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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:31
On y est , cette fois-ci, on y est même bien. Le pirate financier qui a fait se volatiliser quelque 50 milliards de dollars n'a épargné personne. Grâce à l'espace virtuel, les réalités financières ne connaissent plus de limites et franchissent allègrement tous les océans de la planète.

Aucun continent n'est épargné, ça va d'est en ouest, du nord au sud. Peu importe le sens, qu'il soit giratoire ou non, de cette débâcle : le gaspillage des capitaux n'épargne plus personne. Comme si on en avait douté. Il n'y a pas que les Jérôme K pour jouer avec l'argent des autres et encore celui-là a-t-il eu la décence de ne pas courir d'aussi gros risques que cet américain aux tempes élégamment argentées. Trop jeune sans doute pour assumer une escroquerie d'une telle envergure !

A quelle hauteur les états vont-ils assurer à leurs citoyens qu'ils seront remboursés ?

C'est certain,  personne ne s'en sortira indemne. En attendant la fin d'une crise qui s'amplifie de jour en jour, il faudrait peut-être envisager  de revoir certaines copies et non plus seulement menacer de représailles les banquiers qui ne joueraient pas franc jeu. J'évoquais sur ce blog, il y a de cela plusieurs mois (malencontreusement, ce texte a disparu sans que je fasse quoi que ce soit), la création d'un tribunal d'exception pour ces menteurs et voleurs patentés, un peu comme on a créé un tribunal pour criminels contre l'humanité. Car ce sont bien de criminels qu'il s'agit et qui ne méritent aucune pitié. Car qui paiera cher tout ceci ? Les plus démunis comme toujours. Déjà qu'ils peinent à assurer leur quotidien, mais comme il faudra bien trouver des fonds pour remonter l'économie, ils seront, parce que les plus nombreux (c'est connu, les petits lits font les grandes rivières) sollicités au plus profond de leur porte-monnaie, jusque dans la doublure qu'on n'hésitera pas à découdre pour y puiser les derniers centimes. Et comme on ne prête qu'aux riches....

Honte aux états qui ont accepté que les banquiers n'en fassent qu'à leur tête ! Honte aux états qui ont laissé faire et oublié qu'il fallait mettre des garde-fous ! Le royaume de France légifère à n'importe quel propos. Mais là où il y avait un chantier d'importance (qu'on me pende si ce chantier n'était pas le plus important de tous à entreprendre !), il s'est bien gardé d'y mettre le nez. Ce laxisme international est impardonnable.
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:21
Le ministre de l'EN recule, mais ne cane pas. Selon lui, "depuis des semaines, ... les attaques répétées des opposants à tout progrès du système éducatif  propagent les rumeurs les plus infondées notamment sur la nature et les finalités de cette réforme".

Allons bon, encore un qui s'y est collé et qui prend une giffle. L'étude de la réforme envisagée est retardée et réunira  tous les acteurs concernés : lycéens, parents, eneignants, syndicats...  Voilà un peu de lest de lâché. Mais ce n'est pas aussi satisfaisant qu'il y paraît. Remettre à plus tard ne signifie pas renoncer à la réforme. Avec cette manie de caler face à la grogne, d'endormir les trublions (et dieu sait si les petits jeunes savent démontrer qu'ils ne sont pas d'accord), la réforme qui devrait se faire "de manière concertée" court le risque d'être mise en orbite dans le dos de tout le monde, c'est-à-dire, comme tous les sujets épineux, votée pendant les vacances estivales. Ben oui, on endort si facilement la population... !

Y' a pas à dire, ces ministres connaissent tous les mêmes affres de la contestation et évoluent sur des charbons  perpétuellement ardents. Le slogan : touche pas à ma scol" est bien souvent dans l'air et surtout dans les rues.

Réformes, réformes, combien de crimes ne commet-on pas en votre nom !

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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 11:47
Décidément, la morale n'est pas l'apanage des banquiers. Voilà que le responsable du Nasdaq a floué ses clients. Ce monsieur bien sous tous rapports, reconnu comme un étant un génie de la finance pour ne pas dire le meilleur, a joué avec l'argent des autres et l'a perdu. Il y en aurait pour 50 milliards de dollars.

