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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:08

 

Nous avons nos syndicats et nos voisins ont les leurs. Une fois ceci établi, il faut se pencher au chevet des nôtres. Courrier International est un journal qui vaut son pesant d'or. Je vais donc vous livrer la substance d'un de ses articles car il apporte un éclairage que je soupçonnais depuis longtemps mais je ne disposais pas des données que nous livre l'article dont je vais citer des fragments.

Nos syndicats peuvent toujours organiser des manifs, mais ils ne sont pas "en mesure d'organiser des grèves dures et long dans un secteur économique". Tiens donc... ! Et c'est le planton des affaires sociales du palais qui le dit. Interrogeons-nous sur le pourquoi de ce constat (nous ne l'avons pas attendu pour nous en rendre compte). Toujours selon ce monsieur, aucun des trois acteurs-négociateurs ne sont en mesure de lutter car ils sont truffés de points faibles : le palais parce qu'il a encaissé une déculottée sévère aux régionales, le patronat, divisé, a besoin du soutien du palais (il est donc à la botte), nos syndicats historiques parce qu'ils sont ceux qui, en Europe, ont le moins d'adhérents (seulement 7% pour 25% - et ce n'est qu'une moyenne - dans le reste de l'Europe.

Tout étant inversement proportionnel, pendant que le nombre d'adhésions baissait, en revanche le nombre des cadres syndicalistes augmentait (5 fois plus qu'en 1970).

Depuis 1982, les entreprises cofinancent le travail (système imposé par l'état : c'était donc sous la gauche) et l'état participe via les entreprises publiques, les municipalités, les groupements de communes... et "L'Etat paie les syndicats pour qu'ils participent à la gestion du système social et du Conseil économique et social, un organisme ruineux et parfaitement inutile qui a été imaginé jadis comme une troisième Chambre aux côtés de l'Assemblée Nationale et du Sénat".

Ce qui est valable pour les grandes entreprises ne l'est pas pour les PME ou les Services dans lesquels les syndicats ont du mal à s'implanter. Notamment à cause des "sans-papiers" (restauration, nettoyage, sécurité) qui sont une manne facile à trouver et largement sous-payée, donc indéfendable.

Aujourd'hui l'abandon des problèmes des "petits" se fait pour le bénéfice de la défense des prérogatives syndicales et notamment les secteurs d'où ils tirent le plus d'adhérents.

Politiquement, le président élu en 2007, sans doute trop content de la configuration syndicalo-socio-économique mise en place par la gauche, tenta de faire alliance avec les deux plus grands syndicats historiques (CGT et CFDT totalisant 990 000 affliés) mais échoua dans son entreprise réformiste. Et comme la crise est venue en rajouter une couche sur le plan économique, ses rêves de modernisation de l'économie, de la réforme de l'état-providence et du temps de travail, il n'a plus que pu jouer "un répertoire protectionniste avec quelques accents anticapitalistes".

Si l'état persiste à négocier avec les syndicats, ce n'est que dans le but inavoué de ne pas voir fuir le vivier électoral ouvrier et de réformer les retraites (le journaliste use du qualificatif "cosmétique") sans effaroucher les retraités (les plus syndiqués du monde salarial, ce qui n'a rien de curieux leur époque étant bien différente de celle que nous vivons) et l'électorat de droite.

Voici la conclusion (elle parle d'elle-même) de Gero von Randow : "Ne serait-il pas temps de s'unir ? Doucement, il n'y a pas urgence : l'argent continue d'affluer, la base peut aller et venir, mais l'appareil, lui, demeure".


 

Toutes les phrases en italique sont tirées de l'article de Gero van Randow, traduit et publié par Courrier International, semaine du 29 avril au 5 mai 2010 (site de cet hebdomadaire : www.courrierinternational.com)

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans critique
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commentaires

joel 08/05/2010 18:59



Salut Fred ,  compte pas sur une gréve interpro ...au niveau national , çà ne s'est jamais vu , car cà serait  du ressort des confédés ! ... tout ce qu'elles savent faire , c'est des
journées d'action ...et je suis le premier à le déplorer ...


