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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 14:14
Pendant la première moitié du 19ème siècle, une fille de riches soyeux lyonnais créait une usine à Rustrel. L'un des fondements de son action charitable consistait à mettre des ouvriers dans des conditions plus adaptées à des besoins essentiels. Ainsi institua-t-elle le repos dominical, estimant qu'il fallait rendre le père à sa famille, afin que l'éducation des enfants soit meilleure. Une initiative très novatrice pour son époque. Une parmi d'autres tout aussi généreuses (prêts aux plus démunis à taux zéro, bibliothèque itinérante,...)

Un siècle et demi plus tard, cette visionnaire est contredite par le débat sur le retour au travail dominical alors que le prêt à zéro est repris par quelques hommes doués de l'intelligence du coeur, que l'éducation est au coeur des préoccupations actuelles.  Se retourne-t-elle dans sa tombe ? On souhaiterait presque que son ectoplasme aille chatouiller les orteils de sa majesté et lui fasse passer une mauvaise nuit, histoire de lui remettre les idées en place. Dommage que cet ectoplasme ne soit qu'un fantasme !

Elle qui n'était guère en odeur de sainteté auprès des gens d'église qui la jugeaient fantasque et gênante, elle trouve aujourd'hui un défenseur de sa théorie du repos dominical de la famille en la personne de Monseigneur Vingt-Trois. Apparemment, tous les gens d'église ne sont pas obtus et luttent dans le bon sens. Ce sacré bon sens dont  on aimerait qu'il soit mieux réparti et surtout qu'il s'empare du point central de la réflexion dans le cerveau du monarque élu.
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 09:55
L'entêtement du roi qui déteste plus que tout qu'on lui résiste grandit à mesure que ça gonfle la majorité des individus. Persuadé d'avoir toujours raison, sa majesté, plutôt que de tendre l'oreille aux rumeurs qui enflent, aux protestations de plus en plus nombreuses, fait la sourde oreille. Capricieux comme une mûle, il balaie la contestation d'un revers de main méprisant.
Ce mépris perpétuel atteint même ses propres rangs. Oui, le roi, dans sa superbe, se veut plus royal que jamais, nie que sa majorité puisse penser différemment de lui. Lui seul, selon lui bien sûr, a les idées claires, lui seul a le droit de prendre des initiatives, lui seul, selon ses critères personnels, sait mieux que tout le monde ce qu'il convient de faire. Alors il piétine sans pitié toute opposition, récuse les frondes et réprimande sans vergogne les protestataires.

Oui, il remet sur le tapis le boulot du dimanche. Oui, il en remet une couche. Pour lui, pas question de céder un seul pouce de terrain, car ce serait déroger à sa toute-puissance, à son omnipotence, à son omniscience, à son omniprésence. Bref, le roi est un TOUT incontestable (de son point de vue, bien sûr !). Il est le père du royaume (en oubliant qu'il en est également un pair et qu'il commet beaucoup trop d'impairs). En tant que père, il s'arroge tous les droits, niant la possibilité qu'il peut se tromper, cela va de soi.

Certains évoquent le régime de Vichy... mais n'osent pas encore prononcer, après le mot travail, ceux de famille et de patrie, cette trilogie verbale tristement célèbre en son temps. Jusqu'à quand ?
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 12:06
Parents isolés, prenez garde : on tente de vous démunir de cette demi-part dont vous jouissez dès que le petit dernier aura atteint 26 ans. Cet essai n'est pas encore transformé car désormais, il y a toujours des protestations qui s'élèvent au sein même du parti royal (ce ne sont pas tous des individus obtus, dieu merci). Le réformateur qui a soumis cette modification des impôts sur le revenu n'y va pas avec le dos de la cuiller : que sait-il de ceux qui élèvent seuls leurs enfants ? Quand on est deux à se partager l'éducation et donc les frais, c'est quand même plus facile que lorsqu'on se retrouve tout seul. Le parent isolé galère davantage que deux parents réunis. Ses dépenses sont doubles puisqu'il n'y a qu'un seul salaire. Donc, impossible de se prévoir un matelas pour sa future retraite car les enfants coûtent cher, et encore plus quand ils grandissent. Comment épargner un minimum quand on s'en tire tout juste ?

Cette mesure est injuste et injustifiable. Ne perdons pas de vue que la cassette personnelle de sa majesté se remplit sur le dos de ses sujets (surtout sur les serfs au salaire ras les pâquerettes). Enlever encore quelque chose aux revenus des sujets les plus modestes et de surcroît démunis de l'apport d'un conjoint est démonstratif de l'état d'esprit de ceux dont les poches sont bien pleines. Démonstratif également s'il en était besoin que la pratique la plus courante est bien de pomper le fric là où il se trouve. Et ce microscopique avantage des parents isolés est l'une de ces fameuses niches fiscales si hautement dénoncées par sa majesté elle-même. Eh oui, le souci du grand argentier est bien d'enrichir ceux qui n'ont pas vraiment besoin et donc de plumer ceux qui déjà dépérissent ou s'arrachent la tignasse dès le premier du mois.

