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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 00:09

 

Le bruit court (en ce moment, on aime particulièrement les rumeurs appelées également bruits de couloir) que le ministre de l'EN songerait à réformer le système scolaire. Non, vous ne rêvez pas, il entend réfléchir à la modification de l'enseignement. 

Il est allé loucher du côté des autres pays afin d'établir un comparatif qui, paraît-il, ne parle pas en faveur de notre système éducatif. En fait il vise, à travers cette réforme, à réduire les vacances scolaires. Pas de doute : les parents n'auront pas à s'arracher les cheveux pour placer leurs marmots pendant le mois où eux-mêmes seront encore au turbin.

Bien évidemment, va de pair avec ce raccourcissement des vacances d'été (puis des autres dans la foulée), la révision des rythmes scolaires non conformes aux accès de pointe intellectuelle : le matin on est en forme, mais on l'est nettement moins l'après-midi. Donc, moins d'heures de cours et davantage d'activités ludiques : sport, musique, travail manuel...

Encore plus évidemment, il y aura concertation : parents d'élèves, enseignants, syndicats, bref, tous les acteurs de ce monde qui ne dure que le temps de l'enfance.

Et puis, comme il ne faut pas faire les choses à moitié, il envisagerait même d'établir des zones afin d'éviter l'exode massif de l'été. L'étalement des départs ferait coup double : le tourisme ne s'en porterait que mieux, pour les commerçants. La période hivernale s'étend sur plusieurs périodes et cela porte ses fruits. Alors, pourquoi pas pendant l'été ?

Des vacances abrégées induisent que les profs travailleront davantage (logique, non ?). D'aucuns prétendent que ce sont tous des fainéants et qu'ils ne voudront pas de cette réforme. D'autres prédisent déjà que les syndicats enseignants lanceront des grèves, et blablabla..

Encore un débat houleux en perspective...

 

PS : j'ai participé, il y a quelques années en arrière, au décloisonnement de classes du primaire. En scindant la classe en deux ou trois groupes, on élevait le niveau des élèves en difficulté et la classe en était plus homogène. Mon constat ? Prof, un métier passionnant, c'est vrai, mais ô combien difficile. Ceux qui critiquent l'enseignement (et surtout les enseignants) ne supporteraient pas  de faire ce boulot même une seule journée.



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Published by Le Mousquetaire des Mots - dans Réformes
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commentaires

Jean Georges 20/04/2010 00:07



Salut Mousquetaire,


Excuse moi je t'avais pris pour un autre dans ton com sur mon blog, je vieillis sans doute.


Concernant le métier d'enseignant, j'en ai déjà parlé depuis longtemps, ma fille et mon gendre sont tous deux professeur des écoles dans une région privilégiée, et suffisament riche pour que les
enfants des emmerdeurs riches beaucerons qui n'hésiteraient pas a t'écraser avec leur 4x4, soient mis en école privée. Ce qui fait que normalement tous ceux qui prennent leurs jolies têtes
blondes pour des surdoués vont engueuler les culs bénis d'Etampes, de Chartres ou d'ailleurs.Il n'empêche que je vois ce que font mes enfants qui ont la quarantaine, qui sont me
semble t-il de bons instits en tous cas qui se dépensent sans compter, et malgré cela ils subissent de plus en plus de pressions de de leur hierarchie, de certaines associations de parents
d'éleves. Du coup ces instits là qui ont fait bac + 3 qui ont fait 2 ans d'école Normale, mon gendre par vocation, ma fille pour le suivre mais trés motivée, malgré les petits salaires du débuts
compensés par d'autres avantages, se voient aujourd'hui aprés 20 ans de carrière, recevoir un salaire non pas miserable mais ne correspondant plus  la quarantaine d'heures de travail
effectif par semaine. De plus leurs responsabilités civiles, morales, l'indifférence de leur hiérarchie qui ne bouge pas un petit doigt pour éviter les vagues, leur procure un sentiment
d'abandon et de désarroi. Or, jusque là les nombreux jours de vacances arrivaient à leur faire avaler toutes ces avanies, mais ils semble bien qu'ils aient eut le meilleur et que le
pire est devant eux. JG. 