La seule fois que tu as eu une gréve générale inter-pro , c'est en 68 .. et çà venait des sections syndicales d'entreprises , qui étaient encore non reconnues officiellement .( .n'existait que le
seul délégué syndical , à ne pas confondre avec un délégué du personnel )  ....  les occupations d'usine , çà a fait boule de neige ,  aussi con que çà ...gràce à la radio , car
y'avait pas encore le net ... je m'en souviens comme si c'était hier.. :-) ..


bon maintenant , le pouvoir choisit évidemment les chefs des confédés pour discuter ... mais si tu savais le mic mac qui se passe lors des congrés ! ...çà marche par mandat ou mandatés ... à
partir d'une union départementale , ou régionale , quand c'est un congrés confédéral , ...  et quand c'est pour nommer un secrétaire général de fédés ...c'est au niveau des syndicats de
métiers , comme les métaux .. toujours des mandatés ..., et comme c'est souligné en dessous , on évite les contestataires , si bien que les dirigeants sont souvent réélus à 80 % , voire 90 , un
score à la sovietique ... moi, j'avais de la chance d'être dans une grosse boite , on avait donc un sacré rapport de force dans le syndicat des métaux de l'arrondissement ! .. on avait même plus
de moyens matériels que le syndicat en question ! .. on ne pouvait donc pas nous ignorer .. mais çà ne faisait qu'un mandaté ou deux ...de chez nous , il en fallait aussi venant d'autres boites
plus petites , genre PME ...plus complaisantes ,...pour qu'il y ait un minimum de représentativité dans l'arrondissement  ...


Bon, comme tu as dû le comprendre , j'étais à la CFDT ... mais pas celle d'aujourd'hui , celle de 68  qui avait dans ses statuts " l'autogestion ",  d'ailleurs les premiers syndicats
SUD ont été créés par des contestataires de la CFDT comme moi , lors du recentrage de cette centrale syndicale  ( autre terme pour désigner une confédé ) sous Jean Gaspart, et ensuite
Nicole Nota  alors là catastrophe !
presqu'un coup d'Etat !  ...alors qu'on était bien plus virulents que la CGT ... Et c'est vrai que Mailly parait plus sympa , en fait il a profité du recentrage CFDT ..pour se refaire une
place honorable ( nous on disait le syndicat des patrons )  , mais FO sous Bergeron, c'était quand même un syndicat réformiste .. L'un des premiers !  ...et il l'est toujours , malgré
les apparences ....et aujourd'hui , la CGT emboite le pas !  ... reste les syndicats SUD  ou les Solidaires   ( un mode de fonctionnement un peu différent que les grandes centrales classiques, pas organisés en confédé, mais selon leur représentativité dans les boites .. donc jamais invités
par le gouvernement    )


Je pense avoir apporté un petit éclairage ..


Cordialement .



Le Mousquetaire des Mots 08/05/2010 19:20



Salut Joël,


Oui, je sais, il ne faut pas rêver, pourtant c'est bien la seule manière qui mettrait un frein au bazar actuel. En tout cas, je te remercie d'avoir pris la peine d'éclairer ma lanterne, je suis
dans l'ignorance de ces organismes qui ressemblent furieusement à une société hiérarchisée. Et pas une petite hiérarchie, mais plutôt de celles qui font penser au monde kafkaïen. Autrement dit,
des étages empilés les uns sur les autres et vivant de manière séparée. Pas étonnant que les centrales "gèrent" du bout des doigts et n'organisent aucun mouvement social important.


Leur union aura fait long feu et seule FO insistait pour une grève dure (c'était l'an dernier). Apparemment le discours des autres était bien différent. Pour moi, une petite manif une fois par
mois, c'était inutile. D'ailleurs, malgré les manifs spontanées, les rassemblements hospitaliers, universitaires et autres, le pouvoir a fait passer ses réformes sans pratiquement coup férir.
Comme si de rien n'était. Il y avait là un manquement notable et notoire des centrales. Elles étaient muettes et se contentaient de défiler mensuellement, comme pour rappeler qu'elles existaient
et non pour porter les revendications. Ecoeurant.


Bon, si je traduis bien ce que tu dis en filigrane, il faudrait refaire un mai 68 pour faire basculer dans l'autre sens la politique. Terrible. Ca risquerait d'être "fumant", non ? Triste époque
où tout se délite et à commencer par les organes qui devraient normalement, vu leur position, mener la danse. Le pouvoir a beau jeu d'enchaîner réforme sur réforme : il n'y a rien en face. Beurk
!


Bon, je crois que je vais rester dans mon trou et peut-être m'y terrer puisque l'impuissance est désormais la norme.


