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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 13:53
Et on n'a même plus le temps de s'y arrêter pour réfléchir.
Ce 1er mai de l'an de grâce 2009, le livret A a perdu de sa superbe et vivote à 1,75%, pas de quoi plastronner.
Le royaume serait contaminé par la grippe porcine, pardon mexicaine et bientôt il faudra circuler masqué (voilà qui va contredire l'ébauche de loi voulue par le ministre de l'intérieur !).
Un mignon va prendre la tête de la banque d'investissement (vous vous souvenez de Natixis ?).
Les factures électroniques profitent surtout aux entreprises qui les mettent en pratique : c'est sans doute bon pour la planète, mais surtout c'est toute une économie de papier, d'enveloppes, d'encre et de timbrage. Bien vu, non ? A ce détail près que le traitement informatique est gros bouffeur d'énergie. Côté consommateur, cela peut sembler bien, sauf qu'il est très difficile d'accéder auxdites factures en ligne (j'ai quelques expériences désastreuses dans ce domaine dont je passe le détail mais dont je dis que ça me fait râler sec).
Après l'appel des 25, les toubibs des structures hospitalières non universitaires y vont de leur propre copie.
Les tribunaux, après le précédent de Carterpilar, décident qu'on doit renégocier les plans sociaux. Fort bien, mais alors pourquoi acceptent-ils de recevoir et d'instruire les plaintes des personnes prises en otage par les salariés ?
L'actu, c'est tout à l'avenant, il y a du grain à moudre, tellement qu'il faut savoir cesser cette énumération.
Une bonne nouvelle parmi tout le reste : l'usine Mollex a obtenu un report de sa fermeture jusqu'en octobre. On souhaite aux salariés que leur entreprise trouve repreneur.
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Published by Fred de Roux - dans actu
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 13:45
Ils voulaient un rassemblement hors norme. Ils espéraient des millions de participants. Et voilà que ce 1er mai semble avoir été boudé : selon ce qui se dit, les chiffres record des précédentes manifestations n'ont pas été atteints. Pourtant il y en aurait eu 15000 à Lyon, 25000 à Nantes et 35000 à Marseille...
Attendons la suite de cette énumération oiseuse pour avoir une petite idée personnelle et objective (enfin, on essaie). Car enfin, peu importe ces comptes d'apothicaire : le tout était que cette journée ait été unitaire malgré de sérieuses divergences de points de vue. Et comme il est habituel que selon qui additionne, les chiffres sont divergents, on peut être assuré que tout sera minoré.
Entre nous, lorsque les syndicats lanceront enfin l'ordre d'une grève générale (que tout le monde attend) et durable, le roi et sa cour riront beaucoup moins. Allez, on les pousse un peu à donner le bon mot d'ordre ?

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 13:30
Un journal bon teint fait paraître un article à propos des salaires perçus par les élus. On peut même découvrir ce qu'il en est région par région. Bizarrement, on ne trouve nulle trace du salaire des maires des grandes villes. (Paris, Lyon,...) Serait-ce à dire qu'ils ne sont pas élus ? Aïe ! Sans doute leurs émoluments ne méritent-ils pas l'attention dudit journal. A moins qu'il ne préfère taire certaines réalités qui fâcheraient le bon peuple. Non, ils ne sont pas mélangés aux autres car ils sont énumérés dans le courant de l'article. Et ma foi, ils ne sont guère à plaindre. Quand on additionne tout ce qu'ils palpent mensuellement, on comprend mieux qu'ils s'accrochent comme des sangsues aux postes en vue, car ça rapporte quand même assez pour vivre à l'aise.
Dans cet article, on découvre que le roi ne gagne que 1000 euros de plus que son grand chambellan (mais il dispose d'autres revenus top secrets. Chut ! Il ne faut rien dire, privilège de majesté !) Et dire que malgré ces revenus passés sous un silence de plomb, le monarque n'a pas hésité à augmenter son salaire de 170% (et après, il fait la morale aux banquiers et autres privilégiés des grandes entreprises). Malgré cette augmentation pharaonique, il perçoit beaucoup moins qu'un P.D.G. Ah, le pauvre homme ! Si c'est pas malheureux ça !
Nul besoin de passer en revue ces revenus confortables : ça ferait pleurer dans les chaumières délabrées des laissés pour tout compte par une société où seul le riche a droit de cité.
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Published by Fred de Roux - dans critique
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 09:19
... pour exprimer notre ras-le-bol. En tant que dindons d'une farce géante, il est acquis que nous serons mangés, farcis ou non. Quoi, vous n'êtes pas d'accord ? Pourtant, regardez autour de vous : les multinationales se coulent dans le moule de la crise et au nom de la réorganisation, annoncent non seulement des fermetures, mais surtout des licenciements. Certes, avec en toile de fond, des plans de reclassement. mais ceux qui prennent en pleine poire l'annonce de la perte de leur travail se moquent bien de ces plans. Ils savent déjà qu'ils ne retrouveront pas de travail. Quand on a trente ans, voire davantage, dans une même boîte, on a atteint l'âge des seniors à quelque chose près. Alors se mettre en quête d'un boulot, aller de porte en porte se présenter, on sent tellement le gaz que c'est tout juste si on est reçu. Et quand on l'est, on sent tout de suite que le "réceptionniste" a déjà un point de vue défavorable à notre endroit. Voilà ce que sont ceux que la crise met au tapis : des pestiférés.
A l'heure des réformes, il en est une sous-jacente que personne n'évoque. C'est celle de la baisse des salaires. Le coût de la main d'oeuvre est trop élevé, donc on délocalise. Mais comme le roi veut absolument que ses serfs produisent sur ses terres, il faut bien truquer les dés. Celui qui va pointer est désormais tenu de ne rien refuser. Et tant pis s'il est sur-diplômé, compétent en diable grâce à son expérience, et si on l'oblige à partir loin de chez lui. Le tout est que les stats du chômage baissent (en ce moment, elles enflent, à croire qu'elles se veulent, à l'instar de la grenouille, aussi grosses que le boeuf). Compétent ou pas, expérimenté ou pas, le pointeur doit accepter un salaire bien inférieur à celui qu'il a perçu avant d'être licencié. A lui de se démerder pour vivre et faire vivre sa famille ! C'est ainsi qu'il est programmé pour revenir à un coût moindre de la main d'oeuvre. Ca n'est pas dit, mais c'est bien ce qui se cache derrière les emplois "forcés" proposés aux gueux du royaume. On appelle ça du "management" libéral : la plus grosse partie des bénefs dans la poche du patron, la portion congrue dans celle du salarié.
Pas étonnant donc que ça veuille défiler, seule protestation encore possible dans ce royaume aux abois.

