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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 11:12
... et qu'on sent bien que la rue risque de renverser les valeurs établies, il est de bon ton d'alerter les petits copains. Et de leur faire la morale, bien sûr. Donc sous couvert de compréhension des événements et lde a justesse des mouvements de foule en période de crise, les moralisateurs de la droite se jettent dans l'apostrophe verbale : ils savent fort bien manier le langage, et donc tricher. Quoi, vous en doutez ? Vous devriez réapprendre à lire car c'est toujours ce qui n'est pas dit ouvertement qui émerge en filigrane derrière ce qui est affiché. Eh oui, il faut savoir lire entre les lignes pour capter le sens réel des écrits. J'adore me livrer à l'exercice de décryptage des non dits. Ils sont tellement plus révélateurs de la pensée réelle !
Lorsqu'une lettre ouverte (en fait, une apostrophe) paraît dans un journal bien coté, écrite par la main d'un expert et que cette lettre en appelle au bon sens de la classe possédante, la piqûre de rappel (oui, on cite 1789) n'est inspirée que par les répercussions inévitables des errements des uns et des autres, consécutifs à la crise. Ce n'est que la peur de la guillotine qui vient interférer dans les propos de notre économiste. Amusant, non ? Oh certes, ce mot-là n'est pas inscrit en clair, mais se cache bien derrière ce courrier en forme d'avertissement.
Quand il évoque la rancoeur des aigris, c'est de la diffamation gratuite car cette rancoeur inclut tout sauf les plus riches (autrement dit plus de 90% de la population). Il ne pouvait pas mieux se dénoncer lui-même : il appartient bien à cette caste qui gravite autour du pouvoir et s'en sert pour son propre usage. C'est si facile, sous couvert d'analyse, de dénoncer l'autre... (D'ailleurs, ce n'est pas de la rancoeur qui s'exprime, mais de la colère, ce qui n'a rien à voir).
Toujours selon lui, le sentiment que la crise est (donc les riches) responsable de la colère populaire serait erroné. Si ce n'est pas se moquer du tout venant... ? Bien sûr que cette crise qui n'épargne surtout pas les plus pauvres, les plus faibles, les plus démunis, les plus misérables est le produit de l'esprit de lucre de quelques uns. Bien sûr que les fautifs sont ceux qu'il défend, c'est cette famille à laquelle il appartient et qu'il n'aimerait pas voir dissoute.
En résumant le sentiment créé par cette lecture hautement intéressante, il est facile de deviner que, malgré lui, notre analyste sent confusément que le danger est un dérapage généralisé. En revanche, ce qu'il oublie, c'est de s'inclure dans le clan des responsables qu'il n'a eu de cesse de cautionner depuis des lustres par ses fines analyses allant toutes dans le même sens, celui de ses partenaires privilégiés. C'est donc bien facile de se poser en censeur et en moralisateur. C'est déjà un exercice bien plus périlleux de se remettre soi-même en cause : nul n'est tout à fait irréprochable.
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Published by Fred de Roux - dans Langage
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 09:50
Comme c'est bon d'encaisser de gros chèques ! Je ne peux m'en passer. C'est d'ailleurs pourquoi je passe d'un poste de dirigeant à un autre, car je sais négocier mes contrats. Je suis très exigeant en matière d'oseille, car j'ai un train de vie à assumer : mes enfants fréquentent les meilleures écoles (que je subventionne généreusement), ma femme passe son temps entre le coiffeur, l'esthéticienne, les grands couturiers (sa garde-robe en ferait pâlir plus d'une). Je reçois toute l'élite parisienne et donne des réceptions somptueuses... J'emploie du personnel, évidemment, ai partie liée avec un grand traiteur (bien content de la publicité que je lui fais), sais régaler mes hôtes avec des soirées musicales. Vous devinez donc que tout cela a un coût non négligeable. Mes domestiques sont payés avec un lance-pierre (ils sont nourris, blanchis, logés, tous avantages en nature déductibles de leur feuille de salaire, cela coule de source).
