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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 09:01
Le petit roi a la langue bien pendue. Ses écarts de langage commencent à sérieusement agacer tout le monde. Apparemment, il n'a pas encore compris qu'il fallait éviter des propos déplacés, en peu de mots, que la diplomatie n'était pas un vain mot (mais une affaire de professionnel, ce qu'il n'est pas). Ses dérapages linguistiques deviennent le sujet de toutes les causeries journalistiques et pas un seul rédacteur n'échappe à l'envie de lui tailler une veste, voire une culotte courte... Les grands de la Presse internationale  y vont chacun de leur mot et les critiques ne sont pas tendres. Bien évidemment, le palais s'empresse de démentir, mais rien n'y fait. Les Lapsus Linguae de roi sont devenus la coutume du royaume. Pas étonnant donc que la réputation du peuple en pâtisse. Tous les serfs sont la risée des étrangers, mis dans le même paquet que le monarque qui les ridiculise à chaque tournant. Ca commence à bien faire ces bévues systématiques, il serait temps que les conseillers de sa majesté lui interdisent soit de parler en public, soit lui fournissent un discours mis à l'épreuve devant une cour de spécialistes du langage avant de lui laisser prendre la parole. Ca la fout mal sur le plan international ces commentaires systématiquement ressentis comme autant de jugements péremptoires et donc vexatoires par les amis du royaume. Les fâcheries risquent fort d'être nombreuses et engendrer des relations tendues. C'est bien d'être décontracté, de se prétendre anticonformiste et d'afficher un parler sincère, mais il ne faut pas surtout chatouiller de trop près l'orgueil d'une nation à travers son représentant démocratiquement élu. Un peu d'égards ne nuit pas, le roi devrait en prendre bonne note. Et surtout acquérir au moins un léger vernis d'éducation : les civilités sont toujours de mise lors des rencontres entre chefs d'état.
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Published by Fred de Roux - dans Langage
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 19:04
Il fallait s'y attendre : la grogne universitaire qui ne faiblit pas agace le roi et son entourage. Ce matin, les journaux ne parlent que de la désaffection des facs par les étudiants. En cause : l'absence de cours. C'est relativement vrai puisque les profs en grève ne veulent pas céder face au pouvoir royal. Ceci dit, il faut préciser que non seulement les journaux format papier, mais également radiophoniques et télévisuels s'en donnent à coeur joie, s'acharnant à interroger les étudiants qui plaident pour la reprise des cours. La plupart sont fédérés au syndicat de l'extrême-droite (ils sont choisis en fonction de leur appartenance et non pour des opinions contestataires=. C'"est détestable cette manie de récupérer un fait de société pour le réduire à ce qu'il n'est pas fondamentalement. Le jeu consiste vraiment à bourrer le crâne des lecteurs et des auditeurs. Il paraît même que les parents mettent leur grain de sel. Grand bien leur fasse : s'ils savaient à quoi rime tout ce cirque, ils prendraient fait et cause pour les grévistes. Le roi et sa cour sont passés maîtres dans l'art de la désinformation (c'est ce qu'ils appellent communiquer) car pour eux, céder à la pression reviendrait à reconnaître leurs erreurs grossières. Malheureusement, le manque total d'information véritable joue en leur faveur car la foule des anonymes préfère croire celui qui crie plus fort, fut-ce au détriment de ses intérêts propres. La réalité est tout autre que celle admise par les autorités : les candidats au bac sont moins nombreux que les années précédentes (c'est normal, tout dépend de la tranche d'âge à laquelle on appartient et certaines années sont moins fécondes que d'autres). On ne peut nier que des salles de cours ou des amphis vides ça la fout mal. Alors on parle de l'impact de ces grèves sur la notoriété de l'enseignement français à l'étranger (vive les échanges Erasmus et les doctorants venus d'ailleurs qui viennent grossir le flux étudiant !). Comme si un futur thésard prenait en compte ces grèves : il ne voit que la qualité de l'enseignement en lui-même. Et la valeur du diplôme que nos universités leur octroient. Comme la désinformation est la méthode la plus courante, on n'hésite pas non plus à distiller encore du venin en prétendant que les universités distribuent des diplômes contre de l'argent. Vraiment n'importe quoi. L'état voudrait discréditer nos établissements qu'il ne s'y prendrait pas autrement. En fait, c'est une espèce de chantage exercé pour contrer les contestataires et peut-être (ils peuvent toujours rêver) les amener à renoncer à leurs revendications. Mauvaise méthode, procédé pourri, amalgames faciles faute d'informations. Il est clair que quand on a tort et qu'on le sait pertinemment, il est naturel à l'homme de jeter le discrédit sur ce qui le dérange. Ce n'est pas seulement les marchés financiers qu'il faut moraliser, c'est l'ensemble de la politique et des hommes politiques.
