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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 19:08

Rien ne va plus dans le doux royaume de France. Ses citoyens passent les frontières car ils ne veulent pas être surtaxés. Evidemment, ce sont les plus fortunés qui se précipitent chez nos voisins, nettement plus bienveillants quant aux prélèvements sur les comptes bien fournis. Cela les regarde, car, après tout, quand on gagne de l'argent, que ce soit à la pelle ou plus misérablement, ce n'est jamais avec le coeur en liesse que l'on s'acquitte des redevances qu'on nous impose. Le produit du labeur de tout un chacun est utile à tous. Et sans impôts, l'état ne survivrait pas. Mais tempérons cette sentence. Un état est-il obligé de dépenser des fortunes qu'il ne possède pas ? Bien sûr que non ! Mais c'est pourtant ce qu'il s'est passé pendant des décennies. Sans penser qu'il faudrait un jour ou l'autre se retrouver débiteur. Et donc résorber les dettes accumulées sans vergogne. Au fait, si la crise n'était pas passée par là, ce système prédateur aurait-il cessé ou bien aurait-il perduré ? Il semble que sans cette crise qui nous met à genou malgré nous, les dépenses auraient continué de plus belle. Car, on dirait bien qu'un état compte systématiquement se renflouer sur le dos des citoyens. Notre pays n'est pas le seul à avoir emboîté le pas de leurs prédécesseurs. Leurs libéralités avec l'argent public a été sans frein. Aujourd'hui il faut éponger les dettes. Et qui s'y colle ? Les gagne-petit, et ceux qui vivent confortablement. Qui s'exile pour ne pas subir le coût de l'imprudence financière des gouvernants ? Pas les gagne-petit. Mais les autres, ceux qui croulent sous l'argent et les impôts. Si l'on établit un comparatif entre les gros et les petits, il va sans dire que ce sont ces derniers qui trinquent le plus. Les taxes sont communes à tous. Comme les augmentations qui s'appliquent de manière égalitaire. Or, celui qui possède peu doit se restreindre. Ceux qui gagnent beaucoup peuvent continuer à dépenser sans quasi compter. C'est là où est toute la différence. Et c'est là où réside la plus grande injustice de ce système. Un point de taxe de plus est supportée mieux par celui qui est à l'aise que par celui qui ne peut constituer de bas de laine. Lui qui tire la ficelle chaque mois ne s'exilera pas. Tandis que celui qui est cousu d'or peut toujours fuir la dette. Tout n'est que question de moyens.

On fait tout un fromage de ces départs et les commentaires vont bon train. A juste raison. Cependant, on peut comprendre que ceux qui sont fortunés n'aient pas envie de payer pour ceux qui n'ont rien ou presque. Il est normal qu'ils aient des états d'âme et préfèrent s'éloigner de ces ponctions prohibitives. Mais peut-être faudrait-il mettre kes choses au clair et reconnaître que ces dettes décennales ne concernent pas ceux qui doivent cracher au bassinet. L'irresponsabilité des gouvernants réside davantage dans le fait qu'ils prétendent faire payer tout le monde plutôt que de se montrer sages. Et la sagesse n'est pas de faire peser des dettes immondes sur le dos de tous puisqu'elles ne sont le fait que de quelques uns. La solution la plus évidente est qu'il faut demander à ceux qui nous mis sur la paille de mettre la main au porte-monnaie. Et donc épargner ceux qui n'ont pas un centime de dette, mettant leur fierté à gérer normalement leurs finances. On dit que l'exemple doit venir d'en haut. Tiens donc ! On doit reconnaître que ces gens-là ne sont pas exemplaires et qu'ils ont fait valser les impôts avec beaucoup d'inconséquence. N'est-on pas en droit de leur demander des comptes ?

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans actu finance
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commentaires

sylvie 06/01/2013 11:03


Bonne année à toi Fred, ainsi qu'à tes lecteurs.


Je me permettrai une grosse réserve sur les "idées" colportées et ressassées ad nauseum chez Calvi : à de très rares exceptions, ce sont toujours les mêmes "experts" qui viennent promouvoir les
bonnes recettes libérales et le principe qu'il n'y a pas d'autres solutions… Toujours dasn le même sens : "on" dépense trop, il faut dépenser moins. Pour résumer, depuis des décennies, on a
privatisé les profits et socialisé les pertes. Depuis des décennies, on a baissé sciemment les impôts des grosses sociétés et des contribuables les plus fortunés, privant volontairement l"état de
recettes alors que dans le même temps, les dépense et la charge de la dette explosant, on faisait supporter ce poids aux moins fortunés (sociétés et contribuables) soit en taillant dans des
dépenses publiques affectant le quotidien des citoyens (santé, éducation, retraites) ou des entreprises (recherche publique, formation professionnelle). Cet état de fait est avéré et délibéré.


Reste à nous faire "avaler" que nous "dépensons" trop, que "nous" coûtons trop cher, et que "nous" devons nous serrer la ceinture et accepter de voir nos retraites, nos salaires baisser, notre
temps de travail augmenter, les conditions de travail se dégrader et les dernières protections sociales voler en éclat sous prétexte d'économies.


Désolée, je ne suis pas d'accord. La principale différence entre un budget étatique et celui d'un particulier, c'est que l'état est souverain pour décider de ses recettes.


