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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 07:02

Il a un style tellement particulier qu'il est regardé comme une étrangeté. Mais il s'en fout. Depuis son casse-toi pov'con, il n'a de cesse de se comporter comme un homme du peuple et non comme un président de la république. C'est fort peu habituel, et encore moins consensuel. A preuve, les commentaires par les éditorialistes spécialisés qui relèvent toutes ses incartades et tous les écarts de langage. Pour parler comme tout le monde aujourd'hui, il a "pipolisé" la plus haute fonction étatique.

Mal lui en a pris : il est la cible de toutes les critiques. Plus les années passent, moins il semble maîtriser quoi que ce soit. Ce ne sont qu'emportements successifs, envolées langagières qui n'ont rien de lyrique, récupération du moindre incident qu'il monte en épingle et dont il légalise l'intérêt apparent. En bref, les états membres de l'UE, les états étrangers à l'UE sont d'accord pour dire qu'il est tout et n'importe quoi tant il se crédibilise par sa manie de faire lois sur lois qui ne servent à rien.

Tout le monde lui donne tort et à plus d'un titre. Si on cristallise aujourd'hui, au plan international, sur l'expulsion des Roms, c'est tout simplement parce qu'il en a trop fait, qu'il s'est fait remarquer, qu'il est toujours devant à tout régenter, qu'il se prend pour le roi du monde et autres travers qu'il ne dissimule même plus. Ah, la volonté de puissance...

Heureusement, le ridicule ne tue pas. Cependant, il devrait tout de même faire un petit examen de conscience, ce qui lui permettrait peut-être de faire moins flèche de tout bois, de se faire moins remarquer et surtout de faire profil bas quand il dérape. Et il ne sait même pas reconnaître ses erreurs. Sans doute est-ce trop lui demander...

A l'intérieur comme à l'extérieur, des caricatures naissent, des reproches fusent, des critiques de plus en plus assassines s'écrivent, se lisent, se répandent partout. Oui, ce n'est plus une affaire hexagonale, c'est devenu LE sujet de référence. Et quelle référence ! Au-delà de nos frontières, nos voisins directs, tous européens, s'enflamment et éreintent cette politique fâcheuse. Ce sont polémiques sur polémiques, de plus en plus acérées, c'est à qui agitera le chiffon rouge. Un sacré remue-ménage dont on se serait bien passé. Un seul fait passer tout un peuple pour un ramassis de billes sans cervelle. Bientôt, s'il continue sur cette lancée, ce pays de liberté, d'égalité, de fraternité ne sera plus qu'un objet de courroux et de mépris. Il y a quelque temps, on était déjà la risée à cause de son affairisme, de sa mise en avant perpétuelle, de ses allures de matamore, de sauveur de la planète bien malgré nous. Désormais, on fait l'amalgame entre un homme et les citoyens qu'il gouverne. Tous dans le même sac ! C'est inacceptable. Tandis qu'ailleurs, on nous regarde d'un sale oeil, ici la colère monte, enfle et finira par exploser. Ce n'est plus du désamour, c'est la bérézina.

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Polémique
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commentaires

Barovin 24/09/2010 15:28



Sauvons cet enfant.....de cet
enrolement forcé ...il a droit à un avenir ouvert sur tous les champs du possible



Le Mousquetaire des Mots 24/09/2010 21:02



Une drôle de pub, je te le concède. Surtout au vu des événements récents



barovin 24/09/2010 15:27



Ca dépasse l'entendement. Même dans nos pires cauchemars, nous n'avions imaginer tant d'abjection, d'indignité ou d'infamie. Il faut se rendre à l'évidence: Nous
avons le pire gouvernement qu'ait connu la cinquième République et qui justifie qu'il faille en changer (de République et de gouvernement...) dans les meilleurs délais, afin de ne plus connaître
la honte d'appartenir à cette société de la peur et du déni d'humanité de l'altérité et de la différence culturelle, voire sociale.Vive la sixième République marquant péremptoirement la
séparation des pouvoirs, la remise à l'honneur des valeurs fondatrices républicaines pour une démocratie apaisée, juste et conquérantes dans les idées novatrices de progrès social, économique et
environnemental...au centre de laquelle l'humain prendra toute sa place en supplantant les égoïsmes d'une ploutocratie d'un autre âge.



