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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 08:45
Enfin, le monde médical entame une contestation par le haut du panier. Les toubibs montent au créneau. Il serait temps qu'ils se bougent les fesses car ce n'est pas en acceptant la bouche ouverte les réformes envisagées par le roi, en laissant les agents de la Fonction Hospitalière protester seuls face aux prétentions managériales et aux réductions des effectifs que ce gouvernement reculera.
Plus têtu bourrique que le roi, on ne connaît pas. Le livre noir au sujet duquel j'ai fait récemment un article tombe plutôt à pic. Quoi d'étonnant à cela ? C'est devenu monnaie courante que d'éreinter (voire assassiner par des attaques frontales) tout ce qui touche à la fonction publique, au nom sacro-saint de la productivité. Et comme les économies programmées portent essentiellement sur la réduction des personnels, le chômage a de beaux jours devant lui.
C'est tout de même incroyable cette manie de vouloir tout "gérer" de la même manière : ce qui coûte cher, ce sont les employés. Ben voyons ! Un peu trop facile, un peu trop réducteur. Ce n'est pas parce que les technologies ont évolué qu'il ne faut pas derrière les outils des individus. En effet, ces grosses bêbettes nées de l'informatique ne fonctionnent pas toutes seules. De plus, si on ôte l'aspect humain de la médecine, s'il n'y a plus d'infirmières, comment les patients seront-ils soignés ?
Ah, j'oubliais... il restera les cliniques privées. Mais bon sang, c'est bien sûr... Suis-je nouille ! Exit l'hôpital public, vive les cliniques bon chic, bon genre ! Vive la santé publique réservée à une certaine élite très argentée !
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 08:24
Ce soir entre 20h30 et 21h30, si l'on est sensible au réchauffement climatique, il faudra se passer de la fée Electricité. Une heure dans le noir le plus total (ce n'est que le début du printemps, l'heure d'été c'est seulement pour demain). Une idée lumineuse ? On ne le saura que lorsqu'on aura comptabilisé le nombre des participants. Le but est de sensibiliser les populations de la planète et de peser sur les prochains accords à propos du climat. Les initiateurs  de ce "concept" escomptent un milliard de fidèles conscients qu'il faut bouger et peser sur les décisions politiques à venir. Vu le nombre de milliards répartis sur toute la planète, gageons que ce seul petit milliard sera atteint.
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Published by Fred de Roux - dans International
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 08:02
 ... par le truchement de l'évêque d'Orléans.
Pas de doute, les cathos convaincus doivent avoir la chair de poule après les dérapages successifs des cadres de son église. Combien d'entre eux pensent comme le pape ou cet évêque ? Impossible à savoir, mais c'est certain maintenant, nombre d'entre eux ne partagent pas les points de vue de leur chef spirituel. A preuve, une catho l'a dit clairement hier au soir (le hasard fait bien les choses, je zappe continûment et tombe involontairement sur l'info que je ne cherche pas mais qui me réjouit). Donc, hier au soir, une secrétaire d'état a fustigé le pape pour ses dernières sentences anti-modernisme. Elle a dénoncé ses écarts verbaux, se déclarant carrément outrée qu'on puisse prétendre excommunier, déclarer que le préservatif est nuisible, etc.
Enfin ! Ca fait du bien de voir contestée l'infaillibilité papale (comme si cette fonction faisait l'intelligence, la puissance et l'omniscience). Heureusement toute la catholicité ne suit pas au pied de la lettre les commandements émanant du saint-siège qui s'érige en censeur de la modernité et refuse d'admettre les avancées sanitaires (la capotte est pourtant bien ancienne). Apparemment ce pape-là cède aux pressions de l'intégrisme pur et dur. Valeur refuge pour lui ? Peu importe ! Ce qui est avéré, c'est qu'il en train de monter contre lui et ses dogmes rétrogrades une frange importante de ses ouialles qui se démarquent de plus en plus de sa politique forgée de poncifs éculés.
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Published by Fred de Roux - dans Papauté
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 00:51
Voilà ce qu'il ressort de l'émission au cours de laquelle, le conformisme du patron du FMI m'a fait frémir. Les intérêts de tous ces gens-là est bien de remettre la machine en route et non de revisiter le mode de fonctionnement d'une société malade. Un système moribond, quasi éteint grâce à la folie de quelques uns. Les aventuriers des temps passés sont bel et bien défunts : ils les enterrent une seconde fois sans aucun scrupule. Pourquoi en éprouveraient-ils puisqu'ils sont tous partie prenante et ne songent qu'à leurs intérêts propres.