Sacrée nouvelle, tout de même ! Qui n'étonne personne car c'est la suite logique de la crise financière. Petit problème à ne pas sous-estimer : ce monsieur bien sous tous rapports ne s'est pas contenté d'investisseurs américains. Sa réputation a traversé l'Atlantique et même le Pacifique. Par contrcoup, des banques européennes et asiatiques se retrouvent un peu plus dans la mélasse pour ne pas dire un merdier ingérable.

La crise n'en est donc qu'à ses tout premiers balbutiements....
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 11:31
Je vous présente Tante Marthe, Oncle Marcel, le cousin Albert, la grand-mère Antonine, le grand-père Alfred...

Marcelline a ouvert l'armoire de l'arrière grand-mère Alphonsine et égrène le nom de ceux qui trônent sur les étagères, dans des urnes toutes semblables. Elle a investi dans son cimetière personnel, préférant conserver chez elle ceux qui ont croisé sa vie et lui ont donné tant et tant. Pourquoi s'en serait-elle séparée ? Pourquoi les aurait-elle enfouis sous terre et recouverts d'une pierre ? Ils sont là, près d'elle, fidèles et attentifs. Tous ses souvenirs chers à son coeur sont sagement alignés sur ces étagères qui rassemblent plusieurs générations. C'est un réconfort pour elle d'ouvrir l'armoire, de faire la poussière sur le bois ciré, sur les urnes, de converser avec ses morts. Pour elle, ils sont si présents qu'on les croirait vivants.

Une fois qu'elle a accompli le rite du dépoussiérage ou des présentations, elle referme délicatement l'armoire et remet la clé à son cou. Le pièce replonge dans le silence respectueux de ces êtres chéris et trop vite disparus.

Marcelline a du souci à se faire : le roi et sa cour ont légiféré, les cendres des disparus ne sont plus de droit privé, mais de droit public. Leur place n'est plus dans l'armoire de l'arrière grand-mère, mais au cimetière, au colombarium, dans un caveau, ou dispersées dans un jardin du souvenir. En outre, il faudra déclarer ces cendres au lieu de naissance du défunt. Marcelline ne pourra plus trouver du réconfort à la vue de ses urnes qu'elle entretient depuis tant d'années. Marcelline est désormais dans l'illégalité et ne pourra transmettre ses trésors à ses descendants.

Que ce lui soit un crève-coeur, peu importe : la loi, c'est la loi.
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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 11:04
Je ris : les ministres de l'EN, les uns après les autres, tentent de réformer l'enseignement. L'actuel agit de même. Mais quoi ? Avant de prétendre refondre l'enseignement du collège et du lycée, il faudrait peut-être envisager de revoir  intégralement la copie du primaire. Combien d'élèves sortent du CM2 en ayant assimilé les grandes lignes de leur langue maternelle ? Combien d'entre eux possèdent parfaitement le B A ba arithmétique ? Combien d'entre eux maîtrisent les poids et mesures, la règle de trois, la preuve par 9,... ?

Tout calcul fait, tant qu'on refusera d'admettre que ces réformes successives n'ont pas permis d'élever le niveau des élèves avant la classe de sixième, il est vain de se faire croire que les enfants de demain seront tous brillants et s'engageront dans un cursus universitaire.

Le constat le plus déplorable est celui qu'on fait sur le plan du français. Un exemple démontre par l'absurde que les directives ministérielles décapitent l'enseignement dans ses fondements mêmes : l'orthographe n'est prise en compte que lors des dictées et rédactions. Point de corrections en maths, histoire ou géographie. Pour la syntaxe, plus d'analyse logique ou grammaticale ou si peu que c'en est plus qu'insignifiant. Et c'est avec ce déficit en orthographe et grammaire qu'on prétend enseigner au moins une langue étrangère dès la maternelle.

Autant signer dès aujourd'hui l'acte de décès de la langue française car à cet enseignement ridicule et tronqué dans le plus fondamental de l'apprentissage d'une langue, fut-elle maternelle, s'ajoute insidieusement, jusque dans les catalogues pour tout-petits, des mots d'anglais, histoire de les formater au plus tôt à nier l'existence de ce qui leur appartient en propre et qui fait qu'un peuple se reconnaît et se comprend. La langue, véhicule de la pensée et de la communication, n'est plus qu'un spectre famélique qui se dissout de plus en plus rapidement pour se fondre dans un décor surréaliste et laisser place à l'anglophonie accommodée de quelques vestiges de langue moribonde pour ne pas dire carrément morte.

