Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:01

Allons bon, voilà que ça cogne. On est en plein dans la bagarre entre les deux rivaux institués, l'un par son mandat, l'autre par la primaire. Incroyable mais vrai, si l'un donne dans la violence verbale, l'autre est qualifié de mou. Or, j'ai pu constater que la langue de bois était des deux côtés car je les ai écoutés récemment (pas tout puisque je sombre très vite dans le sommeil). Le premier a gémi à propos de sa vie privée (d'aucuns disent que les journalistes le poussaient sur cette voie, mais il pouvait tout aussi bien les envoyer paître), le second se défend de prononcer le nom de son opposant (un drôle de jeu, totalement inepte), mais sait sortir les crocs (qui ne sont pas de boucher) quand il est attaqué sur certains sujets. Son refus d'ailleurs de ne pas parler directement le met dans une impasse et alors, il se montre tel qu'il est : non pas mou, mais autoritaire, cassant. Peut-être un peu trop sûr de lui...

De passage à Lyon, le premier lui a cassé du sucre sur le dos, le traitant de menteur, de cynique, bref, de ces qualités qui font les politiques (dont il fait partie). Il a aboyé contre son adversaire et la foule de sympathisants en était enchantée. Et en redemandait (évidemment). Oui, il s'est déchaîné contre son ennemi numéro 1 (je devrais peut-être dire number one, pour tomber dans le jargon à la mode). Non, je n'y étais pas, mais j'imagine aisément que ce devait être du délire dans une salle surchauffée, électrisée par des paroles  assénées avec une violence verbale sans frein. Avoir le verbe haut, c'est porteur surtout quand on a devant soi un parterre de gens déjà convaincus que leur poulain est le meilleur. Pour moi, ce type d'argumentation est démagogique (le bipartisme doit absolument être maintenu, n'est-ce-pas ?) : il ne s'agit pas de convaincre, mais de mettre la pression. En fait, les moules sont préfabriqués, il suffit de se couler dedans. Et c'est là tout l'art du politique : il saute de grand matin dans son costume et ne l'enlève que le soir. Quand la personnalité du politique est déjà exacerbée (il brise tous les canons du savoir-vivre, ne respecte pas l'étiquette, se fout royalement des normes...), le costume devient une cuirasse, une armure et je défie quiconque de vouloir changer cet état de fait. Ainsi en va-t-il de la politique : lever le menton et crier plus fort que l'adversaire. En fait, une guerre intestine qui consiste à démolir l'autre, non à coups de poings, mais à coups de gueule. Et dans ce pugilat, tous les coups sont permis.

Partager cet article

Repost 0
Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Langage
commenter cet article

commentaires

geo 18/03/2012 12:43


bonour Ami


l'un comme l'autre et les autres me tapent sur le système


tiens pour te faire rigoler..mais peut être connais tu


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=59feIdiB87c


aller a plus moi je me rendors


amicalement

Le Mousquetaire des Mots 24/03/2012 10:01



Je ne connaissais pas. Merci de me l'avoir signalé



Présentation

  • : Le Mousquetaire des Mots
  • Le Mousquetaire des Mots
  • : Regard critique sur les mouvements du monde et impressions qui en découlent.
  • Contact

Recherche