Dans la seconde partie de l'émission, une fois la prestation de DSK terminée, le plateau s'est trouvé garni comme un buffet au palais royal : le ministre des finances comme plat de résistance, un opposant au régime comme entremets, une actionnaire invétérée comme fromage et un extra-terrestre en dessert. Je dis bien un être venu d'ailleurs, un ancien trader ayant viré sa cutie vers la trentaine et qui traîne ses guêtres dans une HLM marseillaise. Il était là comme un cheveu sur la soupe. D'ailleurs, la grande Arlette l'a interpellé sans établir de lien avec sa précédente interlocutrice. J'ai eu la fâcheuse impression qu'on lui avait imposé cet être étrange et qu'elle n'agissait que par obligation. D'où sans doute la façon cavalière dont elle l'a fait intervenir. Ce quadragénaire était là pour la morale. Bien fâcheux, car la seule leçon à tirer de sa présence était qu'elle ne correspondait pas ni à l'esprit de l'émission, ni au plateau avantageux qu'étaient les autres invités. Quand il s'agit de faire de l'audience...

Et pourtant cet homme-là avait beaucoup à dire et il aurait mérité d'être entendu. Sa connaissance du monde de la finance, sa "conversion" et son abandon des richesses pour se préoccuper des autres méritaient un tout autre traitement. Mais quoi ? La grande Arlette n'allait tout de même pas s'empêtrer dans les bons sentiments et oser sortir de son cadre habituel des débats qu'elle mène rondement. Elle avait eu ce qu'elle voulait : le patron du FMI qui, lui, ne songe qu'à sauver le capitalisme (tout en parlant sans cesse de solidarité, bien entendu).
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Published by Fred de Roux - dans critique
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 15:50
Je ne comprenais pas une réflexion récente d'une connaissance à propos de la fonction hospitalière. Ce matin, je découvre qu'il existe un Livre noir sur ce sujet sensible. Titre exact : Le livre noir des hôpitaux. Comme titre, pas de doute, c'est fait pour attirer l'oeil du chaland. M'est avis que ça va faire du bruit : si ça ne penche pas dans le sens de ce que veut le roi, je ne m'appelle plus moi. Je vous cite ce que je lis en exergue de ce fameux livre (et ce n'est qu'une pub...) :

La visite des hôpitaux tient parfois du musée des horreurs. On y côtoie des médecins mercenaires, des chirurgiens alcooliques, dépressifs ou drogués, des infirmières démoralisées…
Un livre dévoile les vraies coulisses de l’hôpital et déclenche le scandale.

Et aussi :
 Les chiffres clés de l’hôpital
 Le drame des petits hôpitaux
 Ces grands malades qui nous soignent.


Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais là franchement, cela ressemble étrangement à une campagne de désinformation. Apparemment pour mieux faire passer auprès du grand public la réforme hospitalière si décriée par les personnels de la profession. Ça me donne envie de vomir tellement le procédé est répugnant. Après les récents dysfonctionnements relayés par une presse avide de sensationnel, une telle parution empeste le soufre. Mais jusqu'où oseront-ils aller ? Que n'oseront-ils pas pour parvenir à leurs fins  et démantibuler le système de santé ?
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Published by Fred de Roux - dans critique
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 14:28
Ca s'entasse de jour en jour : les banques épaulées par l'attribution de fonds d'état osent distribuer des stocks-options, des retraites chapeaux, et autres bonifications royales à ces dirigeants qui ont flanqué par terre tout le système. Les coups de gueule répétés assortis de menaces de la part du roi ne semblent pas avoir encore porté de fruits. Pourtant, il se dit en coulisse que la semaine prochaine un décret devrait émerger du chapeau magique puisque tous ces beaux messieurs ont l'impudeur de s'octroyer de coquettes sommes alors que les simples employés de banque sont payés aux résultats en plus du fixe (pas étonnant qu'ils  tentent systématiquement de nous fourguer toute une gamme de leurs produits...). Ah, il ne fait pas vraiment bon du côté de ces affairistes et si les coups de semonce récurrents débouchent véritablement sur un décret (au fait, pourquoi pas une loi ? Serait-on frileux du côté du palais ?), ils vont pouvoir serrer quelque peu les fesses et ranger au placard certains portefeuilles pleins à craquer.
Oui, c'est bien, mais ça va durer combien de temps cette bonne volonté accrocheuse qui n'est mise en place que pour raccrocher les wagons de la popularité ?
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 13:01

PV

Il est de bon ton de faire des articles aguicheurs pour attirer le lecteur. Et là, Autoplus vient de faire tomber un tabou : les PV sont soumis à quotas. Tiens donc ! Automobilistes, attention, vous serez de plus en plus verbalisés surtout quand vous n'aurez rien fait. Que voulez-vous, il faut bien que les caisses se remplissent. Alors tous les abus sont permis.
Petit souvenir personnel du temps où voiture faisait encore partie de mes possessions. Une contredanse de 500 francs pour avoir garé la bagnole sur un couloir de bus (en réalité, elle été stationnée en face dudit couloir). 500 francs pour n'avoir pas réglé l'amende tout de suite. Donc, incursion au tribunal de police du coin. Pour m'entendre dire que j'étais redevable, comme mauvais payeur, de la somme inscrite sur le rappel d'une infraction méritant punition. Une note un peu trop salée pour mon goût surtout que je savais pertinemment qu'il n'y avait aucune infraction. De retour à l'air libre, j'ai abordé un "verbaliseur" qui m'a carrément avoué que "certains faisaient du zèle" : ils n'avaient pas atteint le quota fixé et se rattrapaient sur le dos de conducteurs innocents.
Entre nous, qui aurait eu la sottise d'abandonner sa tire sur un couloir de bus ?