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Published by Fred de Roux - dans actu
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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 08:43
C'est le premier jour du plus beau mois de l'année. Tradition oblige, le muguet est de rigueur. Mieux vaudrait en planter dans son jardin ou sur son balcon, car d'une année à l'autre, si on calculait le budget, ça ferait beaucoup. Tant mieux pour ceux qui font la cueillette dans les bois et qui vendent à la sauvette (c'est plus ou moins interdit), histoire d'améliorer leur ordinaire ! Dommage que cette fleur fragile ait été domestiquée et du coup, institutionnalisée : elle en perd son charme discret. Eh oui, le muguet des bois aime à s'abriter à l'ombre des feuillages, sur une couverture d'humus bien détrempé. Son parfum monte aux narines, délicatement, sans agressivité, contrairement au muguet de culture dont on peut se demander si le parfum qui s'en exhale n'est pas artificiel. (Il y a quelques années de cela, j'avais acquis un bouquet de violettes de Toulouse. Le bouquet sentait fort bon. 15 jours plus tard, il sentait encore très fort alors que fleurs, feuilles et tiges étaient totalement desséchées).
Le premier de mai a démarré depuis un moment, mais pas les manifs. Et si les salariés du public et du privé boudaient ces rassemblements ? Après tout, c'est tout à fait envisageable : les négociations du 18 mars n'ont à peu près rien apporté. Et depuis, rien de rien qui se profile à l'horizon du pouvoir d'achat.
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Published by Fred de Roux - dans actu
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 13:08
Dans deux jours, c'est le premier mai. Le tout premier depuis la survenue de la crise. Le royaume va mal, les esprits sont échauffés, ça manifeste sec dans tous les secteurs, ce sont des levées de boucliers contre les réformes tous azimuts du roi, bref, c'est une super pagaille.
Pendant que les salariés sont à la peine, les syndicats mijotent un premier mai d'ampleur. Pour une fois ils défileront non pas en ordre dispersé mais de manière unitaire. Il serait peut-être temps...

Derrière tout cela, après les grands rassemblements qui ont jeté dans la rue des millions de manifestants, les syndicats visent une nouvelle démonstration de leur pouvoir. Ils se réuniront donc prochainement afin de se déterminer en vue d'une grève. Mais là encore leurs avis divergent : l'un veut une grève de 24h, l'autre refuse. Sont-ils vraiment prêts à s'entendre ? Et surtout à entendre les travailleurs ? Les travailleurs qui préfèreraient une grève dure et durable et non pas par épisodes au rythme de tous les deux mois.

