Langage

Dimanche 8 novembre 2009 7 08 11 2009 21:01

Je ne dirai jamais assez qu'il faut être prudent quand on fait circuler une information. J'en veux pour preuve un article et une vidéo récents parus sur un blog ami.  Ces deux éléments auxquels, dans un premier temps, je n'ai pas fait attention, lorsque je les ai relu et vu m'ont fait tiquer. Et salement tiquer.

L'article retransmet un mail recu où sa majesté est mise en cause quant à son accession au pouvoir. Nombre d'élements sont douteux et mériteraient des vérifications.  La vidéo est faite pour susciter, chez ceux qui l'écoutent, la panique. Mais pas seulement cela. Ces deux "événements" transmis par le net sont vraiment sujets à caution. Car quoiqu'en pensent ceux qui les ont véhiculés, il ne s'agit que de désinformation. Et derrière cette désinformation organisée se cache le spectre de vieux démons que j'aurais cru expurgés depuis longtemps.

J'ai bien du mal à accepter que des gens de bonne foi prêtent une oreille attentive à des tentatives de déstabilisation. Pourtant, nous sommes tous avertis de l'existence des "hoax", ces messages qui ne sont que des pièges tendus aux naïfs. Tomber dans la chausse-trappe glissée sans en avoir l'air est aisé. En sortir, bien moins évident. Et c'est bien là le danger que ce type de "communication" représente.

Je vous transmets à mon tour la vidéo en question :  
http://www.dailymotion.com/video/xb148d_appel-durgence-a-tous-les-medias_news
ainsi que celle-ci qui rappelle étrangèrement la précédente :  
http://www.dailymotion.com/video/xaxd46_etat-durgence-h1n1-declaration-de-g_news?from=rss


En clair, ces vidéos, ou cet article (le blogueur se reconnaîtra tout seul), sont autant d'appels à l'anti-sémitisme primaire (1ère vidéo) ou servent à affoler les populations (2ème vidéo). Avant de vous aventurer sur cette pente plus que savonneuse, j'espère que vous réfléchirez : certains faits sont de sinistre mémoire.  On ne peut ignorer que le réseau autorise n'importe qui à exploiter des filons foireux, voire dangereux.

La grippe dite H1N1 a bon dos : les états en font tellement trop, les anti-tout, en profitent pour évoquer un génocide, un complot international, la mise en place d'un Nouvel Ordre Mondial avec la complicité de l'OMS (comme par hasard). Le "Flumist" évoqué dans la seconde vidéo ne vous rappelle pas un autre mot très proche ? Fumiste. Certains aiment à délirer...

La seule chose à savoir, parce qu'elle est vraie, est que ce vaccin comporte des adjuvants nocifs.




Par Fred de Roux - Publié dans : Langage - Communauté : LE CERCLE DES POLEMISTES
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 10 2009 20:15
Le jeune présomptueux, soutenu par un père qui rêve de lignée, après avoir affronté la polémique que sa candidature désignée pour l'EPAD avait soulevé, dans un esprit d'apaisement, dit-il, a retiré ses billes. Oui, personne ne l'ignore désormais, l'élévateur socio-professionnel est redescendu au rez-de-chaussée. Sans doute pour n'y rester que quelque temps.

Il ne faut pas se faire d'illusion et sans vouloir faire de procès et condamner avant même que le "délit soit jugé", voilà un fils de... qui se dérobe au prétexte qu'il ne veut froisser personne et passer pour ce qu'il n'est pas : un arriviste de fils à Papa qui profite du giron paternel pour prendre position dans la haute société. Cela semble louable. Et à l'entendre répondre au journaliste chargé "d'enquêter" sur ce désistement, une âme benoîte peu - ou pas du tout - habituée aux arcanes du langage savamment orchestré ne peut que tomber dans le piège d'une rhétorique bien rôdée. Ca sent en effet sa communication à plein nez.