Bon, cela s'appelle une exaction légalisée. Et on peut toujours tenter de faire appel, en tant que "contrevenant"  déclaré par le préposé à la distribution de prunes, on est forcément coupable. Car, c'est bien là où le bât blesse : la présomption d'innocence n'existe pas lorsque la force publique agrémente notre pare-brise d'un PV.
Vous n'en avez pas marre d'être toujours dans le colimateur des contractuels ? Faites comme moi : supprimez la voiture, ils cesseront de vous considérer comme des cochons payeurs.
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Published by Fred de Roux - dans fourre-tout
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:12
... et qu'on sent bien que la rue risque de renverser les valeurs établies, il est de bon ton d'alerter les petits copains. Et de leur faire la morale, bien sûr. Donc sous couvert de compréhension des événements et lde a justesse des mouvements de foule en période de crise, les moralisateurs de la droite se jettent dans l'apostrophe verbale : ils savent fort bien manier le langage, et donc tricher. Quoi, vous en doutez ? Vous devriez réapprendre à lire car c'est toujours ce qui n'est pas dit ouvertement qui émerge en filigrane derrière ce qui est affiché. Eh oui, il faut savoir lire entre les lignes pour capter le sens réel des écrits. J'adore me livrer à l'exercice de décryptage des non dits. Ils sont tellement plus révélateurs de la pensée réelle !
Lorsqu'une lettre ouverte (en fait, une apostrophe) paraît dans un journal bien coté, écrite par la main d'un expert et que cette lettre en appelle au bon sens de la classe possédante, la piqûre de rappel (oui, on cite 1789) n'est inspirée que par les répercussions inévitables des errements des uns et des autres, consécutifs à la crise. Ce n'est que la peur de la guillotine qui vient interférer dans les propos de notre économiste. Amusant, non ? Oh certes, ce mot-là n'est pas inscrit en clair, mais se cache bien derrière ce courrier en forme d'avertissement.
Quand il évoque la rancoeur des aigris, c'est de la diffamation gratuite car cette rancoeur inclut tout sauf les plus riches (autrement dit plus de 90% de la population). Il ne pouvait pas mieux se dénoncer lui-même : il appartient bien à cette caste qui gravite autour du pouvoir et s'en sert pour son propre usage. C'est si facile, sous couvert d'analyse, de dénoncer l'autre... (D'ailleurs, ce n'est pas de la rancoeur qui s'exprime, mais de la colère, ce qui n'a rien à voir).
Toujours selon lui, le sentiment que la crise est (donc les riches) responsable de la colère populaire serait erroné. Si ce n'est pas se moquer du tout venant... ? Bien sûr que cette crise qui n'épargne surtout pas les plus pauvres, les plus faibles, les plus démunis, les plus misérables est le produit de l'esprit de lucre de quelques uns. Bien sûr que les fautifs sont ceux qu'il défend, c'est cette famille à laquelle il appartient et qu'il n'aimerait pas voir dissoute.
En résumant le sentiment créé par cette lecture hautement intéressante, il est facile de deviner que, malgré lui, notre analyste sent confusément que le danger est un dérapage généralisé. En revanche, ce qu'il oublie, c'est de s'inclure dans le clan des responsables qu'il n'a eu de cesse de cautionner depuis des lustres par ses fines analyses allant toutes dans le même sens, celui de ses partenaires privilégiés. C'est donc bien facile de se poser en censeur et en moralisateur. C'est déjà un exercice bien plus périlleux de se remettre soi-même en cause : nul n'est tout à fait irréprochable.
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Published by Fred de Roux - dans Langage
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 09:50
Comme c'est bon d'encaisser de gros chèques ! Je ne peux m'en passer. C'est d'ailleurs pourquoi je passe d'un poste de dirigeant à un autre, car je sais négocier mes contrats. Je suis très exigeant en matière d'oseille, car j'ai un train de vie à assumer : mes enfants fréquentent les meilleures écoles (que je subventionne généreusement), ma femme passe son temps entre le coiffeur, l'esthéticienne, les grands couturiers (sa garde-robe en ferait pâlir plus d'une). Je reçois toute l'élite parisienne et donne des réceptions somptueuses... J'emploie du personnel, évidemment, ai partie liée avec un grand traiteur (bien content de la publicité que je lui fais), sais régaler mes hôtes avec des soirées musicales. Vous devinez donc que tout cela a un coût non négligeable. Mes domestiques sont payés avec un lance-pierre (ils sont nourris, blanchis, logés, tous avantages en nature déductibles de leur feuille de salaire, cela coule de source).
Je possède un appartement de plus de 400 m2 près de la Tour Eiffel, un chalet à Megève, une petite résidence secondaire dans le Perche (une vieille bicoque retapée par les artisans du cru pour une bouchée de pain à peine plus grosse que le prix d'achat) et là je viens d'acquérir une propriété d'une surface inimaginale, pourvue de terres agricoles (j'emploie donc des métayers), de fôrets et d'étangs (avec gardes-chasse, bien sûr), bref quelque chose d'important qu'il faut bien gérer et surtout rénover. Et ça me coûte les yeux de la tête. Je tiens à payer le juste prix alors j'ai fait des pieds et des mains pour minorer la facture du décorateur, de l'antiquaire, des artisans couvreurs, zingueurs, menuisiers, ébénistes,... bref, j'ai si bien fait que toutes les corporations y sont passées et me mangent dans la main. Oui, je suis un entrepreneur entreprenant et je dirige tout d'une main de fer. Je fais sauter plus de la moitié de la TVA (bien trop cher pour moi), j'emploie même au noir (les charges salariales ça alourdit bien trop la facture). Bref, je le reconnais, j'use de toutes les ficelles qui me permettent de préserver, voire augmenter mon patrimoine. Pourquoi croyez-vous que j'ai acheté ce domaine, sinon parce que fiscalement, c'est intéressant ?
Je suis de très près les évolutions fiscales, inutile de le préciser : moins je paie d'impôts, mieux je me porte. Depuis quelques temps, on entend un peu trop parler des paradis fiscaux, il y a même des pays qui vont transmettre leurs fichiers (c'est bien ennuyeux tout ça). Si jamais, à cause de la crise (dont, pour l'instant, je ne subis pas les effets), les états mettent à exécution leurs menaces de régulation et de moralisation des marchés, je crains de voir mon capital fondre comme neige au soleil. Les effets en seront plus désastreux que ceux de l'affaire Madoff. Mais je n'ai pas vraiment de souci à me faire : ils n'oseront pas remettre le système en question, trop d'intérêts sont en jeu et on sait bien qu'en matière de finances, la régulation est néfaste. Ma fortune a donc encore de beaux jours devant elle.
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Published by Fred de Roux - dans humour ou non
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 08:39
Si l'on écoute les uns et les autres, il y aurait de l'indécence à partir, flanqué de sommes colossales. Tout ça, au nom des contrats signés. C'est sans aucun doute un peu trop facile de mettre en avant lesdits contrats, alors que la population prend en pleine figure la crise et ses répercussions.
Indécence donc ? Oui. C'est même sacrément culotté de faire fi d'une conjoncture défavorable et encaisser sans complexe des millions pendant que la grande majorité calcule sou après sou pour tenir jusqu'à la fin du mois. Si ce n'est pas la marque du mépris où sont tenus les salariés...

Quand on pousse trop loin le bouchon, il ne faut pas s'étonner que ça saute. L'exaspération grandit, enfle et explosera bien plus vite que ne le pensent les dirigeants et du royaume et des grandes entreprises.
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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