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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 06:50
Il semble bien que la mode soit à l'espionage dans les entreprises. Il y a eu déjà des précédents. Mais en cette époque largement troublée, que débarque sur la place publique de telles affaires, franchement, on peut se poser quelques questions.
Or donc, un PDG aurait fait installer des micros dans la salle de réunion afin de se renseigner incognito, et surtout à l'insu des ceux qui réunionnaient en son absence, afin d'être informé de ce qui se disait dans son dos. Bien lui en aurait pris car ce serait grâce à cette écoute ignorée de ses collaborateurs qu'il aurait appris qu'on voulait le débarquer. C'est sans doute pourquoi il est parti de ladite entreprise en empochant un pécule de quelque 3 millions.
Décidément, ça fait beaucoup de bruit ces écoutes illégales. Et pourtant, elles sont installées dans le plus grand silence des installateurs, complices (malgré eux ?) d'une manoeuvre peu honorable.
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Published by Fred de Roux - dans actu
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 17:27
Vous aimez les parodies et vous aimez les chansons. Je vous conseille d'écouter celle-là. Si ça ne vous arrache pas une larme de plaisir, c'est que j'ai bien mauvais goût.


http://anti-sarkomania.over-blog.com/article-30787401.htmllink
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Published by Fred de Roux - dans humour ou non
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 12:12
Les banques ne manquent pas d'air : elles grattent les fonds de tiroir pour offrir à ses cadres bien dynamiques des fonds dénichés dans des arrière-cours. Car comment expliquer que Dexia, renflouée pour partie par le royaume, ait pu verser des sommes mirobolantes alors qu'elle était au bord de la faillite ?  L'argument est  tout trouvé : elles sont, ces pauvres banques, tenues de verser ce qui a été établi par contrat. Et un contrat, ça se respecte, cela va de soi. Sauf qu'elles s'étaient engagées à ne pas détourner les avances du royaume pour leurs propres bénéfices.
Voilà le revers de la médaille : il fallait sauver le capitalisme, donc les banques, pour éviter une crise encore plus désastreuse. Mauvais, très mauvais calcul : les banques ne connaissent pas l'existence du mot scrupule, elles font donc fi de toute morale et ne respectent pas les engagements officiels qui étaient de ne pas verser des dividendes (on se fout des termes exacts). Qui est cocu dans cette histoire ? Le royaume, bien naïf dans sa démarche de sauvetage.
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Published by Fred de Roux - dans actu finance
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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 11:54
Allons bon ! Voilà que les euro-députés font la nique au royaume et donc au roi. Le 20 avril dernier, ils ont remis sur des rails divergents un précepte : seuls les tribunaux sont aptes à juger des piratages sur l'internet. Tiens donc ! Voilà qui risque de mettre au banc de la communauté le royaume avec sa loi à réponse graduée.
C'est amusant de constater que le royaume se veut le précurseur en tout et que la loi parlementaire de l'Europe le contraigne à rebrousser chemin (et donc renonce à cette loi rejetée récemment et fort controversée) Bon d'accord, derrière cette rebuffade, il y a une ancienne ministre socialiste qui, on peut en être sûr, a dû prendre son pied en pondant ce texte tout de suite adopté. On se bat avec les armes qu'on peut, n'est-ce-pas ? Mais on peut lui dire merci car,
après tout, si Bruxelles considère que "aucune restriction ne peut être imposée aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux sans décision préalable des autorités de justice", c'est que c'est archi-vrai. Ben oui, l'internet, c'est un sacré outil dont on ne peut plus guère se passer puisque désormais, toutes les démarches se réalisent par lui, Administration en tête. Le royaume n'a plus qu'à courber l'échine car il est le premier à mettre en ligne tout : lois, décrêts, déclaration d'impôts, recherches administratives, et tout le bataclan. Les fournisseurs en énergie font de même et aujourd'hui, plus personne (à moins d'être un sacré demeuré) n'ignore rien des joyeuses manipulations d'un clavier. La généralisation des factures en ligne (quand ça marche) est le meilleur prétexte pour qu'on ne coupe pas la connexion même aux pirates zélés.
Si jamais le royaume persiste et met en application cette loi ridicule (et surtout inapplicable), il court le risque de voir ses contribuables bouder les démarches via l'internet et se moquer de tout. Ce qui ne serait pas acceptable, bien évidemment. D'ailleurs, en cas de coupure, il y a ce qu'on appelle une procédure d'appel de la sanction. Le recours devant le tribunal administratif et même jusqu'à Bruxelles serait fort ennuyeux pour l'état dont la réputation serait définitivement entachée par une jurisprudence à son encontre. Diable, il faut que les parlementaires et sénateurs réfléchissent à fond la caisse avant d'oser défier Bruxelles.
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Published by Fred de Roux - dans Législation
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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 07:59

