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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 10:20

Ca chauffe dur du côté de l'Europe. Très exactement à Berlin. Et à l'encontre de la Grèce.

La communauté européenne semble solide, mais la crise est survenue et a soufflé un froid polaire sur les relations à 25. En tête de file, l'Allemagne - et sa Chancelière - qui ne veut rien entendre quant à soutenir financièrement un pays en grande difficulté. Cela peut se comprendre puisque tous les pays doivent repenser leur économie et viser à s'épargner des problèmes de déroute financière. N'étant pas politique, je peux penser que cette vision restrictive de la zone euro est juste.

Cependant je me pose la question de la solidarité. Qu'en sera-t-il demain si le principe l'exclusion est retenu ? Comment peut-on envisager une union sacrée si c'est pour abandonner un membre de cette union au titre qu'il est dans la tourmente ? Cette "exclusion" sera-t-elle définitive ou temporaire ?

Si la Grèce n'est pas soutenue par ses partenaires, c'est la porte ouverte vers une pluralité d'états sectaires. C'en est fini de la cohésion européenne incluse dans les différents traités. L'Europe ne pourra pas se relever d'une décision arbitraire puisqu'elle ne respecte pas son propre credo.

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Published by Fred de Roux - dans Europe
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commentaires

Pat59 21/03/2010 05:08


Bonjour Fred,
L'europe... c'est là le fond du problème, c'est comme dans tout, il faut savoir se limiter personnellement le bond fait pour passer de 12 à 27 je n'ai jamais été pour.

Dans le problème Greco-Allemand, il faut savoir que l'Allemagne n'a jamais été pour la Grèce, et même n'a jamais souhaité son adhésion, ce qui explique un peu cela. Maintenant qu'on leur demande de
mettre la main à la poche pour les grecs Angela Merkel n'a pas beaucoup de solution sous peine de crééer une crise politique interne dans son pays.

Maintenant, je ne dis pas qu'il ne faille pas aider les grecs au nom de l'union, mais je pense qu'il est grand temps d'arrêter cette course à l'expension, car je crains que ce ne soit que le
premier pays et que cette europe va devenir (si elle ne l'est pas déjà) la cour des miracles pour la chine et autres puissance émergente. Les pays de l'Est, sont occupés à engranger nos milliards,
et si ils sont mal gérés risquent de nous entrainer dans une faillite totale et l'europe est bien partie sur la pente savonneuse de la faillite.

Je vais dire que l'europe est une famille de 27 frères, maintenant si 26 frères donnent un coup de pouce pour un, cela va c'est un peu d'argent pour chacun des frères, mais si maintenant, ce sont 5
frères qui en aident 22 eh bien cela fera 27 ruinés...
Amitiés
Pat


Fred de Roux 21/03/2010 08:56



Bonjour Pat,

Je sais tout cela, je sais également que l'architecture européenne est un leurre qui n'inclut que l'économie et qui ne tient pas compte des individus. A la moindre anicroche, tout risque de
sauter. Au fond, cette "réunion" à 27 est explosive, à cause des différences entre pays, à cause de cultures contraires, à cause de modes de vie parfois antinomiques, à cause de niveaux de vie
opposés, bref, rien n'étant homogène, tout s'oppose à ce que la CE soit une véritable communauté.
La crise est un sacré révélateur de la fragilité des constructions humaines qui ne sont que des vues de l'esprit dès qu'on oublie d'y inscrire le facteur humain.

Bon dimanche et bon vote



des pas perdus 20/03/2010 19:04


C'est à ce genre de détails qu'on mesure que L'UE n'est ni politique ni sociale mais seulement un marché où doivent s'appliquer les dogmes néo-libéraux et monétaristes.  L'excuse du "non" ne
tient plus.


Fred de Roux 21/03/2010 08:50



Un détail qui revêt une importance réelle au vu de l'exclusion proposée et qui démontre que fabriquer une union par des stratagèmes économiques n'a pas grande
signification et que ladite union est susceptible de s'auto-détruire au moindre à-coups.
Et dire qu'on appelle ça une "communauté"...



Lumieres Contemporaines 20/03/2010 16:10


Bonjour Fred,

La Grèce a été trahie par des spéculateurs sans scrupules et maintenant c'est le peuple qui doit payer les pots cassés. Jadis les pays pouvaient dévaluer leur monnaie quand cela était nécéssaire.
Mais avec l'euro cela sera dur. Où alors il y a une alternative proposée par Nicolas Dupont-Aignan : disposer de deux monnaies. L'une de référence pour l'Europe (Euro) et une pour l'échelon
nationale (Nos monnaies d'avant), cela pourrait marcher.


Fred de Roux 20/03/2010 19:56



Bonsoir Alex,

En règle génrale, il faut bien reconnaître que ce sont les "innocents" qui fontles frais de la prévarication. Au fond, l'idée de faire cohabiter une monnaie nationale et d'une monnaie européenne
ne semblent pas mauvaise. Ce serait même le bon sens qui l'emporterait. Mais l'Europe est-elle bourrée de bon sens ? Apparemment non ! La marche forcée vers l'uniformisation a été décrétée sans
que les nations soient consultées. Avec la monnaie unique, l'Europe ne cherchait qu'à renforcer son image sur le plan mondial et s'imposer comme un interlocuteur unique. C'est là où est l'erreur.
Il fallait conserver la monnaie nationale et utiliser la monnaie sur le plan des échanges nationaux. Ainsi, en cas de difficulté, chaque état pouviat à loisir manipuler le taux de change et
contrer toute spéculation. Autrement dit, l'hégémonie européenne s'est trompée de voie en imposant l'euro en tant que monnaie unique sur les teritoires la composant. Les banques ont ainsi été
libérées de toutes contraintes et ont profité de la faille que l'euro présentait. L'exemple de la Grèce est révélateur : voilà un pays aux abois que certains ne veulent pas soutenir. Elle est
belle l'union... Autrement dit, et par simple réflexe de bon sens, je ne peux qu'abonder dans le sens de la double monnaie, ce qui permettrait aux récalcitrants de se dédouanner et aux pays en
difficulté de les surmonter (mais je ne suis pas économiste : je vois peut-être cela par le plus petit bout de la lorgnette).