Merci donc aux ministres successifs qui ont tout fait pour démantibuler le ciment national, notre langue bien française qui nous interconnecte aux quatre points cardinaux de l'hexagone.

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 13:46
J'adore éplucher les infos distribuées généreusement par les médias. J'y découvre toujours des sujets intéressants. Certes, je n'apprécie pas la Presse à cause de certains de ses procédés, cependant certaines lectures d'articles me permettent de comprendre ce monde dans lequel je vis et où je subis tout sans y pouvoir grand chose.

Apparemment le roi, si j'ai tout bien compris de l'article en question, aurait appliqué le type parfait du "copier/coller" d'un livre blanc d'une chaîne de télé française. Voilà une explication passionnante de la suppression de la pub du paysage de l'audiovisuel public. Je me disais aussi que notre roi avait bien beaucoup d'idées juteuses, à croire que son imagination était sans limite. Ouf, il n'en est rien ! Cette information le remet un peu à sa place, ce qui au fond, me ravit, car à force de nous le présenter comme le symbole de l'intelligence et de la course aux réformes, j'aurais fini par croire qu'il avait toutes les qualités. Le réduire juste un tout petit peu, c'est plutôt bien. J'attends donc d'autres informations de ce type pour saisir la quintessence de sa personnalité et le regarder différemment.
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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 13:18
La gent journalistique adore la pratique des sous-entendus. Voilà qu'un de ses membres trace une phrase sibylline qui permet de supposer qu'une certaine personne pourrait, une fois éjectée de sa chancellerie, faire pression sur le roi. Admirable, non ?
Cette accusation à peine voilée est, bien entendu, controversée par l'intéressée.

Qui ignore que la politique n'a jamais été très propre et que, évoluer dans les hautes sphères, permet de rassembler des éléments sujets à caution ? Et donc immanquablement nuisibles ?

Les affaires qui s'enchaînent, en provenance de tous bords, déclenchent apparemment l'intérêt le plus vil. Les journaleux n'hésitent jamais à mettre sur la place publique tout ce qui leur semble juteux en matière d'audience. Car il faut bien faire du chiffre pour survivre. Alors les titres à scandale ne sont pas l'apanage des seules revues peoples, friandes de potins plus ou moins avérés.

Je plains ceux qui jouissent, par leur position, d'une notoriété quelle qu'en soit l'importance. Les indiscrétions les plus malsaines sont étalées à la une des journaux et si certains d'entre eux  dévoilent de vraies affaires, d'autres n'éprouvent aucun scrupule à créer de toutes pièces des médisancesdes invérifiables.

Un monde sans pitié, sans scrupule, qui lamine dès qu'il soupçonne comme une odeur de soufre. Beurk ! Oui, c'est écoeurant à en vomir plus que ses tripes.
Quand bien même il y aurait une once de vérité dans cette affaire, comme dans toutes les autres jetées en pâture aux serfs du royaume, rien ne justifie de tels procédés. Un peu de morale ne ferait pas de mal. En outre, sans minimiser quoi que ce soit, l'impact sur la réputation de tel ou tel peut induire des effets plus dévastateurs qu'on ne l'imagine. C'est cette pratique éhontée qui détruit non seulement une réputation mais aussi l'individu confronté à la vindicte populaire.
Cessons donc de nous pourlécher les babines avec ces scandales du microcosme politique, ce ne sont pas eux qui redresseront le pays et feront que les lendemains chanteront.
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 14:14
Pendant la première moitié du 19ème siècle, une fille de riches soyeux lyonnais créait une usine à Rustrel. L'un des fondements de son action charitable consistait à mettre des ouvriers dans des conditions plus adaptées à des besoins essentiels. Ainsi institua-t-elle le repos dominical, estimant qu'il fallait rendre le père à sa famille, afin que l'éducation des enfants soit meilleure. Une initiative très novatrice pour son époque. Une parmi d'autres tout aussi généreuses (prêts aux plus démunis à taux zéro, bibliothèque itinérante,...)

Un siècle et demi plus tard, cette visionnaire est contredite par le débat sur le retour au travail dominical alors que le prêt à zéro est repris par quelques hommes doués de l'intelligence du coeur, que l'éducation est au coeur des préoccupations actuelles.  Se retourne-t-elle dans sa tombe ? On souhaiterait presque que son ectoplasme aille chatouiller les orteils de sa majesté et lui fasse passer une mauvaise nuit, histoire de lui remettre les idées en place. Dommage que cet ectoplasme ne soit qu'un fantasme !