Les ministres de sa majesté usent d’un langage apparemment sain. Le grand chambellan, plutôt que de dire que la récession est plus forte que toutes les prévisions et que la relance n’est surtout pas pour demain ni pour plus tard, qualifie de molle – un doux euphémisme – cette croissance que tout le monde espère et appelle de tous ses vœux. Ce qualificatif est aussi mou que lui-même et traduit bien le flou opaque entretenu par les gouvernants pour ne pas affoler davantage la population. En procédant ainsi, il y a minoration de la conjoncture et de ses dangers.

Que dire de cet autre ministre qui parle du dialogue entretenu par le monarque lui-même en l’affublant d’un qualificatif fort en vogue présentement ? Ce dialogue serait durable (comme le développement ?) et les serfs l’auraient compris, selon lui. Peut-on appeler dialogue le monologue entretenu par le roi qui s’entête (et s’enferre) dans une dialectique incompréhensible ?

A l’heure où le vent qui ne cesse de tourner précipite tout le monde dans la tourmente, la communication est la dernière arme trouvée par les penseurs en publicité pour tournebouler les esprits. Ah, la communication… ! Un bien grand mot, certes, mais détourné de son sens réel. Car enfin, est-ce communiquer que de marteler sempiternellement les mêmes fadaises, les mêmes mensonges, les mêmes contre-vérités ?

La com, pour adopter une abréviation devenue lieu commun, s’appelle également mass média, publicité, information. La com se fait à la va comme je te pousse, au gré des événements et des aléas. La com, cet outil sur utilisé, éculé désormais, qui ne peut plus trouver un quelconque écho auprès de la masse populaire. Plus personne n’est dupe en effet des propos lénifiants lancés sur les ondes. Apparemment, les élites politiques n’ont pas encore capté que les serfs attendent autre chose que des interventions multipliées devant le petit écran, relayées généreusement par les supports papier de toute obédience. Qui serait assez idiot pour tomber dans le piège ainsi tendu par le truchement de mots dont le sens n’existe plus ? Ce ne sont que des mariages hasardeux créés par les agents en communication, mais qui divorcent avant même qu’ils soient unis. Car enfin, ce mot de durable, que signifie-t-il ? Tout simplement qui dure. Or le propre du dialogue est bien d’instaurer un échange entre au moins deux interlocuteurs, il y a un début, un milieu, une fin (en dissertation, on dit introduction, développement et conclusion). Un dialogue ne s’instaure pas dans la durée puisqu’il est interrompu à un moment ou à un autre.

Au fond, tout se résume à peu près à ceci : les mots ne sont rien d’autre qu’un os à ronger. Ils sont jetables dès qu’ils sont totalement érodés. Demain étant un autre jour, lorsque la mollesse et le durable ne seront plus dans le vocabulaire du temps, on en trouvera d’autres pour leur suppléer.