Pendant que les syndicalistes réfléchissent, le gouvernement, lui, remet le travail dominical sur la planche à débiter des réformes. Apparemment, il n'a toujours pas compris que heures sups et travail du dimanche ne créeront surtout pas d'emplois. On ne peut pas être plus bouché... ! Plus les mois passent, plus le nombre de chômeuirs augmente. Le seuil du demi-million de nouveaux demandeurs d'emploi devrait être dépassé avant la fin de cette année. C'est dire l'urgence du travail dominical... !
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Published by Fred de Roux - dans Législation
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 12:55
Après la grippe aviaire, bonjour la grippe porcine. Certes il n'y a pas de quoi rire, sauf que les répercussions de cette maladie toute nouvelle sont démesurées. Point de compassion du côté de la bourse pour les défunts présents et à venir, mais de l'affolement. Car pour ceux qui font la pluie et le beau temps en matière de marchés, une épidémie (je n'aime pas le mot de pandémie) serait une nouvelle catastrophe sur le plan économique (tourisme en berne par exemple). Curieux tout de même ces réactions "épidermiques", non ? Voilà que l'or noir chute fortement, parce qu'un virus jusqu'alors inconnu débarque sans crier gare et tue sans discernement. Tout ce qui intéresse les génies de la finance, c'est le possible ralentissement de l'économie : moins de déplacements, moins de consommation d'énergie, moins d'échanges commerciaux...
L'intérêt, toujours l'intérêt. Consternant !
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 12:22
Le terme "violence" est sur toutes les lèvres. A cause des salariés qui retiennent contre leur gré leurs dirigeants. Tollé généralisé dans les rangs du patronat et de la cour royale.  Il va de soi que le roi va aller bon train pour légiférer contre cette nouvelle manière de tenter d'ouvrir des négociations. Car enfin, n'est-ce pas là de la violence que ces retenues dans les locaux des entreprises ?

Bizarrement, aucun de ces beaux messieurs ne réfléchit à la première des violences exercée à l'encontre des salariés. C'est pourtant bien de cela dont il s'agit. En effet, force est de mettre sur le tapis la totalité d'un problème si l'on veut vraiment le résoudre.
Oui, la première des violences, c'est le mépris total dans lequel sont tenus ceux qui travaillent en entreprise (même dans l'administration, ça existe). Si le respect existait, ça se saurait. Mais franchement, à voir les fermetures successives organisées grâce à cette bienheureuse crise, les licenciements parce qu'on délocalise, les salaires excessifs des grands patrons (ils s'en tirent avec une pirouette dans le sens de leur portefeuille), les bénéfices empochés qu'on réinvestit ailleurs pour complaire aux actionnaires, on devine aisément que les salariés sont interchangeables et que si ce ne sont pas eux qui enrichissent l'entreprise, il y en a pléthore d'autres sur le carreau qui leur succèderont (des pays sont plus accueillants que le royaume au regard des salaires octroyés aux employés).

Nous sommes dans une société de mouchoir jetable : on prend, on se mouche et on jette sans plus de procès. Alors qu'on ne vienne pas dire sur un ton outré que la violence est du côté des salariés ,réduits aux dernières extrémités par l'égoïsme patronal, qui s'adonnent aux kidnappings temporaires. On oublie un peu trop que, même sequestrés dans leurs bureaux, ces dirigeant sont bien traités. La violence n'est qu'apparente parce que les salariés sont d'honnêtes gens. En revanche ce qui est vraiment violent, ce sont les réactions qui se déchaînent pour dénoncer cette nouvelle forme de pression et de négociation.
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Published by Fred de Roux - dans critique
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 07:45
J'adore les entretiens télévisuels. Surtout quand c'est médiatisé à outrance. A vous de juger ce que vous entendrez !

http://videos.tf1.fr/jt-20h/jack-lang-en-desharmonie-avec-les-socialistes-4395476.html
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 07:00
On est en pleine crise mondiale et pourtant les gouvernants ne cessent de nous seriner que tout ne va pas si mal que ça, que la crise est déjà en récession sous prétexte que la bourse a tendance à effectuer quelques grimpettes. La conclusion, c'est qu'on va bientôt sortir de cette crise fâcheuse qui bouscule nos habitudes et remet le système en question. Coué a de quoi être enchanté car il a fait des émules et en fait encore.
Pourtant tous les indicateurs sont bien là qui dénoncent une crise bien plus profonde et plus durable (c'est ça le vrai développement durable) que ce qu'on nous chante sur tous les tons. Voudrait-on nous convaincre de toute force ? Sans aucun doute : quand le peuple est tenu dans l'ignorance des faits réels, il bouge beaucoup moins. Telle est la pensée des dirigeants. Ce manque de franchise est patent. Les promesses distribuées largement, en veux-tu, en voilà,ne sont que le masque de l'impuissance de nos chefs chéris. Car quoi, il ne faudrait surtout pas que le peuple se rebelle et se montre exigeant.
Cet aveuglement volontariste ne sert à rien : les serfs grognent de plus en plus fort. Eux au moins ont compris que la crise les mettaient dans le pétrin et ce ne sont pas les récents licenciements et ceux à venir (rien que 63000 en mars) qui les feront rentrer dans leur coquille et cesser les mouvements sociaux.
A quand une politique à l'aune de la réalité ?
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Published by Fred de Roux - dans critique
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