Le Mousquetaire des Mots 20/04/2010 20:37



Bonsoir Jean-Georges,


Je sais, pour en connaître beaucoup, que les instits ne sont pas considérés et que la progression professionnelle est quasi nulle. Hormis un poste de direction, avec une lourde charge
administrative qui les empêche d'exercer leur métier (et je ne parle même pas des responsabilités qu'ils ont sur le dos), on ne peut pas dire que ce métier soit "gratifiant". En fait, il est
méconnu et décrié. D'ailleurs, qu'on soit instit ou prof en collège, en lycée ou en fac, c'est le même manque de considération, comme du mépris. On attend tout d'eux, et surtout qu'ils inculquent
pas seulement le savoir mais également l'éducation.


Généralement, les profs se voient taxés de fainéantise au prétexte qu'ils ont beaucoup de vacances. Or, c'est un métier qui exige beaucoup d'investissement et d'abnégation. Ce sont des heures de
préparation, de corrections, en plus des heures assurées en cours. On tape toujours sur eux sans savoir ce que recouvre le métier d'enseignant. Sans doute de la jalousie et de la rancoeur de la
part de ceux qui ont moins de "privilèges" apparents. Quant à la hiérarchie, c'est comme pour toute la fonction publique, elle ne tient compte de rien et n'éprouve aucune pitié. Elle envoie au
charbon et se lave les mains de ce qu'il peut arriver. Et pas question de protester : les fonctionnaires n'ont pas droit à la parole, pas plus qu'ils ne bénéficient de considération, quelle que
soit la branche dans laquelle ils exercent.


Tout cela est navrant et immérité. A force d'observer, j'ai fini par comprendre pouquoi certains fonctionnaires (mais ce n'est pas la majorité) transforment leur boulot en sinécure : ils doivent
avoir toutes les compétences, faire tout sans formation réelle, obéir au doigt et à l'oeil et sont mal payés, jamais reconnus et jamais récompensés. Quant aux parents, ils sont souvent odieux
avec le corps professoral. A mettre dans le même sac que ceux qui tirent à boulets rouges sur ces "fonctionnaires" qui n'en foutent pas une et s'engraissent sur le dos des autres (les
fonctionnaires sont payés avec l'argent du contribuable).


J'espère que ta fille et son mari sauront garder le moral malgré tout ce qu'ils subissent. Je sais, c'est plus facile à dire qu'à faire, mais céder à la pression mesquine et au sentiment
d'abandon, c'est faire la part belle aux détracteurs imbéciles qui ne comprennent rien à rien.  Imbéciles qui sont bien contents tout de même de pouvoir larguer leurs enfants dans les pattes
des autres.


Bon courage à tes enfants. Passe une bonne soirée. Amicalement            Fred


 



Le Mousquetaire des Mots 18/04/2010 12:54



Alors, c'est parfait car je n'ai rien à ajouter.



trublion 18/04/2010 10:33



je viens de lire ta réponse au premier commentaire et j' ai ma réponse



Le Mousquetaire des Mots 18/04/2010 12:55



Alors c'est parfait car je n'ai rien à ajouter.



trublion 18/04/2010 10:32



il me semble qu' en Allemagne, il y a longtemps qu' on a adopté cette tactique tenant compte des enfants.


Mais on sait aussi qu' en France réformer l' enseignement n' est pas chose facile.



Le Mousquetaire des Mots 18/04/2010 12:48



Rien n'est jamais facile parce qu'on précipite toujours tout et qu'il n'y a jamais concertation même quand on la met en avant. Pour que l'on tolère des
réformes, il faudrait peut-être que ceux qui érigent leur principe soient un tantinet pédagogues. Là réside tout l'art de la "conversion".



Pat59 16/04/2010 08:12



Bonjour Fred,


Dans ton article je retiens qu'encore une fois on va regarder chez le voisin ce qui se passe. Copier de mon temps en classe valait un zéro pointé !


Je pense que cela s'inscrit dans le cadre des réformes actuelles, en répartissant les congés et en les diminuant ils espèrent jouer sur les leviers des dégâts que vont occasionner les
suppressions de postes, pour moi tout est lié.