Une mesure honteuse dont on ne peut pas dire qu'il s'agit d'une demi-portion pour ceux qu'elle touchera.
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 11:06
Le roi refuse de céder un pouce de terrain : jusqu'auboutiste, sa majesté fustige les membres de sa cour qui ont osé protester contre le travail dominical. Pour lui, son élection tient sur sa promesse de revolariser le travail. Si donc il en est ainsi, il est logique qu'il persiste dans ses positions. D'ailleurs, il ne cache rien de sa double facette puisqu'il affiche qu'il est social mais également libéral. Cela a au moins le mérite d'être franc. Sauf qu'il a tendance à se penser comme le penseur de tous les sujets et qu'il n'a pas l'intelligence d'envisager qu'il peut se tromper comme tout le monde. Il n'est pas infaillible (qui l'est ?) : couronnement ne se traduit pas par omniscience.
Eh oui, le roi  est plus têtu que jamais et il s'enferre dans des dossiers qu'il ferait bien de mettre au rebut. Mais pour lui dont l'ego est plus que surdimensionné, caler face à la grogne jusque dans ses propres rangs, n'est pas à l'ordre du jour. Et ne le sera jamais. Comment sa majesté pourrait-elle condescendre à entendre ce qui se dit tout au bas de l'échelle sociale, même lorsque certains de ses affidés lui soufflent dans les bronches et tentent de lui faire entendre raison ?

Soupir.... c'est bien la seule chose qui ne soit pas encore ni interdite, ni taxée.
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 13:30
Allons bon, la bourse a la fièvre et ses tremblements successifs font que tout fout le camp. L'indice phare du royaume est redescendu sous la barre des 3000 points. Un seuil fatidique, symptôme visible que tout va de mal en pis. Dommage pour ceux qui veulent s'enrichir à peu de frais et sur le dos des autres ! Regrettable pour l'ensemble du royaume qui peine et essuie les plâtres de la récession.

Et ce n'est surtout pas fini. La dégringolade est inévitable, beaucoup vont se retrouver sur la paille et il ne leur restera plus que les yeux pour pleurer des larmes amères constituées de faux espoirs et de splendides désespoirs. Juste revanche pour ceux qui peinent chaque jour et dont le sort peu enviable ne va pas s'améliorer, bien au contraire. C'est toujours le peuple qui règle la note de frais.

Qu'on ne me dise pas que les soubressauts boursiers finiront pas se stabiliser ! Ces hoquets violents font s'effondrer l'économie. Demain, combien de manants seront à hurler aux portes des banques pour seulement acheter un bout de pain rassis ?
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 13:22
Tandis que le roi ne ménage rien et que ses adversaires ne savent surtout pas s'entendre, les manants en prennent plein la gueule. Ils sont de plus en plus nombreux à chômer. Aïe ! Voilà qui ne va pas arranger les choses.

La crise n'est pas la seule responsable de ce désordre. Le roi a initié une réforme colossale : couper court à la scission de deux organes d'indemnisation. Une réforme importante, certes, mais qui, sur fond de crise, est de trop et bien mal venue. Refondre en un seul organisme deux entités différentes représente peut-être un effort nécessaire, mais il aurait mieux valu ne pas précipiter les choses et glisser en douceur, sur le long terme, de deux à un. Mais le roi est pressé, il veut tout en même temps. Pas étonnant que le flot des chômeurs gonfle comme à la suite d'un orage violent.
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 13:09
Pendant que le roi s'apprête à réintégrer ses appartements et signifier au royaume sa volonté inébranlable d'instaurer ses réformes, il est un parti qui ne cesse de se déchirer.

Le parti d'opposition au monarque, après une campagne absurdement belliqueuse entre tenants des différentes motions, forme son nouveau gouvernement. Pas franchement un parti de cohésion puisque l'un de ses membres qui s'est fait remerquer ne fera pas parti du bureau. Il sort même des rangs, s'isole dans sa tour d'ivoire et entreprend déjà de former une coalition correspondant mieux à ses vues personnelles. Ah là là, ces politiques, tout de même ! Ils feraient bien de se regarder dans une glace, de voir leurs rides s'accentuer et de prendre enfin conscience que leur sort est plus enviable que celui de la masse populaire. Après tout, ils roulent pour eux et non au nom du bien-être du peuple. Tout ce qu'ils veulent, c'est s'arroger tous les pouvoirs. Il n'était pas besoin du duel final pour deviner leurs visées.