Le Mousquetaire des Mots 24/09/2010 20:51



Bonsoir Barovin,


Nous sommes à un tournant de notre histoire. La modernité a adopté le pire. Et les politiciens ont toujours pris des libertés outrées. Et pas seulement dans
la république. Les autres systèmes politiques ont fait de même. Sans doute est-ce pour cela qu'il y a des révolutions. Nous avons l'impression que tout se désagrège (c'est une vérité qui n'est
pas à démontrer), que plus rien n'est possible, bref, nous ressentons profondément tout ce qui va mal, la perte des acquis, la volonté à peine déguisée de tout sabrer. Mais comme nous sommes mous
(si, si), nous ne savons plus nous défendre, nous ne savons plus que subir et encore subir sans réagir. Nous nous sommes enfoncés dans le confort d'une société où la consommation semblait couler
de source. Du coup, avec la crise, nous redécouvrons qu'il y a eu toujours des luttes et que rien n'est gagné d'avance. Si nous savions retrouver en nous le désir de combattre comme l'ont fait
d'autres avant nous, nous n'en serions pas là. Il faut donc nous secouer, quitte à devenir brutal envers nous-mêmes. Et n'attendons pas que ce soit toujours le voisin qui se lève et combatte pour
nous.



râleuse ex02468 24/09/2010 13:08



je te sens en déprime là ????? et de plus tu n'écris plus !!! il arrive un moment où il ne faut plus se poser de question,il faut agir!!! et vite



Le Mousquetaire des Mots 24/09/2010 21:01



Bonsoir Râleuse,


Je déprime sans déprimer. Je ressens surtout de la lassitude face à ce qu'il se passe, j'ai l'impression qu'on nous enferme dans une situation débile, sans
possible retour. Lassitude et sentiment d'impuissance en même temps.


J'écris de moins en moins ? En effet. par manque de temps et aussi parce que je ressens de la fatigue. Et tout va si vite qu'on n'a plus le temps de réagir.
Pourtant, je m'informe de plus en plus, j'achète de plus en plus de journaux... Peut-être que je lis trop... Peut-être devrais-je me contenter de rester à la surface des événements et ne parler
que de manière superficielle... Je n'ai jamais su me contenter d'effleurer les événements, les gens, la vie.



Blanche de Marseille 24/09/2010 08:45



Une pensée chaleureuse pour toi dès matin  - j'arrive de chez mon pote Félix qui publie des vidéos et des tas de trucs distrayants , mais pas que ...des photos de ses belles
sculptures entre autres - je pense que tu y trouverais matière à te réconforter - en plus c'est un VRAI , un SINCERE le bonhomme ! comme ça ne court pas les rues bloguiennes je te le recommande -
tout à fait la même longueur d'onde et celui que j'appelle le Félin du Web vaut d'être connu ! (dans mes favoris évidement)  Amicalement à toi cher Fred



Le Mousquetaire des Mots 24/09/2010 21:04



Bonsoir Blanche,


Merci pour cette pensée matinale. Elle me va droit au coeur. J'irai chez Félix (je l'ai déjà fait plusieurs fois), mais pas tout de suite. J'ai peu de temps
et ne parviens pas à m'organiser de manière à faire tout ce que je voudrais.


Je te souhaite la bonne nuit. Amicalement       Fred



Lumières contemporaines 23/09/2010 19:49



Bonsoir Fred,


Nicolas Sarkozy a désacralisé la fonction de président. Son style vulgaire fait le reste. Au passage, je t'annonce que tu peux me suivre désormais à l'adresse suivante :


http://www.lumierescontemporaines.blogspot.com


Comme tu l'auras noté, j'ai pris la décision de quitter overblog pour raisons informatiques. J'ai du mal à mettre les articles. A bientôt.



Le Mousquetaire des Mots 24/09/2010 20:55



Bonsoir Alex,


Désacralisation, pipolisation, m'as-tu-vu, autant de mots qui caractérisent cette époque forte en chambardements. Vulgarité en effet, droite décomplexée
dit-on aujourd'hui. Mais surtout politique avant tout dans un but bien précis : faire perdurer la mondialisation, sacrer et même déifier l'argent, instaurer un libéralisme sauvage qui ne tient
surtout pas compte de l'homme. Que de maux ! Les révolutions sont toujours au tournant de l'histoire, les politiques passent toutes. La reconstruction est aussi difficile que la mise à bas d'un
système. Il faut en effet tout repenser, être au plus près du moment et ne pas ménager les efforts. En sommes-nous capables ?



loulou le filou 23/09/2010 16:15



Je vais être court et vulgaire.


"On l'a élu on l'a dans le cul"



Le Mousquetaire des Mots 23/09/2010 17:59



Bonsoir Loulou le Filou,


C'est une façon de voir... assez particulière. Mais chacun a droit à sa pensée propre.


 



New Dawn 22/09/2010 13:56



C'est bien là son problème... il croit se comporter en homme du peuple en étant grossier, vulgaire et bas... mais les hommes du peuple ne sont pas ainsi... c'est une image à la Zola...et encore !
même sans avoir fait l'ENA, l'homme du peuple a de la dignité et du bon sens... et vomit cette caricature que L'Autre fait de lui-même... Ce serait tellement facile qu'un aventurier de bas étage
puisse stygmatiser l'homme du  peuple sous les traits d'un imbécile borné et inculte...à son image, en somme...C'est pour cela que personne ne peut plus le voir en peinture... pour cette
image injuste et fausse qu'il nous renvoie de nous-mêmes à chaque fois qu'il s'adresse à nous... IL est cuit, rien ne pourra réparer ce mépris sous-jacent qu'il a des Français!



Le Mousquetaire des Mots 22/09/2010 22:51



Bonsoir New Down,


Je ne sais quel hasard t'a amenée jusqu'à mon blog, mais je ne le regrette pas. Tu dis, à ta manière, ce que pensent bien des gens de ce peuple qui
n'apprécie pas qu'on le fasse passer pour ce qu'il n'est pas. D'aucuns disent qu'il a forgé une droite décomplexée, une façon polie pour évoquer un style un peu trop décontracté et ne
correspondant pas à la dignité d'un président. Il a en effet trop pris le contre-pied de la fonction et du rôle à tenir. Depuis le casse-toi pov'con, les dérapages dont il avait auparavant
l'habitude ont pris une autre dimension. C'est infiniment regrettable. L'image injuste et fausse qu'il nous renvoie de nous-mêmes, dis-tu. C'est exactement cela. Ce n'est pas poétique
comme peut l'être une fleur (j'ai visité ton blog).


Merci de ton passage et de ton commentaire. Cordialement          Fred



Blanche de Marseille 22/09/2010 09:13



Cher Fred je te sens découragé - on le serait à moins - Sauf que s'il nous est impossible de redresser la barque qui chavire grâve en France , il nous sera toujours possible de rester des
Citoyens refusant racisme , compromissions et mensonges ! Je n'ai aucun doute en ce qui te concerne et Aléa jacta est  !  Nul n'est soumis à l'impossible et l'esprit criminel qui tente
de s'imposer , non seulement en France , mais dans toute l'Europe , cet esprit criminel qui s'épanouit dans le rejet de l'autre va peut-être bien tout dominer...l'Histoire bégaye tu le sais bien
! Ce sera sous d'autres formes : mort sociale programmée pour les opposant véritables  ( en effet les syndicats ne valent plus un clou depuis si longtemps ils partagent la gamelle des
gouvernants )   Sort terrible certes  MAIS rester Humain , debout , comme ont su le faire d'autres avant nous en une époque noire - Franchement je commence moi aussi à penser au
pire !  Que La Vie nous assiste !  Je t'embrasse de tout coeur  , complètement solidaire !



Le Mousquetaire des Mots 22/09/2010 20:41



Bonsoir Blanche,


Effectivement, je sens le découragement me prendre car je ne vois rien qui s'améliore. J'ai même l'impression qu'on s'enfonce dans une ornière sans limite.
Et que ça risque de chauffer salement. Je n'ai pas envie de ça. La vie, ce n'est pas forcément s'étriper, c'est surtout fait pour rire et s'épanouir. On n'en prend pas le chemin. Pour l'instant.
J'espère malgré tout que la jeunesse actuelle aura un avenir (cela me concerne puisque je suis parent).


Je continue de regarder le monde par le biais de ma lorgnette personnelle et je veille. En espérant que cette vigilance permettra aux générations futures de
vivre autre chose que ce qui est proposé aujourd'hui.


Bonne soirée à toi, chère amie. Porte-toi bien. Avec toute mon amitié           Fred



geo 21/09/2010 21:48



mon dieu Fred !!


quel portrait flatteur de notre président...


aurais tu été touché par ce nouveau virus...


le sarkophage...


de la famille des phages prédateurs?


mais bon,


billet plaisant à lire


et je me dis que tant qu'il y aura des fred's...et des Sarkozy's


le monde tournera toujours aussi bien...l'un n'ira pas sans l'autre...


non fred ne réponds pas...


j'ai plus envie de rire....


amicalement



Le Mousquetaire des Mots 22/09/2010 20:35



Bonsoir Géo,


Je ne sais plus sur quel pied danser avec toi. On dirait que tu es fâché. Et la raison m'en échappe. j'écris des articles tels que je les pense. J'établis
des constats. Et force m'est justement de noter que notre président agit de telle manière qu'il encoure la réprobation générale. Si je suis sarkophage ? Certes non. D'abord je n'appartiens pas à
la race des carnivores. Ensuite, je me contente de suivre ce qu'il se passe, en dresse constat et ensuite seulement je traduis le ressenti. En quoi est-ce réprobatoire ? Je suis témoin de mon
temps, comme nous tous. Je ne vais tout de même pas cirer les pompes. Pas plus que je ne tombe dans l'excès inverse.


Je suscite ton rire parce que j'aurais atterri dans une marmite anti chose ? Ma foi, pourquoi pas. Tu sais, le monde continuera à tourner sur mui-même sans
moi et sans lui (tu connais cette phrase polulaire : les indispensables remplissent les cimetières). Peut-être mieux, peut-être moins bien. Va savoir. J'espère seulement que tu continueras à
venir lire mes articles, même si parfois ils sont quelque peu limite...


Amicalement           Fred



Florentin 21/09/2010 15:50



Oui, c'est le paradoxe. Alors qu'on est de plus en plus nombreux à vomir sa politique et sa manière de se comporter, on ne peut s'empêcher d'avoir honte d'être français, parce
qu'effectivement les étrangers au pays nous confondent avec lui et qu'on le sent bien, vaguement culpabilisés.



Le Mousquetaire des Mots 21/09/2010 22:45



Tes mots sont forts, : je n'aurais pas osé utiliser le verbe vomir et pourtant, c'est celui qui convient le mieux. Il nous rend complices malgré nous et en
retour, nous subissons l'opprobe qu'il déclenche. Un état est-il tout entier solidaire de l'opinion qu'on a de son chef ? Certes non, mais hélas c'est la stricte vérité.



sylvie 20/09/2010 12:54



Bonjour Fred,


je ne suis pas loin de penser un peu la même chose que Pat. L'animal est coriace et retord. Il ne faut surtout pas le sous-estimer. Il n'est jamais aussi "bon" que quand tout va mal.


Amitiés.



Le Mousquetaire des Mots 21/09/2010 20:21



Bonsoir Sylvie,


C'est vrai et c'est bien ce qui me met mal à l'aise. J'ai tellement envie qu'il en soit autrement, que l'espoir existe d'un autre mode de pensée et de vie...
Je ne me berce pourtant pas d'illusions, je regarde le monde autour de moi et tout ne me dit rien de bon. J'en ai ras le bol que tout aille de travers, qu'il faille continûment se battre contre
des moulins à vent pour  finalement, se retrouver grosjean comme devant. Je reste sur le qui vive même si je doute que ce soit efficace. L'adversaire est effectivement coriace, peut-être
trop. Quant aux autres qui l'accompagnent, ils ne sont guère mieux (passage en force et sans discussion de la réforme des retraites à l'assemblée).


Bonne soirée à toi et aux tiens.  Amicalement            Fred



La Bernache 20/09/2010 09:47



On ne peut être plus clair ! Tu as dressé le tableau parfait de ce qui se passe et les reproches sont légitimes - on est mal ! ...et pas au bout je le crains !  Amicalement



Le Mousquetaire des Mots 21/09/2010 20:15



Bonsoir Blanche,


C'est sans doute clair, cependant ce n'est pas suffisant. Je voudrais bien trouver des solutions à cette situation ubuesque, mais je n'en ai pas. Comme toi,
j'ai le sentiment que ce n'est que le commencement de renoncements, de mauvaises politiques, de bêtises plus grosses les unes que les autres. Je sens le mur grandir devant moi, inéluctable,
infranchissable, destructeur. Je sais qu'en se serrant les coudes, on peut peut-être éviter le pire. Mais qui est solidaire ? On vit tous à côté les uns des autres, sans jamais vraiment se
rejoindre. J'essaie de croire à quelque chose qui ne soit pas ce qui est proposé. Mais le temps use ces espoirs qui paraissent de plus en plus chimériques. Peut-être suis-je à côté de mes
pompes...Peut-être n'avons-nous rien compris...


Bonsoir Blanche, je soir je ne suis pas d'une humeur sereine. Amicalement          Fred


 


 



Pat59 20/09/2010 09:05



Bonjour Fred,


Si je peux me permettre, je me dois de te rectifier lorsque tu dis: "Nos voisins direct, tous européen". Il a réussi le tour de force de passer au-delà de l'Europe... au States par exemple, le
sport national c'est "casser du Français" à l'image de son président car comme tu le dis, l'amalgame est fait Sarkozy = peuple de France !


La honte suprême pour moi (et certainement d'autres) me comparer à Sarkozy, je sens que ça va être dur de m'en remettre...


Toi qui aime fouiller, recherche un peu depuis la seconde guerre mondiale, le président en cause et où nous avons été montrés du doigt dans le monde à ce niveau... ne perd pas ton temps je l'ai
fait et aussi de mémoire je ne connais aucun antécédent à ce niveau.


Mais attention, j'ai une autre explicaton à ce que nous voyons, je te mets le commentaire que j'ai mis ailleurs et qui est issu de mon cerveau tordu :


"Et si... et si... c'était un superbe coup de dé politique et médiatique orchestré de main de maître...

N'allez pas croire que j'ai viré Sarkolâtre, mais mes petites neurones ont analysé, spéculé et ont pondu un truc vicelard à la heu... non, j'allais dire hauteur, mesure de Niko.

Imaginez un peu le tableau :

1. Après la fameuse circulaire qui fait couler de l'encre où comme par hasard les Roms sont nominativement cités, celle-ci n'a pas été pondue par hasard et les remous de cette phrase était
prévue !
Pourquoi ? Récupération de l'électorat de l'extrême droite où avec enfin le départ à la retraite de son requin en chef au profit de sa progéniture ne plait pas à tout le monde au sein de
cette poubelle (excusez je ne peux pas dire parti politique).

2. La montée en puissance des "coups de gueules" et mensonges à Bruxelles.
Là encore c'est finement joué, récupération d'électeurs anti-Europe, en effet, beaucoup de personnes sont contre l'Europe et souhaite en finir avec cette organisation. Là encore il vise la
récupération de ces voix en montrant qu'il se heurte sans peur à l'Europe entière à la force de ses petits bras.