Je possède un appartement de plus de 400 m2 près de la Tour Eiffel, un chalet à Megève, une petite résidence secondaire dans le Perche (une vieille bicoque retapée par les artisans du cru pour une bouchée de pain à peine plus grosse que le prix d'achat) et là je viens d'acquérir une propriété d'une surface inimaginale, pourvue de terres agricoles (j'emploie donc des métayers), de fôrets et d'étangs (avec gardes-chasse, bien sûr), bref quelque chose d'important qu'il faut bien gérer et surtout rénover. Et ça me coûte les yeux de la tête. Je tiens à payer le juste prix alors j'ai fait des pieds et des mains pour minorer la facture du décorateur, de l'antiquaire, des artisans couvreurs, zingueurs, menuisiers, ébénistes,... bref, j'ai si bien fait que toutes les corporations y sont passées et me mangent dans la main. Oui, je suis un entrepreneur entreprenant et je dirige tout d'une main de fer. Je fais sauter plus de la moitié de la TVA (bien trop cher pour moi), j'emploie même au noir (les charges salariales ça alourdit bien trop la facture). Bref, je le reconnais, j'use de toutes les ficelles qui me permettent de préserver, voire augmenter mon patrimoine. Pourquoi croyez-vous que j'ai acheté ce domaine, sinon parce que fiscalement, c'est intéressant ?
Je suis de très près les évolutions fiscales, inutile de le préciser : moins je paie d'impôts, mieux je me porte. Depuis quelques temps, on entend un peu trop parler des paradis fiscaux, il y a même des pays qui vont transmettre leurs fichiers (c'est bien ennuyeux tout ça). Si jamais, à cause de la crise (dont, pour l'instant, je ne subis pas les effets), les états mettent à exécution leurs menaces de régulation et de moralisation des marchés, je crains de voir mon capital fondre comme neige au soleil. Les effets en seront plus désastreux que ceux de l'affaire Madoff. Mais je n'ai pas vraiment de souci à me faire : ils n'oseront pas remettre le système en question, trop d'intérêts sont en jeu et on sait bien qu'en matière de finances, la régulation est néfaste. Ma fortune a donc encore de beaux jours devant elle.
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Published by Fred de Roux - dans humour ou non
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 08:39
Si l'on écoute les uns et les autres, il y aurait de l'indécence à partir, flanqué de sommes colossales. Tout ça, au nom des contrats signés. C'est sans aucun doute un peu trop facile de mettre en avant lesdits contrats, alors que la population prend en pleine figure la crise et ses répercussions.
Indécence donc ? Oui. C'est même sacrément culotté de faire fi d'une conjoncture défavorable et encaisser sans complexe des millions pendant que la grande majorité calcule sou après sou pour tenir jusqu'à la fin du mois. Si ce n'est pas la marque du mépris où sont tenus les salariés...

Quand on pousse trop loin le bouchon, il ne faut pas s'étonner que ça saute. L'exaspération grandit, enfle et explosera bien plus vite que ne le pensent les dirigeants et du royaume et des grandes entreprises.
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 08:31
Oui, je vais dénicher ici et là des informations, je n'ai aucun a priori, donc ma navigation oscille entre gauche, centre et droite. Oui, je n'exclus rien. Ce qui me permet d'avoir un panorama non seulement diversifié quant à la matière, mais également une vue très large de ce qu'il se passe et par là plus "objective". Il faut effectivement savoir aller plus loin, gratter plus en profondeur et surtout transmettre ce qui semble apporter de la connaissance et donc permettre de se forger des opinions sur des bases entrecroisées.

Je vous transmets donc ce lien qui me paraît intéressant. A vous d'en faire ce que vous voulez.

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2009/03/24/01021-20090324ARTFIG00555-il-faudrait-que-les-patrons-aient-un-peu-de-decence-.php
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Published by Fred de Roux - dans Langage
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 12:39
Une rumeur parcourt les couloirs du palais, franchit les grilles de la cour d'honneur et se murmure de plus en plus dans les assemblées : le ministre tant décrié perdrait son ministère. Tiens donc, l'un des chouchous du roi se verrait dépossédé sans plus de procès ? Etonnement. Il n'y a pas si longtemps, il criait haut et fort qu'il ne partirait surtout pas, qu'il assumerait cette charge jusqu'à l'aboutissement de sa réforme. Réforme jusqu'alors qui n'emporte guère d'adhésion mais qui fait l'unanimité contre elle. Il avait déjà reculé face à la violence montante de la jeunesse du royaume. Et là, il partirait ? Ce serait trop beau... Mais qui donc le remplacerait ? Certains noms bien connus émergent déjà des chapeaux  bien alignés sur le bureau royal et la tentation serait grande de choisir, comme par hasard, un ancien qui est toujours bien passé auprès de la population.