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Published by Fred de Roux - dans Langage
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 13:20
Le conseil des ministres a entériné hier la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Malgré les contestations de toute la communauté universitaire et de la recherche. Quand on fait appliquer une loi avant même qu'elle n'ait été réellement votée par les deux chambres, on n'est pas surpris par ce passage en force. C'est ça désormais la démocratie : on viole le respect dû à la pensée.
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Published by Fred de Roux - dans actu
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 13:11
... pour travailler sur le territoire. Peu importe les qualifications des non européens, parce qu'ils n'appartiennent pas à cette communauté, ils sont interdits d'emploi. Ils seraient 7 millions à vivre dans le royaume et à se trouver sans job. Quoique... certains d'entre eux arrivent à se caser, mais alors ils n'ont pas de poste fixe, notamment dans les emplois d'état. Leur statut ? Tout simplement vacataires ou contractuels. Autant dire que les portes de la carrière ne sont pas prêtes à s'ouvrir devant eux. Et si l'on doit réduire les effectifs, on commencera par les renvoyer tout bonnement : un contrat peut être renouvelable... quand on le veut bien. Et que dire des vacataires sinon qu'ils peuvent être appelés pour quelques heures ou quelques jours seulement (les fameux CDD) : cela s'appelle des emplois saisonniers et maintient la pression sur les plus vernis qui se voient proposer des postees à 10 mois. Bonjour la précarité.
Bref, la Halde s'insurge contre cette politique qui va à l'encontre des directives de Bruxelles( les états membres n'ont pas d'obligation d'application des dites directives). Elle demande que le gouvernement recense tous les emplois interdits aux étrangers et que cette liste soit officielle (ça va être dur car la liste des maladies qui interdit à certains malades d'exercer dans la fonction publique, quand on la demande, la réponse est invariablement "elle n'existe pas"). A quand la transparence réelle et une politique qui ne relève pas de la préférence nationale ?
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Published by Fred de Roux - dans critique
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 12:59
Le mois prochain, la loi Bachelot devrait passer devant le sénat. Tout ça pour imposer un dirigisme dictatorial entre les mains d'un seul homme, nommé bien évidemment par les sphères du pouvoir, remettant en cause ce qui fait  la qualité médicale des hôpitaux français. Que penser d'un homme sans qualité professionnelle dans ce domaine sensible qui nommerait les chefs de services, les remercierait quand ils lui déplairaient, qui ne songerait qu'à la rentabilité du monde hospitalier, qui bousculerait les fondements du serment d'Hypocrate en choisissant les malades les plus rentables, qui supprimerait des postes d'infirmiers, d'aide-soignants au nom de la productivité ?
Les professionnels de la santé sont nombreux à penser que c'est folie et contraire à l'éthique médicale. L'appel des 25 a déjà été signé par de nombreux médecins, mais il me semble que tout le monde est concerné. Pas besoin en effet d'appartenir à cette profession pour que tous soient soignés convenablement et dans les mêmes conditions pour tous.
L'hôpital du futur rêvé par le pouvoir en place n'est pas concevable. Tellement en dehors des clous que même un professeur de médecine, appartenant à la majorité, s'élève contre. Pourquoi pas vous ?