Vous me direz, en faisant cela il risque de perdre une partie de son électorat traditionnel... en fait, pas tant que cela, d'abord 2012 est loin il a largement le temps d'arrondir les angles
en disant qu'il est un homme fort qui n'hésite pas à faire passer sa politique au niveau européen ce qui plaira doublement et satisfera pleinement les indécis.

Je vous dis qu'on est mal, très très mal et je le sens mal pour 2012. Le petit salopard a encore des flèches avec plein de venin au bout."


Voila, je t'ai donné matière à faire chauffer tes neurones...


Amitiés


Pat



Le Mousquetaire des Mots 21/09/2010 20:07



Bonsoir Pat,


J'ia bien trop peu de temps pour avoir celui de me scotcher à Overblog. Du coup, je prends du retard.


j'ai lu avec beaucoup d'intérêt ta réponse. Je constate que, comme moi, tu te poses des questions existentielles. Je devrais dire essentielles. Et si tout
cela n'atait qu'un leurre ? Ce serait dans la droite ligne d'un gouvernant retors qui n'hésiterait pas à avor l'air de se mélanger ,les pinceaux pour mieux attraper les nigauds qu'il tente de
débusquer. D'une certaine moi, je partage avec toi le scepticisme dont tu fais preuve. Je m'interroge toujours sur le fond et sur le pourquoi du comment. J'en viens à douter sérieusement de la
probité de ce qui semble être. Une chose est certaine, dans l'air du temps traînent des relents xénophobes afin de complaire à l'électorat le plus extrême. Ca sent diablement le soufre. Donc, je
me méfie. D'ailleurs, aujourd'hui,  à qui peut-on faire confiance ? Nous sommes coincés de toutes parts par le mensonge, les non dits, l'exploitation de la peur. Il devient de plus en plus
difficile de savoir où se trouve la raison. Je crains que tout cela ne finisse très mal, tant l'exaspération, pour ne pas dire la colère, est de plus en plus palpable. Quelles seront les
réactions des déçus, des désappointés, des désespérés ? Nul ne peut le prédire. Tout est si fragile. Il n'y a plus qu'une fragile frontière entre le supportable et l'insupportable. Tout peut
basculer d'un moment à l'autre. Et comme en face, l'adversaire est fiéffé, autant se mefier de tout. Si seulement les syndicats n'avaient pas baissé leur culotte devant le pouvoir... J'en reviens
toujours à eux, car ils ne sont plus à la hauteur depuis bien avant ce règne insupportable. Pour survivre, ils ont renoncé à leur rôle essentiel. Le service minimum est né de cette déculottade,
plus question de blocage réel. Très malsain. On ne peut plus exercer de véritable pression puisque les moyens autrefois utilisés n'existent plus. Dommage d'ailleurs car alors le pouvoir
regarderait à deux fois avant de précipiter le peuple vers l'irréparable. Les révolutions sont sans doute nécessaires, mais elles sont avant tout néfastes à ceux qui les pratiquent. Combien
faudra-t-il d'affrontements pour faire reculer le pouvoir ? Combinenfaudra-t-il dénombrer de cadavres avant que cesse l'expression du désespoir profond qui poussera les individus à se sacrifier
pour que ses revendications aboutissent ? Et qu'un autre avenir se dessine ?


J'arrête. Je me pose trop de questions pour lesquelles je n'ai aucune réponse possible. Ou plutôt des réponses que je ne veux pas affronter. Il y a 
maldonne, tartuferie, mauvaise foi. Tout est donc possible ainsi que tu l'envisages. Cela n'a rien de plaisant.  Je me contenterai donc de continuer à explorer toutes les hypothèses sans
avoir de préférence pour l'une ou l'autre. Lâcheté de ma part ? Sans doute. Mais pourquoi choisirais-je la proie pour l'ombre ? Je n'ai aucune certitude.


Bonne fin d ejournée et bonne soirée à to et ta douce compagne.
Amicalement               Fred



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