Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 15:49

La journée n'est pas finie que déjà on connaît les chiffres en provenance de la police. Marrant, non ? Bien évidemment, alors que des familles sont venues au grand complet manifester contre la réforme, que les jeunes se sont déplacés, que des travailleurs du privé se sont joints au cortège, le nombre de manifestants serait moindre que précédemment. A qui veut-on faire croire cela ? Comme d'habitude, il y a minoration, histoire de faire croire que tout le monde est content et soutient le gouvernement. Si un sondage (voir article précédent) paru dans un journal de droite dit que la cote de popularité de sa majesté est en chute libre (du jamais vu), qui croira les dires des assujettis au pouvoir ? Il ne faudrait pas prendre les citoyens pour des imbéciles car nombre d'entre eux peuvent témoigner que les rangs étaient serrés, que les rues bouchonnaient, que les slogans fusaient, bref, que la rue était possédée par ce peuple en colère qui refuse qu'on lui emballe sans peser une réforme qu'il juge inique. Bien sûr, ceux qui ne souffrent pas de la crise se sont bien gardé de suivre le mouvement populaire : ils n'ont pas besoin de réclamer quoi que ce soit puisqu'ils ont déjà tout et qu'ils sont les pourvoyeurs du pouvoir. Ils n'auront jamais à dormir sous un porche, à tendre la main, à faire la queue à la soupe populaire, à se demander de quoi leur lendemain sera fait. Encore que... Sait-on jamais...

Attendons-nous à une querelle de chiffres, on ne va quand pas changer nos sacro-saintes habitudes, non ?

Partager cet article

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans actu
commenter cet article

commentaires

Pat59 04/10/2010 10:04



PS: J'avais oublié les banques qui vont elles aussi proposent "des produits" dans ce sens, j'ai quelques dépliants à ce sujet que j'ai pris au passage dans la tanière de mon écureuil
bouffeur de pognon... Et lorsqu'elles auront boursicotté et perdu notre blé, on leurs donnera quelques milliards d'€ de notre argent pour faire bonne mesure tout en sachant que le reste est
perdu...



Le Mousquetaire des Mots 04/10/2010 11:42



Oui, tu avais oublié les banques, autre pilier de l'ultra-libéralisme et tout en même temps simple organe de transmission. On leur dit de se reconstituer des
fonds propres... Leur choix se porte donc sur des produits assurantiels ou des prises d'actions-maison volontaires (mais oui, notamment chez l'écureuil) par les clients : un système qu'on dit
sans risque puisque les fonds investis ne peuvent être utilisés pour boursicoter. Etre actionnaire de sa propre banque, c'est le comble des combles. L'absurde de cette société sans plus d'âme
autre que la finance atteint son summum quand elle parie sur des footballeurs en les cotant en bourse. Si l'homme n'est plus qu'une marchandise, c'est dire si tout part à vau
l'eau.



Pat59 04/10/2010 09:46



Bonjour Fred,


Querelle de chiffres ? Devant l'évidence tout nier en bloc, tout bon délinquant te le dira...les prisons sont remplies d'innocents.


Mon souci va au-delà de la réforme des retraites, ce combat est une lutte au milieu de dizaines qu'il faudrait faire.


Car que va-t-il rester d'ici 2012 ? Il a encore presque 2 ans pour nous prendre le peu de social qui nous reste et son successeur pourra-t-il faire marche arrière sur tout ce qu'il a détruit ? Le
voudra-t-il seulement ? C'est ma grande peur, et même pour réparer les dégâts des voix de politiques de l'opposition disent qu'il faudra faire des sacrifices et laissent entendre que nous
trinquerons (encore) mais que ce sera plus juste, sous entendu faire payer les banques et riches.


Je ne sais pas ce qu'il faut en retirer, non seulement le social sera détruit et je doute que l'on revienne en arrière sur tout, d'abord parce que cela les arranges et qu'ils n'auront pas les
moyens de le faire mais en plus il faudra encore y aller de notre poche déjà vide comme le désert de Gobi...


Je sais ! Je suis morose et pessimiste, mais faire l'autruche ne sert strictement à rien, nous sommes dans une m***de noire et les trente glorieuses loin derrière nous et ne sont pas prêtes à
revenir.


