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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 10:52

Ah la loi Travail... ! Elle en fait couler de l'encre. Ils montent tous au créneau, surtout PG. De cette loi, ils ne veulent toujours pas alors qu'elle a été amendée. Leur résistance porte sur trois points : la surtaxation des CDD, le mandatement syndical obligatoire, le compte personnel d'activité. Evidemment, la surtaxation ferait dégringoler les bénéfices. Autant je peux comprendre les petites entreprises qui, en cas de coup de feu, ont besoin d'embaucher des contrats courts, autant je ne saisis pas pourquoi les grandes entreprises refusent d'embaucher sur le long terme (souvenons-nous du million d'emplois promis par PG...) et préfèrent l'embauche de personnels intérimaires.

Ces messieurs représentant les grands, petits et moyens patrons menacent de quitter la table des négociations. Ce qui mettrait fin au processus, puisqu'une négociation signifie qu'on est plusieurs à discuter du bout de gras, chacun  défendant son bifteck.

Mais ces gens-là pensent-ils à ceux qui cherchent du boulot, font tout et n'importe quoi pour vivre, ou plutôt, survivre ? Ceux qu'ils méprisent ne peuvent faire des projets d'avenir car leur statut est trop précaire, ce dont les entrepreneurs se contrefichent. Tout ce qui compte, au fond, c'est le rapport du travail pour le patron. Et non la pérennité de l'emploi. Il oublie que si son affaire marche et obtient des marges intéressantes, c'est parce que les salariés turbinent toute la sainte semaine pour son compte. Déjà que le salaire du simple employé n'a rien de grandiose, alors vouloir le cantonner dans une espèce de sous-classe de travailleurs pour le plus grand bénéfice de l'entreprise est bien dans l'esprit patronal (surtout dans les grandes entreprises). Certes, il faut qu'une entreprise, quelle que soit sa taille, puisse engranger des bénéfices. Pour ce qui est des grandes, elles n'ont pas de souci à se faire. Alors qu'elles se la ferment car, même avec des contraintes, dans la mesure où elles ont déjà obtenu le pacte de responsabilité (40 milliards, ce n'est pas rien), elles devraient être satisfaites.

J'en conclus que les (grandes) entreprises veulent le beurre et l'argent du beurre. Quels goinfres ! J'en déduis qu'ils veulent la mort du syndicalisme, cet empêcheur de tourner en rond qui négocie pied à pied dans le sens du salarié. Et donc contre le patronat. Et donc contre les actionnaires. Oui, comme l'aurait dit mon cher père, tous des pignoufles.

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 13:50

Dans l'absurde, qui fait le mieux ? Je vous conseille de regarder cette vidéo très révélatrice de mentalités perverses (mais cela ne concerne pas JLM). Au fond, cela recoupe mon article précédent. Ah les amalgames... ! Un peu trop facile ! Au point que c'en est ridicule.

https://www.facebook.com/JLMelenchon/videos/vb.11450328749/10153802635263750/?type=2&theater

 

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 10:36

J'ai entrepris un gros pavé : 888 pages, sans compter les notes et autres annexes dont ce bouquin est doté.

Un passage a particulièrement retenu mon attention. Une époque troublée, au moment charnière où la mécanisation de l'agriculture provoque le chômage des journaliers qui refusent le progrès et se révoltent.

Ce passage a mis en évidence la similitude entre cette époque et celle que nous vivons. Une société qui change est effrayante, il faut du temps pour comprendre, assimiler et s'adapter. Ce sont les moins formés, les plus démunis qui en pâtissent.

Ce sont ces moments d'adaptation douloureux (pour ceux qui n'ont pas la chance de se trouver dans le bon créneau socio-professionnel) qui font monter un sentiment national exacerbé, vite récupéré par des personnes elles-mêmes hors jeu. Repli sur soi, incompréhension de l'époque, absence de préhension de l'évolution et refus du changement se mêlent à une peur irraisonnée du lendemain. Quelques esprits malins récupèrent facilement les populations déboussolées. Prononcent des discours contre le pouvoir en place, dénoncent les manquements de l'Etat, font siennes des idées dont ils sont très éloignés, caressant dans le sens du poil les laissés pour compte. Et prêchent la bonne parole via une vision restrictive des événements. Cette récupération existe à chaque moment de période troublée. Elle exerce une espèce de fascination chez ceux qui ont peur de perdre même ce qu'ils ne possèdent pas. Ainsi naît le nationalisme, le resserrement des frontières et pour peu que des étrangers "envahissent" le pays, l'exacerbation du sentiment patriotique grandit, enfle et induit des réactions violentes.

