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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 12:08

 

Vous n'ignorez certainement pas qu'il y a embargo contre les produits au lait cru. J'ai suivi par hasard deux émissions sur France 5 qui évoquaient ce sujet sous forme de reportages réalisés ailleurs que sur notre territoire. Fort intéressants ces voyages dans des pays éloignés tels que les USA ou le Canada.

 

J'ai ainsi découvert qu'à New-york il existait un magasin de fromages au lait cru importés de France. Apparemment, ceux qui tiennent ce magasin sont plutôt contents de leur réussite : les américains aiment nos fromages et, malgré le bio-terrorisme inventé par les politiques industrielles, leur palais ne semble point effarouché par l'absorption des camemberts, livarots et autres rigottes bien français. Le pari n'était pas gagné d'avance, et pourtant, c'est une sacrée réussite, même si les démarches à entreprendre sont fastidieuses car la suspicion demeure quant à nos produits non pasteurisés. Dans plusieurs états sont nés des magasins de même type et les clients ne se plaignent pas d'être malades grâce à nos produits. Bien au contraire : ils en redemandent.

Idem au Canada où s'ouvrent des fromageries dans lesquelles s'investissent des gens de nos terroirs qui exportent ainsi le savoir-faire ancestral typique de notre pays.

Comme quoi les idées reçues trouvent toujours une porte de sortie. Evidemment à force de patience et d'éducation du goût. Mais ça vaut le coup puisque les mentalités ultra hygiénistes semblent avoir emprunté la voie royale de la dégustation de ce qui fait partie de notre patrimoine.

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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Enquêtes
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commentaires

Nalou 25/06/2010 00:25



Bah si on commence par se laisser em.....r pas les américains où les anglais on est mal barré j'ai toujours  et fait mes desserts avec du lait du qui se vend direct de la ferme et les
fromages idems essaye donc de manger un chèvre au lait pasteurisé ou du roquefort et plein d'autres d'ailleurs c'est dégue un bon plateau de fromage avec une bouteille de vin vive la France !!



Le Mousquetaire des Mots 25/06/2010 00:42



Bonsoir Nalou,


Oui, vive le picrate et le fromage bien de chez nous. Ca fait partie de notre culture, de nos traditions, on ne va tout de même pas se laisser "coloniser",
non mais !



Blanche de Marseille 23/06/2010 14:58



Hihihi...personne ne me dispute mon bout de camembert en famille parce que j'attends qu'il commence à passer sous la porte si tu vois ce que je veux dire (mdr) on se contente de me dire
que s'il y avait des vers ( à Dieu ne plaise quand même ) ça me ferait des protéines supplémentaires ! Ajouté d'un millimètre de bon vin pour clore , voilà un excellent dessert  :-) 
Amicalement à toi cher Fred



Le Mousquetaire des Mots 23/06/2010 17:27



Moi le calendos qui coule ça va, mais pas trop. Mais s'il commence à se faire la malle, je prends la fuite. N'étant pas franchement carnivore, tomber sur un
fromage habité, merci, très peu pour moi. Et pourtant je connais au moins deux individus qui font des concours au fromage le plus frais et qui se dandine tout seul. Leur fréquentation n'est pas
mon sport favori, surtout à table et face à un camembert de derrière les fagots.


Pour le verre de rouge après le fromage, entièrement d'accord. L'un ne va pas sans l'autre. Et le petit coup de l'étrier à la fin du repas, voilà de quoi
passer une excellente nuit.


bonne journée sous le soleil, Blanche (c'est enfin l'été). Amicalement            Fred



Florentin 22/06/2010 23:56



Je me sens étranger, moi qui ne supporte pas le camembert qui coule et ne l'apprécie qu'à l'état de plâtre.



Le Mousquetaire des Mots 23/06/2010 08:06



Bonjour Florentin,


Autrefois, quand j'étais gosse, comme toi je ne pouvais "sentir" le calendos autrement que plâtreux, mais à la longue, j'ai appris à le savourer davantage moëlleux, sans pour autant parvenir à
lui "courir" après, si tu vois ce que je veux dire.


Tous les goûts sont dans la nature et comme la plupart du temps, nos camemberts proviennent d'usines, le goût initial en a bien changé. Quel dommage d'ailleurs que l'industrialisation ait à ce
point fait évoluer les saveurs au point qu'on ne parvient plus à faire la différence entre un vrai et un "faux" camembert. Et c'est vrai également pour la plupart des aliments, tellement qu'on a
institué une semaine du goût dans les écoles...