Allez, brandissez le spectre de l'inanité et de la mauvaise foi de ces universitaires qui luttent non pour eux mais pour l'avenir de l'enseignement ! Pressez un peu plus le citron des anonymes qui n'y voient que du feu. Vous avez beau jeu de faire accroire des mensonges alors qu'il ne s'agit qu'une idéologie de pacotille, ultralibérale et inconvenante. Votre mépris vous éclatera en pleine figure, tôt ou tard. Car non seulement les universitaires contestent vos méthodes réductrices, mais les salariés qui se retrouvent sur le carreau sont prêts à se battre pour sortir du trou. Plus personne n'admet d'être floué par des bonnes paroles car chacun a des besoins essentiels auxquels subvenir.
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Published by Fred de Roux
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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 07:01
La libéralisation du fameux livret A  suscite bien des convoitises. C'est un marché juteux malgré la chute du taux rémunérateur (dont il est prévu qu'il soit encore amoindri dans les trois mois). Les tenants historiques feraient de la rétention. Ils sont mêmes soupçonnés  de menaces envers les clients. La banque rurale historique (elle aussi) désire ardemment se trouver de nouveaux clients car livret A égale assurance-vie, entre autres produits nettement plus productifs pour les pépettes engrangées par ces bons français, amoureux comme jamais de l'épargne.
Or donc l'écureuil, cet égoïste patenté ne jouerait pas le jeu. Sa rivale la plus grosse se plaint de ce fait près le tribunal et son ennemi de toujours fait l'innocent. Pourtant, de fidèles clients alléchés par les promesses de la ruralité voudraient bien transférer les noisettes amassées pendant des décennies, mais non seulement ça prend bien du temps, en outre on leur taxerait des frais indus.
Ah le fric... ! Les professionnels se transforment soudainement en harpagons et n'hésitent à employer des pratiques peu honnêtes. Ah le fric... ! Ca attise les mauvais penchants car enfin, a-t-on jamais banquier philanthrope ? Certes non !
La guerre est ouverte et malgré les dénégations de l'écureuil, il semble bien que la justice devra se mêler de cette affaire qui n'honore personne et surtout pas ces patrons aux poches cousues d'or dont l'appétit réclame toujours plus.
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 11:44
Allons bon ! Nos fournisseurs d'énergie se livreraient à l'espionnage. En ligne de mire, une association écolo dont les ordinateurs auraient été piratés sur ordre des dirigeants desdits fournisseurs d'énergie. Si on n'a plus le droit d'être écolo sans qu'on vienne fourrer son nez dans ce qui ne regarde que notre conscience, où va-t-on ? Bon d'accord, ces écolos-là mènent des actions coup de poing et dérangent les agissements des entreprises nucléaires. Mais quoi, ils ont bien le droit de dénoncer les dangers potentiels que ledit nucléaire représente. Il s'agit là de santé publique, me semble-t-il ? On ne va tout de même pas accepter la bouche ouverte que le nuage de Tchernobyl repasse les Alpes sans qu'on en soit informés.
L'enquête avance, la société attaquée s'est portée partie civile (ainsi elle a accès au dossier et peut préparer sa défense, à moins que ce ne soit une contre-attaque), arguant du fait qu'elle n'était pas au courant des agissements de certains dirigeants, alors qu'elle avait signé un contrat avec la société de consultant dénoncée. C'est bizarre que des dirigeants puissent agir en douce sans que les plus hautes instances ne soient pas mises au courant. Difficile de ne pas croire à la responsabilité du fournisseur dans cette histoire, non ?
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Published by Fred de Roux - dans phénomène de société
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 11:32
Comme une claque ne suffit pas, voilà, après le vote négatif d'HADOPI et la remise à plat le temps de la parole royale sur les ondes, voici un nouveau projet budgétaire sur fonds de crise. Revisité et corrigé. Et surtout durci. En effet, contre l'avis du gouvernement, qui n'a admis la chose que du bout des lèvres, le projet de loi des finances a introduit un encadrement strict des rémunérations des patrons. Pour une fois, on peut saluer l'entêtement de ceux qui ont mené la fronde, préférant se positionner en regardant la crise bien en face et ne pas admettre que les grands patrons s'en mettent plein les fouilles sans aucun complexe. Commencerait-on à devenir moins laxiste sur les excès et autres abus ?