Oui, nous sommes à une époque charnière parce que la mutation technologique provoque un chômage de masse, qu'on ne voit plus qu'à court terme et qu'on manque d'imagination. Pour dépasser ce cap, il faudrait une vision dûment expliquée, savoir parler vrai et non pas jouer sur le doute et la peur du lendemain. Tout se joue entre les tenants du pouvoir et les récupérateurs de la colère. Les uns n'allant pas sans les autres.

L'instabilité actuelle, le doute permanent, l'impression que les équipes dirigeantes ne comprennent rien à rien provoquent des réactions imprévisibles et à la moindre anicroche, le pays s'enfonce dans une déprime généralisée. Avec tout cela inclut de colère et de possibles soulèvements.

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Lectures
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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 17:15

Qui dit corruption, dit colère. Ça barde sec en ce moment puisque, hier, les parlementaires brésiliens ont voté majoritairement pour la destitution de leur présidente. Pour 6 mois. Le sénat devra entériner ce vote le 11 mai.

Le Brésil ? Un pays étrange où la corruption touche toute la classe politique d'opposition. Il va sans dire que ce qui est reproché à la présidente n'est pas un enrichissement personnel, mais une gestion calamiteuse sur le plan économique. Une femme, élue démocratiquement, qui devra se battre fortement car ses adversaires sont tous accusés de corruption, certains étant déjà sur la sellette au plan judiciaire.

Un sacré micmac que cette affaire. Les prétendants à son remplacement sont nombreux et appartiennent, en grande majorité, à la partie adverse renversée avec l’arrivée du parti des travailleurs. Lulla était très populaire. Il a rejoint récemment l'actuelle présidente. Ce qui n'a pas enchanté les opposants. Et sans doute ce vote est-il le reflet de leur vengeance.

Le Brésil risque de souffrir plus que de raison, car divisé, il ne pourra pas se reconstruire sur le plan économique avec, à sa tête, ceux qui ont profité de leur position pour s'empiffrer sur le dos des plus pauvres. De quel côté soufflera le vent ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans International
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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 00:37

C'est vrai qu'au bout de quatre ans et de réformes qui contrarient tout le monde, les sondeurs savent manier le verbe et établir des critères dont ils veulent tirer toute la substance afin d'en déduire les bonnes conclusions, les courbes sont loin d'être ascendantes. Je finis par me demander si les instituts spécialisés ne font pas la pluie et le beau temps en politique. Après tout, la masse est malléable et pour peu qu'elle manifeste un rejet, il suffit d'user de tournures de phrases pour faire dire ce que l'on veut. Vous êtes-vous déjà plié à des tests ? Je l'ai fait et j'en ai conclu qu'à trop se précipiter de répondre, on tombe dans tous les pièges tendus. C'est bien là tout l'art des tests, de quelque sorte qu'ils soient. Et bien évidemment, il en va de même pour les sondages.

Certes, on ne peut nier l'évidence de la déception ni non plus celle du mécontentement grandissant. Mais à l'ère de la communication, les opinions sont instables et sujettes à variation. Les politiques eux-mêmes se mettent en scène via des communiquants professionnels, écoutent ce qu'ils leur susurrent et parce qu'ils sont avides de conseils, ils ne peuvent que se soumettre aux diktats de cette maudite communication qui est tout... sauf de la véritable communication. En fait, il n'y a aucune pédagogie dans le rapport institué par les gouvernants. La masse laborieuse est laissée dans l'ignorance de ce qui se trame en coulisses, subit de plein fouet les décisions prises en petits comités et ne peuvent que courber l'échine face au pouvoir.

Sauf que la masse ne l'entend plus de cette oreille. Le temps n'est plus où la contestation n'était que l'oeuvre de quelques uns. Elle se retrouve en plein air, libre de ses actes car les syndicats n'ont plus de vrai pouvoir. Des mouvements spontanés naissent, des groupes se forment, palabrent, échangent, tentent de trouver des solutions. Ces réunions sur les places laissent les gouvernants dans le plus grand trouble. Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, des coordinations naissaient, généralement menées par de très jeunes gens. Pour les contrer, ceux qui tenaient les rênes du pouvoir refusaient de discuter avec leurs représentants : seuls les syndicats pouvaient être leurs interlocuteurs. Quantité négligeable donc que ces protesataires, parce que bien trop jeunes pour prétendre engager la conversation avec le pouvoir. Aujourd'hui, ils manifestent si bruyamment qu'ils sont reçus et arrachent des avancées insoupçonnées. Est-ce mieux que les contestations d'hier ? Rien ne le dit.

