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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 11:36
O Dieu, que l'année est donc mal partie ! Ca bronche tellement dans les facs que les cours n'ont pas lieu. L'année universitaire touche à sa fin et les examens approchent à grands pas. Comment assurer des contrôles sérieux quand l'enseignement n'a pas été dispensé ? Excellente question, cela va sans dire, mais qui ne répond en rien à ce qu'il se passe réellement. La ministre parle de discrédit sur les enseignements du supérieur et dons sur les diplômes. Fort bien. Mais pourquoi pose-t-elle ainsi la problématique en excluant tout bonnement que si problème il y a, elle en est responsable au premier chef.  Quoi, tout ce qui l'intéresse, c'est la réputation entachée, l'aura qui va se ternir ? C'est un peu trop facile quand on a provoqué le merdier d'en rejeter la faute sur les autres. Elle ferait bien de remettre en question son mode de penser et surtout cesser de tout voir par le prisme de sa formation commerciale. Car enfin, ce qui est en cause la productivité et rien d'autre. Comment, lorsqu'on n'est pas universitaire, pourrait-on comprendre, je le répète, que sans la recherche fondamentale il n'y a pas de recherche appliquée ? Il faut baigner là-dedans poure saisir l'importance de l'investissement de la recherche qui ne trouve que par le plus grand hasard? Un seul exemple suffit à la démontrer. Il s'agit de la pilule. Les femmes souffrant de stérilité, la recherche a tenté de trouver la solution à leur problème de fécondité. Résultat : les chercheurs, après des années à plancher sur ce problème, on trouvé exactement l'inverse de ce pourquoi ils se penchaient jour après jour. Si on ne prend pas en compte le hasard, on ne saisira jamais l'importance de ces années passées à tenter de résoudre un problème. Voilà le critère qui devrait interpeller la ministre et lui faire prendre conscience qu'on ne peut écarter d'un geste tout ce qui fait que les sciences non appliquées ont permis de faire avancer la médecine, l'aéronautique, les techniques, la connaissance de l'humain, en un mot tout ce qui a trait à notre civilisation dite moderne.
Au lieu de cela, elle se jette à corps perdue dans une bataille où elle se croit la plus forte et avance des arguments sans valeur scientifique. A elle, de démontrer qu'elle n'a pas tort. Mais vite !
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Published by Fred de Roux - dans critique
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 11:21
Tollé généralisé du côté du pouvoir : il est inadmissible de séquestrer les chefs d'entreprise. Le roi, le grand chambellan, tout le monde y va de sa petite phrase assassine à l'encontre de ces prises d'otage qui se multiplient lors des conflits entre direction et salariés.
Pourtant, un récent sondage montre que plus de la moitié des serfs du royaume comprend et approuve ces nouvelles méthodes de pression quand il s'agit de fermer un site ou de licencier un certain nombre de salariés. Et pour cause ! Ceux qui ne sont pas choqués par ces nouveaux agissements sont eux-mêmes en position de se retrouver au chômage, tant la situation économique est devenue dramatique. Ce soutien n'est pas pour plaire à la classe dirigeante qui, sans doute, pense que c'est gonflé de retenir les directeurs ou les cadres d'une entreprise dont les profits sont réels mais qui préfère se séparer de la main d'oeuvre pour que les bénéfices puissent augmenter. Ils n'ont pas honte de se comporter comme des marchands de tapis puisque leur culture du profit leur sert de credo. De leur point de vue, ils ont raison. C'est normal puisque ce sont eux qui subissent alors la pression exercée par leurs salariés. Ils sont d'autant plus choqués qu'ils sont incapables de concevoir que leurs employés font leur richesse et que sans eux, ils ne seraient rien (je parle des gros patrons). C'est, de leur part, un mépris si grand, qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que les serfs se fâchent et se lâchent. Tant que les patrons n'auront pas compris que les hommes ne sont pas des machines et qu'ils doivent subvenir à leurs besoins essentiels au même titre qu'eux-mêmes, les prises d'otage se multiplieront quand bien même le roi et sa cour protesteraient à n'en plus finir.
Il est peut-être temps de poser comme précepte premier, que chaque individu a le droit de vivre décemment et n'a pas à être exploité pour le plus grand profit de quelques rares autres.