Pourtant, en fermant les yeux, à n'entendre que les mots, le ton employé, on devine chez ce petit jeunot qu'il est un habitué du chapitrage communicatoire. Ce ne sont pas ses études en Droit, loin d'être terminées car à peine entamées et  point encore sanctionnées par un quelconque diplôme, qui font sa force verbale. On sent bien autre chose. Cette autre chose, ce sont les leçons reçues en ligne directe et par l'exemple du géniteur. C'est également l'entraînement intensif d'une formation en coulisses par les communicateurs professionnels, tous aux pieds du paternel et qui régalent les auditoires de bons mots, de phrases savantes, de coups de gueule apparents et d'anodines apartées.

Cette mise en avant pour une reculade quelques jours plus tard enthousiasme les partisans royaux, et même jusqu'aux gens d'opposition. On parle alors de maturité, de courage, bref, on applaudit bien fort cette attitude responsable.

Et si ce n'était qu'un coup médiatique ?
Si c'est une entreprise de ce type, c'est joué finement. Mais quel en sera le réel prix ?

Par Fred de Roux - Publié dans : Langage - Communauté : LE CERCLE DES POLEMISTES
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 10 2009 08:44

Encore un lien qui permet d'avoir un autre point de vue. Ca vaut le déplacement, croyez-moi.

http://lumierescontemporaines.over-blog.fr/article-36912239-6.html

Par Fred de Roux - Publié dans : Langage - Communauté : Coup de Pouce
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Mardi 1 septembre 2009 2 01 09 2009 22:10
J'ai toujours conseillé de vider son sac. En écrivant.

En verbalisant par écrit et en usant des mots dont notre langue est riche, on peut soigner son stress, ses angoisses, ses colères. C'est une écriture qui permet de se retrouver, de se reconstituer dans toute notre intégrité. Taire sa colère ne peut qu'engendrer des effets dévastateurs sur notre moral. Alors plutôt que de sombrer dans une déprime qui dure et dure jusqu'à ce qu'on flanche complètement, il est plus sage de manier les phrases et d'exprimer ce qui taraude notre esprit. Il faut savoir mettre des mots sur ces maux qui nous empêchent d'avancer et nous détruisent.

Récemment, j'ai conseillé à quelqu'un de ma connaissance de se plier à cet exercice. Jamais je n'aurais imaginé qu'il le ferait sur son site. Lorsque j'ai découvert son article, ma stupéfaction a été grande : certes sa colère était là, évidente, mais à travers un langage odieux, vulgaire. Ce n'étaient qu'invectives répétées, tout était passé à la moulinette de sa colère. Le premier instant de surprise passée, je n'ai pu aller au bout de sa diatribe. jJai clos son article et lui ai écrit. Je lui ai même demandé de retirer son article, jugeant qu'il était bien trop tendancieux et qu'il avait trop facilement l'insulte au bout de sa plume. Il n'a rien voulu savoir. C'était et cela reste son droit.

Pourtant, à quoi sert de déverser sa colère au su et vu de tout le monde, alors que toute la toile peut en être imprégnée et provoquer des remous inutiles, voire faire s'engager une procédure dont l'issue est courue d'avance ? Je ne comprends pas et même je refuse de comprendre qu'on ose ainsi se livrer à ce type d'exercie, en soi souhaitable et salvateur, autrement qu'en face à face avec la page blanche. Cela se fait  uniquement entre soi et soi, parce qu'ainsi, on passe le cap, on se retrouve et on avance.