 


Amitiés.

Le Mousquetaire des Mots 20/01/2013 14:33



Bonjur Sylvie,


Tout ce que tu me dis, je le sais, hélas !


Il y a peut-être cependant une lueur d'espoir : un économiste du FMI vient de jeter un pavé dans la marre. Son rapport de 2010 est ressorti ces jours-ci.
Et le Canard Enchaîné en parle. Du coup, j'ai repris l'article à ma manière.Même si je pense qu'on est de plus en plus mal partis, je refuse de totalement désespérer. Après tout, quand on ne
croit pas aux miracles, on peut quand même avoir un bon sens terrien, ce qui n'est déjà pas si mal, non ?


Amicalement


 



trublion 25/12/2012 09:31


à mon avis, ces impôts à 75 % ont juste été mis en place, pour contenter la gauche et l' ultra gouche.


Mais à l' arrivée, je crois que l' état y perd bien plus qu' il n' y gagne.


Je regardais une émission, ( c' est dans l' air ), o^on affirmait que l' Europe vivait au dessus de ses moyens, et que dans la prévision des 9 milliards d' être humains à bientôt prévoir,
il était urgent de tour revoir !

Le Mousquetaire des Mots 25/12/2012 13:53



Bonjour Trublion,


Nous regardons les mêmes émissions et comme toi, j'ai constaté le pessimisme alimentaire, ainsi que celui qui tend à se généraliser en Europe. Un monde en
fin de vie, une optique démocratique qui se perd en conjectures, tout un modèle qu'il faudra abandonner, etc. L'occident a été très prétentieux avec sa religion qu'il exportait, sa politique
expansionniste et sa prépondérance orgueilleuse pour les pays dits sous-développés. Il faut bien des retours de bâton à tout cela et la crise qui s'éternise est là pour montrer du doigt nos
faiblesses actuelles et à venir face aux pays que l'on a baptisé émergents.


Joyeux Noël quand même.



La Ségaline 24/12/2012 14:36


Hélas les responsables de ces dettes sont probablement des irresponsables, comme tout politique.


Que celà ne t'empêche pas de profiter des fêtes! Joyeux Noël.

Le Mousquetaire des Mots 25/12/2012 07:34



Joyeux Noël à toi et tous les tiens. Amicalement



ledif trocas 23/12/2012 10:04


les gros culs cousus d'or regimbent ?


-ta gueule, gotha mondain fraudeur !

Le Mousquetaire des Mots 25/12/2012 07:39



Allons LT, ne sois pas grossier... C'est Noël après tout, donc c'est la trêve. Passe une bonne journée avec Juliette et ceux qui t'entourent. Arrose ton
cercle avec de l'Ouzo (ta boisson par excellence, si je ne me trompe pas...).


Amicalement



ledif trocas 23/12/2012 09:53


Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D'une façon fort civile,
A des reliefs d'ortolans.


Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis :
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.


Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu'un troubla la fête,
Pendant qu'ils étaient en train.


A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit ;
Le Rat de ville détale, 
Son camarade le suit.


Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le Citadin de dire :
Achevons tout notre rôt.


C'est assez, dit le Rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;


Mais rien ne vient m'interrompre ;
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre !

Le Mousquetaire des Mots 25/12/2012 07:43



Une fable qu'on devrait relire plus souvent...



ledif trocas 23/12/2012 09:35


bonjour bretteur à la lame bien aiguisée
provisoirement handicapé, j'ai quelques difficultés  pour chatouiller le clavier
je dois donc être bref
il se peut que l'Etat doive se montrer plus économe
mais il faudrait préciser dans quels domaines il peut éviter d'être dispendieux
je crois que chaque citoyen a sur ce point ses priorités
"moins de fonctionnaires" diront les uns; d'accord, mais alors moins de SERVICES PUBLICS ? et que feront les personnes qui occuperaient ces fonctions ? elles pointeraient à Popol En Poiix ?
"moins de subventions" diront d'autres; d'accord, mais alors moins d'aides à la recherche ? à la culture ?
"moins de dépenses militaires" dirait le pacifiste que je suis; mais, me rétorquera-t-on, quid de la juteuse industrie de l'armement et des milliers d'emplois induits?
"moins d'aides au pays sous-développés" diront les "sages" droitiers: d'accord, mais qui achètera les jolis produits finis que les pays riches leur vendent ?
C'est tout le système qui cloche. Et seule une amputation générale pourrait changer les choses.
Bref, nous sommes dans le κακα et pas près d'en sortir.
Heureusement la camaraderie l'amiltié remettent un peu de baume au coeur, alors ΦΙΛΙΚΆ

Le Mousquetaire des Mots 25/12/2012 07:48



Tes questions sont très pertinentes et les réponses que tu y apportent le sont tout autant. Un étrange système qui se mord la queue à force de tourner sur
lui-même. Mais où donc est passé le génie français (dont on nous rebat les oreilles depuis des générations) ? A croire que le progrès a éteint la flamme des idées... Serions-nous tous des veaux
(j'adore citer le général) ? Très certainement.


Mais tu as raison : on est dans la mouise, ce qui ne nous empêche pas d'avoir des liens amicaux. Vive donc l'amitié qui nous envoit un peu d'air et nous
permet de souffler quelque peu. Passe une bonne journée.



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