Quant à la réforme des retraites... j'abonde dans le sens de ce que disais hier Ségolène Royal dans l'émission C'Politique pour savoir à qui profite le crime... les fonds de pensions à
l'américaine géré par les assurances. Le MEDEF et les potes riches qui détiennent les assurances l'ont rêvés, Sarkozy l'a fait !


A ce sujet, je ne sais pas toi, mais moi, je suis innondé de pub dans ce sens dans ma boite aux lettres avec des offres alléchantes pour me proposer de souscrire et cotiser afin de me donner une
retraite de seigneur avec palmier, plages de rêves, soleil, moi sur un transat avec un cocktail à la pogne avec une nana sulptée par un Dieu grec...


La réalité ? Une retraite de misère qui me permettra de bouffer une boite de Kitekat par semaine en guise de paté assis sur une caisse avec une bougie et en passe montagne pour ne pas avoir
froid.


Sans oublier, que ces fonds de pensions à l'américaine gérée par des assurances privées sont bien souvent des magouilles et l'argent cotisé à moins d'avoir du bol les souscripteurs n'en voient
pas la queue d'un cent...


Amitiés


Pat



Le Mousquetaire des Mots 04/10/2010 11:35



Bonjour Pat,


Je sais bien que ton inquiétude va au-delà de cette réforme. Toutes celles qui l'ont précédée ont été des combats juls et non avenus. D'ailleurs, je note au
passage que lorsque les universités se sont mutinées, peu les ont comprises. La masse prolétarienne n'a pas suivi le mouvement, sans doute parce qu'elle ne se sentait pas concernée et surtout
parce qu'elle semblait croire qu'il s'agissait d'une caste de privilégiés. Dommage que cette réforme comme les autres soit passée malgré les manifs et les contestations très sérieuses qu'elles
représentaient. En sabrant l'EN, c'est tout le système qui est ébranlé. On va non seulement vers des universités (désormais autonomes) privées (mais oui), mais également vers le lycée, puis le
collège privés. Il ne faut pas se faire d'illusions : un état qui se désengage de l'éducation n'est plus un état démocratique. D'ailleurs, la réforme hospitalière ne vaut pas mieux et elle
enterre le système de santé pour tous. En bref, toutes les réformes se valent, en ce sens qu'elles détruisent totalement une société basée sur la solidarité (et dire qu'on nous enviait notre
sécu...). On fait porter le chapeau à la crise (que des économistes signalaient depuis 2006 sans être entendus). Ce faisant, on a pris la vitesse supérieure pour dévaloriser les acquis sociaux,
justement parce que la crise aurait éclairé sur les déficiences d'un système trop généreux.  Question : que restera-t-il après la réforme des retraites ? Plus rien. Donc, nous sommes tous
responsables de n'avoir pas su embrayer quand des "corporatismes" qui ne nous concernaient pas se sont rebellés. Nous avons eu tort. Il fallait tenter de comprendre et se battre. Tout ce que le
château avait prévu s'est mis en place et la retraite, si c'est un gros morceau, n'est certainement pas le dernier. Il reste les régions, les départements (suite logique de la décentralisation).
Un autre gros morceau qui, quand il aura été refondu selon la vision restrictive de la finance, verra les citoyens de plus en plus pauvres et démunis. Oui, nous avons oublié des combats
essentiels, parce que l'on ne sait pas voir au-delà de nos intérêts particuliers. Nous avons fait le jeu du pouvoir en n'emboîtant pas le pas de ces manifestants, trop éloignés de notre monde et
dont nous ne comprenions pas les enjeux réels : la sauvegarde des acquis sociaux. Le château, en présentant le dégraissage du mammouth (un fonctionnaire sur deux non remplacé) comme une nécessité
absolue (tout en parlant de la prime au mérite), savait que la cote du fonctionnariat était telle que personne du privé ne soutiendrait une lutte corporatiste. Sauf qu'un état sans services
publics n'est plus un état. Regarde l'adjonction de la gendarmerie (un corps d'armée bien entraîné et tout en discipline) à la police. Où cela mène-t-il ? A une police privée tôt ou tard. On peut
en effet être inquiets car il y a de quoi, le détricotage patient (en même temps, au pas de charge) correspond uniquement à la philosophie financière.  Toute cette entreprise de "démolition"
remonte aux années 80 et même avant : la mondialisation n'est qu'un prétexte pour offrir aux riches encore plus de richesse. Regarde aux Etats-Unis, ces nantis qui refusent une réforme de la
santé afin que 30 millions d'individus (leurs compatriotes) puissent être soignés. Un exemple à suivre ? Certainement pas. Cependant force est de constater qu'on emprunte le même chemin qu'eux.
et notre inertie, induite par l'amollissement provoqué par les progrès techniques, est responsable de ce délabrement. Nous nous sommes enfoncés dans la facilité offerte par des appareils ménagers
de plus en plus perfectionnés, par des outils qui remplaçaient, côté productivité, avantageusement l'homme. Le chômage ne date pas d'hier. Il est même à la base de notre système : tant d'oisifs
pour tant d'actifs (je ne me souviens plus des chiffres exacts, en tout cas, jamais 10% de la population considérée comme active au chômage). C'est cela la base du libéralisme. La disparition des
petits métiers n'arrange rien. Il y a une vingtaine d'années, on a vu apparaître les laveurs de pare-brise, symptôme d'une pauvreté galopante. Nul n'y a prêté d'attention sauf pour grogner contre
eux : on avait tellement l'impression qu'ils n'étaient que des parasites...