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 11:06
... On se fait rappeler à l'ordre. Le roi est un discoureur infatigable. Il a toujours son mot à dire à propos de tous et en fait, il ne laisse guère ses interlocuteurs en placer une. Il monopolise toute la place, c'est dans ses gènes. Et il n'éprouve aucune gêne (vous noterez la différence d'accent, le premier grave, le second circonflexe. Cette différence est fort subtile car en confondant les accents, on crée un contresens - j'en connais beaucoup qui ne la connaissent pas cette différence - pour ne pas dire un non sens).
Bon, je ferme cette parenthèse et reprends mon discours. Je disais donc qu'à toujours squatter la parole, le roi se fait tancer. Bon d'accord, pas aussi vertement qu'on pourrait le vouloir, mais le voilà rattrapé par son temps de parole. Par le Conseil d'Etat lui-même. Tiens donc, on proteste dans ce coin-là ? Apparemment oui. Un peu poussé, il faut le dire, par l'opposition que la présence systématique du roi sur tous les médias agace au plus haut point. Déjà qu'elle a pris une sacrée calotte, faudrait pas que le roi l'empêche de se montrer intéressante. Déjà que le temps de parole parlementaire est calculé..., toutes les ficelles utilisées par le roi pour la museler davantage ont porté celle-ci à se manifester et faire appel du trop-plein verbal royal.
Et pourtant, le CSA en avait décidé autrement. Presque deux ans pour inverser la vapeur. Faut pas être pressé. En bref le Conseil d'Etat planche sur la question car le droit s'oppose (si j'ai bien compris) au manque de plusralisme, notamment dans le domaine de l'audiovisuel. Et vlan ! Sa majesté se prend une nouvelle claque retentissante. Reste que - peut-être - il nous pondra des veillées au coin du feu pour nous abreuver de sa sage vision de la crise et des réformes, quand bien même tout le monde se met à gueuler comme des putois qu'il casse les pieds et que sa politique n'est pas celle qu'on attend de lui. Que voulez-vous ? Le système régalien ne prend en compte que de sa propre pensée. Ah, le bavardage... le moyen le plus sûr pour assommer son auditoire.
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Published by Fred de Roux - dans critique
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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 09:41
Aïe ! Le rejet de la loi Hadopi provoque une espèce de séisme jusque dans la tête du roi qui ne cesse de tempêter. Pour lui, c'est quasi une injure personnelle qui lui a été faite. Comme il n'est pas commode et qu'il préside à tout et tout le temps, les sanctions vont tomber. C'est quoi ces machins d'élus qui sont absents quand il faudrait qu'ils soient présents ? C'est quoi ces nigauds de responsables qui ne font pas foutus de rassembler leurs troupes ? C'est quoi cette opposition qui fout la merde ?
Pas normal, tout ça ! Il y aura donc des sanctions et il en est évoqué une plutôt croustillante : les élus qui seraient trop souvent ailleurs que dans l'hémicyle verraient leurs émoluments réduits. Toucher au porte-monnaie de ces messieurs, voilà qui ne va pas franchement plaire et provoquera leur ire. La répression, c'est pour les serfs et non pour les chefs de fiefs. Le roi commence à dangereusement déborder de ses prérogatives et court le risque de se voir contré jusque dans ses propres rangs. Déjà que ça se fissure...
Oui, le navire prend l'eau : la colère du roi a incité un élu de son camp à écrire qu'il voterait contre l'HADOPI. Imaginez un peu cette fronde insupportable. Si celui-là n'est pas le premier sanctionné... (il était absent lors du vote du 9 avril). Cet élu qui franchit un tel pas fera des émules : trop c'est trop. Le roi devrait se calmer. S'il continue à houspiller sa majorité, celle-ci se retournera contre lui. Comme s'il avait besoin d'être davantage détesté... : on existe comme on peut.