Au fait, si on réapprenait les articles de la constitution ?
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Published by Fred de Roux - dans phénomène de société
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 11:10
Le sénat ne veut rien savoir, du coup, c'est reparti pour un tour. La double peine est soumise à approbation aux deux chambres ce jeudi. Double peine, c'est suspension de l'abonnement + règlement dudit abonnement quel que soit le temps de coupure de l'accès à l'internet. Tout ça, pour faire plaisir aux artistes et surtout aux producteurs (ce sont eux qui empochent le plus de dividendes).
Jeudi donc, il y aura vote pour l'application de la loi double peine pour cause de téléchargement illégal. Deux jours seulement avant que la loi soit adoptée et que la sanction tombe.
Nous sommes dans un monde absurde où tout ce qui s'appelle finance impose sa loi. Ce n'est pas sans rappeler la sentence-couperet pour les Plan Epargne Logement de plus de 12 ans, soumis à intérêts libératoires à hauteur de 27%, au prétexte que les banques avaient un net manque à gagner quand un P.E.L. n'était autre qu'une couverture sociale en cas de grande difficulté. Nos chers banquiers ont su convaincre l'état de légiférer et de rendre rédhibitoires, les prélèvements au-delà de 12 ans d'âge.
Ainsi va-t-il dans ce royaume où l'argent est roi. Quand l'hémorragie des porte-monnaie individuels cessera-t-elle donc ? Certainement pas demain puisqu'il faut remplir les coffres qui sont vides grâce à certains cadeaux accordés aux plus riches et qui devraient encore augmenter (il est question de revoir encore l'ISF).
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:44
La pub, voilà la chose qui m'agace au plus haut point. Nos publicitaires ne manquent pas d'imagination et feraient vendre leur mère à leurs enfants. Le pire, actuellement, c'est le détournement de l'objet. Explication : la dernière mode consiste à proposer un produit tout en utilisant un autre. Il y a foule d'exemples-types. La voiture par exemple. Les hommes n'existent pas sans avoir une tuture entre les mains. Ils ne se contentent plus de la briquer le dimanche, de lui fourguer des accessoires inutiles. Désormais, grâce à la pub, elle supplante jusqu'à l'amante : celle-ci se prépare, se bichonne, se fait plus sexy que nature et lorsque son homme arrive, celui-ci se détourne pour un dernier regard pour SA bagnole, objet de tous ses désirs. La femme n'est pas épargnée non plus : la fille punkette s'empare du collier du chien pour s'en parer le cou. La mère lève les yeux auciel, exaspérée mais soudain, son regard bifurque vers l'extérieur : instant magique, elle retrouve enfin le sourire. Oubliée la fille et ses exentricités, sa vie désormais est dans sa voiture, ce qui suffit à la satisfaire pleinement.
Autre agacvement notoire chez moi : l'emploi de l'anglais (avec astérique et traduction en bas de l'image). Feel the difference ! Mais ces concepts ne suffisent plus, les publicitaires s'acharnent à en rajouter des couches et des couches. Le petit dernier spot (oui, je sais, c'est très anglais ce mot !), c'est...(vous l'avez deviné ?) Simply Market. Be happy, be simply. LE tout très coloré, sur fond musical aguicheur, avec personnages animés façon BD. A hurler de rage ! J'ai dit spot ? Oui, mais ça ne suffit pas : les Simply Market (dont le jaune est la couleur de fabrique) affichent le "Be happy,  ! Be simply !" jusque sur les tapis roulants des caisses.  Si avec cette surabondance de slogans répétitifs et envahissants, nous ne sommes pas convaincus, on ne sera jamais heureux et on ne fera jamais rien en toute simplicité.
Si on ne nous prend pas pour des simplets (pire, des couillons), c'est que nous n'avons rien compris.