Quelqu'un que j'ai bien connu disait qu'on ne devait pas prendre les autres pour des poubelles. L'expression heurte mais elle est très vraie dans sa crudité et même sa cruauté. Si la solidarité existe, elle n'est pas faite pour vider le trop plein qui nous submerge. On n'a pas le droit de rendre les autres, sous prétexte que ce sont des amis, complices de nos erreurs, coups de gueule, errements intérieurs. A nous, et à nous seuls,  d'assumer nos faiblesses, nos désespoirs, nos colères.
Par Fred de Roux - Publié dans : Langage
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Mercredi 27 mai 2009 3 27 05 2009 10:17
Les universités ne sont plus bloquées. Un certain journal titre ainsi "Victoire politique pour l'université". Un titre bien ambigu, ne trouvez-vous pas ? Il faut en effet lire l'intégralité dudit article pour comprendre le sens réel de cette victoire politique.
Il ne s'agit pas de la victoire des universités, mais de celle du gouvernement. Et l'article de pérorer à propos de la ténacité de la ministre qui, contrairement à ses prédécesseurs, n'a rien concédé face à la contestation. Raide dans ses bottes, vraisemblablement. Bien évidemment, le chantre du gouvernement va plus loin, jugeant que les fouteurs
de merde savaient à quoi s'en tenir à propos de la LRU (autonomie des universités et statut des enseignants-chercheurs. Ce dernier élément n'est apparu dans sa totalité qu'après l'autonomie) Grosso modo, c'était de la pure idéologie antisarkozyste. Voilà, nous y sommes, car là est tout le noeud du problème. Comme si tous les universitaires votaient comme un seul homme, à gauche comme par hasard. Or la communauté universitaire est constituée d'individus d'appartenance ou d'idéologie politique de tous bords. Quel amalgame imbécile ! Et un peu trop facile ! Comme ça ne suffit pas de jeter l'anathème sur la connaissance de la réforme, de taxer d'antisarkozisme les universitaires, le journal n'hésite pas à en rajouter une couche. Je cite :   "
La contestation aurait, de toute manière, été au rendez-vous. Par principe." Si ça ce n'est pas de l'idéologie à l'état pur, doublée d'une mauvaise foi évidente, c'est que je ne comprends rien à rien. Ou alors, on prend la population pour plus bête qu'elle ne l'est. Encore du bourrage de crâne. Encore de la désinformation. C'est l'expression de l'esprit partisan coûte que coûte. Cela ressemble à ce que j'appellerais du terrorisme intellectuel.
Par Fred de Roux - Publié dans : Langage - Communauté : Domaine universitaire
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 05 2009 13:32
Le roi est, paraît-il, un menteur invétéré. Plusieurs journaux de l'hexagone ont démontré que, contrairement à ce que sa majesté avait déclaré, il n'existe pas de bouclier fiscal chez nos voisins d'Outre-Rhin. Malgré ces démonstrations appuyés par des preuves irréfutables, le roi persiste et signe : son bouclier fiscal est le pendant de celui de l'Allemagne. Et il n'en démordra pas. Na !
Ce serait le méconnaître que de croire qu'il puisse revenir sur des propos mensongers. Il en va de sa respectabilité et de son rayonnement auprès de ses fidèles. Se dédire ? Jamais ! Reconnaître avoir interprété de travers ? Jamais ! Le roi est un sage qui comprend tout, assimile tout et sert en dessert (et ça le dessert, hi, hi !) ses conclusions comme autant de dogmes infaillibles. Sa magnificence intellectuelle est sans égale, sa vision ne peut être contrecarrée même par défaut. Il est le roi. Tout est dit.
Par Fred de Roux - Publié dans : Langage
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 04 2009 08:59

Les ministres de sa majesté usent d’un langage apparemment sain. Le grand chambellan, plutôt que de dire que la récession est plus forte que toutes les prévisions et que la relance n’est surtout pas pour demain ni pour plus tard, qualifie de molle – un doux euphémisme – cette croissance que tout le monde espère et appelle de tous ses vœux. Ce qualificatif est aussi mou que lui-même et traduit bien le flou opaque entretenu par les gouvernants pour ne pas affoler davantage la population. En procédant ainsi, il y a minoration de la conjoncture et de ses dangers.