Bon weekend Joël et à bientôt               Fred



dominique 08/05/2010 08:35



Je suis en partie d'accord avec la définition du syndicat apportée précédemment, car , je parle bien du syndicat pour l'ensemble organisé, avce ses strates, ses leins ses rôles ...seulement si
c'est bien la base qui acte sur le terrain, pour certains syndicats la base fait remonter par le biais de ses UD et fédé au nationale afin que les decisions qui y soient prises 
correspondent aux mandats donnés par les syndicats de terrain qui se prononcent, votent regulierement pour cela et pour y etre représentés. La democratie existe , mais pas partout. On voit
comment la CGT n'invite aux congres que certains, comment un oppposant a thibault devait se présenter mais n'a pas pu franchir les paliers. A FO , on n'est pas tous et toujours d'accord non 
plus mais en congres, les syndicats peuvent s'exprimer, petit ou grand, a la tribune, et pas toujours pour se congatuler ou approuver, j'en garde mémoire et ca me rassure car au moins c'est
vivant et c'est sain. Et surtout la base ne se coupe pas de son representant. Je franchis parfois les paliers quand je rale et ca m'arrive alors d'ecrire à Mailly aussi...et contrairement a
d'autres ...il repond!



Le Mousquetaire des Mots 08/05/2010 11:10



Bonjour Dominique,


De tous les grands patrons des syndicats, c'est celui qui apparaît comme le plus synpathique, va savoir pourquoi. Mais sans doute l'est-il justement parce
qu'il prête attention à la base. A preuve, il te répond.


Bon weekend. Amicalement          Fred



joel 07/05/2010 18:29



Salut , y'a des choses à préciser ...Bon le courrier international, c'est bien , mais çà manque de réalisme ... çà ne fait que répéter un refrain que tout le monde connait ...


Déjà , quand il parle de syndicats ... çà prête à la confusion ! ...un syndicat , c'est un mot vague , qu'en général on utilise quand on n'y connait pas grand chose ..


Ici , c'est un ex -syndicaliste qui parle , avec plus de 25 ans d'expérience , d'abord délégué CHS , ensuite secrétaire de section syndicale d'une boite de 5000 salariés , à 29 ans , et ensuite
délégué syndical central d'un groupe de 25 000 personnes ...


C'est quoi un syndicat , comment c'est structuré ?  qui s'y connait bien ne dira jamais syndicat !... c'est trop vague ! ... y'a d'abord la confédé .. ou siégent les Chéréque, Mailly ,
Tibauld  et compagnie ... ceux là on ne les voit jamais sauf dans les congrés confédéraux .. c'est ensuite divisé en fédérations , comme celle des métaux , tout çà c'est au niveau national
.. au local , tu as les unions régionales , interpro , elles mêmes divisées en unions locales ( arrondissement ) .. tout çà inter-pro , dans lesquelles sont regroulés les métiers , en syndicats !
... là le terme est approprié ! ... en dessous des syndicats locaux , il y a les sections syndicales d'entreprises , créées en 68 .. Au delà des fédérations nationales , il y a les branches ,
comme l'automobile , la sidérurgie , les mines ..


Vachement complexe , hein ? .. le délégué syndical central est le représentant d'un groupe comme Arcelor  , une holding , au niveau d'une branche , c'est lui qui est habilité à signer les
accords ... et en même temps , il dépend du syndicat des métaux de l'arrondissement ! .. car il y est en principe désigné délégué syndical .


tout çà pour expliquer ..


Quand le C.I dit que " les syndicats " ne sont pas en mesure de faire des gréves longues et dures " ... il en a après quoi ? ... Les confédés ? ... JAMAIS ..une confédé ne s'occupe de çà , c'est
pas son boulot ! ...elle se situe bien au dessus de la mélée ! ...


Les gréves longues sont plus du ressort des branches ! ..dans le meilleur des cas , pour ratisser large ... ce fut le cas par ex en sidérurgie .. lors des plans de restructurations ..( dont
j'étais ) ...


 


y'a déjà là un sentiment d'être à coté de la plaque ! ... même en 68 .. tout ce qui a été long , a été à l'initiative des syndicats locaux !  ... les fédés , et les confédés, qui n'ont
jamais eu d'initiative dans les mouvement durs , n'ont fait que suivre le mouvement , mis devant le fait accompli .. elles sont seulement intervenues à la fin, avec des mandats précis , pour
signer les accords de grenelle...