Elle qui n'était guère en odeur de sainteté auprès des gens d'église qui la jugeaient fantasque et gênante, elle trouve aujourd'hui un défenseur de sa théorie du repos dominical de la famille en la personne de Monseigneur Vingt-Trois. Apparemment, tous les gens d'église ne sont pas obtus et luttent dans le bon sens. Ce sacré bon sens dont  on aimerait qu'il soit mieux réparti et surtout qu'il s'empare du point central de la réflexion dans le cerveau du monarque élu.
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 09:55
L'entêtement du roi qui déteste plus que tout qu'on lui résiste grandit à mesure que ça gonfle la majorité des individus. Persuadé d'avoir toujours raison, sa majesté, plutôt que de tendre l'oreille aux rumeurs qui enflent, aux protestations de plus en plus nombreuses, fait la sourde oreille. Capricieux comme une mûle, il balaie la contestation d'un revers de main méprisant.
Ce mépris perpétuel atteint même ses propres rangs. Oui, le roi, dans sa superbe, se veut plus royal que jamais, nie que sa majorité puisse penser différemment de lui. Lui seul, selon lui bien sûr, a les idées claires, lui seul a le droit de prendre des initiatives, lui seul, selon ses critères personnels, sait mieux que tout le monde ce qu'il convient de faire. Alors il piétine sans pitié toute opposition, récuse les frondes et réprimande sans vergogne les protestataires.

Oui, il remet sur le tapis le boulot du dimanche. Oui, il en remet une couche. Pour lui, pas question de céder un seul pouce de terrain, car ce serait déroger à sa toute-puissance, à son omnipotence, à son omniscience, à son omniprésence. Bref, le roi est un TOUT incontestable (de son point de vue, bien sûr !). Il est le père du royaume (en oubliant qu'il en est également un pair et qu'il commet beaucoup trop d'impairs). En tant que père, il s'arroge tous les droits, niant la possibilité qu'il peut se tromper, cela va de soi.

Certains évoquent le régime de Vichy... mais n'osent pas encore prononcer, après le mot travail, ceux de famille et de patrie, cette trilogie verbale tristement célèbre en son temps. Jusqu'à quand ?
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 12:06
Parents isolés, prenez garde : on tente de vous démunir de cette demi-part dont vous jouissez dès que le petit dernier aura atteint 26 ans. Cet essai n'est pas encore transformé car désormais, il y a toujours des protestations qui s'élèvent au sein même du parti royal (ce ne sont pas tous des individus obtus, dieu merci). Le réformateur qui a soumis cette modification des impôts sur le revenu n'y va pas avec le dos de la cuiller : que sait-il de ceux qui élèvent seuls leurs enfants ? Quand on est deux à se partager l'éducation et donc les frais, c'est quand même plus facile que lorsqu'on se retrouve tout seul. Le parent isolé galère davantage que deux parents réunis. Ses dépenses sont doubles puisqu'il n'y a qu'un seul salaire. Donc, impossible de se prévoir un matelas pour sa future retraite car les enfants coûtent cher, et encore plus quand ils grandissent. Comment épargner un minimum quand on s'en tire tout juste ?

Cette mesure est injuste et injustifiable. Ne perdons pas de vue que la cassette personnelle de sa majesté se remplit sur le dos de ses sujets (surtout sur les serfs au salaire ras les pâquerettes). Enlever encore quelque chose aux revenus des sujets les plus modestes et de surcroît démunis de l'apport d'un conjoint est démonstratif de l'état d'esprit de ceux dont les poches sont bien pleines. Démonstratif également s'il en était besoin que la pratique la plus courante est bien de pomper le fric là où il se trouve. Et ce microscopique avantage des parents isolés est l'une de ces fameuses niches fiscales si hautement dénoncées par sa majesté elle-même. Eh oui, le souci du grand argentier est bien d'enrichir ceux qui n'ont pas vraiment besoin et donc de plumer ceux qui déjà dépérissent ou s'arrachent la tignasse dès le premier du mois.

Une mesure honteuse dont on ne peut pas dire qu'il s'agit d'une demi-portion pour ceux qu'elle touchera.
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