http://tempsreel.nouvelobs.com/php/petition19/index.php
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Published by Fred de Roux - dans phénomène de société
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 09:01
Le petit roi a la langue bien pendue. Ses écarts de langage commencent à sérieusement agacer tout le monde. Apparemment, il n'a pas encore compris qu'il fallait éviter des propos déplacés, en peu de mots, que la diplomatie n'était pas un vain mot (mais une affaire de professionnel, ce qu'il n'est pas). Ses dérapages linguistiques deviennent le sujet de toutes les causeries journalistiques et pas un seul rédacteur n'échappe à l'envie de lui tailler une veste, voire une culotte courte... Les grands de la Presse internationale  y vont chacun de leur mot et les critiques ne sont pas tendres. Bien évidemment, le palais s'empresse de démentir, mais rien n'y fait. Les Lapsus Linguae de roi sont devenus la coutume du royaume. Pas étonnant donc que la réputation du peuple en pâtisse. Tous les serfs sont la risée des étrangers, mis dans le même paquet que le monarque qui les ridiculise à chaque tournant. Ca commence à bien faire ces bévues systématiques, il serait temps que les conseillers de sa majesté lui interdisent soit de parler en public, soit lui fournissent un discours mis à l'épreuve devant une cour de spécialistes du langage avant de lui laisser prendre la parole. Ca la fout mal sur le plan international ces commentaires systématiquement ressentis comme autant de jugements péremptoires et donc vexatoires par les amis du royaume. Les fâcheries risquent fort d'être nombreuses et engendrer des relations tendues. C'est bien d'être décontracté, de se prétendre anticonformiste et d'afficher un parler sincère, mais il ne faut pas surtout chatouiller de trop près l'orgueil d'une nation à travers son représentant démocratiquement élu. Un peu d'égards ne nuit pas, le roi devrait en prendre bonne note. Et surtout acquérir au moins un léger vernis d'éducation : les civilités sont toujours de mise lors des rencontres entre chefs d'état.
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Published by Fred de Roux - dans Langage
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 19:04
Il fallait s'y attendre : la grogne universitaire qui ne faiblit pas agace le roi et son entourage. Ce matin, les journaux ne parlent que de la désaffection des facs par les étudiants. En cause : l'absence de cours. C'est relativement vrai puisque les profs en grève ne veulent pas céder face au pouvoir royal. Ceci dit, il faut préciser que non seulement les journaux format papier, mais également radiophoniques et télévisuels s'en donnent à coeur joie, s'acharnant à interroger les étudiants qui plaident pour la reprise des cours. La plupart sont fédérés au syndicat de l'extrême-droite (ils sont choisis en fonction de leur appartenance et non pour des opinions contestataires=. C'"est détestable cette manie de récupérer un fait de société pour le réduire à ce qu'il n'est pas fondamentalement. Le jeu consiste vraiment à bourrer le crâne des lecteurs et des auditeurs. Il paraît même que les parents mettent leur grain de sel. Grand bien leur fasse : s'ils savaient à quoi rime tout ce cirque, ils prendraient fait et cause pour les grévistes. Le roi et sa cour sont passés maîtres dans l'art de la désinformation (c'est ce qu'ils appellent communiquer) car pour eux, céder à la pression reviendrait à reconnaître leurs erreurs grossières. Malheureusement, le manque total d'information véritable joue en leur faveur car la foule des anonymes préfère croire celui qui crie plus fort, fut-ce au détriment de ses intérêts propres. La réalité est tout autre que celle admise par les autorités : les candidats au bac sont moins nombreux que les années précédentes (c'est normal, tout dépend de la tranche d'âge à laquelle on appartient et certaines années sont moins fécondes que d'autres). On ne peut nier que des salles de cours ou des amphis vides ça la fout mal. Alors on parle de l'impact de ces grèves sur la notoriété de l'enseignement français à l'étranger (vive les échanges Erasmus et les doctorants venus d'ailleurs qui viennent grossir le flux étudiant !). Comme si un futur thésard prenait en compte ces grèves : il ne voit que la qualité de l'enseignement en lui-même. Et la valeur du diplôme que nos universités leur octroient. Comme la désinformation est la méthode la plus courante, on n'hésite pas non plus à distiller encore du venin en prétendant que les universités distribuent des diplômes contre de l'argent. Vraiment n'importe quoi. L'état voudrait discréditer nos établissements qu'il ne s'y prendrait pas autrement. En fait, c'est une espèce de chantage exercé pour contrer les contestataires et peut-être (ils peuvent toujours rêver) les amener à renoncer à leurs revendications. Mauvaise méthode, procédé pourri, amalgames faciles faute d'informations. Il est clair que quand on a tort et qu'on le sait pertinemment, il est naturel à l'homme de jeter le discrédit sur ce qui le dérange. Ce n'est pas seulement les marchés financiers qu'il faut moraliser, c'est l'ensemble de la politique et des hommes politiques.
Allez, brandissez le spectre de l'inanité et de la mauvaise foi de ces universitaires qui luttent non pour eux mais pour l'avenir de l'enseignement ! Pressez un peu plus le citron des anonymes qui n'y voient que du feu. Vous avez beau jeu de faire accroire des mensonges alors qu'il ne s'agit qu'une idéologie de pacotille, ultralibérale et inconvenante. Votre mépris vous éclatera en pleine figure, tôt ou tard. Car non seulement les universitaires contestent vos méthodes réductrices, mais les salariés qui se retrouvent sur le carreau sont prêts à se battre pour sortir du trou. Plus personne n'admet d'être floué par des bonnes paroles car chacun a des besoins essentiels auxquels subvenir.
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Published by Fred de Roux
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