Donc à l'ouest rien de nouveau , çà s'est toujours passé ainsi ..


Je ne connais pas de mouvements durs venant des confédés , c'est pas leur boulot .. çà c'est toujours passé au niveau des syndicats locaux , qui se sont coordonnés au travers leur fédé , pour
lancer un mouvement général : ex les routiers ! ...les mineurs ...


Mais c'est vrai qu'on assiste à un recentrage au niveau des confédés , .. mais peu importe , les mouvements durs , çà ne passe pas par elles ! .. donc là aussi le C.I prêche dans le vide ...


En fait tout ce qui est dur vient des syndicats ,  ... et les confédés , ne lancent que des appels nationaux type 29 mars ... qui ne durent qu'une journée ! ...çà a toujours été ainsi ....


Maitenant , pour la représentation , y'a aussi un mythe à détruire ! ...la CFDT revendique  900 000 adhérents ...pour le seul monde du travail , sachant que dans les petites boites , il est
dur de s'implanter ! ... et en général quand quelqu'un y adhére , c'est en secret ! ...


Compare moi, ce chiffre avec l'UMP ... qui fait main basse sur 64 millions de francais avec seulement 200 000 adhérents .... çà c'est vachement représentatif !... :-)


C'est quand même bizarre que quand on parle de représentativité , c'est à géométrie variable ... quand c'est les partis politiques , on parle en nombre de voix aux élections ,  quand c'est
les syndicats , on parle en terme d'adhérents... cherchez l'erreur ! ... mais on ne parle jamais des éléctions professionnelles , dont l'abstention est loin de battre le record de 50 % !


Et puis faut savoir qu'en France , adhérer ou pas ... çà revient presqu' au même ! .. car tout le monde bénéficie du résultat des luttes , des accords signés ..la seule différence c'est de
recevoir une petite brochure mensuelle .  En France on défend aussi bien un syndiqué qu'un non syndiqué ...si t'as un probléme aux prud'hommes, on te demande 1 an de cotis dans le pire des
cas , et t'es défendu aussi bien que quelqu'un qui a cotisé pendant 20 ans ! ...alors les gens ne voient pas l'utilité de se syndiquer ! ...les syndiqués , sont en général des militants généreux
! .. qui voient l'utilité du syndicalisme ., c'est par conviction ..


 


Et si ailleurs , le TX de syndicalisme est plus élevé , comme en Belgique que je connais bien , ou l' Allemagne , c'est parce que ce sont des syndicats de service ! .. ce sont eux qui gérent les
mutuelles , et même l'assurance chômage .. et qui n'adhére pas n'a le droit à rien ... c'est presque obilgatoire , une nécessité ...


Celà on ne le dira jamais assez ...


Maintenant que nos pontifes syndicaux sont complaisants ,  parce qu'ils ont une belle vie ,  des chauffeurs , comme les politiques . des fréquentations de salons ... c'est le
risque  ...çà tente ! .... c'est nous à la base de leur rappeler ! ...


Mais croyez moi, faire du syndicat , faut en vouloir ...je parle de la base , des milliers et milliers  de délégués qui se mouillent , qui sacrifient leur carriére ...


Mais c'est là comme ailleurs , quand on goutte au luxe , on a tendance à être complaisant ...tout en haut ... Et en bas on ne l'est pas ...suffit de voir les conflits d'actualité ! ... les conti
n'ont pas demandé l'avis de Tibault ... comme moi, je n'ai jamais demandé celui d'Edmond Maire , en pleine crise de la sidérurgie , et croyez moi, çà a pété dûr !


Quant aux subventions , ... c'est pareil que dans le monde politique ! ... même le NPA en touche ... c'est la loi ... et çà ne veut rien dire ... c'est pas un scoop .


Cordialement.