Comme tu le fais remarquer il n'y aura plus à s'inquietter pour caser les enfants pendant que les gens travailleront, je parie qu'on va même instaurer des cours le dimanche dans l'optique de la
légalisation du travail. Ayant été moi même un "manuel" je ne trouve rien de deshonnorant à exercer ce type de métier, mais je constate que l'on va plus pousser vers ce type de métier pour le
peuple tandis que les nantis se verront dans le secteur privé de l'éducation, admis, confortés, avec un enseignement axé vers des études "intellectuelles" un retour au valeurs défendues par l'UMP
et Sarkozy histoire de ne pas mélanger les serviettes et les torchons.


Concernant l'éducation des enfants, je pense comme Sixtine, de mon temps, nous devions être debout lorsque le "maître" entrait en classe, on ne pouvait s'assoir que sur son ordre et la discipline
régnait en classe, et lorsque le professeur vous en collait une il n'était pas question de rentrer se plaindre au parents, vous en receviez deux en retour, maintenant le père prend son fusil et
va tirer sur le prof.... cherche l'erreur. Un triste constat où les parents ne savent plus êtres sévères dans l'éducation, il faut dire aussi que la baisse du nombre d'enfants par famille
explique un peu cela, avant les parents avec souvent 5 ou 6 enfants avaient interêt à avoir de la poigne s'ils ne voulaient pas se faire dominer par ceux-ci. Maintenant, on pourri gate SON unique
enfant.


Amitiés du nord sous le nuage de cendres du volcan.


Pat



Le Mousquetaire des Mots 16/04/2010 08:36



Bonjour Pat,


Copier, c'est voler,  disait-on quand j'étais jeune. Copier, c'était tricher, d'où la variante de cette maxime caduque aujourd'hui : copier, c'est
tricher. En ce temps-là, on enseignait la morale.


Pas plus tard qu'hier, chez l'Arlette, j'ai entendu un membre du gouvernement qu'on ne reviendrait pas sur la suppression d'un poste de fonctionnaires sur
deux. Non remplacement, cela signifie bien suppression, n'est-ce-pas ? Un tel entêtement est incompréhensible quand on prétend à l'excellence (mais ça, ce n'est qu'un mot et comme les mots n'ont
plus aucun sens...). J'ai également entendu un ancien ministre de l'EN dire ouvertement que la politique de suppression était stupide et contre-productive (je ne me souviens plus des mots exacts,
donc je traduis à ma manière). Des propositions concrètes ont été présentées car mises en pratique avec des résultats positifs. Comme l'a souligné cet ex-ministre, tant qu'on ne s'attaque pas aux
causes, ça ne fera qu'empirer. Il a même été ajouté qu'en matière d'excellence, les filières professionnelles devaient être revalorisées et ne plus être de non choix. Pour lui, tant qu'on
s'entête à caser les "inadaptés" dans des cursus "mineurs", on aura des problèmes. Pour une fois, saluons la franchise et le courage d'un politique ouvertement de droite.


Il y a matière à débat pour tout ce qui concerne l'éducation. Nous aurons l'occasion d'en reparler.


Amitiés du centre-est sous le soleil (ce volcan est vraiment sans-gêne, se trimballer jusque chez nous, c'est d'un grossier...) en espérant que ton nuage de
poussières volcaniques va rebrousser chemin.            Fred



Rype 15/04/2010 21:05



En effet, notre cher ministre veut réformer l'école: dimunition des vacances mais également et surtout l'école le mercredi matin !


Je ne sais pas si ces réformes font du bien (volontairement ou non) aux commerçants, mais je suis sûr qu'elles feront grand mal au club associatifs ou sportifs qui fonctionnent le mercredi. Mais
ce n'est sans doute que dérisoire... Ce n'est pas les associations qui rapportent de la tune à l'Etat... Bien au contraire !!!



Le Mousquetaire des Mots 16/04/2010 08:42



Bonjour Rype,


La semaine de 4 jours sera évaluée, comme tout le reste. De mon point de vue, remettre l'école le mercredi (et le samedi) matin ne serait pas contre-productif : beaucoup d'associations ou clubs
travaillent l'après-midi.


Attendons le débat et participons à cette réflexion.            Fred



des pas perdus 15/04/2010 21:03



Je n'y crois pas une seconde, le lobby des hôteliers, pas particulièrement gauchiste, va se rappeler au bon souvenir du gouvernement...