Bonne journée                            Fred



ledif trocas 22/06/2010 05:22



@la Ségaline
Et bé! si j'avais encore 13 ans, comment que j'aurais sauté sur tes petites voisines! je te les aurais couchées dans le foin pour lécher ce qui restait de lait sur leurs lèvres duveteuses.



On n'est pas très sérieux lorsque l'on a treize ans
on course les jeunes filles jusque dans les étables
et on apprend ainsi à devenir amants
On se souvient longtemps comme ce fût délectable



Le Mousquetaire des Mots 23/06/2010 08:13



Ta réponse à Ségaline ne me surprend pas : tu es toujours aussi "frétillant" quand il s'agit des femmes.



ledif trocas 22/06/2010 05:08



Quand on voit la facilité avec laquelle circulent les kalachnikov, pourquoi interdire l'import-export de produits au lait cru?
Tiens justement à 5h du mat une petite envie de calendos avec un ballon de... rouge! pas de foot. Mais ici on n'en trouve pas souvent.
Bah rien n'est parfait en ce monde...


φιλικά



Le Mousquetaire des Mots 23/06/2010 08:12



Je préfèrerais nettement que le lait cru et ses dérivés circulent sans frontière plutôt que de voir des armes émerger un peu partout en toute
illégalité.



La Ségaline 21/06/2010 22:27



Bon je sens que je vais en faire bondir plus d'un mais figurez-vous que lorsque j'étais enfant mes petites voisines venaient en cachette de leur mère qui était très férue d'hygiène pour boire du
lait tout chaud au sortir du pis de la vache, mes parents étant alors fermiers.Je me rapelle encore de leurs jolies moustaches blanches de ce lait tout frais juste filtré, mais certainement pas
boulli. Je me rappelle aussi la tête horrifiée de leur mère lorsqu'elle les a trouvées la première fois dans l'étable. Je précise qu'elles n'ont jamais été malades à cause de ce lait ni moi non
plus qui ne l'ai jamais fait boullir avant de le boire. Il faut dire tout de même qu'à cette époque je pense que les vaches mangeaient bien moins de saloperies que maintenant.


Pour finir je crois  qu'un bon cabécou est bien plus inoffensif qu'un Coca...



Le Mousquetaire des Mots 22/06/2010 02:36



bONSOIR sÉGALINE,


bON, JE VOIS QUE NOUS SOMMES PLUSIEURS À AVOIR BU U LAIT DIRECTEMET AU PIS DE LA VACHE ETQUE NOUS N'EN SOMMES PAS MORTS. jE ME DISAIS BIEN AUSSI QUE LE BIO TERRORISME ÉTAIT UNE IDÉE FAUSSE,
SORTIE TOUT DROIT DE L'IMAGINAIRE D'INDUSTRIELS APPATÉS PAR LE FRIC.


bONNE FIN DE NUIT            fRED



sixtine 21/06/2010 19:29



Bonsoir, Fred,


Le problème d'ordre sanitaire ne proviendrait-il pas également des conditions d'hygiène dans laquelle les produits sont élaborés ? Je crois que certaines personnes sont plus fragiles sur ce plan
là et doivent donc éviter cette méthode de fabrication ... C'est vrai que le goût fait la différence !


Bonne soirée !



Le Mousquetaire des Mots 21/06/2010 20:34



Bonsoir Sixtine,


Effectivement certaines personnes sont plus sensibles que d'autres à certains produits. S'ils avaient une santé moins fragile, s'ils avaient eu une hygiène
alimentaire plus naturelle, sans doute recontreraient-ils moins de problèmes avec ces produits "naturels". Hormis les allergiques, qui ne peut jouir de ce que la nature nous octroie
?


A force de n'acheter et donc de consommer que des produits industriels, non seulement notre goût a été édulcoré, mais également notre système digestif. Rien
d'étonnant qu'on éloigne alors des rayons des magasins tout ce qui est trop proche de la nature (tout en réclamant des produits bio...), fabriqué selon des traditions anciennes et qui ont fait
leurs preuves pendant des siècles. Trop d'hygiène tue l'hygiène. Et quand la consommation se réduit à ce que produisent les industriels de l'alimentaire (le fric, toujours le fric), on peut
difficilement supporter un lait crémeux, un fromage coulant, de viandes roses et non rouges et sans aucun additif  etc.


Bon, c'est pas tout ça, je vais me jeter quelque chose derrière la cravate, il est l'heure.