Le pire dans tout cela, ce ne sont pas tellement ces rassemblements, mais plutôt ce qu'il se passe à côté. Certains avancent subprepticement, reprennent les arguments des uns et des autres, surfent sur les vagues de la colère et posent les jalons pour l'accession au pouvoir. Elle est bien loin, dans la pensée de ces politiques, la fraîcheur de ces revendications. Il ne s'agit que de récupération pour se positionner. De plus en plus de gens, fatigués de tout et surtout des politiciens, penchent pour tenter une nouvelle voie. Ils ont déjà oublié comment des Hitler et autres sont parvenus au plus haut sommet de l'état et ont mis à sac l'Europe. Parmi la jeunesse qui gronde, ils ne sont pas encore très nombreux ceux qui se laissent leurrer par les discours fallacieux de ces gens-là). Mais jusqu'à quand ? La révolte est justifiée par une politique qui manque d'explications, d'aucuns en profitent pour venir faire leurs emplettes électorales parmi cette population dégoûtée, désengagée, lasse, sans plus aucune foi ou confiance en leurs élus. Dans un peu plus d'un an, ce sera le baptême du feu pour ces prétendants. Alors, voyons vigilants à ce qu'il n'advienne pas le pire.

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 19:36

L'homme du jour, c'est le tout jeune ministre qui vient de fonder un nouveau parti. Tiens donc ! ? L'idée n'est pas mauvaise, mais qu'est-ce que cela cache ? Son parti ? En marche. Quelle sobriété ! C'est net, fringant, pétaradant. En un mot, jeune. L'idée ?  que ce ne soit pas un parti qui soit de gauche ou de droite, mais un rassemblement de toutes les bonnes volontés de droite et de gauche. Intéressant. Novateur ? Peut-être. Le pays a en effet besoin d'envisager autrement l'avenir. Il a besoin de relever la tête. D'espérer du changement. De sortir du trou dont il ne parvient pas à sortir. Alors, pourquoi pas ?

Cela ressemble à ce qu'on appelle une coalition. Je n'ai rien contre. Depuis le temps que je me dis que tout ce qu'il se passe est idiot, qu'il n'y a que les ego des uns et des autres qui s'entrechoquent lors des élections, qu'il est temps de sortir de ce bipartisme séculaire et qui se déchire depuis trop longtemps, la proposition a de quoi séduire.

Oui, mais... Je ne sais trop que penser de cette situation où un ministre du gouvernement ose se positionner comme un leader avant même que les élections soient en route. Certes, il est jeune, et pour moi, ce n'est pas un handicap. Cependant, j'hésite à adhérer, même si depuis longtemps je préconise une alliance avec les modérés des deux partis qui se disputent la primauté depuis des lustres. Oui, j'hésite, car je ne sais pas ce que cela cache. Ambition personnelle exagérée ? Outrecuidance de quelqu'un qui croit tout savoir ? Et adorerait être calife à la place du calife ? Ou bien un aiguillon piloté en sourdine par quelqu'un d'autre ? 

Il a pour lui de venir de la société civile. Et comme je pense qu'il faudrait que ce ne soient pas toujours les mêmes caciques qui occupent le devant de la scène, sa "civilité" me séduit. Cependant, il sort de l'ENA. Et ça, ça me chagrine. Parce que j'en ai marre des concepts appliqués uniformément grâce à la culture technocratique dispensée par cette école. Qu'il soit passé par le monde de la banque ne me dérange pas vraiment. Il a au moins l'expérience du monde tel que nous le connaissons (à un autre niveau que nous, mais bon...), contrairement à la grande majorité des élus, énarques comme lui pour la plupart et qui n'ont guère cotôyé le monde du travail, celui de la vraie vie.

