui-même, mais plutôt ce qui le déclenche. Les politiques sont si loin des préoccupations réelles des électeurs qu'ils ne peuvent même pas imaginer une fin de mois difficile, le spectre du chômage qui plane, la hantise qui assaille chacun quant au lendemain. La vie de beaucoup est devenue un cauchemar. Cela a débuté avec la crise dont  on a caché l'ampleur et qu'il fallait l'envisager sur le long terme. Une élection en chasse une autre, présidents  et gouvernements passent. On se débarasse de l'un et on ne veut plus de son successeur. Alors, pourquoi ne pas tenter d'emprunter une troisième voie ?  Si certains se servent de cette arme qu'est un bulletin pour exprimer leur ras-le-bol, d'autres n'hésitent plus à suivre celui qui parle le plus fort et qui abonde dans leur sens. Et comme on les prend par l'aspect le moins honorable de leurs sentiments, ils tombent dans le panneau. Virulence et violence des propos, sous couvert de bonnes pensées et du souci du citoyen, sont les moyens employés pour rameuter les déçus de tout. Pour eux, tenter le diable dans l'espoir d'un avenir plus riant est la seule solution.

Qu'il n'y ait toujours pas de tripartisme régional est-il une bonne chose ? Au fond, ces électeurs ne peuvent qu'être un peu plus écoeurés : on ne tient pas compte, en apparence du moins, de ce qu'ils disent. Il faudra faire très fort pour les ramener à la raison commune. Si le chômage régressait régulièrement, sans doute cela les inciterait-il à revisiter leurs positions. mais tant qu'il n'y aura pas d'embellie de ce côté-là, on peut craindre des bouffées de colère. Et la colère, quand elle est entrée, peut éclater par surprise. Et comme la virago sait trouver les mots pour faire prendre la mayonnaise, on est en droit de se poser la question : où va-t-on dans cette France de plus en plus partagée ? Que fait-on du ressentiment de ces méprisés qui voient leur championne rejetée par l'alliance gauche-droite ? Alliance qui lui donne raison : ces partis classiques s'entendent pour la faire chuter. Elle a beau jeu désormais pour dénoncer derechef la connivence UMPS. N'a-t-elle pas vitupéré qu'elle "pourrirait" le gouvernement ?

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:48

 

Oui, l'a-t-il lu ce bouquin (La Grande Fracture) ? Moi oui. Ce fut long, ardu, pas toujours évident. C'est du lourd, du costaud, du solide. Une démonstration sans appel.

Je ne citerai que ce passage : "... on a parlé de l'innovation à tort et à travers... Permettre de mieux cibler la publicité (Google et Facebook), c'est important, mais est-ce comparable à l'invention de l'électricité, de l'ordinateur, du laser ou du transistor ?

... Le revers de la médaille de l'innovation est bien réel : si la productivité augmente plus vite que la demande, l'emploi et les revenus vont baisser... Autrefois, nous avions besoin de 70 % de la population active pour produire la quantité de nourriture nécessaire à notre survie. Aujourd'hui, moins de 3 % de la population produit plus que notre société ne peut consommer. Ceux qui ont perdu leur emploi ne vont pas forcément en retrouver ailleurs... On ne créera pas de nouveaux emplois si la demande globale est faible comme aujourd'hui."

Stiglitz parle des USA, mais ce qu'il décrit est commun à l'ensemble des pays de la planète. Le monde occidental est en faillite économique. N'évoquer que le domaine de l'innovation est imbécile, ne citer que les Services l'est tout autant. La poussée technologique est si puissante qu'elle réduit, pour le plus grand nombre, le champ des possibilités de travailler. En outre, la concurrence asiatique contrecarre la reprise occidentale.

Nos élites pensantes ont-elle lu ce bouquin ? Je crains que non. Mais même si elles se sont penchées sur cette étude, on dirait bien qu'elles n'ont pas compris l'erreur de tout miser sur un seul cheval : le retour de la croissance. Plus qu'hypothétique. Y'a plus de boulot, reste plus qu'à vivre de minima sociaux ou à crever.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 10:28

Le verdict est sans appel : ce premier tour montre bien que plus rien ne tourne rond. Voilà-t-il pas que les électeurs sont tourneboulés. Parce que la crise dure depuis trop longtemps, que les politiques menées ne correspondent pas à ce qu'ils souhaitent, parce que chacun, hors privilégié, s'appauvrit, parce que rien ne se pointe à l'horizon en matière d'espoir. Quand on ajoute à ces faits indéniables le chômage, l'immigration, la tentation de la peur face à l'esprit criminel actuel, tous les ingrédients mis ensemble sont explosifs. Les salaires et les retraites stagnent, le pouvoir d'achat est en berne. Oui, tous les facteurs de déstabilisation de la pensée sont réunis qui favorisent la montée des extrémismes.