Pendant que le roi se rit de tout et de tous et qu'il manigance dans le dos des manants la meilleure manière de lever de nouveaux impôts (il faut bien remplir les caisses du royaume) sans que le peuple en puisse mais, ses contradicteurs officiels, ceux qui sont censés lutter contre la dictature s'entre-déchirent à coups de griffes acérées. Le roi a donc beau jeu de profiter de cette discorde.
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 13:03
Le roi, semble-t-il, revient auprès du menu peuple après avoir tenu entre ses royales mains, les rênes d'une Europe en mal d'être. Souffreteuse, celle-ci verra son champion passer le relais à un autre potentat qui ne pourra certainement pas davantage ni mieux enrayer la crise.

Ce retour obligé lui donnera toute licence pour reprendre le collier et refaire main basse sur ses sujets. Pourquoi changerait-il quelque chose à sa ligne de conduite ? Il s'est persuadé tout seul (méthode Coué ?) qu'il avait raison. Donc, partant du principe régalien que le roi a toujours raison, le peuple n'a plus qu'à bien se tenir. Eh oui, le peuple est le souffre-douleur perpétuel des monarques, leur esclave obligé de rester coi et supporter les dimes et brimades. C'est bien connu, le manant ne pense pas, ne réfléchit pas et surtout il n'a aucun pouvoir. Ses protestations sont inutiles car, face à la raison d'état (c'est si facile de l'invoquer !), rien ne tient. Le manant devra donc se résoudre à subir ce qu'il a toujours subi : la loi de la dictature royale.
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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 12:53
Le roi monte au créneau et tacle certains de ses ministres. Dommage pour eux, car cela se traduit clairement par un remaniement inéluctable. Ceux qui vont sauter feront grise mine, mais peut-être que ce gouvernement d'ouverture est-il déjà à bout de souffle. Monter en épingle de nouveaux venus pour déclarer ainsi qu'on a le sens de tout et de tous n'a pas été forcément une bonne affaire. C'est même peut-être la faute qui aurait dû être évitée.

La constestation, malgré la grimpette enregistrée récemment de la cote du roi auprès du petit peuple, augmente. Et quand le roi lui-même commence à tenir compte des vagues de protestation dans le train de ses réformes ou à propos de la nomination de certains de ses chanceliers, on se dit qu'après tout il y a du grain à moudre et qu'il faut poursuivre ces mouvements de grogne. Car la grogne est réelle, le ton monte, les échaufourées ne sont pas très loin entre service d'ordre et manifestants. Le peuple souffre de la récession, craint pour les jours à venir et même quand ils font la fête, les serfs gardent en mémoire que tout n'est pas franchement rose.

Le roi envisage donc autre chose, une nouvelle organisation qui masquera les pourparlers les plus importants. Donner d'une main pour mieux reprendre de l'autre. Maintenir la pression tout en relâchant la corde, ça, ce sont les apparences. En réalité, les serfs vont être de plus en plus bridés (il n'y a qu'à éplucher les réformes en cours), de plus en plus miséreux et ils supporteront les frais du malaise ambiant. Corvéables depuis toujours, pourquoi cela changerait-il ? Ce n'est pas parce que le roi est désormais élu qu'il n'a pas à être contesté ou absout. Il règne, la main gantée de fer, relâche de temps à autre la bride pour mieux resserrer les freins et retendre ainsi la corde de ses prétentions réformatrices.
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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 11:01
Le roi portant plainte à tout propos, un pauvre serf s'est vu infliger une amende de 200 euros pour avoir osé comparer la politique du royaume à celle d'une époque remontant à plus d'un demi-siècle, époque fort peu flatteuse pour l'image renvoyée aux autres et qui n'avait pas empêché le royaume de s'effondrer et de vivre occupé.
Les juges semblent avoir été cléments puisqu'ils ont divisé l'addition par 4. Cependant, c'est une nouvelle atteinte à la liberté d'expression, synonyme cette liberté d'un lâcher de ras-le-bol : si on ne peut plus dire tout haut ce que le plus grand nombre murmure de plus en plus, où va-t-on ?
Si la gauche manque de sérénité, la droite également. Les chicaneaux y sont nombreux et ils ont beau se gausser d leurs adversaires qui ne savent pas s'entendre, leur réputation au fin fond du royaume n'est pas meilleure. Alors, qu'ils cessent donc tous de s'en prendre judiciairement aux quelques courageux qui s'expriment tout en sachant qu'ils risquent des ennuis et de se voir infliger des amendes !
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