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Published by Fred de Roux - dans Législation
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 08:42
Hier, HADOPI a dérapé dans le négatif. On sait déjà aujourd'hui que cette loi sera réexaminée dès le 28 avril. Que de précipitation ! A croire qu'il y a le feu au lac et que les pompiers de la majorité se sentent inaptes à l'éteindre. En effet, le feu couve dans les rangs du parti royal et l'étouffer au plus vite possible est la seule solution envisageable et envisagée car des fissures apparaissent dans l'édifice de la majorité. Des voix discordantes se font entendre, de moins en moins timides et c'est cette assurance de quelques uns qui osent se jeter dans la mêlée qui font trembler le roi et ses courtisans. Car quoi, c'est gonflé tout de même de faire entendre un son de cloche différent du discours majoritaire, non ? Comment d'ailleurs (il faut poser la question) ces quelques protestataires osent -ils défier le pouvoir central, menacer l'édifice savamment structuré par les soins mêmes du roi ? Pourquoi ne rentrent-ils pas dans les rangs (qu'ils n'auraient jamais dû quitter, cela va de soi)  ?
Les lois soumises aux votes des parlementairs sont autant de verrous posés pour embrigader tout le monde. C'est cet embrigadement qui est dénoncé par quelques réfractaires, presque des sans-culottes. L'atteinte aux libertés fondamentales a été bien orchestrée mais elle devient de plus en plus visible - et donc lisible - par  les initiés (et quelques intellos pourris qui ont appris très tôt à penser par eux-mêmes, dieu merci !). Bref, le torchon brûle entre la majorité du parti du roi et une minorité du parti du roi. Il n'est pas dit que ces quelques voix qui osent s'élever contre des lois ficelées à la hâte et qu'il n'est pas urgent de mettre en place ne fassent pas école. Les craintes royales sont bien justifiées et le souci de la cour est de boucher au plus vite ces lézardes inesthétiques qui pourraient bien ébranler davantage -  ça fait souvent tache d'huile la contestation - la structure.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 17:38
C'est bien connu, les manifestations sont toujours propices à la casse. Et les casseurs, c'est encore plus connu, se dissimulent sous des cagoules pour oeuvrer paisiblement à leurs méfaits sans qu'on ait la possibilité de les identifier. La grande prêtresse du ministère des affaires intérieures songe à interdire ces objets qui permettent de s'adonner à tous les délits en toute impunité. Ca se fait ailleurs, alors pourquoi pas dans notre bon royaume où il fait si bon vivre ?
Que voilà une excellente idée (on ne va pas plaindre les fabriquants de cagoules qui mettront moins de beurre dans leurs épinards) ! C'est fantastique car c'est reconnaître implicitement que les débordements qui se déroulent lors des manifestations ne sont pas l'oeuvre des manifestants eux-mêmes. Alors merci ô grande prêtresse des affaires intérieures de cette reconnaissance tardive d'une vérité si longtemps cachée. Les manifestants vont pouvoir défiler la fleur à la bouche sans avoir à craindre d'être poursuivis mensongèrement d'être des casseurs.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 17:05
Un accord avait été trouvé, tout était ficelé et devait aboutir aujourd'hui. Las, HADOPI a connu le dépit, une belle déconfiture car cette loi de plus en plus décriée n'a pas été votée comme convenu et espéré par la droite cocoricotante. Un chant du cop trop précoce qui retentit et retentira longtemps comme une défaite.
Et pourtant, tout devait baigner dans l'eau sucrée du parlement. Petit hic d'importance : il n'y a pas que les écoliers pour être en vacances, nombre de nos représentants ont emprunté le chemin des écoliers et adopté le parlement buissonnier. Que voulez-vous, ils sont tous les jours dans l'hémicycle à plancher sur toutes ces lois inutiles germées dans le cerveau enfiévré du roi. A la longue, c'est lassant, n'est-ce-pas ? Alors avec Pâques qui se pointe, les enfants en vacances, bobonne qui n'en peut plus de briquer son parquet et la maison de campagne ou de montagne qui a besoin d'être aérée et dépoussiérée, l'aubaine était à ne pas rater.
Donc voilà le parti du roi qui a pris une claque pour cause d'absence de ses membres. Restait l'opposition et le Nouveau Centre qui, comme un seul homme, ont rejeté par un non massif l'adoption d'HADOPI. Pourquoi ai-je l'impression d'entendre des rires dans l'hémicycle ?

Ne rêvons pas : cette loi reviendra sur le tapis dès la fin des vacances pascales et ces messieurs du parti du roi seront sommés de faire bloc et de faire pencher la balance en sens inverse. Le roi est un teigneux et ses sbires plient devant lui (alors qu'ils le critiquent dans son dos). Tant qu'ils n'auront pas les couilles de faire entendre le son de leur voix, le code du royaume s'enrichira de lois toutes plus ineptes les unes que les autres qui viendront encombrer les rayonnages déjà pleins à craquer de textes inutiles et surtout inappliqués.
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