Le Mousquetaire des Mots 08/05/2010 02:59



Bonjour Joël,


Merci de cette réponse détaillée qui me permet de mieux comprendre le sens réel du mot syndicat. Surtout ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les
locaux sont effectivement tellement plus près des problèmes qu'ils mènent la vie dure aux patrons quand il le faut. Je ne parlais en fait que des "dominants", ceux qui se glissent sous les ors de
la république et fricotent avec le pouvoir. Ce sont eux qu'on voit, qu'on entend, eux qui semblent "diriger" les mouvements de foule. En fait, ce ne serait donc que des récupérateurs qui se
prennent pour des négociateurs intronisés parce que patrons des centrales. Mais alors pourquoi se mettent-ils toujours en avant ? Mais parce qu'ils sont les interlocuteurs choisis par le pouvoir.
Et ce sont eux qui décident (on l'a vu l'an dernier) des "dates" des grèves (je ne les félicite pas des résultats obtenus). Je regrette qu'il n'y ait pas davantage de concertations entre locaux
parce que du coup il n'y a pas convergence dans les revendications. De mon point de vue, vu la conjoncture induite par la crise (entre autres), les grèves branche par branche d'activité n'ont
aucune chance d'aboutir sur du concret. ll me semble qu'une grève inter-professionnelle est souhaitable car malgré les spécificités des branches, il est un terreau commun, à savoir la
paupérisation de la population, augmentée par les réformes, l'absence de tissu industriel et la disparition de "petits"métiers, plus tout le reste qe je n'énumèrerai pas car la liste serait
longue.


Autrefois on parlait de lutte des classes, aujourd'hui, ce serait plutôt une lutte de société, notre société dite moderne. On est tous dans le même bateau,
celui de la mondialisation et notre bateau prend l'eau de toutes parts. Faut-il attendre qu'il ait complètement sombré pour que l'on réagisse ?


J'aimerais que quelqu'un m'apporte au moins un embryon de réponse.


Cordialement               Fred



dominique 07/05/2010 06:46



oh c'est clair , j'ai vu comment ca reagit chez certains qui sont en place et veulent pas qu'on puisse ébranler leur edifice perso, leurs alliances avec les partis locaux...On commence par faire
rentrer quelqu'un au syndicat , mais qu'est du parti...et il te fout en l'air en interne insidieusement et puis hop, prochaine election tes camarades te giclent pour le nouvel
arrivant... j'ai déjà repréré les places, maintenant faut tenir la barre!!! on verra....



Le Mousquetaire des Mots 08/05/2010 02:23



Bonsoir Dominique,


Je vois que tu as tout compris. Et je crois que tu sauras t'immiscer malgré eux. Tu as du tempérament (ce qui dérange beaucoup de monde en général), tu
sauars donc trouver comment y parvenir et surtout rester ferme dans tes idées. Dommage que ce ne soit pas le cas de nombre d'individus qui préfèrent baisser pavillon afin de conserver leur
place.


Comme tu le dis, on verra...


Bonne nuit       Fred



dominique 06/05/2010 20:29



Il faut prendre la place dans les syndicats qui existent aussi. C'est loin d'etre simple et de tout repos... ...je ne  me suis pas génée de me presenter dernierement ainsi dans une
reunion... "nationale": je n'adhere a aucun parti et n'appartiens a aucune obédience francmaçonique.... je n'ai qu'une carte et il y en a marre de tous ces appareils qui nous plombent le syndicat
et nous empechent de travailler... : ca fait toujours silence ce genre de choses.... et puis, il y a toujours des camarades qui passent te voir derrière... Au final c'est beaucoup de pressions ,
des trahisons perpetuelles, au plus proche, des influences , des strategies... oui mais ..je n'ai pas renoncé et decidé de leur laisser le pouvoir



Le Mousquetaire des Mots 06/05/2010 23:34



Bonsoir Dominique,


Garde la gnacque sinon tu te feras refouler. Pas facile de s'imposer, encore moins de pouvoir prendre la parole quand d'autres squattent tout l'espace vocal. Je reprocherai aux syndicats de ne
défendre que l'indéfendable, de ne sauter que sur le sulfureux qui n'aboutira à rien. Ce n'est pas très honnête. Mais comme l'exemple vient d'en haut... la base est impuissante alors qu'elle
conserve, elle, l'esprit syndicaliste totalement oublié des nationaux. Si tu veux te faire entendre, il faudra vraiment que tu t'imposes. Tu risques fort de te retrouver isolée, d'une manière ou
d'une autre.


Courage, il faut savoir défendre ses convictions.