Pour l'instant, la rumeur reste à l'état de rumeur, même si certaines petites phrases prononcées par la victime de cet ostracisme laissent à entendre que... Méfions-nous des bruits de couloir car, s'ils ont toujours un fondement, ils sont rarement exacts : à mesure qu'on passe un coin de couloir, la rumeur prend de l'ampleur, se déforme pour enfin parvenir à l'extérieur totalement erronée. Surtout qu'il n'est rien dit au sujet de son bras droit (très maladroit)...
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Published by Fred de Roux - dans actu
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 08:57
Au royaume, les primes de départ ont toujours cours, au-delà de l'Atlantique, apparemment, une certaine morale commence à s'installer. On apprend  en effet  que les dirigeants d'AIG renoncent à percevoir leurs bonus et autres primes (et pour cause...). Parfois il fait bon de se trouver du bon côté, non ? Eh oui, le monsieur propre de cette grande puissance tient parole et son discours ne se démarque pas de la volonté d'assainir la finance.
Tandis que là-bas, le grand nettoyage de printemps est entamé, chez nous, hélas, rien n'a changé. Oh bien sûr, on parle à longueur de journaux des stocks options de la société générale (qui ne mérite vraiment pas de majuscule) rendus par les dirigeants. Ils sont bien les seuls puisqu'on apprend à peine que le PDG de Valeo part en empochant quelques millions immérités (3,2 pour faire dans l'exactitude = deux ans de son salaire). Revoilà donc les parachutes dorés sur le devant de la scène.
Il ne s'agit pas de tirer à boulets rouges sur tout ce qui empoche des sommes folles, mais zut, la décence exige soit qu'on n'entende rien à ce propos, soit qu'on taxe à 100% ces pactoles pour les redistribuer aux plus demandants (ceux qui n'ont rien ou presque plus rien).
Il ne fait pas bon de comparer ce qui se fait ici ou là : la comparaison n'est jamais en faveur de ce côté de l'océan.
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 15:58
Je viens de découvrir une vidéo que je tiens à partager. La qualité de l'image est celle d'un camescope et non d'une caméra professionnelle, mais la qualité est ailleurs. Alors rendez-vous jusqu'au Parquet de la Sorbonne !


http://www.telesorbonne.com/index.php?option=com_xevgfx&Itemid=99999999&func=detail&id=193
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 14:00
Consacrer quelque 2 millions d'euros à de la publicité gouvernementale, n'est-ce pas superfétatoire en cette période de bouleversement social ? Pourquoi investir les journaux et croire qu'on distribue ainsi l'information ? Ne vaudrait-il pas mieux regarder en bas et constater que certains serfs mériteraient d'hériter d'une partie de ces euros ?
La manière dont on gère cette crise en bombardant la population de messages qui se veulent pédagogiques n'est pas franchement ce qu'on attendrait d'un gouvernement responsable. Bien au contraire. C'est dilapider inutilement les deniers publics, prélevés sur les contribuables. Ces deniers auraient dû être employés à relever le niveau de vie des plus faibles. Et ce ne sont pas les 150 ou 200 euros promis d'ici le mois de juin à quelques milliers de foyers qui vont me contredire. Même si le nombre de familles concernées par ce versement unique était plus grand, la somme ainsi distribuée n'atteindrait pas celle investie dans cette publicité qui ne convaincra personne.
Pourquoi tout ce gaspillage alors que les besoins sont immenses ? 
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 11:39
Décidément, l'église catholique a mis à sa tête un pape franchement réac. Comme si la catholocité avait besoin de défrayer la chronique. Plus le temps passe, plus le pape se permet des commentaires dont on se passerait bien, qu'on soit catho ou non. C'est quoi cette manie de décrier tout au nom de la sainte église ? Rétrograde, voilà ce qu'il est. Comment supporter qu'il refuse l'avortement dit thérapeuthique (qui menace le processus vital) ? On en revient au siècle dernier où l'on sauvait l'enfant au détriment de la mère alors que celle-ci avait déjà une tripotée de marmots à élever. A charge pour le père de trouver une nourrice puis une seconde mère pour sa progéniture. Le plus souvent il épousait la soeur, du coup, en cas de nouvelle naissance, les enfants des deux lits se retrouvaient à la fois frères et cousins. Comme absurdité, il n'y avait pas mieux. Sans compter que ces soeurs étaient bien dévouées, assujetties qu'elles étaient aux traditions, et qui en retour n'obtenaient pas forcément l'amour qu'on avait pour sa propre mère. Combien de femmes ainsi sacrifiées au nom de la vie ?
Quand à l'idée d'avortement thérateutique récusée par le pape (c'est un crime, selon lui) s'ajoutent l'excommunication et le rejet du préservatif qui propagerait le sida plus qu'il ne permettrait de l'éviter, on est en droit de se demander si le pape est tout à fait sain d'esprit et si sa place ne serait pas davantage dans un asile psychiatrique qu'à la tête de cette institution.
Au fait, à quoi ont pensé les cardinaux qui l'ont élu ? Avaient-ils conscience du recul que cette élection engendrerait ? Etait-ce une manière détournée de nier les avancées de la science au prétexte d'une morale éculée ? Les interrogations ne manquent pas qui ne trouveront sans doute pas de réponse avant bien longtemps. Sauf celle-ci : on ne peut plus s'étonner de la levée d'excommunication des évêques intégristes et négationnistes car c'était le premier pas pour un retour en arrière regrettable.

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Published by Fred de Roux - dans Papauté
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 15:23
Jusqu'alors, les manifs se déroulaient sans aucun incident. Mais hier, en marge des cortèges, ou plutôt, après la dissolution des défilés, alors que chacun rentrait tranquillement chez soi, à Lyon, par exemple, des étudiants marchant tranquillement sur les trottoirs pour réintégrer les locaux de leur universités, arrêtés sagement aux feux tricolores ont vu fondre sur eux des CRS qui cognèrent sans ménagement dans le tas, ne privilégiant ni fille, ni garçon. Il y a eu également trois ou quatre interpellations pour outrage à officier de la force publique. incompréhensible cette manie de taxer d'outrage chaque fois que les forces de l'ordre dérapent.
Il me semble que lorsqu'on avance tranquillement en tournant le dos aux CRS pour se rendre quelque part il n'y ai aucune provocation. A moins que montrer son dos ne soit en soi une provoc... ! Cela paraît tout de même un peu gros. Un peu comme si c'était téléguidé... Il faut dire que ces pauvres gars qui font le pied de grue tandis que des gugusses paisibles réclament un peu d'écoute de la part du roi et de son gouvernement,  au bout de quelques heures trépignent et réclament à bouffer du lion : excités par la foule avançant au son des tambours et autres instruments plus ou moins improvisés, ils voient là un signe patent  qu'il faut taper (il faut bien se défouler à un moment ou un autre, non ?) . Surtout quand le nombre impressionnant des rassemblements (autorisés par les préfectures) semblent démontrer que le ras-le-bol atteint une certaine cote d'alerte. Comment justifier tous ces déplacements, ces heures fastidieuses si au passage on ne se livre pas à quelques rafles qu'il sera aisé de justifier comme autant d'atteintes soit à l'ordre public, soit comme étant des outrages à agents dans l'exercice de leurs fonctions.
Vu ce à quoi j'ai assisté, il est évident que l'ordre n'était guère troublé : les badauds regardaient ces défilés emplis de bonne humeur malgré les revendications, souriaient aux pitreries de quelques uns et encourageaient cette jeunesse tapageuse qui ose réclamer plus de justice sociale. J'ai même noté un certain nombre de retraités venus ,bardés de pancartes, rejoindre les manifestants par solidarité et également pour dire leur souffrance.
Mêmes incidents post-manifs à Paris. Avec interpellations, bien évidemment. Là encore, y a-t-il eu provocation, oui ou non ? Mon absence des lieux m'interdit de porter un jugement quel qu'il soit sur le fond, mais je peux témoigner qu'à Lyon, la provocation n'était pas dans les rangs des étudiants ou d'un quelconque manifestant du public ou du privé rassemblés pour délivrer un même message, celui de ses inquiétudes et de son ras-le-bol.
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Published by Fred de Roux - dans critique
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