Certes, il y a le second tour. Mais cela changera-t-il quelque chose à cette poussée vers le chaos ? Quand donc la population comprendra-t-elle que son attitude est significative de davantage de mal-être si un certain parti obtient le pouvoir par des suffrages irréfléchis ?  Il faut craindre le pire car l'avenir qui se dessine sur fond de désespoir des électeurs divisera en factions l'ensemble du territoire. Tout va mal, c'est vrai, cependant est-ce une raison suffisante pour se précipiter tête baissée dans un abîme sans fond ?

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 15:56

Il se bouge, tente d'infléchir les lignes dures de nos partenaires, prend des décisions graves. On le traitait de mollasson... Il s'est mué en chef de guerre. Il vient d'obtenir de l'Allemagne qu'elle envoie un contingent de 650 hommes pour appuyer nos troupes au Mali. Il rencontre les chefs d’États des grandes puissances. Et pas pour la COP 21. Mais contre le terrorisme. Il y a deux semaines que les attentats de Paris ont eu lieu. L'état d'urgence a été prorogé de trois mois. Des militaires sillonnent les rues, des agents de sécurité veillent dans les magasins, les bureaux de poste, les administrations. Les douaniers filtrent le passage aux frontières. Les universités sont interdites aux non habilités, personnels et étudiants doivent être en possession de leur carte pro ou étudiante. Les rassemblements sont interdits, la fête des Lumières à Lyon a été reportée à l'an prochain. Bref, des mesures censées assurer la sécurité des citoyens. Tout est sous haute surveillance.

C'est pesant, inquiétant. On prend conscience enfin qu'on n'est pas à l'abri d'autres attentats n'importe où sur le territoire. Tout le monde le dit : on est en guerre. Non pas une guerre conventionnelle, mais une guerre de l'ombre, dont l'ennemi est insaisissable, peut être n'importe qui. Pourtant, tout semble normal.

On découvre également que si Interpol existe, il n'y a aucun partage des données criminelles entre états. La Belgique serait un vivier de personnes peu fréquentables à cause de leurs intentions malsaines. Les fauteurs des troubles d'il y a deux semaines auraient transité par nos voisins, passant et repassant la frontière sans contrôle. Alors que celui qu'on poursuit serait connu depuis belle lurette. Et reste introuvable.

Se posent des questions : comment se fait-il qu'aujourd'hui, on sache beaucoup mais qu'on puisse peu ? Parce que l'Europe (28 états tout de même) n'a pas su anticiper ce qui était prévisible et qu'elle n'a pas su non plus s'organiser pour que les services de renseignement ignorent les frontières et se transmettent leurs données. C'est à peine croyable que, dans ce monde dit de communication, on ne communique rien du tout. Déjà que l'Europe n'a pas prévu d'armée transfrontalière, mais qu'elle n'ait jamais imaginé qu'établir des relations entre services était vital pour chacun me dépasse. L’Europe semble être une vaste passoire où n'importe qui peut circuler sans contrôle. La flexibilité, c'est bien, mais l'insouciance, non. Que chaque pays veuille garder la main haute pour ses affaires intérieures, ça se comprend, mais qu'elle ignore une organisation suppra-nationale en matière de renseignement et de sécurité, ça me dépasse. 

Il bouge pour qu'une coalition internationale prenne en chasse le terrorisme. le Parlement en discute. C'est bien, on avance. mais, franchement, n'aurait-il pas fallu anticiper, mettre à plat les différences, s'allier autrement que sur le plan commercial, créer des services de liaison entre les différents états ? Maintenant que nous sommes confrontés à une violence qu'on ne connaissait plus depuis 70 ans, est-il encore temps de s'organiser et s'allier ? Oui, certainement. mais avec des difficultés inhérentes aux différences de mentalité et de culture. S'il coure la planète, ce n'est pas pour se faire voir, mais obtenir un consensus qui satisfasse tout le monde. Qu'on ne vienne pas me dire qu'il est mou.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 18:18

Je pourrais discourir pendant des heures, tailler la bavette, hacher par le menu chaque détail, bref, je pourrais, mais...

Aujourd'hui, je râle. Une fois de plus. Je n'ai plus ou quasi plus de lecteurs. Et pourtant, même si je n'écris pas avec régularité, je visite les uns et les autres et laisse mes commentaires (quand je le juge indispensable, ou peut-être utile), je partage mes opinions et prends plaisir à lire mes blogueurs favoris.