Quand les banques ont diversifié leur activité, personne n'a protesté. Les grandes surfaces ont laminé les petits commerces (et on parle fort à propos de la
proximité), tout s'est enchaîné dans l'indifférence. Parce qu'on ne comprenait pas que chacun avait droit d'être à sa place. Et quand les états ont renoncé à frapper leur monnaie, il était déjà
trop tard : ce privilège régalien était le socle de notre république comme celui des autres. C'est par ce biais que les états dépendent des banques, et, pour être plus exact, des grandes fortunes
car ce sont elles qui fournissent l'argent aux banques (qui n'ont plus de fonds propres) et donc elles qui perçoivent les intérêts quand un état rembourse ses emprunts. Quand les états avaient la
possibilité de créer de la monnaie, ils pouvaient emprunter à des taux bien inférieurs à ceux pratiqués aujourd'hui. Regarde la Chine qui maintient les USA à flot... N'est-ce pas un paradoxe
inquiétant ?


Oui, il y a matière à inquiétudes. Hélas !



La Bernache 04/10/2010 08:32



J'aurais tendance à penser   " faites des provisions mes chéri(e)s  parce qu'il se pourrait bien que se décide quelque part une grève dure et des blocages partout
...m'enfin n'étant ni au travail , ni syndiquée je ne donne là qu'un sentiment perso - Nous sommes déjà au pied du mur , jeunes et vieux à cause d'un gouvernement qui n'a aucunement l'intention
de s'asseoir et discuter VRAIEMENT ...demain est un autre jour , courage à tous ! Bonne journée cher Fred



Le Mousquetaire des Mots 04/10/2010 09:47



En cas de blocage sévère, certainement. Surtout si l'on vit en ville (en 68, paysans et citadins du Cantal n'ont jamais manqué de rien, pas même d'essence
alors que les habitants des grandes villes voyaient les rayons se vider plus vite qu'ils ne se garnissaient et à la pompe, il n'y avait plus que les catégories prioritaires (corps médical,
police,...) qui pouvaient remplir leur réservoir).  J'espère que nous n'arriverons pas à ce stade...



geo 03/10/2010 18:55



bonsoir..


cette querelle de chiffres a t'elle vraiment un sens...?


cela ne rehausse pas le niveau des protagonistes..


cela rappelle des souvenirs..j'en ai un plus grande que toi..


non c'est moi..


et immanquablement...


fait voir qu'on compare.....


la politique actuelle ne serait elle qu'une maternelle d'attardés?


amicalement



Le Mousquetaire des Mots 04/10/2010 07:33



Cette querelle n'a de sens que dans la mesure qu'elle est voulue. Un représentant de l'ordre a reconnu récemment que les chiffres qu'il donnait à la
préfecture étaient cinq fois plus grands que ceux retransmis ensuite par la préfecture. Est-ce que cela t'étonne ?


Heu, peux-tu m'expliquer ce que tu entends par la "plus grande que toi, non c'est moi" ? Je nage en plein brouillard. Soit il manque quelque chose, soit tu
t'es mal expliqué.


Amicalement



Pascale 03/10/2010 17:57



Cette polémique me lasse. Elle est d'une puérilité ! Pendant ce temps, on oublie l'essentiel : LA REFORME !