Bonne soirée. Amicalement             Fred



sylvie 20/06/2010 22:33



Oulala, je suis une privilégiée ! Fromages de chèvre blancs ou affinés "à l'ancienne" chez ma copine Pascale, gariguettes dans le jardin, et pour le plus grand bonheur de ma fille, un cheval et
un anon de 9 mois dans le terrain de 3 ha de mon ami, à 6 km de la maison. L'anon s'appelle Emile, un grand noir du Berry, un amour !


J'attend un peu pour me lancer dans l'installation d'un poulailler, avec 2 ou 3 cocottes… la campagne a des inconvénients, mais aussi de sacrés avantages.


Amitiés, et bonne nuit.



Le Mousquetaire des Mots 21/06/2010 20:28



J'irais bien gîter du côté de chez toi. Las, je suis en ville et sans le marché, je n'aurais accès qu'aux fromages industriels. Je rêve d'un coin de campagne
où je cultiverais mes légumes, d'un verger où je ferais la cueillette selon la saison, d'un terrain que je retournerais pour planter... tout ce dont j'aurais envie.


Je t'envie, mais sans jalousie : j'ai toujours su me contenter de ce que la vie m'octroyait.



Juntos 20/06/2010 21:47



Rien ne vaut en effet un fromage au lait cru réalisé selon les méthodes traditionnelles. Que demander de plus qu'une bonne tranche de Laguiole et une buchette de Sainte-Maure ?



Le Mousquetaire des Mots 21/06/2010 20:18



Apparemment, plus c'est naturel, plus ça dérange. A croire que la nature n'est pas assez généreuse pour ceux qui ne désirent rien d'autre que de vivre
normalement. Il faut dire que plus ça rapporte, moins on désire partager la "motte de beurre" avec le voisin. Ah, l'agro alimentaire...
devenu un marché juteux. En tout cas, déguster un vrai fromton bien de chez nous, c'est un plaisir sans partage, irremplaçable. Merci à nos
ancêtres d'avoir trouvé les "recettes" qui nous mettent en appétit.



geo 20/06/2010 18:46



tu as raison Fred..le lait cru ne rend pas malade..mais il faut y avoir été habitué tout jeune....


nos sommes victime de trop d'hygiène...et cela se voit tous les jours les pays évoluée deviennent des pays de chochottes....


moi j'ai été élevé a la campgne..le lait se buvait sorti du pi de la vache...aujourd hui qui le ferait..


quand aux fromage et autres laitages et bien...tant qu'il n'y a pas d'asticots...c'est bon a manger..


salut oh toi D'artagnan du verbe!!



Le Mousquetaire des Mots 20/06/2010 19:20



Bonjour Géo,


Tu as raison et comme toi j'ai bu du lait sorti direct du pis de la vache et de celui d'une chèvre. J'ai donc des anticorps qui me permettent d'avaler le lai
cru sans le faire bouillir ou de manger des fromages qui ne sortent pas des usines où l'on marche en chaussons à usage unique tout en portant sur la tête une calotte fabriquée de la même matière
(on appelle cela de l'intissé, je crois). Aujourd'hui on vit un peu trop dans l'aseptisé, le système immunitaire ne joue plus son rôle, on vaccinne à tour de bras, etc. Bref, le produit naturel a
été chassé au profit du manufacturé et comme la malbouffe nous vient d'au-delà des mers, on ne sait plus rien goûter sans faire la grimace parce que le goût est trop fort en comparaison de celui
auquel on nous a habitués depuis une bonne trentaine d'années. Si ces produits usinés mécaniquement et de manière de plus en plus sophistiquée avaient d'autre but que celui d'enrichir les
industriels, ce serait déjà un moindre mal. Si par exemple les surplus servaient à nourrir d'autres versants de la planète, on pourrait se dire que la modernisation est tout de même utile.
Surtout qu'avec la mondialisation, ce serait facile de nourrir ceux qui n'ont rien ou pas assez. Pour peu qu'on le veuille, évidemment. Notre époque ne songe qu'au profit et préfère gaspiller
plutôt que de redistribuer. On baisse les quotas de lait, bientôt on ne produira plus chez nous du blé (un agro alimentaire a acheté des centaines hectares de terre arable quelque part à l'est -
dont on sait que Tchernobyl est passé par là - et prétend faire de cette "propriété" le grenier de l'Europe.


Bon, je cesse là mon commentaire, je risque de déraper verbalement. Je crois que mes propos sont assez clairs pour que tu devines ce que je
pense.