Amicalement                  Fred



mirotine 06/05/2010 08:23



les syndicats ne défendent pas ceux qui en ont vraiment besoin , les petits , les emplyés de grandes surfaces , les ouvriers agricoles etc....  les exploités de tous poils dans
l'indifférence générale



Le Mousquetaire des Mots 06/05/2010 18:00



Bonjour Mirotine,


Les syndicats, aujourd'hui, défendent seulement leur survie. Rien d'étonnant donc qu'ils ne se soucient plus des vrais problèmes. Je sais, c'est infect, mais l'article de Gero von Randow est très
clair : ils sont désormais ligotés par le pouvoir. Ce ne sont donc plus des organes de défense des droits des travailleurs, mais des organismes négociateurs (en apparence seulement). ils ne
peuvent plus que dire amen aux décisions prises par le pouvoir.


Moralité : il faut réinventer de vrais syndicats.


Bonne fin de journée              Fred



dominique 05/05/2010 20:17



Il est bien clair que le seul intérêt du CES est son apport financier au syndicat...et quand je questionne sur les avis qu'on y donne , sur ce qu'on y fait ou le mandat...ca coince, ca grince et
je ne suis qu'une pauvre conne d'emmerdeuse ou un perverse qui pose des questions!!!



Le Mousquetaire des Mots 05/05/2010 23:49



On emmerde toujours quand on pose des questions. Il ne faut surtout pas se montrer indiscret, encore moins fouiner, ça ne nous regarde pas, n'est-ce-pas
?



râleuse ex02468 05/05/2010 00:27



j'avais bien aussi quelques doutes !!!! mais ou sont donc les syndicats d'antan?????



Le Mousquetaire des Mots 05/05/2010 07:42



Bonjour Râleuse,


Certainement pas là où on est en droit de le croire. Désespérant, n'est-ce-pas ? Que veux-tu ? Quand on accepte ce qu'ils ont accepté (financement
étatico-patronal), on ne peut que comprendre qu'ils ne soient plus à même de défendre les droits des travailleurs. S'ils l'ont fait, ce n'est plus qu'un souvenir lointain, un rêve qui se dissout
dans la brume épaisse de tractations qui n'en sont pas. Pour eux, il ne s'agit plus que de sauver leur peau, leurs survie, leurs privilèges. Ce n'est plus qu'un organe du pouvoir qui a su les
museler et les tient pieds et poings liés. Ce n'est pàas pour rien que les coordinatons spontanées, face à l'impuissance des syndicats, sont nées et que leurs revendications ne sont pas écoutées.
Elles ont été écartées car elles allaient à l'encontre du pouvoir.


Bonne journée sous un ciel bien gris. Amicalement                
Fred


 



Emile Zona 04/05/2010 22:50



Encore un article fort interessant et qui donne envie d'en savoir plus sur "Gero" ...



Le Mousquetaire des Mots 05/05/2010 08:12



Bonjour Emile,


Il n'est certainement pas le seul à être critique. Le tout serait de savoir quels sont les autres.


Je constate une fois de plus que la presse étrangère est toujours plus "libre" que la nôtre et que ses analyses sont bien plus pertinentes. Sans doute parce
qu'elles ont le recul nécessaire du fait de leur "étrangeté". Dommage que notre presse ne soit pas davantage "sérieuse" et moins "inféodée" ! Si c'était le cas, il n'en serait pas
ainsi.


Bonne journée                   Fred



rené 04/05/2010 21:45



Bonsoir Ami lointain. Je viens de prendre connaissance de ta réponse, et permets moi de rougir aux propos que tu tiens. Tu sais, je n'ai guère de mérite. Le peu que j'écris je le fais avec mon
coeur et mes sentiments, sans chercher les mots qui dénatureraient les billets. Quand rien n'est naturel il est préférable de s'abstenir. Avec un grand plaisir je découvre un point commun(si tant
est qu'il n'y en est qu'un) qui pourrait être le début d'une révolution culturelle. La défense de la langue, celle dans laquelle nous nous sommes exprimé la première fois. Vois-tu, je réside à
quelques 8000km de la France, dans une région où pas moins de 85 langues sont parlées et sur le territoire de laquelle se regroupe 280 000 individus (environ) représentant tous les pays que la
terre porte. Mais je reste sensible à notre histoire et à la façon de la dire et de la perpétuer. Oui, je l'avoue sans honte, j'aime la France malgré elle, car elle ne fut pas toujours
tendre avec moi. Mais qu'importe, chaque individu n'a-t-il pas sa propre histoire, heureuse ou malheureuse?  Je te laisse à ta soirée alors que chez nous l'après midi traîne encore une heure
et demie. A bientôt, avec ma bien sincère amitié. René