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Published by Fred de Roux - dans Langage
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 10:20
A lire sans faute, un article sans complaisance qui montre combien les affidés du roi sont partisans et n'hésitent pas à vilipender celle qui fut la rivale de leur monarque lors des dernières élections présidentielles. Ils sont en effet pléthore à monter au créneau et à la critiquer, voire à la massacrer au prétexte qu'elle a commis, selon eux (même s'ils ne le disent pas franchement), un crime de lèse-majesté impardonnable. Pauvre petit toi attaqué par cette femme qui se croit tout permis ! Comme il est à plaindre ! Il ne peut être sur tous les fronts de la critique car ça fuse de toutes parts, ses commensaux prennent donc le relais et ne ménagent pas leurs efforts pour discréditer celle par qui ce scandale arrive.

Je vous conseille vivement la lecture de l'article de Dominik
Le Paris-Dakar de Ségolène




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Published by Fred de Roux - dans critique
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 13:34
Il est de bon ton d'entretenir des liens amicaux avec ceux qui nous sont alliés ou fidèles par principe. Le royaume a pris bonne note de ce fait et s'emploie à gâter ses sujets les plus propices à lui être favorables. Or donc, non seulement les plus hauts revenus (les barons et autres ducs bien dotés) ne déclarent plus que la moitié de ce qu'ils possèdent, mais voilà qu'à cause de cette crise (une prise de tête pour tous), il est fortement question d'inciter ces hauts dignitaires bien fournis en dividendes d'investir plus que le patrimoine (source de déductions fiscales intéressantes) : si ces gens-là fournissent aux petites entreprises les moyens de se développer et d'embaucher du personnel, eh bien, ils verront la facture d'impôt dégrevée de leurs efforts de soutien. J'applaudis des deux mains et des deux pieds cette formule novatrice qui permettra d'alléger encore la perte d'argent des nantis.
L'inconvénient, c'est que tous ces cadeaux sont autant de manques à gagner pour les cassettes royales. Quelle nouvelle idée de génie va surgir des méandres mentaux des conseillers du roi pour pallier ce déficit ?
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 12:09
La curiosité est très vilain défaut et je me targue d'une vilenie qui me fait chercher dans tous les coins et recoins des informations susceptibles de m'apprendre une foule de détails qui n'ont rien d'anodins. C'est cette curiosité sans frein qui m'a fait débusquer les normes d'attribution des stocks-options.
Article 20.2.3 : Un dirigeant mandataire social ne peut se voir attribuer des options d'actons ou des actions de performance au moment de son départ.
J'adore cet article qui n'est pas appliqué si j'en crois les derniers scandales qui ont éclaboussé la sphère financière. J'ai poursuivi ma lecture dudit article qui continue ainsi : Si l'attribution d'options et d'actions ne bénéficie pas à l'ensemble des salariés, il est nécessaire de prévoir un autre dispositif de ceux-ci aux performances de l'entreprise (intéressement, accord de participation dérogatoire, attribution gratuite d'actions...).
De tout ce blabla il n'est tenu nul compte. J'aurais pu effeuiller tout ce laïus page près page, article après article, mais c'est assez éclairant pour que je pousse plus avant mes investigations. Sachez que vous trouverez cela à la rubrique AFEP (si l'envie vous prend de faire sauter plus fort le bouchon). Et comme le titre l'Express, les retraites des patrons de banques ne cadrent pas avec l'éthique du Medef. Quel beau titre, non ?
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Published by Fred de Roux
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 10:22
On annonçait une baisse importante du taux de rendement du livret A à la date du 1er mai. Ca, c'est le coup tordu de la baisse de l'inflation. Aucune raison donc que les serfs gagnent des pépettes alors que les banques sont dans une zone de turbulences et que l'état a besoin de renflouer ses finances. On approche donc à grand pas du mois de mai et voilà que le secrétaire du palais sussure que le roi n'a encore rien décidé. Il serait en concertation avec sa cour, grand chambellan en tête. On baisse ou pas ce sacré livret ? Bien évidemment, on attend avec fébrilité le chiffre de l'inflation de mars. Selon ce qu'il sera, il y aura baisse plus ou moins importante. Donc on tergiverse, parlemente, ratiocinne tant et plus, les cerveaux sont tellement en ébullition que des fumerolles s'en échappent.
Pour l'heure, où ça jacte sec en coulisses, on dit encore que de toute façon le taux sera quand même rémunérateur, bien au-delà de l'inflation elle-même. Y'a pas à dire, ça réfléchit au palais.