Le Mousquetaire des Mots 16/04/2010 08:40



Je ne pense pas que les hôteliers se porteraient moins bien si les vacances d'été étaient "zonées" : ils y retrouveraient leurs petits. Et peut-être même
gagneraient-ils d'autres clients.


La seule certitude que j'ai, c'est qu'avec cette crise dont on est loin d'être sortis, les citoyens partiront moins longtemps. Et là, il y a un vrai
manque-à-gagner. Je n'évoque même pas ceuxc qui ne peuvent pas partir : ils sont de plus en plus nombreux.



sixtine 15/04/2010 14:02



Non, non, non ... ce n'est plus le plus beau des métiers si tant est que ce le fut un jour !


Et je sais de quoi je parle ! L'enseignement, un métier à haut risque, le premier étant d'accepter les insultes au quotidien ...


Et ça commence chez les petits ! Bientôt, dans le " kit de survie " des enseignants, il faudra réinstaurer la cotte de maille !


Bonne journée, Fred.



Le Mousquetaire des Mots 15/04/2010 15:08



Bonjour Sixtine,


Il le fut, quand les enfants étaient correctement élevés par leur famille, quand la télé n'avait pas envahi toute la maison, quand la société était moins déliquescente. Oui, ce fut un beau
métier. D'ailleurs, quoi de plus enthousiasmant que de transmettre son savoir ? Mais c'est un métier très ingrat : les parents attendent que les profs dressent leurs gamins, les gens n'ont de
cesse de critiquer un métier ardu, un métier décrié, méconnu, pas ou peu récompensé. les salaires stagnent, les promotions sont inexistantes (être directeur d'école, ça rapporte davantage de
soucis et beaucoup d'investissement sur le plan administratif que sur le plan financier). Les élèves sont de plus en plus odieux et on crie haro sur le baudet quand les profs se mettent en grève
parce qu'ils subissent des violences en tous genres, essuient des invectives de la part d'excités sans frein quand la hiérarchie oublie de les soutenir.


J'ai entendu parler de ce complément de formation à destination des profs : ils vont faire des stages anti-conflictuels. Moi, je veux bien, mais il vaudrait mieux allouer davantage de moyens
humains au lieu de faire peser toujours davantage de responsabilités sur le dos des mêmes. Je ris quand j'entends qu'on veut "sanctuariser" l'école (encore un mot à la mode) et autres fadaises de
ce type.


Tu n'as pas tort de parler de cotte de maille, il y a peu je parlais de ressortir les armures. Il faut du cran pour affronter ces meutes d'insolents braillards, mal élevés, mauvais, violents (pas
encore dans les maternelles, mais ça va sans doute venir) et vindicatifs.  Les premiers responsables de ces débordements sont les parents qui attendent que l'école éduque leurs enfants. Je
ne sais pas si la suspension des allocations changera quelque chose à ces comportements. J'ai trop vu de parents armés de barre de fer ou de couteau de boucher pour tenir tête à leurs ados.


Je croyais qu'on devait réinstaurer l'instruction civique... On en est où ? Et la morale, jamais ?



laophi 15/04/2010 13:20



Et encore une couche sur ces pauvres professeurs, ces mal aimés qui font un métier ingrat. J'ai des amis profs et heureusement pour les élèves qui les ont rencontré qu'ils savent faire partager
leur amour du métier plutôt de se faire passer pour les Caliméro de la société actuelle.


Mince moi qui croyait que les profs travaillaient déjà l'été et sans être payés en plus, comment vont ils faire si on réduit les congés. Quelle honte ! (Nota : c'est un prof qui m' rapporté
cela en réponse à un de mes articles sur la langue française en danger.)



Le Mousquetaire des Mots 15/04/2010 14:05



Bonjour Laophi,


Un nom à l'étrange consonnance mais pas déplaisant. Je reviens de ton blog : pas de doute, j'y retournerai (je m'inscris).