Alors, que penser de ce monsieur, même pas quadragénaire, inconnu du grand public il y a encore deux ans ? Une étoile montante ? Un mirage ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Actu
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 01:35

Quand en terminera-t-on avec la tricherie à grande échelle ? Nouveau scandale après investigation minutieuse d'un groupement de journalistes internationaux qui sont parvenus, grâce à un tuyau de premier ordre, à décrypter des tonnes de données. Apparemment, alors qu'on nous laissait croire que les paradis fiscaux n'existaient plus, on apprend via les journaux qu'il n'en est rien. Etait-on si naïfs qu'on avait cru sur parole les politiques qui s'étaient lancés à la recherche des tricheurs et les avaient éliminés ? Sans doute un peu.

Et horreur, il n'en rien, mais alors, rien du tout. L'épuration financière était un leurre. Certes, il y avait eu création d'une liste noire et après concertation, des états avaient déclaré la chasse aux fraudeurs. Ils affichaient une assurance martiale à l'encontre de ceux qui volaient l'état. C'était beau, fort, indiscutable.

Mais patatras, ces satanés journalistes ont mis le pied dans l'une des fourmilières ce qui mouille du beau monde, tous secteurs confondus. Décidément, la notoriété n'épargne surtout pas l'avidite, la cupidité, la forfaiture.

Pendant que ces nantis trichent avec Bercy, le même organe épluche les comptes des petits, les impôts augmentent e vont même jusqu'à regarder les maigres économies entassées sous après sou, histoire de voir si le "trésor" peut être taxé au même titre que les salaires ou retraites. A croire qu'il faut tout mettre sous le matelas... Tandis que les autres, aux bons gros portefeuilles, masquent leur patrimoine et, quand ils sont pris la main dans le sac, peuvent négocier des rabais sur l'amende qu'on leur inflige. On nous prend pour des cons.

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans actu finances
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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 01:02

La sphère médiatique s'y entend pour mettre sur le tapis des sujets dits "de société". En ce moment, ce petit monde chahute à propos du port du voile pour les hôtesses qui iraient en Iran. Il y a les pour et les contre. Difficile de trancher. Si je considère cette exigence, dans un premier temps, je pense qu'il est absurde de prétendre imposer le voile à nos hôtesses, où qu'elles se trouvent. Ce n'est pas notre culture, donc... Cependant, il est interdit de se voiler complètement en France. Aïe ! Voilà qui vient contredire ce que je viens d'énoncer. Oui et non. J'ai toujours jugé absurde que la loi se mêle de bouts de chiffon (fut-ce la burqa). Cela me ferait le même effet si l'on interdisait aux femmes le pantalon, les cheveux courts et autres coquetteries féminines. Il n'y a pas  encore si longtemps, les femmes ne votaient pas, n'avaient pas de compte bancaire ou ne pouvaient hériter sans l'assentiment de leur mari. Bref, la femme réduite au statut d'enfant. Notre société s'est transformée au fil du temps, mais ces avancées datent de moins d'un siècle. Pourtant, tout le monde a pris l'habitude de voir les femmes de plus en plus indépendantes et non plus réduites à suivre aveuglément leur mari.  Certaines étapes n'ont pas été évidentes et encore aujourd'hui subsiste un machisme qui aurait dû disparaître totalement.

J'en reviens au voile. Une entreprise peut-elle forcer ses employés à se plier à des coutumes qui nous sont étrangères ? Dans le principe, je dis non. Au nom de la liberté individuelle et de l'égalité (toute relative) des sexes. Il semble que ce serait basé sur le volontariat. Pourquoi pas. Mais si aucune hôtesse ne veut se plier au port du voile dès leur sortie de l'avion, elles seront remplacées, par la force des choses, par des stewards. On peut craindre qu'à trop admettre les exigences des uns et des autres, il faille à plus ou moins long terme céder davantage. Et pourquoi ne pas exiger des pilotes et stewards le port de la djellabah dès qu'ils se trouvent en pays musulman ? Autre question : un état doit-il se plier à l'arrogance d'un autre état au nom de la diplomatie (et surtout du commerce) ? J'en doute. Et c'est là où j'admire Madame Obama qui a accompagné son époux en Arabie Saoudite sans céder au chantage du voile. Il revient aux femmes de s'imposer. Partout. Car il n'y a pas d'indécence à exhiber ses cheveux ou ses chevilles (qui ont attendu, dans notre pays, le début du 20ème siècle pour être visibles).