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 10:35
Certains posteurs semblent être doués du don de double vue : ils s'acharnent à décrypter les attitudes et les propos des grands de ce monde. J'ai lu, au cours de mes incursions sur le web, maints commentaires dépréciatifs concernant le roi. Et je m'interroge. Qu'en est-il en fait ? Est-ce simplement le reflet d'une vision péjorative qu'ils ont du roi ? Ou bien est-ce une vue juste des choses ? Où est donc l'objectivité ? Impossible de répondre avec exactitude. Je me fie davantage à mon propre instinct qu'aux dires des autres. Je me livre en effet à cette lecture des postures, des actes, de tout ce qui fait qu'un homme d'état peut être jugé. Toujours, hélas, par le prisme déformant de la subjectivité. Je n'échappe donc pas au même miroir déformant de ma pensée.
Cependant, j'admets qu'à force de se présenter comme l'homme idéal de la situation, qu'à force de lancer de vaines promesses, il m'exaspère. Et mon exaspération grandit à mesure que le temps passe. Je tente vainement de rester zen, d'avoir au moins un semblant de réflexion qui ne soit pas subjective. Peine perdue, je suis l'esclave de mes doutes et de mes humeurs. Mon humanité n'est pas meilleure que celle des autres et je passe mon temps à critiquer, à démontrer la vanité qu'il y a à se vouloir toujours prêt à tout affronter pour occuper le devant de la scène. Nul ne peut prétendre disposer d'omniscience, d'omniprésence et d'omnipotence. Or, c'est bien ce à quoi prétend le roi. A son détriment puisqu'il est scruté à tout moment et sans aucune complaisance. Et plus il s'avance, plus il est éreinté par la critique toujours plus vive de ceux qui l'observent en toutes circonstances.
Double vue ? Non ! En revanche, une étude détaillée grâce à un oeil exercé à la critique, non par esprit mal tourné, mais parce que le roi prête systématiquement le flanc au jeu  exaspérant du "Moi, je". S'il se rendait moins intéressant, il serait vraisemblablement mieux perçu.
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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 12:55
Si le FSI ne bouge pas le petit doigt pour aider les entreprises, cela signifie qu'il ne sert à rien. A quoi bon alors l'avoir mis en place ? Faut-il montrer patte blanche ou jouir de relations occultes pour obtenir une aide ? Les salariés ne sont-ils donc que de la chair à pâté bonne à jeter ?
Que font donc les syndicats, ces entremetteurs entre le pouvoir et le monde du travail ? A quand enfin une bonne grève, bien dure, et qui dure assez pour ébranler les positions étatiques ? Où sont donc passés les souvenirs des luttes anciennes ? Aux oubliettes très certainement. Ce ne sont pas en effet les journées au rythme d'une tous les deux mois qui parviendront à faire prendre conscience aux gouvernants qu'il faut se bouger les fesses, prendre la juste mesure des effets induits par cette maudite crise dans laquelle la planète s'est engouffrée comme un seul homme par la faute de spéculateurs sans scrupules. On aimerait des actions plus musclées, plus en accord avec le malaise dans lequel on baigne. Ce n'est plus une histoire dérisoire, mais un raz de marée géant qui nous assaille. Or, il faut vivre tous les jours et sans espoir, sans travail, sans une petite lueur qui brille au loin, la colère qui s'exprimera sera comme une déferlante que rien n'arrêtera. Faut-il en arriver là pour que les mots se traduisent par des actes, pour qu'il y ait concertation réelle et voir émerger un processus de prise en compte de la paupérisation et du désarroi grandissants ? On ne peut peut-être pas tout, mais il faut au moins essayer. Or, l'impression qui ressort des attitudes des partenaires sociaux est qu'ils font davantage la part belle au pouvoir, comme s'ils étaient à sa botte, comme s'ils voulaient rester dans ses bonnes grâces.
Pendant que ça tergiverse, les annonces de dégraissage de personnels s'empilent, les fermetures s'accélèrent. Tout se désagrège et mène à la catastrophe. Le 1er mai, jour de la fête du travail, ne sera pas le rassemblement habituel. Encore un symbole qui s'écroule. Comme tout le reste.
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