Bonne fin de dimanche à toi dont l'oeil sait si parfaitement saisir des instants magiques et nous en restituer la beauté.


Amicalement           Fred (et ne m'anoblis pas, les
particules, ce n'est pas exactement mon truc, même si ça me flatte malgré moi, surtout au niveau des mots)


 



Pascale 20/06/2010 15:08



J'oubliais : oui, le lait cru rend vraiment malade. Prudence !



Le Mousquetaire des Mots 20/06/2010 18:38



Et pourtant, je n'ai jamais été malade et personne parmi les miens ne l'a jamais été non plus. Sans doute existe-t-il des intolérances, mais sont-elles en si
grand nombre qu'on le dit ? En outre, à force d'ingérer des produits manufacturés, nos sens et notre estomac ne supportent-ils plus que
difficilement les produits naturels...



Pascale 20/06/2010 15:06



La France, pays aux mille fromages ! Les Américains délaisseraient leurs hamburgers de m... pour découvrir nos merveilles ? J'aurais vu cela avant de mourir...


En sens inverse, j'ai constaté que les vins américains étaient désormais bien représentés en France. Pas sûr que nos viticulteurs apprécient !


Bon dimanche Fred.



Le Mousquetaire des Mots 20/06/2010 18:35



Bonsoir Pascale,


La France, pays de la gastronomie. Eh oui, nos fromages sont appréciés et pas seulement chez nous. Si je ne déteste pas certains fromages hollandais par
exemple, il n'en reste pas moins que j'ai une préférence marquée pour nos produits bien de chez nous. Si les américains en viennent à savourer ce qui fait partie de notre culture gastronomique
malgré les freins imposés par l'invention du bio terrorisme, ma foi, on ne va pas cracher dans la soupe. Je souhaiterais d'ailleurs que les industriels de l'agro-alimentaire ne s'emparent plus du
savoir-faire millénaire pour créer des produits édulcorés, sans saveur et bourrés de conservateurs. C'est bien beau l'industrie, mais rien ne vaut le produit naturel qu'elle ne pourra jamais
remplacer en qualité gustative, à cause de la quantité qui n'atteindra jamais la qualité requise faite de savoir et de beaucoup de patience. Un bon Cantal ou un Saint-Nectaire achetés sur place
sont irremplaçables. Un vrai camembert de Normandie, passé dans plusieurs saumures à mesure de sa maturité, conservera toujours davantage de saveur que celui produit dans des usines super
outillées, la chaîne de production outrageusement mécanisée ayant remplacé l'homme, ses mains, ses yeux, son odorat et surtout l'amour du travail bien fait.


Oui, je suis nostalgique de ce que j'ai connu autrefois et que je ne voudrais pas voir définitivement disparaître de mon paysage (et encore moins de mon
palais).


Bonne fin de dimanche, surtout s'il n'est pas pluvieux. Amicalement           Fred



Blanche de Marseille 20/06/2010 14:03



Je ne sais pas cher Fred ...sans être une hygiéniste forcenée , très loin de là , je n'oublie pas avoir connu quand même dans ma jeunesse , une fermière qui vendait son lait cru et
s'était plaint d'avoir pris une hépatite en buvant cela justement - comment être sûrs d'une hygiène raisonnable , parce que c'est vrai que le goût y trouve son compte et qu'on aimerait
...Amicalement à toi



Le Mousquetaire des Mots 20/06/2010 14:32



J'ai toujours bu du lai cru, mangé du camembert et je n'ai jamais été malade. Ou je suis de type costaud ou bien le lait cru ne rend malade que certaines
personnes. Les allergies, ça existe, notamment au lactose. Perso, je préfère boire du lait qui a du goût à du lait pasteurisé. D'ailleurs, il est tellement trafiqué de nos jours qu'il faut y
rajouter des vitamines. Drôle de bouffe qu'on nous propose, non ? Si je vivais à la campagne, j'aurais au moins une chèvre (j'adore le fromage de biquette) et un âne (mais pas pour la bouffe
naturellement, pour le plaisir). Comme je vis en ville, la chèvre n'est pas pour demain. Mais quel dommage ! Quand j'étais gosse et que j'allais chez mon parrain, j'adorais l'accompagner à la
traite de son unique chèvre. J'ouvrais la bouche et il pressait les pis en la visant. C'était délicieux. En ce temps-là on  n'avait pas de gendarmes de l'hygiène sur le dos. Et encore moins
de grands industrtiels qui transformaient tout au point de l'édulcorer définitivement.


Autres temps, autres moeurs...



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