Que dire de cet autre ministre qui parle du dialogue entretenu par le monarque lui-même en l’affublant d’un qualificatif fort en vogue présentement ? Ce dialogue serait durable (comme le développement ?) et les serfs l’auraient compris, selon lui. Peut-on appeler dialogue le monologue entretenu par le roi qui s’entête (et s’enferre) dans une dialectique incompréhensible ?

A l’heure où le vent qui ne cesse de tourner précipite tout le monde dans la tourmente, la communication est la dernière arme trouvée par les penseurs en publicité pour tournebouler les esprits. Ah, la communication… ! Un bien grand mot, certes, mais détourné de son sens réel. Car enfin, est-ce communiquer que de marteler sempiternellement les mêmes fadaises, les mêmes mensonges, les mêmes contre-vérités ?

La com, pour adopter une abréviation devenue lieu commun, s’appelle également mass média, publicité, information. La com se fait à la va comme je te pousse, au gré des événements et des aléas. La com, cet outil sur utilisé, éculé désormais, qui ne peut plus trouver un quelconque écho auprès de la masse populaire. Plus personne n’est dupe en effet des propos lénifiants lancés sur les ondes. Apparemment, les élites politiques n’ont pas encore capté que les serfs attendent autre chose que des interventions multipliées devant le petit écran, relayées généreusement par les supports papier de toute obédience. Qui serait assez idiot pour tomber dans le piège ainsi tendu par le truchement de mots dont le sens n’existe plus ? Ce ne sont que des mariages hasardeux créés par les agents en communication, mais qui divorcent avant même qu’ils soient unis. Car enfin, ce mot de durable, que signifie-t-il ? Tout simplement qui dure. Or le propre du dialogue est bien d’instaurer un échange entre au moins deux interlocuteurs, il y a un début, un milieu, une fin (en dissertation, on dit introduction, développement et conclusion). Un dialogue ne s’instaure pas dans la durée puisqu’il est interrompu à un moment ou à un autre.

Au fond, tout se résume à peu près à ceci : les mots ne sont rien d’autre qu’un os à ronger. Ils sont jetables dès qu’ils sont totalement érodés. Demain étant un autre jour, lorsque la mollesse et le durable ne seront plus dans le vocabulaire du temps, on en trouvera d’autres pour leur suppléer.