Le Mousquetaire des Mots 05/05/2010 08:30



Hello René,


La défense de la langue, un bien commun, un trait d'union malgré l'espace qui nous sépare. Lorsque le débat sur l'identité nationale a été lancé, ce fut mon
premier réflexe : dire que le ciment qui nous unit est notre langue, ce véhicule commun à tous, qui nous fait nous comprendre et partager. Sans ce socle, il n'est pas d'identité. Alors pourquoi
avoir ignoré ce pan essentiel de notre histoire et laissé sourdre des arrières-pensées malsaines ? Je lutte à ma manière pour conserver ce "patrimoine" essentiel à la communauté francophone, car
fondateur de notre unité (et pas seulement linguistique) et de notre cohésion sociale.


Merci à toi d'exister et de coucher tes idées (ou tes rêves) en une langue qui est celle que je connais depuis toujours et que j'aime plus que
tout.


Amicalement             Fred



barovin 04/05/2010 09:58



 


 


 
Enjeux du XXI ème siècle : Construire une Europe des peuples

Quel est votre avis


Oui, mais attention à l'eau qui semble dormir. le jour où elle se réveille, elle peut devenir dangereuse pour l'édifice qui se nourrit de l'individualisme et de son corollaire l'égoïsme.


 



Le Mousquetaire des Mots 05/05/2010 07:47



Bonjour Barovin,


Je fonce sur ton site puisque tu proposes à chacune de tes visites d'y faire un tour. Je te laisserai mon avis.


A tout à l'heure                Fred



ledif trocas 04/05/2010 03:08



"Que sont syndicats devenus
Avec qui j'avais tant couru
Et tant marché
Ils ont été trop divisés
Je crois que Woerth les a bernés
L'union est mort-e"
"pauvre rude bof"



Le Mousquetaire des Mots 05/05/2010 07:45



Bon jour Ami Fidèle,


Rutebeuf est le bienvenu, malgré son grand âge. La poésie, il n'y a plus que cela qui résiste, surtout quand elle est satirique.


Bonne journée sous ton ciel grec bien troublé. J'espère que les nuages qui l'obscurcissent se dissiperon, bien que cela ne soit pas tellement
d'actualité.


Amicalement                   Fred



sixtine 03/05/2010 14:50



Bonjour Fred,


Les temps changent et les mentalités évoluent ... pas forcément dans le bon sens !


Les grandes causes n'ont plus vraiment la cote et chacun s'appesantit  sur sa propre situation ... Je ne crois plus à la mobilisation des masses. Nos anciens en avaient ... ! Nous ? A chacun
de se faire son opinion !


Amitiés.



Le Mousquetaire des Mots 03/05/2010 21:01



Bonsoir Sixtine,


A force de se vautrer dans l'aisance et de s'appesantir sur les biens de consommation, les gens sont devenus inertes. Tout semblait aller de soi et devoir
durer éternellement. La remise en question actuelle devrait les secouer, mais pour l'instant on ne peut pas dire que ça bouge. Je crains fort qu'à force de s'obstiner à se taire et avaler toutes
les couleuvres, lorsque ça débordera, ce sera vraiment violent. Il y a des limites à tout. Et surtout à l'insupportable. Je ne désespère donc pas même si je sais déjà qu'il faut rester patient
encore un sacré moment.


Bonne soirée auprès des tiens. Amicalement             Fred



rené 03/05/2010 14:25



Bonjour Ami lointain. Il est vrai qu'il y a beaucoup à dire et à écrire quand aux syndicats et tout ce qui tourne autour. Je ne m'aventurerai pas sur ce chemin chaotique qui nous
réserve tant de surprises au fil des jours. En ce qui me concerne, je suis mal placé pour en parler, voir porter un jugement. Sans doute n'ais-je rien compris à l'existence. J'ai travaillé
officiellement 50ans sans jamais être syndiqué. Pire, je n'ai jamais pris de vacances. A l'époque, dans le milieu agricole, les vacances n'étaient pas la chose à laquelle nous pensions en
priorité. Le jour vint où j'aurai pu en prendre, mais il était trop tard, il aurait fallu que je suive une thérapie. Je ne puis rester plus de 20 minutes sans un outil à la main. Bref, j'ai
insisté auprès de mes enfants pour qu'ils soient moins bêtes que moi.Il est quand même un fait qui retient mon intention. Je trouve les travailleurs plus timorés que dans les temps anciens. On ne
peut rien réclamer avec des formules de politesse. J'ai toujours estimé que les rapports doivent être égaux, dans la violence ou le mépris comme dans la reconnaissance. Bref, je ne t'ennuie
pas avec mes salades d'un autre temps. Elles sont défraîchies. Merci pour tes passages et tes mots agréables. Ce fut un plaisir de te recevoir. Amitié par de là la forêt. René