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Des femmes
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 18:04

Le rideau est tombé : le président renonce à son projet de déchéance de la nationalité. Quatre mois à tergiverser, de renoncement en renoncement pour finalement échouer sur toute la ligne. Je n'étais pas d'accord avec cette mesure inutile (comme si les poseurs de bombes pouviaent être impressionnés d'être les déchus de la France... ! Ca a dû les faire rigoler : ils ne respectent pas ce pays qui les a accueillis ou vus naître).. Il aurait aimé pouvoir convoquer le congrès, assumer jusqu'au bout ce projet lancé après les attentats de novembre 2015. Peine perdue, temps perdu. Est-ce que ce combat pour l'inscription de l'état d'urgence dans la constitution et le vote de la déchéance valait tout ce temps passé en controverses intestines et d'opposition ? Non ! Mais ce n'est que mon point de vue. Je ne suis pas politique, je ne pratique que le bon sens. En sort-il grandi ou amoindri ? Ni l'un, ni l'autre, il assume ainsi qu'il le dit. Bien de ses détracteurs et jusque dans son propre camp se réjouissent de cet abandon. Claironnent que c'était une erreur, bref, ils le critiquent continûment.

Ce qui est certain, c'est que son attitude reste, au moins en apparence, sereine. Question de caractère. Un homme rond dit-on de lui. Ah oui ? ! Il en faut de la volonté et du caractère pour supporter ces affronts quotidiens. Il est tout sauf lisse, seulement il a pour lui une grande résistance dans l'adversité et quand il sait qu'il est vain de persister, il annonce sa décision en faisant face au pays. Oui, il assume.

Il lui reste désormais l'autre grande réforme : la loi El Khomri (création de l'ultra-libéral Macron), déjà détricotée et qui sera sans doute encore plus mise à mal demain. Sauf si les manifs sont de moindre ampleur que les précédentes. De toute façon, il n'y aura pas de passage en force : le pays est mal en point et de toute façon, les français n'aiment pas les réformes.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 12:51

Apparemment, le sieur Abdeslam traînait depuis plusieurs mois dans sa ville. Tranquille comme baptiste et trouvant des aides de la part de ses compagnons. Intéressant ce comportement : en voilà un qui se croyait protégé et qu'il resterait impuni. Il aurait dû quitter le territoire belge. A croire que son cerveau embrumé par des fantasmes guerriers lui laissait croire qu'il était intouchable. Et inexpugnable. Pour l'instant, il est entre les mains de la police belge. Il faudra quelques mois pour qu'il soit rapatrié chez nous. L'inconvénient, c'est qu'il sera incarcéré et qu'il vivra aux frais des contribuables. Et ça va coûter bonbon. Ah, si les Belges pouvaient le retenir... Après tout, il mijotait encore des plans pour trucider d'autres innocents. Rien que ces plans devraient permettre de le fourrer en prison là-bas.

Aux dires de certains (pessimistes ?) experts, ce n'est pas demain qu'on pourra vivre sans souci. Ils déclarent qu'on est partis pour 20 ans de galère.

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J'ai commencé un article au sujet de cet individu, et j'étais loin d'imaginer ce qu'il se passerait à Bruxelles. Une nouvelle fois, l'horreur. Cela me touche de près ne serait-ce parce que certains membres de ma famille proche y résident. Cela me touche tout court car, à nouveau, la force aveugle a frappé. C'est ignoble, odieux, infernal. Comment peut-on rayer de la carte des gens qui mènent une vie tranquille, parce que quelques illuminés au cerveau tronqué par un lessivage en règle se croient tout permis ?  Au nom d'un dieu et peu importe lequel puisque nos ançêtres ont guerroyé en terre sainte (ce qui arrangeait bien le pouvoir de l'époque). Il n'y a rien de pire que les guerres de religion. Et là, avec les moyens modernes, ce n'est plus une guerre, mais une boucherie inqualifiable. La gratuité de ces attentats ? Viser des innocents et en nombre, pour mieux impressionner. Quelle lâcheté ! Ils se prennent pour des héros alors qu'ils ne sont que des zéros. Cela fait mal de constater que des individus ordinaires en arrivent à des extrémités insupportables. Rien ne peut justifier ce qu'il se passe. Et surtout pas la religion quelle qu'elle soit. Un retour effrayant à l'obscurantisme avec les moyens modernes les plus sophistiqués. Ce ne sont plus des combats au corps à corps, mais des tueries aveugles. Oui, quelle absurde lâcheté ! Quelle vilenie innommable !

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Terrorisme
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