Et pourquoi je rouspète ? parce que je ne reçois plus certaines alertes des blogs amis. Apparemment certaines plates-formes n'apprécient pas que des potes de blog se contactent et persistent à laisser un propos ou un autre quand ils n'appartiennent pas à la même espèce. Eh oui, la théorie des genres a encore de beaux jours devant elle. Apparemment, ne pas être membre d'une confrérie, même si l'on y a des potes, semble être synonyme d'éjection assurée de l'intrus. Allons bon, c'est quoi ce racisme nouveau (c'est la période du Beaujolais Nouveau, mais quel rapport ?) qui semble préfigurer un ostracisme outrancier de la part des Maîtres pondeurs de logiciels de plate-forme ? Faut-il montrer patte blanche chaque fois qu'on débarque quelque part ? Doit-on étaler son passeport avant de pénétrer dans le saint des saints d'une autre chapelle ? Doit-on se soumettre à des contrôles drastiques ? En bref, c'est quoi cette guéguerre ? Est-ce un besoin de faire fuir les indésirables ? Est-ce une méthode pour rafler la mise sur le dos des autres ? S'agit-il d'un bug informatique ? Ceci semble être l'hypothèse la plus probable. Mais quelle guigne que de se retrouver aveugle ou muet... ! Messieurs les développeurs, rendez-nous, de grâce, cette liberté de navigation quand on est séduit par tel ou tel écrivain de la toile avec lequel on partage des points de vue ! Revoyez votre copie, ou tout simplement, votre point de vue.

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 12:49
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:27

Nous sommes le 16. Trois jours depuis la boucherie. Je ne sais pas si j'ai peur. L'impression d'être dans l'impuissance la plus grande, le sentiment que ce n'est que le commencement d'une terreur sans nom. Ils sont montés en puissance, sont organisés, se contrefichent des dégâts et même de leur propre vie. Et c'est là où je m'interroge le plus. Si mes souvenirs sont exacts, lorsque Dieu demanda à Abraham de sacrifier son fils, celui-ci prépara l'autel du sacrifice et l'aurait trucidé si Dieu n'avait pas arrêté sa main. Ce n'était qu'une épreuve pour tester sa croyance et sa fidélité. Etrange méthode, mais ce que nous apprend ce passage de l'ancien testament, c'est que la volonté divine n'est pas de tuer ses fidèles. Et là, je regarde avec stupéfaction ces actes de barbarie qui ont endeuillé de nombreuses familles et notre pays tout entier. Ce passage biblique est commun à la Chrétienté et à l'Islam. Il est significatif d'une civilisation de tolérance et de justice. Or, à quoi assistons-nous en ces temps troublés ? A des interprétations fallacieuses d'illuminés qui veulent bouffer du roumi. Au nom de Dieu. Alors que celui-ci est toute mansuétude envers la création. Cette interprétation sanguinaire est, pour tout vrai croyant, une dérive des textes sacrés. Il s'agit donc d'un lavage de cerveau où la foi n'a aucune part, mais où la rancœur, la haine et le mépris de la vie en même temps que de la différence sont les moteurs malsains qui induisent en erreur des cerveaux fragilisés par trop de misère ou d'absence de reconnaissance. Ceux qui pratiquent ces manipulations auprès d'individus fragiles sont des criminels : ils ne sont pas respectueux de la vie.

On pourrait croire que trouver la tête pensante de cette organisation permettrait d'éradiquer cette violence. Hélas, même si cette tête tombait, d'autres prendraient la relève. D'ailleurs, un seul individu ne peut à lui tout seul formater des esprits faibles. Il va sans dire que, derrière ces tueries sauvages, il y a un groupe suffisamment "intelligent" et très bien organisé. Et ce ne sont pas les bombardements qui feront disparaître ces traîtes à la vie. Les enjeux sont politiques  dont le tout premier est de prendre le pouvoir et de s'assurer des rentes confortables (ils vendent notamment du pétrole et des morceaux de ce qu'ils détruisent à Palmyre). Ils visent une domination sur l'ensemble de la planète. Notre dépravation n'est qu'un prétexte pour déchaîner la vilence et le meurtre de masse.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 02:01

L'horreur est là, sous nos yeux. Des fous de la kalachnikov ont sévi à Paris. Le bilan est lourd. De nombreux morts, de nombreux blessés dans un état grave. Le prix à payer, dans l'esprit des terroristes, pour notre participation à la lutte contre un état auto-proclamé. Ce n'est seulement une chair de poule, mais un sentiment horrifié face à un esprit sanguinaire au nom d'un Dieu (le beau prétexte) dont on sait qu'il ne passait pas son temps à guerroyer.

Que dire ? Et que faire ? Se taire ? Se terrer ? L'état d'urgence est déclaré. Les frontières sont fermées. Mesure dérisoire puisque ceux qui sèment la mort sont dans nos murs. Rester les bras ballants ? Agir, mais pour faire quoi ? Prier ? pourquoi pas. Penser à tous ces gens morts pour rien, à cause d'une folie incompréhensible, penser aux familles dans le deuil, aux déchirements des parents, à la haine après le désespoir...

En début d'année, Charlie Hebdo et maintenant sept lieux différents et davantage de cadavres. En très peu de temps. Juste celui de toucher au coeur de Paris. Le sommeil me fuit. A paris, j'ai de la famille, des amis. Je crains le pire.

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