Le Mousquetaire des Mots 03/05/2010 20:49



Bonsoir René,


Merci de me rendre la politesse. J'ai découvert ton blog par hasard, lors de mes pérégrinations de blog en blog. Tout m'a plu, la langue que tu maîtrises
mieux que beaucoup, le style employé, les idées développées et la poésie qui émerge de tes textes. Des moments vraiment agréables pour moi qui aime ma langue maternelle et refuse de la voir
dépérir grâce à l'invasion anglophone.


Merci pour ton commentaire car il est le reflet de ces temps que tu baptises "anciens", mais qui ne sont pas si éloignés dans le temps. Je partage avec toi
l'étonnement  de la "timidité" des travailleurs d'aujourd'hui qui laissent faire alors qu'ils devraient se battre, imposer leur voix et refuser qu'on pense à leur place. Comme toi, je pense
qu'on ne peut rester courtois et s'il faut se montrer violent pour qu'on cesse de rendre esclave les hommes, alors que les hommes s'arment de courage et résistent, même à contre-courant des
idéologies actuelles. Notre monde va mal et pourtant tout le monde démissionne, attend que le voisin fasse le premier pas. Cet attentisme est leur perte. Sont-ils donc si épuisés qu'ils n'ont
plus la force de lever le petit doigt ?


Mais foin de ces considérations. Je traverserai à nouveau l'espace (et c'est là le miracle du virtuel) pour me retrouver chez toi et profiter (quel vilain
mot) de tout ce que tu donnes si généreusement au fil de tes articles.


Amitiés par delà l'espace virtuel et réel                   
Fred



condor79 03/05/2010 12:23



                                 
Hello bonjour , bien vu le problème , bravo .


                                             
Salutations


                                                    
condor79



Le Mousquetaire des Mots 03/05/2010 20:50



Bonsoir Condor,


Et merci de ta visite et du compliment. J'espère que nous aurons à nouveau le plaisir de nous rencontrer.


Cordialement             Fred



Blanche de Marseille 03/05/2010 09:04



Si j'ai bien compris , le seul fait que l'Etat participe au financement des Syndicats suffit à leur ôter toute liberté ! J'ignorais cela  ( j'ai beaucoup à apprendre ) mais il est
clair depuis bien longtemps que les Syndicats ne roulent que pour eux-même ! c'est la raison pour laquelle je dis qu'il faudrait une Coordination qui passe par-dessus leur tête , comme celle des
Etudiants une certaine année , qui remportèrent une grande victoire ( contre la Loi Devaquet si j'ai mémoire )  Par contre , j'avoue être , disons pour le moins surprise , qu'on puisse
demander le payement des jours de grêve ???!!!  de mon temps on faisait le sacrifice ...La Liberté en dépend , l'efficacité d'abord ! Bref , je résume grosso-modo : gouvernements et
syndicats se tiennent la main ...le Peuple trinque ! Amicalement à toi chez qui je suis contente d'apprendre encore  ;-)



Le Mousquetaire des Mots 03/05/2010 20:57



Bonsoir Blanche,


En effet. Mais pas seulement l'état, également le patronat. Ce ne sont plus des syndicats mais des institutions-satellites. Ou des satellites-espions. Au
choix.


Je soupçonnais depuis longtemps ce "pacte". Cette fois, je n'ai plus de doutes. Et cela ne me surprend pas : trop d'indices démontraient clairement qu'il y
avait en quelque sorte "collusion". J'espère que cela permettra à certains de réviser leurs opinions à propos de l'action syndicale (certains y croient encore). Il me semble d'ailleurs que la
plus grand partie de la population n'est plus syndiquée parce qu'elle a compris qu'elle n'a rien à attendre des syndicats. Mais sait-elle qu'ils s'empiffrent sur leur dos ? Pas bien certain. Il
faudrait donc que davantage de monde lise Courrier International, cela éclairerait leur lanterne.


Je te souhaite une excellente soirée. Il faudra que je repasse chez toi : je n'ai pas laissé de commentaire.


Amicalement                 Fred



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