Par Fred de Roux - Publié dans : Langage - Communauté : Libre pensée politique
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Dimanche 19 avril 2009 7 19 04 2009 10:01
Le petit roi a la langue bien pendue. Ses écarts de langage commencent à sérieusement agacer tout le monde. Apparemment, il n'a pas encore compris qu'il fallait éviter des propos déplacés, en peu de mots, que la diplomatie n'était pas un vain mot (mais une affaire de professionnel, ce qu'il n'est pas). Ses dérapages linguistiques deviennent le sujet de toutes les causeries journalistiques et pas un seul rédacteur n'échappe à l'envie de lui tailler une veste, voire une culotte courte... Les grands de la Presse internationale  y vont chacun de leur mot et les critiques ne sont pas tendres. Bien évidemment, le palais s'empresse de démentir, mais rien n'y fait. Les Lapsus Linguae de roi sont devenus la coutume du royaume. Pas étonnant donc que la réputation du peuple en pâtisse. Tous les serfs sont la risée des étrangers, mis dans le même paquet que le monarque qui les ridiculise à chaque tournant. Ca commence à bien faire ces bévues systématiques, il serait temps que les conseillers de sa majesté lui interdisent soit de parler en public, soit lui fournissent un discours mis à l'épreuve devant une cour de spécialistes du langage avant de lui laisser prendre la parole. Ca la fout mal sur le plan international ces commentaires systématiquement ressentis comme autant de jugements péremptoires et donc vexatoires par les amis du royaume. Les fâcheries risquent fort d'être nombreuses et engendrer des relations tendues. C'est bien d'être décontracté, de se prétendre anticonformiste et d'afficher un parler sincère, mais il ne faut pas surtout chatouiller de trop près l'orgueil d'une nation à travers son représentant démocratiquement élu. Un peu d'égards ne nuit pas, le roi devrait en prendre bonne note. Et surtout acquérir au moins un léger vernis d'éducation : les civilités sont toujours de mise lors des rencontres entre chefs d'état.
Par Fred de Roux - Publié dans : Langage - Communauté : humeurs critiques
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 04 2009 11:44
La pub, voilà la chose qui m'agace au plus haut point. Nos publicitaires ne manquent pas d'imagination et feraient vendre leur mère à leurs enfants. Le pire, actuellement, c'est le détournement de l'objet. Explication : la dernière mode consiste à proposer un produit tout en utilisant un autre. Il y a foule d'exemples-types. La voiture par exemple. Les hommes n'existent pas sans avoir une tuture entre les mains. Ils ne se contentent plus de la briquer le dimanche, de lui fourguer des accessoires inutiles. Désormais, grâce à la pub, elle supplante jusqu'à l'amante : celle-ci se prépare, se bichonne, se fait plus sexy que nature et lorsque son homme arrive, celui-ci se détourne pour un dernier regard pour SA bagnole, objet de tous ses désirs. La femme n'est pas épargnée non plus : la fille punkette s'empare du collier du chien pour s'en parer le cou. La mère lève les yeux auciel, exaspérée mais soudain, son regard bifurque vers l'extérieur : instant magique, elle retrouve enfin le sourire. Oubliée la fille et ses exentricités, sa vie désormais est dans sa voiture, ce qui suffit à la satisfaire pleinement.
Autre agacvement notoire chez moi : l'emploi de l'anglais (avec astérique et traduction en bas de l'image). Feel the difference ! Mais ces concepts ne suffisent plus, les publicitaires s'acharnent à en rajouter des couches et des couches. Le petit dernier spot (oui, je sais, c'est très anglais ce mot !), c'est...(vous l'avez deviné ?) Simply Market. Be happy, be simply. LE tout très coloré, sur fond musical aguicheur, avec personnages animés façon BD. A hurler de rage ! J'ai dit spot ? Oui, mais ça ne suffit pas : les Simply Market (dont le jaune est la couleur de fabrique) affichent le "Be happy,  ! Be simply !" jusque sur les tapis roulants des caisses.  Si avec cette surabondance de slogans répétitifs et envahissants, nous ne sommes pas convaincus, on ne sera jamais heureux et on ne fera jamais rien en toute simplicité.
Si on ne nous prend pas pour des simplets (pire, des couillons), c'est que nous n'avons rien compris.
Par Fred de Roux - Publié dans : Langage - Communauté : Au secours le français se perd
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 04 2009 09:09
Le roi clame qu'il quittera le G20 si... mais se dédit tout aussitôt car la politique de la chaise vide marquerait l'arrêt du G20 et l'échec. Que voilà un revirement attendu ! Toujours ces effets de manche pour impressionner, mais qui ne sont que des astuces et des gesticulations bien inutiles et qui ne peuvent que discréditer le royaume. Le sentiment général qui peut s'ensuivre de ces allers et retours verbaux est que le roi est une girouette.
Si le roi veut asseoir son prestige international, il me semble qu'il devrait avoir une autre ligne de conduite. Puisque c'est lui qui a lancé cette idée (comme celle également d'un gouvernement international ou une présidence prolongée de l'UE), il conviendrait qu'il ne se dédise pas à tout instant ni ne se contredise.
Au fond, il va et vient d'une idée à l'autre sans continuité sauf sur un dossier : celui des réformes. C'est stupéfiant qu'il puisse désirer tout à la fois obtenir une audience internationale et se rendre indésirable dans son propre royaume. Il y a là une dichotomie insaisissable qu'il conviendrait d'étudier au microscope.
Par Fred de Roux - Publié dans : Langage
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