Comment, tu ne savais pas que les profs avaient trop de vacances et qu'ils ne foutaient jamais rien ? Pourtant, il suffit d'écouter les conversations de comptoir ou de la concierge du coin de la
rue... Contrairement à l'idée très répandue que les profs sont en vacances pendant deux mois, les vrais, les purs, les durs de ce métier de chien turbinent pendant l'été à la préparation de leurs
cours. Mais ça, il ne faut surtout pas le dire : pour le vulgus, ces cours sont prêts une bonne fois pour toutes (c'est connu, rien n'évolue en ce monde d'ici-bas), voire refilés de génération de
profs à génération de profs (on peut bien un peu exagérer, non ?)...


Pauvre langue en perdition, parce qu'on veut imposer l'anglais universel...


A bientôt             Fred



elen 15/04/2010 10:44



Selon moi, il s'agit d'une copie du système allemand dans ses grandes lignes. Mais en Allemagne, l'orientation se fait très tôt et il y a beaucoup moins d'encadrement des élèves qu'en France. Pas
de surveillants, ni de cantines ( enfin d'après ce que j'ai constaté), et puis l'état d'esprit est différent, les länder sont indépendants. C'est vrai élèves et profs acceptent 5 semaines de
vacances en été. Est-ce mieux? Vaste débat mais pour introduire ce système en France, il faut beaucoup de concertation.


Amitiés


Elen



Le Mousquetaire des Mots 15/04/2010 11:50



Bonjour Elen,


Effectivement le modèle allemand est apparemment celui choisi par le ministre. On ne peut pas lui en vouloir car le nôtre est parmi les plus chargés en cours
et en heures (aux USA, c'est encore pire). Vu le nombre de matières enseignées, je me demande comment il va s'y prendre car il faudra donc alléger les programmes. Ce qui est possible dans les
classes primaires,et pour cela il faut revenir aux fondamentaux (un terme fort à la mode en ce moment) : français, calcul et lecture. On dit trop que les élèves de sixième ne savent plus leurs
tables, qu'ils annônent au lieu de lire de manière fluide (où est passé le syllabisme ?) et qu'ils ignorent tout de la syntaxe. Si la réforme consiste à renforcer les compétences de nos enfants
dans ces trois domaines essentiels, pourquoi pas. Si c'est pour conserver toutes les matières, cela ne fera que pérenniser un mauvais enseignement. Au fond, il faudrait peut-être envisager qu'au
niveau du collège, après un survol léger du reste en CM1 et CM2, les approfondissements enterinés par le passage en primaire permettent d'aborder plus sereinement histoire, géographie, langues
étrangères, sciences,... Le lycée serait également un renforcement des apprentisages du collège pour déboucher sur des études supérieures ou d'autres voies (les petits métiers ont été tellement
décriés qu'on a du mal à faire intervenir un plombier par exemple).


J'avais oublié que les petits allemands (et les petits anglais) ne savaient même pas ce qu'est une cantine. Un problème que les parents devront
résoudre.


Si mes souvenirs sont bons, il fut une époque où l'école, pour la grande majorité des petits français, s'arrêtait au certificat d'études, diplôme qui venait
sanctionner les années passées face à l'instituteur. Ceux qui ont bénéficié de cet enseignement écrivent et parlent un français impeccable (ils ne sont pas tous morts), contrairement à ces
générations qui traînent leurs guêtres en fac sans autre bagage qu'un bac édulcoré (82% de bacheliers, quelle ironie quand on voit les résultats) et sans plus aucune valeur. Parce qu'il faut
masquer les courbes du chômage (c'est d'un démago... !).


Le ministre semble bourré de bonnes intentions puiqu'il dit vouloir une large concertation. Dans l'absolu, c'est bien et fort louable, mais de quelle durée
sera-t-elle cette concertation ? Six mois ? Un an ? Davantage ? Au vu des méthodes employées jusqu'à maintenant, je doute que ladite concertation soit réelle.


Des expériences sont menées dans certains établissements, avant même que l'on ait évoqué la possibilité d'une réforme. Cela signifie sans doute que le projet
est déjà empaqueté, prêt à être sorti des cartons ministériels.


Dis-moi, as-tu déjà vu un ministre de l'EN parvenir à mettre sa réforme en place ? Moi, non. Va y avoir
des levées de boucliers et pas qu'une.


Bonne journée (c'est le printemps, le temps n'est pas splendide, mais c'est quand même agréable).


Amicalement           Fred



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