Blanche 20/03/2010 15:06


L'Europe des Hommes n'existe pas et n'a jamais existée ! Alors les Grecs ils peuvent aller se faire cuire , en attendant que ce soit nôtre tour !


Fred de Roux 21/03/2010 08:47



Hou Blanche, je sens encore de la mauvaise humeur perler de ce commentaire lapidaire.
Mais tu as raison : l'Europe n'a jamais été conçue pour les hommes, mais pour l'économie, pardon, pour  sa place dans la mondialisation.
Cependant, ce n'est pas une raison pour lâcher la proie pour l'ombre : laisser sombrer la Grèce, c'est s'interdire toute issue pour ceux qui se retrouveraient dans le même cas de figure. Dans le
mot communauté, tu as la préposition latine cum (= avec). Faire "sans" un membre dans une communauté, c'est nier l'existence de cette communauté.
Je t'accorde que la C.E. est artificielle et basée seulement sur l'intérêt financier. Mais elle est également composée d'individus, elle en est même la principale richesse car c'est le produit de
leur travail qui lui permet d'exister en tant qu'entité. L'exclusion d'un membre est donc la négation de cette entité. Nos politiques devraient plancher sur ce point avant de se lancer sur un
terrain glissant.



Lucien Aymard 20/03/2010 13:50


Bonjour Fred,
La chancelière se prend de plus en plus pour l'anglaise "tas de chair" et il n'est pas étonnant de voir notre "empressé" se coller à elle en permanence tant elle a des idées qu'il aimerait
émettre.
Laisser un pays des 27 sur les bords du chemin est indigne d'une communauté.
Amitiés
Béa et Lucien


Fred de Roux 21/03/2010 08:30



Bonjour Lucien,

Tout cela n'a rien d'étonnant mais c'est "détonnant". Le couple "tas de chair - empressé" (j'aime bien ton expression tdc) sont, d'une certaine manière, deux agités du bocal qui veulent à tout
coup être sous l'éclairage public.
Les intérêts de l'un peuvent contrarier les intérêts des autres. Mais tu as raison : c'est indigne d'une communauté de lâcher l'un de ses siens. Ce "mariage de raison" a montré ses limites : le
mot exlcusion a été lâché, ce qui démontre brillamment l'aspect artificiel de la construction de l'Europe.

Attendons et nous verrons...

Bon vote et bon dimanche à toi et Béa. Amicalement        Fred



Renard 20/03/2010 13:39


Bonjour Fred
L'Allemagne fait la course en tête et entend bien ne pas se laisser freiner, de l'Europe, elle ne veut que le bon... et aussi dicter ses lois... je suis très réservée quand à la viabilité de cette
union...
Je me fais rare, car bien qu'ils m'aient relachée à la clinique, je suis encore très fatiguée, mais je reviens doucement.
Amitiés à toi 


Fred de Roux 21/03/2010 08:24



Bonjour Renard,

C'est un vrai plaisir de te revoir : tu manquais à mon paysage. Vas-y doucement, tu dois tout d'abord te remettre, donc d'abord penser à toi.

Au fond, l'implosion des finances grecques est le révélateur de la fragilité d'une union à marche forcée. Les divergences sont grandes entre les états et la présidence tournante (6 mois) ne peut
être fondatrice de la stabilité. L'Europe se veut un exemple alors qu'elle n'est qu'un épiphénomène de la mondialisation.
Si la Grèce plonge, je ne donne pas cher de l'union sacrée à 27.

Bon dimanche à toi et à ta famille. Amicalement           Fred



sixtine 20/03/2010 13:30


Bonjour, Fred,
Certes, dans le principe, la soildarité doit jouer !
Encore faut-il que les partenaires déjà très endettés ( dont nous sommes ! ) aient les reins assez solides financièrement pour épauler ...
Accroître notre déficit n'est pas forcément la meilleure solution ...
J'avoue que je ne sais pas quelle proposition serait souhaitable en la matière ?
Passe un bon week-end !
Amicalement.


Fred de Roux 20/03/2010 20:02



Bonsoir Sixtine,

Quel pays n'est pas en proie actuellement avec des difficultés financières ? Même les USA sont à la remorque et dépendent de la chine. Il faudrait peut-être poser la question de la mondialisation
autrement. Que les échanges soient internationaux, certes on ne peut que l'admettre, mais vouloir à toute force tout confondre, c'est malsain. La dimension humaine a totalement disparu, c'est
cela qu'il faut revoir et corriger.
La solution serait de tout remettre à plat, de supprimer toutes les dettes et de repartir sur d'autres bases. Mais les enjeux sont tels que nul chef d'état ne peut se résoudre à metter sur la
table le problème et remettre en question le système. Dommage parce c'est ce qu'il faudrait faire.

Pour l'instant, la Grèce nous montre la faillitte de ce système et ce n'est pas le seul pays qui coure des risques. Il en faudra du courage politique pour que le monde se remette en
question.

Bon dimanche à toi. Amicalement         Fred



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