Le Mousquetaire des Mots 04/10/2010 07:25



Bonjour Pascale,


Certes, mais si la réforme emportait l'adhésion il n'y aurait pas cette polémique. Or, la polémioque n'est là que pour dénoncer la manipulation dont les
chiffres ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Ce qu'il ne faut pas oublier c'est que la marche forcée n'a jamais apporté autre chose que de la contestation. Comme pour toutes les réformes,
la discussion n'est pas possible : il y a refus de concertation. Et pour cette réforme encore plus que pour les autres : 6 mois, c'est une goutte d'eau dans un océan d'imbécillité et de mauvaise
foi. Personne ne conteste qu'il faut des réformes, ce qui est contesté c'est la manière arbitraire dont elles sont menées. A juste titre.



Rype 03/10/2010 14:41



Bizaremment les chiffres de la police seront toujours moindre... Mais il est tellement facile de tromper les chiffres, comme les sondages d'ailleurs.


Au lieu de prendre en compte le nombre de manifestants, il ferait mieux de compter le nombre de gréviste dans les entreprises... Ce serait beaucoup plus simple à compter
et beaucoup plus réel.



Le Mousquetaire des Mots 04/10/2010 07:21



Bonjour Rype,


Un samedi, tu peux difficilement comptabiliser les grévistes puisque, généralement, la plus grande partie d'entre eux bénéficie du week-end. Mais comme le
dit Pascale, cette bataille de ciffres contradictoires est lassante et fait oublier le principal. Malgré tout, je pense qu'il faut évoquer cette distortion comptable car il s'agit d'un grand
écart qui ne devrait pas exister. En clair, cela signifie tout simplement qu'il y a négation de la manifestation des aspirations d'un ensemble d'individus regroupés qui clament leur souhait réel.
Mai si la logique comptable semble écornée, c'est peut-être bien parce qu'il y a des abus d'un côté comme de l'autre.



Nalou 03/10/2010 01:42



Bonsoir Fred


Magouille et rebelote c'est lassant et tu vas voir ça va passer, notre Ministre des "retraites" est un homme si franc si intègre si intelligent il a tout pour plaire,  pourquoi ne pas le
croire c'est mieux pour tout le monde de travailler jusqu'à 67 ans, mais oui on devrait même lui dire merci pfffffffffff quel ras le bol encore deux et je ne vais pas dire prions ça serait de
l'hypocrisie mais j'espère qu'il y aura quelque chose en face en 2012 



Le Mousquetaire des Mots 03/10/2010 14:09



Bonjour Nalou,


J'ai lu un article dans le monde : interview d'un angalis de gauche. Il pense qu'il faudra traaillr jusqu'à 70 ans (un net recul par rapport aux acquis grâce
à al résistance), justement à cause de l'allongement de la vie (pas pour tout le monde, j'en sais quelque chose : les accidents de la vie, la génétique qui te prédispose à ceci ou cela,...). Il
donne donc raison à ce gouvernement qui fait fi de tout et préfère se croire au-dessus des protestations des uns et des autres. Ne te désespère pas : tout peut changer du jour au
lendemain.


 



Jean-François Vionnet 02/10/2010 21:35



Je suis allé manifester à Montélimar, et d'après mes calculs de matheux, j'ai compté le temps que mettent dix personnes pour passer à un point nommé, et multiplié par le nombre de secondes que
mettait le mouvement d'un point à un autre, j'ai donc compté environ 7000 personnes pour une petite ville de la Drôme de 25000 habitants, pas mal, non. Ma méthode n'est surement pas scientifique
pour le rouquin, mais surement plus juste que les stats du ministère de l'intérieur


Amitiés du Vivarais


 



Le Mousquetaire des Mots 02/10/2010 23:45



Bonsoir Jean-François,


Je n'aurais jamais pensé à calculer, même à la louche. Je ne sais même pas si je suis capable de déterminer combien de personnes peuvent se trouver sur un
seul rang. Je suis d'accord avec toi, tes calculs reflètent mieux la réalité que ceux des compteurs de l'intérieur. Il va de soi qu'il faut que tout soit minoré, tout simplement parce que le
mouvement de protestation ne permet pas d'autre alternative que de discuter avec les partenaires sociaux. Et ça, il n'en est pas question. Certains ne sauront jamais admettre
qu'ils ont tort.



Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche