Femmes

Lundi 23 février 2009 1 23 02 2009 11:37
Décidément, le verbe se casser devient une injonction politique dont l'usage se répand de plus en plus. En ligne de mire, une certaine Ségolène qui a fait le voyage jusqu'en Guadeloupe pour assister aux obsèques du syndicaliste  tué par balle.
Et qui a prononcé cette petite exclamation impérative sans aucune ambiguité ? Peu importe de savoir qui, puisque c'est une phrase au ton comminatoire qui exprime quelque chose d'autre. Elle reproche la présence de l'ex-candidate à la présidentielle, présence dont on se serait bien passé : le commentaire en a été qu'elle cherchait à allumer la mèche du baril de poudre guadeloupéen. Ensuite que ce ne serait pas à elle de tout reprendre en mains sur place une fois qu'elle aurait réintégré ses pénates ordinaires. Quel procès d'intention !!! Peut-être pas si faux que ça. Mais comment savoir ? Les politiques des deux sexes, c'est connu, sont des récupérateurs patentés...

Allez, cassons-nous ! Circulons ! Y'a rien à voir.
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes - Communauté : de la dérision
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Samedi 14 février 2009 6 14 02 2009 14:17
Le roi s'attaque aux congés-maternité. Selon lui, et parce que sa ministre de la Justice a repris le collier cinq petits jours après avoir mis au monde sa petite fille, les femmes ont bien trop de congés après une naissance. Et cela nuit à leur carrière. Donc, Mesdames, pondez vos morpions et, à peine descendues de la table d'accouchement, retournez à vos activités professionnelles !
Ne faites surtout pas de chichis et même si cette mise au monde vous a réduite à l'état de loque, maquillez-vous les yeux, poudrez-vous le nez et taisez-vous ! Votre mialon ? Il se débrouillera fort bien tout seul, les crèches vont pousser comme des champignons, il sera pris en charge par des professionnels de la petite enfance. L'éducation ? Vous n'y pensez pas ! C'est l'école qui s'en charge. Les vacances en famille ? Surtout pas, cela pervertit les gamins et les incite à faire des caprices. Les câlins ? Ils n'en méritent pas vos mômes. Son premier sourire aux anges après la tétée ? Pas question, vous n'allaiterez pas puisque vous travaillerez. Son premier mot, ses premiers pas ? Des moments inutiles que vous remplacerez par le travail.
Il sera toujours temps de pouponner lorsque vous serez..................... grand-mères.
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes - Communauté : de la dérision
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 01 2009 22:53
Infaillible ! Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter les propos d'une membre de la cour du roi qui a asséné avec une constance admirable (et une virulence vertueuse) qu'il fallait des réformes et qu'elles seraient menées tambour battant. C'est tout juste si elle n'a pas ajouté un Na ! retentissant pour mieux marquer qu'elle avait raison. Bref, elle n'avait de cesse que d'asséner que ceci, que cela et patati et patata. A croire qu'elle suggérait sans le vouloir qu'elle-même ressentait le besoin de s'auto-convaincre.
Les femmes ont tout de même ceci d'admirable qu'elles ne laissent pas de place aux autres dès qu'il s'agit de défendre le bifteck. Elles squattent la parole, ne lâchent pas le morceau jusqu'à ce qu'elles aient martelé leur vérité.
Le plus drôle dans cette prise de parole péremptoire, c'est qu'elle était hors sujet. Evidemment, il faut parler de tout sauf de ce dont il est réellement question. Et le sujet n'était pas les réformes mais la mobilisation de la rue. Pour la dédouanner, je dirai qu'elle était l'envoyée de la cour, adoubée par le roi lui-même, et qu'elle n'avait d'autre choix que d'éviter le plus possible de réveiller le point sensible. Refus donc, à coups de vérités imposées, d'effleurer ne serait-ce que d'un doigt hésitant la vieille blessure royale quant à la responsabilité face au peuple.
Elle n'était pas le seul partisan à défendre l'action de sa majesté. Mais il y avait tout de même quelques détracteurs. Cependant, je ne retiendrai que l'application de la méthode Coué car elle prenait toute la place dans un débat où les représentants de l'opposition avaient du mal à glisser quelques mots à peine audibles. Et la faute à qui ?
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes - Communauté : humeurs critiques
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 01 2009 11:28
Pas mal, non ? Pour quelqu'un qui se dit bien élevée et qui reconnaît à la secrétaire du PS des qualités d'allant et autres compliments, voilà qui est assez fâcheux. Et quand on est ministre, ça la fiche encore plus mal. Oui, mais... Qui ne se souvient pas du fameux "Alors casse-toi pauvre con !" ?
L'exemple est venu d'en haut. Et quand on dirige, on donne l'exemple. Ben oui !
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes - Communauté : humeurs critiques
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 01 2009 09:52
Non, il n'est toujours pas mort le machisme et même il a encore de beaux jours à vivre.
Le Cavaliere, une fois de plus, déchaîne la polémique de l'autre côté des Alpes. Deux femmes violées à Rome et voilà que ce cher homme (il se pense beau, intelligent et supérieur aux autres) déclare que les femmes italiennes sont trop belles. Il est donc impossible de les protéger des basses tentations masculines.
Voilà un monsieur qui s'attire depuis quelques temps les foudres féminines : jusqu'au délà les Pyrénées. Selon lui, le nouveau gouvernement espagnol est trop féminin (9 femmes pour 8 hommes) et par voie de conséquence difficile à gérer. Ben voyons ! Pour une fois que la parité s'exerce (mais pas chez nous), elle est tout de suite sujette à caution. Apparemment voilà un homme qui n'hésite pas à murmurer dans le silence de son alcôve que les femmes ne pensent que par leur gaine. Oui, oui, c'est exactement cela. La femme réduite à ne pas voir plus loin que sa culotte. Facile, non, de la ramener au seul rôle de bobonne à la maison ?
Il en remet une couche avec ce qu'il estime être un compliment. Et cela touche ses compatriotes. Pas étonnant que cela tonne dans l'hémicycle et que les expressions manque de responsabilité, vulgarité inacceptable, blague de comptoir d'un goût douteux, fusent de toutes parts.
Le voilà donc fustigé par tous, critiqué, décrédibilisé sur la place publique car pour lui, - et c'est là son excuse - il ne faut jamais perdre le sens de l'humour et encore moins l'esprit de légèreté. Drôle d'humour qui trahit son homme et son peu de considération de la femme.
Mesdames, prenez acte !
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 01 2009 09:32
..."J'étais là".
Oui, notre Ségo a fait le déplacement. Elle était là, parmi une foule d'inconnus venus assister, portés par un immense espoir, assister à l'investiture de Monsieur Obama. Comme tous ces inconnus, elle a vibré à l'écoute de son serment. D'aucuns riront de cette présence qui n'avait pas été ni demandée, ni souhaitée. Mais au moins, elle, alors que cette investiture a été boudée par le roi (il avait mieux à faire) et d'autres (qui avaient mieux à faire), elle était là, attentive et certainement émue.
Là encore, les langues vont bon train et se moquent ouvertement de cette femme qui n'a pas été élue ni au plus haut sommet de l'état, ni à la tête de son parti. Les supputations les plus diverses naissent et se colportent. La curiosité est éveillée et sustice des commentaires oiseux. Peu importe en effet que son voyage soit politique ! Ce qui compte vraiment, ce sont les leçons qu'elle tirera de cette expédition. Et si elle rencontre Monsieur Obama, ma foi, ce ne serait pas une mauvaise chose. Laissons-la faire comme elle l'entend, c'est de son ressort et non du nôtre.
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes - Communauté : de la dérision
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Lundi 5 janvier 2009 1 05 01 2009 20:10
Selon le Vatican (féminiphobe), la pillule contraceptive souille la nature, la pollue et participe à l'infertilité masculine. Ce serait scientifique, mais cet aspect avancé n'est pas démontré. Pas plus que cette soi-disant pollution oestrogénique.
Explication (mais qui n'a rien de scientifique) : de tous temps l'église catholique a maintenu la femme dans un carcan qu'elle croyait indestructible. Elle la considérait comme une sous-espèce qui devait être assujettie à l'homme. Non pas l'Homo Sapiens, mais au Vir (qui donne viril). La première révolution contre ce diktat imbécile, c'est lorsque les femmes ont, comme les hommes, obtenu d'apposer l'article défini avant leur prénom (on disait il Dante, il Petrarca,..). Imaginez un peu ce barouf lorsqu'on a enfin nommé une femme la Louise, la Jeanne, la Berthe... L'église était relayée par les hommes, complices avérés des curés, puisque cela les arrangeait bien de maintenir la femme assujette à leur virilité. Encore très récemment, dans la première moitié du 20ème siècle, les femmes ne pouvaient se baigner nues, devaient assouvir les désirs masculins, obéir à leur seigneur et maître sans contester, subir ses assauts et surtout procréer comme étant le seul rôle qu'elles pouvaient assumer (les hommes n'accouchent pas). Bref, la mainmise sur les femmes entreprise par l'église a bien été entretenue par les hommes eux-mêmes : ça les arrangeait bien. Plus récemment, la loi ne permettait pas aux femmes de voter (le vote féminin ne date que d'après la seconde guerre mondiale) : une femme n'a pas la capacité de penser par elle-même. Quant à l'avortement, il a fallu le courage d'une femme (Simone Weil) pour l'imposer légalement (et ça date de 1976).
Bon, avec tous ces acquis qui les rendent indépendantes, les femmes gênent l'église. D'où l'astuce toute trouvée de les condamner à n'être que des dangers publics.
A quand la possibilité de rendre les femmes responsables du trou dans la couche d'ozone ?
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes - Communauté : de la dérision
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Mardi 25 novembre 2008 2 25 11 2008 20:08
Ca y est ! MA l'emporte non plus de 42, mais de 102 voix sur son adversaire SR. Le feuilleton semble terminé (mais jusqu'à quand et comment ?). Il y avait bien des erreurs, mais pas celles dénoncées. 60 voix supplémentaires qui justifient une prise d'habit en tant que première secrétaire du PS. Dont acte !

J'attends les réactions du camp ennemi qui se croyait victorieux. J'attends en fait que la décomposition en train de s'accélérer avec ce vote sanction entériné par l'appareil après comptage et recomptage soit totale. Comment en effet espérer qu'un parti qui se déchire et se divise renaisse de ses cendres ? Tous sont allés trop loin : controverses, disputes répétées, déchirures plus qu'apparentes, courants divergents sont les moteurs de la mort programmée de la gauche française. NON ! Je me trompe. Ce n'est pas la gauche qui se meurt, mais un parti censé la représenter. Au fond, ce n'est pas si grave qu'il y paraît. Quand les vrais gauchistes réclament depuis des années que le parti change, il faut que l'appareil soit à l'écoute. Il faut une refondation qui repose sur l'originalité des idées et non plus de vieux concepts éculés. A ressasser les mêmes idées sans cette foi qui porte les hommes, il va de soi qu'on ne peut que perdre le peu qui reste. En outre, dans une société trop portée sur les apparences, rien ne trompe plus personne. Les subterfuges, les controverses, les coups bas ont ruiné quelque chose qui pourtant méritait un autre sort. Mollesse ? Sans aucun doute. A s'asseoir sur des acquis, à croire qu'on peut perdurer sous prétexte qu'on est en place, il arrive un moment où le navire prend l'eau et sombre.

Reste à voir désormais comment ce parti d'opposition saura se relever et surtout saura rénover en profondeur.
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 11 2008 12:26
Décidément, plus je repasse dans ma tête les propos de SR, plus je trouve qu'elle manque d'élégance. C'est vraiment une mauvaise perdante. Certes 42 voix d'écart, c'est bien peu et c'est dire si le PS est divisé. Certes, il semble qu'il y ait eu des erreurs de comptage de voix, certes nul n'est à l'abri d'une bourde. Mais est-ce une raison pour se précipiter sur un plateau de télé et dire d'un ton compassé, qui se veut serein, qu'il y a eu tricherie, que l'appareil est contre elle systématiquement ? Non !
Je juge peut-être trop vite, mais je sens tellement que les enjeux d'une telle bagarre intestine sont autres que ceux affichés que cela m'exaspère. L'élégance aurait consisté à battre en retraite, à ne pas se poser en victime, à contester pourquoi pas, mais de manière plus discrète. On sait très bien que les votes sont recomptés afin d'éviter des erreurs préjudiciables aux candidats. Elle aurait dû attendre tout comme MA aurait dû ne pas plastronner face aux caméras. Toutes deux ont faussé le jeu, l'une victime consacrée de la défaite, l'autre vainqueur sans vrai panache.

Détail intéressant : chacune de ces deux dames ont les mêmes prétentions, l'une, la plus médiatique jouant la carte de son audience auprès de militants qui l'ont mise en tête à chaque vote (sauf au dernier apparemment, mais là ce sont les alliances, les rapprochements qui l'ont rejetée sur la frange), l'autre briguant la même notoriété dont en son temps jouissait son géniteur. Aussi coriaces l'une que l'autre, aussi mordantes, aussi avides de diriger le parti.

Bref, l'absence d'élégance de cette joute donne davantage envie de fuir que de se rapprocher.
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 11 2008 20:45
Une bague énorme (d'assez mauvais goût de mon point de vue) en pleine page. Pas de quoi en faire ses choux gras. Et pourtant, on en parle de cette bague et même un peu trop. Apparemment parce que cette femme est enceinte et qu'on ignore tout de celui qui lui a inséminé un embryon. Les langues vont bon train. On suppute au bar, on discute à l'angle de la rue, on papote dans les bureaux, les médias en rajoute une couche et le mystère reste entier. Toutes les divagations sont de la partie. Tout ça pour un ventre rond (la belle affaire) et une bague tape à l'oeil. Tape à l'oeil car elle vaut la bagatelle de 15000 euros (c'est ce qui se dit), une Boucheron si l'on en croit la presse. Et alors, ce n'est qu'une bague. Certes portée par une femme en vue et pas n'importe laquelle.

De quoi je me mêle, merde, c'est sa vie. Fichez-lui la paix ! Elle a droit à sa vie privée comme n'importe quelle femme. Pas question de rester bouche cousue sur cette affaire car toutes les hypothèses d'école fleurissent  de partout. Les journalistes en rajoutent une couche, semblent s'interroger alors qu'ils ne font que blablater pour faire du chiffre et détourner l'attention. Il y a bien plus grave que de savoir qui est qui.

Quelle plaie d'être personnage public ! Quelle misère d'être une femme ! Quelle époque mon Dieu !
Par Fred de Roux - Publié dans : Femmes
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